Le Bombardement de Limal:

Le témoignage d’Hubert de Fierlant

En ce samedi 20 avril 1944, Limal « la paisible » vit comme toute l’Europe les temps difficiles et troublés de la guerre.

Hubert de Fierlant nous a précisé les faits avec tout le lyrisme que chacun lui connaît.

« La journée était belle. Il y avait du soleil et la place avait connu, surtout l’après-midi une certaine animation due à la présence des gosses.

En soirée, le vent s’est levé et son intensité est allée croissante.

Ceci explique pourquoi, vers 23 h00, on y voyait comme en plein jour. Les fusées éclairantes destinées à délimiter le périmètre à toucher avaient été déportées.

Contrairement à ce qui s’était dit, les avions chargés de larguer leur cargaison de mort n’étaient pas américains, mais bien anglais.

Ils se sont succédés en six ou sept vagues, lâchant, rien que sur notre propriété, quelques deux cents bombes qui ont creusé des cratères d’environ 9 mètres de diamètre.

Je sais de quoi je parle : mon père me chargea d’en reboucher quelques-uns par la suite. Quoiqu’il en soit, ce que je veux retenir de ces événements tragiques, c’est la grande solidarité dont firent preuve de nombreux Limalois par la suite. »

Carrefour Rauscent Grimohaye
Rue Josephine Rauscent
Carrefour rue de Grimohaye

[Les victimes limaloises]