WATERLOO

"il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit;

à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit"

NOUS Y étions

 

DATE
18 juin 1815

EMPLACEMENT
 Quelques kilomètres au sud du village de Waterloo, 20 km au sud de Bruxelles sur la route qui mène à Charleroi.

PROTAGONISTES

 

ANGLAIS, HOLLANDAIS, BELGES

PRUSSIENS

FRANçais

CAMMANDANTS DES DEUX CAMPS

Maréchal duc de Wellington

1er Duc de Wellington et Prince de Waterloo, Maréchal de 7 armées différentes.
Né à Dublin le 1er mai 1769, 6e enfant, 3e garçon.

1786 Ecole militaire d’Angers (France)

1797-1805 Indes ; guerre contre les Mahrattes. Batailles d’Argaum et d’Assaye.

1805 Retour en Angleterre. Passage au large de Sainte-Hélène.

1806 épouse Catherine Pakenham. Secrétaire Principal pour l’Irlande.

1808-1813 Campagnes victorieuses au Portugal et en Espagne.

1813 Wellington promu maréchal à 44 ans.

1814 Abdication de Napoléon. Wellington nommé Duc reçoit en Angleterre un accueil triomphal.

1814-1815 Congrès de Vienne.

1815 16 juin - Bataille des Quatre-Bras
18 juin - Bataille de Waterloo

1815-1818 Commandant en chef de toutes les armées
(900.000 hommes).

1819 Wellington, homme politique.

1827-1830 Wellington, Premier ministre.

1837 La reine Victoria accède au trône.

Septembre 1852 Wellington meurt à 83 ans. La reine et 200.000 personnes défilent devant son cercueil.
La reine pleure à St. Paul.

 

Feld-Maréchal Blücher

Porte-enseigne d'un régiment suédois pendant la guerre de Sept Ans, Blücher fut fait prisonnier par les Prussiens, et incorporé, avec une sorte de violence, dans les troupes de Frédéric le Grand. Devenu capitaine, il se fit remarquer par son courage et donna sa démission à l'occasion d'un passe-droit. Frédéric le Grand signa cette démission en ces termes : « Le capitaine Blücher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient. »

Blücher, rappelé au service 15 ans après par Frédéric-Guillaume, alla combattre sur le Rhin, où ses brillantes qualités militaires la firent bientôt nommer général-major, puis lieutenant-général. Il prit part aux guerres de la Révolution française et des premiers temps du Premier Empire, éprouva plusieurs échecs, fut même fait prisonnier à Lübeck (1806), n'en fut pas moins chargé en 1813 du commandement des armées prussiennes.

Il était chef d'avant-garde à Auerstaedt; commandant d'un corps d'armée en 1813, à la Bataille de Lützen et à celle de Bautzen.

Il remporta, en tant que général en chef de l'armée de Silésie sur Macdonald et Sébastiani une victoire à Katzbach (26 août 1813), contribua à celle de Leipzig.

Nommé alors feld-maréchal, il entra un des premiers en France. Il pénétra en France jusqu'à Brienne où Napoléon Ier le battit complètement. Il gagna à La Rothière et à Laon deux batailles qui influèrent puissamment sur le sort de la campagne, et fut en récompense fait prince de Wahlstadt et maréchal.

L'année suivante, en 1815, il se porta entre la Moselle et la Meuse et se fit battre à Ligny et à Sombref, mais il décida le gain de la bataille de Waterloo par son arrivée qu'aurait pu conjurer Grouchy.

Peu de jours après, sous les murs de Paris, le pont du Pecq lui fut livré, et cette trahison lui assura une marche tranquille vers Paris; il se montra difficile sur la capitulation de cette ville et voulait faire sauter le pont d'Iéna.

Blücher mourut en 1819.
 

Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte, (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène), général, Premier consul, puis Empereur des Français.

Objet dès son vivant d'une légende noire comme d'une légende dorée, il a acquis une notoriété aujourd'hui universelle pour son génie militaire et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes souvent coûteuses, soldées par de graves défaites finales en Russie et à Waterloo et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.

Général de la Révolution française à 26 ans, il accumule les victoires spectaculaires en Italie et pendant la campagne d'Égypte, puis prend le pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).

Il dirige la France à partir de la fin de l’année 1799 ; il est d'abord Premier consul du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20 mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son extension maximale avec près de 130 départements, transformant Rome, Hambourg ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, mais encore médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin de 1806 à 1813. Il conquiert et gouverne la majeure partie de l’Europe continentale et place les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.

Napoléon tenta de mettre un terme à son profit à la série de guerres que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792. Il conduit les hommes de la Grande Armée, dont ses fidèles « grognards », du Nil et de l'Andalousie jusqu'à la ville de Moscou. Comme le note l'historien britannique Eric Hobsbawm, aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings ou les Mongols. Malgré de nombreuses victoires initiales face aux diverses coalitions montées et financées par la Grande-Bretagne (devenue le Royaume-Uni en 1801), l’épopée impériale prend fin en 1815 avec la défaite de Waterloo.
 

AVERTISSEMENT

Les chiffres sont les meilleurs sujets de controverses pour les historiens, ce que d'ailleurs je ne suis pas, ils sont donnés  d'après une synthèse de sources différentes, inutile donc d'entamer un débat sur le sujet, il sera forcément stérile, remplacez mes chiffres par les vôtres, si vous le souhaitez. Ils ne sont ici qu'à titre indicatif, mais reflètent ce qui est couramment admis.

