LOTUS

Au cœur du symbolisme

Ming-Tang, temple de la Lumière (Résumé)

La résidence de l'Empereur

Division de la Chine en 9 provincesDans les temps anciens, la Chine était divisée en neuf provinces: une province centrale et huit provinces aux quatre points cardinaux et quatre points intermédiaires. Cette division à l'image de neuf carrés est attribuée à Yu le Grand (Ta-Yu) qui aurait parcouru le monde pour “mesurer la Terre” à l'aide d'une équerre à branches égales.

L'Empereur résidait dans la province centrale appelée “Royaume du Milieu” 1. Cette dénomination soulignait sa position centrale à la fois géographique et spirituelle. Elle fut ensuite étendue à la Chine entière qui devint “l'Empire du Milieu”. Le pays représenterait, à l'image de la province centrale, un centre spirituel secondaire par rapport au Centre spirituel suprême de la Tradition primordiale 2. Il s'agit d'un reflet de la Lumière spirituelle du Centre suprême symbolisé par l'idéogramme “ming”.Idéogramme ming Composé de deux caractères représentant le Soleil (yang) et la Lune (yin), il dépeint à la fois la lumière directe du Centre suprême et la lumière réfléchie du centre secondaire.

Édifiée au milieu de la province centrale, la résidence de l'Empereur (Ming-Tang) reposait sur une base carrée représentative de la Terre couverte d'un toit de chaume circulaire symbolisant le Ciel et soutenu par huit piliers. Comme le pays, il était orienté selon les points cardinaux et composé de neuf salles dont une centrale. Chaque façade du Ming-Tang était associée à une saison et percée de trois ouvertures en rapport avec les mois de la saison. L'ensemble des douze ouvertures représentait la projection carrée terrestre du Zodiaque circulaire céleste 3. Le Temple constituait une image du Cosmos, considéré comme le domaine de la manifestation de la lumière, sous son double aspect spatial (points cardinaux) et temporel (saisons).

Comme le soleil dans son mouvement apparent, l'Empereur effectuait une circumambulation dans le Temple en partant du centre pour y retourner à la fin du cycle. Au cours des douze mois de l'année, il se plaçait devant chacune des douze ouvertures pour y promulguer les ordonnances destinées à réguler le pays selon les saisons. D'où, l'appellation de “Maison du Calendrier” donnée parfois au Temple. L'Empereur apparaissait comme le régulateur terrestre de l'ordre céleste. Cela passait par la prise de mesures dans tous les sens du mot. Au sens littéral, il s'agissait de mesurer les salles du Temple entourant la salle centrale à l'aide d'équerres. Or, quatre équerres disposées de différentes façons suffisent pour effectuer ces mesures. Ces dispositions vont nous éclairer encore davantage sur le symbolisme du Temple de la Lumière.

1 retour La province du Milieu évoque, dans la tradition de l'Irlande ancienne, le royaume de “Midhe” (du “Milieu”) entouré de quatre royaumes associés aux points cardinaux (pour plus de détails, voir la croix celtique).

2 retour De tels exemples existent dans d'autres traditions. Dans la tradition hébraïque par exemple, la Sainte Sion (Jérusalem) est le centre de la Terre d'Israël et la Terre d'Israël le centre du monde.

3 retour De même, la Jérusalem céleste quadrangulaire possède douze portes et représente la forme aboutie de la Jérusalem terrestre circulaire (pour davantage de détails, voir le drapeau du Royaume-Uni).

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