Une odeur tenace

Benjamin LIBERT, lui aussi, habitait au « Quartier Louise», à l’emplacement actuel du Poids d’Or. Ses parents y tenaient café.
Qui, parmi les anciens Limalois, ne se souvient de Juliette et Georges ?
Il raconte.

« La journée du 20 avril 1944 fut très belle. En ces temps troublés, chacun essayait de vaquer à ses occupations. En fin de soirée, nous avons été réveillés par les premières bombes. Il y avait un grand nombre d’avions. Nous n’y croyions pas puisque seule le gare d’Ottignies était visée... Nous n’avions donc aucune raison d’avoir peur... et pourtant !
Les bombes sont tombées inlassablement. Nous sommes sortis de la maison et avons constaté que la salle de café était rasé. Les secours se sont organisés (la Croix Rouge et les voisins). Ils ont pu, rue de Grimohaye, retirer C. DEVUYST des décombres. Il serrait son épouse dans ses bras. Elle était morte étouffée.

Cinquante ans après, je sens encore l’odeur de la poussière Je ne voudrais plus que quiconque revive ces heures. »


La boulangerie Guns
La boulangerie Guns
Maison J.Debroux
Maison Joseph Debroux

[Une vision de théâtre]