avec Benoît MAGIMEL, Boris TERRAL, Tcheky KARYO et Claire KEIM
Une coproduction K-Star-France 2 Cinéma-MMC Independent-K-Dance-K2-RTL-TVI
Durée : 1h48
 

Gérard Corbiau, réalisateur belge a également réalisé Le  Maître de musique (avec J.Van Dam) et Farinelli

La scénariste, Eve de Castro, s'est inspirée de Lully, le musicien du soleil de Philippe Beaussant.


Le Roi s’essouffle

   Ce film conte l’histoire d’un musicien, en l’occurrence Lully, qui, sur son lit de mort, se remémore ses débuts à la cour de Louis XIV mais aussi les grandes périodes de fastes de la cour, les mœurs de l’époque...  et montre, sous un autre angle, des personnages aussi célèbres que Lully, Molière, Louis XIV…

Cocorico ! un film belge ! Intéressant et captivant au début, ce film s’essouffle par la suite. Bien sûr, ce n’est pas un film de karatéka mais il aurait gagné à garder son rythme durant tout le reste du film. Le jeu des acteurs n’est pas à mettre en cause car ils sont excellents et les décors magnifiques. Tout est fait pour mettre le spectateur dans l’histoire et ça marche.

En conclusion dommage que le rythme ne reste pas plus enlevé car le film aurait pu être un grand chef-d’œuvre, belge en plus !

Morgan Vyvey (4e g A)

Le roi danse, il ne chante pas

     Le nouveau film de Gérard Corbiau (Le maître de musique, Farinelli), Le Roi danse, sorti en 2000 dans nos salles, nous plonge dans l’univers de la musique. Cette fois-ci, il nous fait pénétrer dans l’époque de Louis XIV (Benoît Magimel) car, comme vous le savez peut-être, celui-ci aimait danser et en il en profitait pour attirer les nobles à la cour afin qu’ils ne complotent pas contre lui.

Un vieil homme, dans une église, Lully, bat la mesure d’une musique assez grave. Malencontreusement sa canne lui transperce le pied. Pendant l’opération, un long flash-back lui rappelle les années passées auprès du roi : les bons rapports qu’ils entretenaient au début puis leurs relations dégénérant. Un autre personnage important apparaît : ami de Lully, à cette époque, Molière sera lui aussi abandonné par Louis XIV. On aperçoit quelques extraits de pièces du génie de théâtre :  Le Bourgeois gentilhomme et Le malade imaginaire. Tchéky Karyo, dans le rôle de Molière, est également excellent.

Le film est réussi : j’ai aimé la très bonne prestation des acteurs.

Quant aux décors et costumes, ils sont tout simplement magnifiques : Louis XIV resplendit en soleil.

Enfin, la musique de Lully est très belle. Elle offre quelque chose de plus que la simple musique classique.

Bref, Gérard Corbiau nous sert une fois encore un petit chef-d’œuvre alliant cinéma et musique.

Benjamin Zeghers (4e g A)

Le Roi danse de Gérard Corbiau

 Splendide, c’est le mot qui convient pour ce chef-d’œuvre historique qu’est Le Roi danse, où l’on découvre Louis XIV (Benoît Magimel) et la cour de France sous un jour nouveau. Gérard Corbiau nous montre à quel point ce monde pouvait être hypocrite, ambitieux, inflexible mais, malgré tout, merveilleux et attirant pour tout noble et tout artiste.

L’histoire retrace les débuts à la cour du compositeur italien Lully, l’ampleur des sentiments qu’il éprouve pour le roi, son alliance et sa déchirure avec Molière, enfin sa mort. Tout cela avec des costumes d’époque et les musiques de Lully.

Le personnage de Lully est interprété par Boris Terral qui montre très bien la complexité du compositeur. Le problème toutefois est qu’il semble parfois un peu hystérique. Quant à Louis XIV, Benoît Magimel, il donne une autre envergure au roi-soleil et nous montre une personne dégoûtée par l’hypocrisie, totalement dépourvue d’amis.

La reconstitution des pièces de Molière, surtout Le Bourgeois gentilhomme, étaient superbes, les ballets de Lully étaient magnifiques, surtout quand le roi est étincelant de paillettes dorées.

L’étonnante prestation des acteurs, les décors, les costumes, la musique et l’histoire, tout rende ce film digne de l’Oscar du meilleur film étranger.

 Anne-Cécile Goube 4e ga

Le Roi Danse

Pour commencer , il faudrait que je vous dise quelques mots sur ce film. Son thème est aussi important qu’intemporel , il s’agit des relations existant entre l’art et le pouvoir .

Je pense avoir résumé le film en ces mots mais tel  n’est pas le but de cette rédaction , je vais poursuivre mes explications .

Gérard Corbiau a abordé cette période du règne du Roi-Soleil où Versailles ne peut être représenter que par des marécages . C’est en quelque sorte une leçon d’histoire. Une double leçon d’histoire en fait. D’abord une leçon d’histoire de France et deuxièmement une leçon d’art . Car  on suit à la fois l ’évolution du roi de France mais aussi l’évolution des artistes que sont Molière et Jean-Batiste Lully . Ce film  aussi symbolique que psychologique  nous offre une réflexion sur la place de l’art dans la société et sur l’ambition sans fin des artistes . Parlons-en de cette ambition ! Elle est omniprésente dans le film, elle est même souvent énervante. Toutes ces crises que Lully ,tel un enfant colérique , nous offre ne sont-elles pas exaspérantes ? Je le pense. On ne peut cependant rien dire sur la prestation de Boris Terral.

J’ai pourtant ressenti un manque  en sortant de la salle . D’où venait-il ? Il ne peut pas venir des acteurs . Je me demande qui est le plus heureux dans le film . Car tous les personnages ont l’air de souffrir d’un mal incurable . Comme si eux aussi avaient un manque , un espace à remplir . Le Roi-Soleil est tel que l’on peut le trouver dans les livres d’histoire. La danse représentant le seul moyen d’expression de cet enfant-roi . Une expression entremêlée d’amour de l’art et d’ambition politique . Sûrement pas Lully . Bien sur c’est grâce à sa musique que Louis excelle et qu’il se révèle au monde . C’est aussi grâce à lui si Louis se transformera en Roi-Soleil . Mais Lully aime son roi et cet amour restera jusqu'à sa mort son principe et sa loi. Il croit que le roi ne peut se passer de lui et cela l’aveugle . Peut-être Molière ? Bien que lorsque je pense à lui je ne peux m’empêcher de le voir dans « L’avare » , pas très réjouissant pour un homme heureux ! Mais qui alors ?

Peut-être le meilleur acteur de ce film : la musique !

Car « Le Roi danse » c’est aussi une guerre . Mais oui ! Une guerre d’art ! Et il y a beaucoup de participants dans cette guerre . A commencer par l’Eglise , elle qui a encore le mauvais rôle . Dans un premier temps elle sera la seule ennemie de Lully  et Molière . Les loups ne se mangent pas entre eux , pensez-vous ? Lully va pourtant mener une guerre contre Molière !

Pour terminer je dirais que « Le roi danse » est une belle leçon d’ambition dans tous les sens du terme mais qu’il y a un manque de quelque chose . Est-ce le temps ? Ce film dure quand même près de deux heures et pourtant on a l’impression que ce n’est pas assez !

 Alban Arvotti 5 g C

 


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