Drapeaux, bannières de rassemblement

Nous vivons une époque où, paradoxalement, de plus en plus d'États se regroupent au sein d'entités plus vastes et où le nombre total des États nationaux va grandissant.
Le premier mouvement d'intégration touche tous les continents: ALENA (Accord de libre-échange nord-américain), ASEAN (Association des Nations du Sud-est Asiatique), MERCOSUR (Marché commun du Sud), UE (Union Européenne), UA (Union Africaine) etc. Il traduit une réduction des prérogatives nationales au profit d'autorités collégiales. La seconde tendance résulte de l'effondrement d'empires (ex URSS) ou de conflits (ex Yougoslavie, Timor etc.) créant de nouvelles souverainetés.
Ces deux mouvements inverses ont globalement générés un nombre croissant de drapeaux nationaux et transnationaux dépassant les deux cents aujourd'hui. Toutefois, ces symboles de regroupements au niveau national et international constituent la partie congrue du vaste éventail de drapeaux, pavillons, étendards, bannières, oriflammes, gonfalons, bauçants, etc. représentatifs de régions, villes, communes, d'instances militaires et civiles, de corporations et ainsi de suite. Autant d'emblèmes de rassemblement qui renferment nombre de symboles dont seuls les plus insignes seront étudiés ici.
Plus que les blasons, les couleurs jouent un rôle symbolique essentiel dans la signification des drapeaux. Les divers drapeaux nationaux et transnationaux utilisent six couleurs de base (blanc, noir, rouge, jaune, vert et bleu) approximativement dans les proportions suivantes:
Couleur
%
Rouge
27
Blanc
24
Bleu
16
Vert
13
Jaune
13
Noir
7
Un seul drapeau affiche ces six couleurs, celui de l'olympisme. Notons que le rouge domine dans les drapeaux des pays du nord de la planète et le vert dans ceux du sud et observons que ces deux couleurs sont complémentaires.