Le cochon était toujours vivant

Olivier Clément était un jeune adolescent et se souvient de la vision d’une immense fusée et d’avoir entendu un « boum » violent. Lui aussi se souvient de son quartier détruit et raconte.

« Je vivais à la maison avec mes parents et mes deux soeurs. Dès le commencement du bombardement, nous nous sommes réfugiés dans une « fausse cave » aménagée sous les caves. Des bombes sont tombées tout autour de la maison. Combien ? Je ne sais pas.
Ce dont je me souviens, c’est que notre habitation ne comportait plus un seul carreau et que toutes les portes étaient défoncées.
Notre cochon, qui devait peser dans les 80 kilos, avait été projeté dans un trou de bombe dans le jardin, à 6 ou 7 m de profondeur. Ses cris attestaient qu’il était bien vivant. Quelle équipée pour le sortir de là !
Dans la petite (à l’époque) rue Joseph Mathieu, toutes les maisons étaient détruites, heureusement sans faire de victimes. Par contre, tous n’ont pas eu cette chance, puisque La Bourse a payé son tribut. On a déploré des victimes, dont Madame Devos et sa fille. »

Et Olivier termine, comme beaucoup d’entre nous, en nous disant qu’il n’a pas eu peur sur le moment, mais bien le lendemain.

Rue Van Grootven
Rue Van Grootven

[La Haye au bout de la course]