LOTUS

Au cœur du symbolisme

Le(s) drapeau(x) d'Israël

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Résumé

Drapeau d'Israël Pavillon présidentiel

Les couleurs du (des) drapeau(x)

Couleur la moins substantielle de la nature, le bleu est essentiellement perçu de façon translucide dans le vide des Cieux. Il s'agit de la couleur la plus pure en dehors du vide total du blanc mat. Le blanc est apparemment vide de couleurs, mais riche de potentialités de manifestation car il contient toutes les couleurs du spectre de la lumière visible. Il est le vide d'où émerge l'existence et auquel elle retourne. Pour plus de détails, consulter les couleurs de l'arc-en-ciel.

Le bleu et le blanc suggèrent une distance par rapport aux choses manifestées et un envol de l'âme libérée vers Dieu. Ce n'est pas par hasard si le bleu et le blanc sont souvent associés à la spiritualité, s'ils ont été choisis pour rehausser le(s) drapeau(x) israélien(s).

Le sceau de Salomon

Le sceau résulte de l'intersection de deux triangles inversés formant une étoile à six branches. Les deux triangles entrelacés constituent une représentation parfaite de l'analogie entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, le Ciel et la Terre, les mondes divin et humain. Les deux bandes bleues sur le drapeau témoignent de ces deux mondes.

Le sceau de Salomon se fonde sur le nombre six qui représente l'union des mondes divin et humain ainsi que la création du monde. L'idée de création, vraisemblablement d'origine juive, fut reprise par les chrétiens et les musulmans.

Dieu créa le monde de rien, i.e. de rien hors de Lui. En tant qu'Un, Unité, Il est le Principe qui contient en Lui-même toutes les possibilités de manifestation et de non manifestation. Selon la Genèse, la création se déroula en six jours et se termina par un septième jour, dit de repos (“Sabbat”). Ce dernier n'est pas à proprement parler un jour repos hors de la création, mais plutôt son couronnement final consistant en un retour vers le Principe indifférencié qui a donné naissance au monde manifesté.

Le Chrisme simple au sein du sceau de SalomonIl s'ensuit que le sceau de Salomon ne serait pas complet sans un septième point représentant le Pôle d'où tout provient et où tout retourne. Or, si nous joignons deux à deux les sommets opposés du sceau, nous obtenons une nouvelle figure appelée Chrisme simple, où toutes les lignes se rencontrent en un même point (Pour plus de détails, voir la croix). Ce point correspond au Centre invisible du sceau situé juste au centre de chacun des triangles. Il est le point où les deux triangles ou mondes se rejoignent et s'unifient en Dieu. Il est l'équivalent du sommet de la montagne 1 atteint par l'être qui a réalisé l'union du Ciel et de la Terre tel qu'Abraham, Jésus ou Mohammed.

Contrairement à beaucoup d'assertions, le sceau de Salomon a une forte signification spirituelle et religieuse. Il décrit la relation étroite entre le Ciel et la Terre, leur union fondamentale pour réaliser l'Alliance entre Dieu et les êtres humains, un but qui réside au cœur de la création divine.

La menorah

Le chandelier à sept branchesUn sens similaire se retrouve dans le symbole apparaissant sur le Pavillon présidentiel ainsi que sur les documents officiels et les bâtiments publics. Il représente le chandelier à sept branches ou menorah qui trônait dans le Temple de Salomon à Jérusalem.

Le nombre 7 gouverne la représentation du ou des monde(s), non seulement au sein de la tradition juive, mais également des traditions chrétienne et musulmane. Pour plus de détails, voir le septénaire.

Parmi diverses interprétations, la menorah représenterait le système des sept planètes où le Soleil occupe le Centre. Le mouvement circulaire des planètes autour du Centre immobile devrait nous rappeler la relation usuelle entre le Principe immuable et la périphérie en mouvement constant.

Le nombre 7 (= 1 + 6) fait en premier lieu référence à l'Unité, au Principe, au Centre. Le Centre est le lieu de la véritable Salem (Paix) dont Jérusalem est une image sur Terre. C'est la résidence mystérieuse de Melki-Tsedeq (Roi de Justice, i.e. de l'harmonie et de l'équilibre au sein du Monde Cosmique) qui transmit la tradition à Abraham. Comme représentant de la Justice extérieure et de la Paix intérieure, Melki-Tsedeq est le Roi du Monde. Et il appartient aux seuls êtres humains de permettre à Jérusalem de refléter les attributs de Melki-Tsedeq sur Terre.

Bibliographie

  • René Guénon:
  • “Symboles de la Science sacrée”. Éditions Gallimard, 1962;
  • Particulièrement, le chapitre L sur les symboles de l'analogie.
  • “Études sur la Franc-maçonnerie et le Compagnonnage”, Tome 2. Éditions traditionnelles, 1992;
  • Notamment, le chapitre sur le Chrisme et le Cœur dans les anciennes marques corporatives.
  • “Le Roi du Monde”. Éditions Gallimard, 1958;
  • En particulier, le chapitre VI sur Melki-Tsedeq.

1 retour Le Chrisme simple est aussi une représentation schématique de l'oiseau héraldique formé par les lignes joignant la tête et la queue (I) ainsi que les extrémités croisées des ailes et des pattes (X). En conséquence, il symbolise également, comme dans la tradition musulmane, l'oiseau se tenant au sommet de la montagne et représentant le Centre. Pour plus de détails, voir le Simorgh.

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