LOTUS

Au cœur du symbolisme

Développement et nature de l'être

(Résumé)

Les êtres n'expriment que ce qu'ils portent en eux-mêmes

Les trois P

Le développement de l'être dépend essentiellement des interactions entre sa nature propre et le milieu, son environnement. Comment ces interactions opèrent-elles ? Quels sont les rôles respectifs de la nature propre de l'être et du milieu ? Comment l'être évolue t-il au cours de ses différents états de manifestation ? Quelles conséquences en tirer au regard des relations de l'homme avec son environnement ? Autant de questions que tout être, particulièrement en charge de responsabilités économiques ou politiques, devrait se poser.

La constitution de l'être résulte de l'action de sa propre nature sur le monde environnant. Sa progression depuis l'état d'être ordinaire jusqu'à ceux d'être humain et spirituel dépend de l'adéquation des influences externes et de ses propres possibilités au cours de chacun des états qu'il doit traverser. Si les conditions externes permettent à l'être de se développer, l'environnement, en échange, tire avantage d'une vision élargie de l'être. Nous avons tout à gagner d'une telle évolution qui passe d'abord par l'aptitude à mesurer les conséquences de nos décisions sur le monde environnant.

A cet égard, trois principes de base, les trois P, devraient nous guider dans la vie ordinaire. Ils vont nous montrer à quel point environnement et développement de l'être sont intimement liés:

1. Préservation des ressources (non renouvelées)

Particulièrement de la vie végétale et animale et surtout de leurs habitats.

Nous ne pouvons préserver que ce qui existe, notamment en matière de paysages. Il est surprenant qu'un même site campagnard, qui apparaissait en grave péril à la fin de l'époque victorienne et en grand besoin de sauvegarde, puisse nous sembler si beau de nos jours, au point de devenir l'objet constant de re-créations innombrables dans les parcs, les jardins, la littérature, les films, les séries télévisées, la publicité etc. Peut-être que nos petits ou arrière-petits-enfants, à la fin de ce siècle, se retourneront vers ses débuts pour y voir un autre paradis perdu. Et ils pourraient se mettre à construire de nouveaux plans pour retrouver le monde dans lequel nous vivons tout comme nous voudrions le faire avec le bon vieux temps. Ou bien, tout comme nous, ils continueront à envisager un futur fourmillant de technologies avancées. Ou les deux.

L'homme est constamment en train de balancer entre les souvenirs du passé et les rêves des temps ancien ou à venir, entre nostalgie et utopie au lieu d'être simplement là où il se trouve et de s'occuper de ce qui se passe ici et maintenant. Plutôt que de rêver, ne serait-il pas préférable d'être présent au monde, tant intérieur qu'extérieur, de voir réellement ce qui se déroule en nous et en dehors de nous ? Et pourquoi ne pas commencer par réduire notre consommation d'énergie et de ressources (non renouvelées), ne serait-ce que pour nos petits ou arrière-petits-enfants ? Le développement dit durable signifie avant tout une solidarité durable entre les générations.

2. Attitude de précaution

Quant aux dommages irréversibles causés à l'environnement, spécialement dans les aires les plus exposées.

En Europe, il s'agit surtout des marais ou des zones humides. Ces zones, à la flore riche et à la faune spécialisée, sont importantes pour les espèces menacées, y compris les oiseaux migrateurs. De plus, elles décontaminent les ruisseaux de toxines variées ainsi que des excès de nitrates et de phosphates. Elles régulent également les cours d'eau, rechargent les nappes phréatiques et évitent les inondations alentour. En outre, ces zones sont les plus fertiles au regard de la production de matière végétale et d'oxygène. Contrairement à une idée reçue, elles assainissent l'air ambiant. Les désagréments causés par les insectes qui les peuplent ne devraient pas justifier leur mise en danger par la construction ferroviaire et routière ou l'aménagement du sol. D'autant plus que les zones marécageuses sont très difficiles à restaurer.

Éviter leur destruction irréversible signifie être en harmonie avec notre environnement où une destruction n'est jamais une fin, mais le commencement d'une ré-génération. Cette non action permet de préserver des conditions externes favorables au développement de notre propre nature, tant psychique que spirituelle.

3. Attitude de prévention

Face à tout impact nuisible à l'environnement.

La prévention a trait à notre vie quotidienne, nos actions journalières. Nous devrions être capables de prendre en compte les conséquences de nos actions et de minimiser leurs possibles dommages. C'est le principe le plus évident, mais aussi le plus difficile à appliquer. Mesurer les conséquences de nos décisions implique d'être réellement conscient de soi-même et du monde qui nous entoure. D'autant plus que la pollution au jour le jour est la plus diffuse, pernicieuse et dangereuse qui soit. Ainsi, les polluants transportés quotidiennement par l'atmosphère et les rivières dans les eaux marines ainsi que les dégazages sauvages de pétroliers causent des dommages plus étendus que les marées noires périodiques. Ce seul exemple devrait nous aider à comprendre combien la conscience de notre comportement quotidien est importante. Une conscience ne pouvant être acquise que par une réelle connaissance de l'union de l'homme et de la nature, de l'homme et de sa propre nature.

Page détaillée

Haut