LOTUS

Au cœur du symbolisme

Fêtes, rythmes de nos vies

Les fêtes autour du solstice d'hiver sont de loin les plus importantes

Célébration des jours et des saisons

Les fêtes et célébrations ponctuent différents moments de l'année ou de notre vie. Si les cultes religieux ont su imposer leurs calendriers, ils ne sont pas pour autant parvenus à oblitérer complètement les coutumes profanes dont ils se sont inspirés. Les babyloniens, celtes ou romains leur ont ouvert la voie en célébrant des moments privilégiés, notamment sous la forme d'augures et de présents. Les fêtes ont, en effet, une profonde connexion avec les âges de l'humanité ou de l'être humain, le cycle des saisons chaudes et froides, le cycle journalier diurne et nocturne. Leur but consiste souvent à illuminer les longues nuits sombres des périodes hivernales. Elles deviennent alors des fêtes de la lumière célébrées depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours. Il suffit de penser à la fête celtique de Beltaine, Noël et la Chandeleur dans les pays chrétiens, la célébration de sainte Lucie en Suède ou, plus récemment, la fête des lumières dans la ville de Lyon.

Il existe une forte liaison entre ces différents cycles qui s'emboîtent les uns dans les autres et se correspondent: le printemps, l'aube ou l'enfance; l'été, le jour ou la jeunesse; l'automne, le crépuscule ou l'âge mûr; l'hiver, la nuit ou la vieillesse. Ce n'est pas par hasard si les fêtes de Mithra dans l'antiquité et de Noël dans la chrétienté atteignent leur paroxysme au beau milieu de la nuit aux alentours du solstice d'hiver! Ce n'est pas davantage par aventure que les célébrations du feu se tiennent aux solstices d'été et d'hiver. Tout comme Pâques, fêté au printemps. Les saisons rythment les jours, les années et les vies et ont profondément marqué nos coutumes depuis fort longtemps. Nous continuons de célébrer ces occasions dont le sens s'est perdu dans les limbes de la mémoire collective.

Les pages qui suivent tentent de réparer cet oubli et de retrouver l'esprit de la fête. La fête au sens où l'entendaient les anciens. À une époque où elle ne se réduisait pas seulement à des festivités, des réjouissances profanes ou des commémorations historiques. Un temps où la fête consistait essentiellement à aider les êtres à retrouver leurs origines.

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