LOTUS

Au cœur du symbolisme

Vues partielles et d'ensemble

(Résumé)

Les fleurs poussent partout (Gare de Tombridge Wells)

La nature est un tout

Lorsque nous observons ou travaillons dans la nature, nous considérons habituellement les plantations d'arbres, les parterres de fleurs, la pelouse et ses bosquets etc. et rarement leur aspect global. Principalement attirés par quelques facettes, nous les associons sans réellement saisir comment les composantes interagissent l'une sur l'autre. De manière similaire, les politiques environnementales sont toujours scindées en fonction des intérêts portés aux différents milieux (air, sol, eau, etc.) sans prendre en compte la vue d'ensemble. Pourtant, la nature travaille comme un tout et comment pourrions-nous la comprendre sans en entrevoir la totalité. Les diverses formes traditionnelles peuvent nous aider à éclairer la voie qui nous rapproche de la vue d'ensemble.

Dans les diverses traditions, les états de la manifestation du monde substantiel se fondent sur les interactions entre éléments. Déployés selon les directions des points cardinaux, les éléments sont unifiés dans un état indifférencié représenté par le Centre. Passer de cet état à la manifestation et aux interactions entre éléments signifie générer une foule de paysages naturels et symboliques. Retourner des éléments manifestés au Centre traduit la remontée des différents paysages ou vues partielles vers l'état unifié. Retourner à la source de la manifestation substantielle nous permet d'avoir une vue générale du monde physique qui nous entoure et des perturbations environnementales qui l'affectent.

La plupart des perturbations environnementales trouvent leurs sources dans l'utilisation des technologies et/ou le comportement des hommes. Il est largement reconnu que les humains sont incapables de mesurer les conséquences du développement technologique. Et comment comptent-ils sortir de ses néfastes effets ? En recourant à de nouvelles technologies. Le cercle vicieux parfait! La recherche de nouvelles technologies pour venir à bout de conséquences nocives nous rappelle certains traitements médicaux composés de toute une panoplie de remèdes destinés à remédier à des effets secondaires en cascade. Peut-être devrions-nous envisager des solutions moins onéreuses, comme notre changement de comportement. Au lieu de vouloir changer le monde, pourquoi ne pas changer nous-mêmes ? Alors le monde changerait d'une façon moins brutale. Toutefois, pour y parvenir, nous devons sentir et comprendre en quoi consistent la nature, la nature extérieure et surtout notre nature intérieure.

Gravir les degrés de la connaissance de soi nous ramène à notre propre source d'où nous mesurons vraiment les conséquences de nos actes. Alors, nous saisissons comment la nature fonctionne. La nature représente l'existence en tant que telle, ce qui est indépendant de la volonté de l'homme. D'où nos peurs non maîtrisées, nos aversions, phobies et terreurs vis-à-vis de la nature ainsi que notre désir de la dominer. Or, la nature n'a pas besoin d'être maîtrisée, seulement d'être. Elle fonctionne d'elle-même sans aucune intervention humaine. Tout se passe à merveille. Les milliards de dollars ou d'euros pour la “sauver” ne sont ni une nécessité ni une fatalité. Les solutions technologiques ne devraient servir que d'appoint à une attitude plus respectueuse des merveilles de ce monde. Procéder à rebours de l'usage courant est le défi principal auquel l'humanité doit faire face.

Accepter et comprendre cela est un pas décisif vers un comportement plus respectueux de la nature extérieure et de notre propre nature également. Un premier pas suivi d'une ascension selon les degrés des possibilités de l'être, du monde le plus physique et substantiel vers un monde réellement humain et spirituel. Finalement, la dernière étape nous conduira jusqu'à la source de la vue complète, de la vue panoramique que dissimulent nombre de vues partielles.

Page détaillée

Haut