LOTUS

Au cœur du symbolisme

Orientation et tradition celtique (irlandaise)

(Résumé)

Les quatre “fêtes” celtiques

Les quatre “fêtes”

La tradition celtique orale ne trouvait plus sa place dans un monde où le temporel dominait le spirituel, où les faits historiques supplantaient les mythes. L'une des sources les plus dignes de confiance aujourd'hui provient du Moyen Âge irlandais. Selon cette source, le cycle annuel était régulé par quatre “fêtes” (à défaut d'un terme plus approprié) ordonnées en conformité avec l'orientation vers le levant qui tenait un rôle central dans la tradition celtique (irlandaise).

Faisant face à l'Est, l'être a le Sud à sa droite et le Nord à sa gauche. Comme le monde des vivants associé au Sud est situé au-dessus du monde des morts relié au Nord, le Sud est en “haut” tandis que le Nord est en “bas”. L'axe vertical Nord-Sud sépare en conséquence l'année en deux saisons froide et chaude en relation avec les mouvements du soleil levant et couchant le long de l'horizon.

Les quatre “fêtes” connues avoisinaient les dates du lever et du coucher du soleil aux solstices et équinoxes:

  • Samain (“Assemblée”), le 1er novembre, marque le début et la fin de l'année;
  • Imbolc (“lustration”), le 1er février, est la “fête” des artisans;
  • Beltaine (“Feu de Bel”, aspect lumineux de Lug), le 1er mai, est la “fête” sacerdotale;
  • Lugnasad (“Assemblée de Lug”), le 1er août, est la “fête” royale.

Ces “fêtes” reflètent indéniablement la structure fortement hiérarchisée de la société celtique.

Tous les récits mythologiques et épiques voient leurs principaux épisodes se dérouler autour de la première des “fêtes”, Samain. Elle était l'objet de réunions, banquets ou festins qui se prolongeaient au minimum 3 jours avant et 3 jours après le jour de la “fête” proprement dite si ce n'est pendant une ou deux semaines. La “fête” est une “période close”, en dehors du temps, où les hommes peuvent communiquer avec l'Autre Monde, le “síd”. La “fête” de l'entre mondes symbolise la mort de l'homme à son état ordinaire et sa re-naissance à l'état pleinement humain, à l'état premier de l'être.

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