Les unités représentées en couleur participent à la bataille. Le nom en vert est celui du Général commandant le corps ; la lettre (C) indique un corps de cavalerie. Pour l'armée de Wellington les divisions sont mixtes. Les chiffres ronds sont approximatifs.

 Armée Française (Armée du Nord).

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Commandant en Chef: Napoléon 1er, Empereur des Français

Chef d'état major général : Maréchal SOULT

Autre Maréchal présent: Michel Ney, prince de la Moskova

Non présent sur le champ de bataille de Waterloo: Maréchal Grouchy et son corps.

Maréchal  GROUCHY

 

Infanterie Cavalerie Artillerie TOTAL (+artillerie et services)

III em Corps           Vandamme

15 130 0 32 17 000
IV em Corps          Gérard 13 101 1 500 46 16 217
I er Corps (C)         Pajol 0 1 120 0 12 86
II em Corps  (C)     Exelmans 0 2 900 12 3 116
Division Teste 2418 0 8 2 550
TOTAL 30 649 5 520 104 40 169

 

Maréchal  NEY Infanterie Cavalerie Artillerie Nb. de pièces TOTAL (+artillerie et services)
I er Corps          Drouet d'Erlon 16 885 1 706 46 20 731
II em Corps        Reille 16 710 2 046 38 21 154
VI em Corps      Lobau 6 155 0 24 8 271
III em Corps (C Kellerman 0 3 100 12 3 400
IV em Corps (C Milhaud 0 2 400 12 2 797
Division Domon 0 1 017 6 1 117
Division Subervie 0 1 120 6 1 286
TOTAL 39 750 11 389 144 58 756

 

Réserve

Infanterie

Drouot

Cavalerie

Lefebvre-Desnouettes

Artillerie

Devaux de St Maurice

TOTAL

Garde Impériale

13 026 4 100 122 20 731

 

Waterloo Infanterie Cavalerie Artillerie TOTAL

Armée Française

52 776 15 489 266 79 487

Armée Coalisée dite "Anglo-Belgo-Néerlandaise".

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Commandant en Chef: Fieldmarshal Arthur Wellesley, Duc de Wellington

Quartier maître général; (Etat major): Colonel Sir Delancey.
Officiers généraux: Général Prince Guillaume d'Orange
Lieutenant général Lord Hill.

 

Wellington Infanterie Cavalerie Artillerie
Britanniques 19 212 6650 72
Légion Allemande 3 992 2880 18
Hanovre 13 217 1892 12
Brunswick 6048 1037 16
Nassau 7308 0 0
Pays Bas + Belgique 18 838 3405 56
TOTAL 68 615 15 864 174

 


Armée Prussienne

 

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Commandant en Chef:
Feldmarshall Blücher Von Wahltädt

Chef d'état major général: Lt Général Comte Von Gneisenau

 

Maréchal Blücher Infanterie Cavalerie Artillerie TOTAL
I er Corps      Von Zieten 27 817 2 175 88 31 308
II em Corps   Von Pirch I 25 837 4 471 72 31 473
III em Corps  Von Thielmann 20 611 1 981 56 24 256
IV em Corps  Von Bülow 25 381 3 321 80 30 585
TOTAL 99 646 15 864 296 117 622

 

pertes

15100 tués et blessés pour les Coalisés

7000 pour les Prussiens

 

25000 tués et blessés Français
8000 prisonniers
220 canons capturés

Uniformes des Carabiniers Belges origine du 3ème Lanciers

1er Bn de ligne (Inf) 7e Bn de Ligne (Inf) 2e Carabiniers (Cav) 8e Hussards (Cav) 5e Dragons (Cav)

Chronologie de la bataille

La Campagne de Belgique
Juin 1815 :
12 juin
Départ de Napoléon de Paris

15 juin Passage de la Sambre

16 juin Bataille de Ligny (Napoléon contre Blücher) et des Quatre-Bras (vaines tentatives de Ney contre les Anglais).

17 juin Marche de Napoléon sur Mont-Saint-Jean – Waterloo et poursuite de Blücher, en partie manquée.

18 juin Bataille de Waterloo
Le 18 juin :
11h30
Début des hostilités : attaques des Français.

14h00 Attaques françaises repoussées.
Charge des Anglais contre les rangs français désorganisés.

15h00 Assauts français répétés mais vains à la Haie-Sainte. Repli des cavaliers et fantassins français : échec de l’attaque d’infanterie française.

15h30 Charge lancée par le Maréchal Ney avec 5.000 cavaliers face à l’artillerie et aux brigades anglaises : carnage.
La Cavalerie de Kellerman envoyée en renfort.
Résistance des Anglais à Hougoumont.
Charge des cuirassiers français, par Philippoteaux, Wellington Museum, Londres. Charge des cuirassiers français, par Philippoteaux, Wellington Museum, Londres.

Charge des cuirassiers français, par Philippoteaux, Wellington Museum, Londres.


18h30 La Haie-Sainte finalement aux mains des Français.

19h00 Secours à l’armée anglaise des corps d’armée prussiens de Bulow puis de Blücher.
L’Empereur « donne la Garde ».

19h30 Un premier cri « la Garde recule !» suivi du repli des troupes françaises : « Victoire, victoire, ils fuient ! »

20h15 Ovation dans les lignes anglaises suivie d’une offensive alliée générale sur tout le front : lutte à mort des nations contre une seule.

20h30 Panique et déroute française. Napoléon comprend que l’Histoire a basculé.

21h30 Wellington, revenu à son quartier général, rédige le bulletin de victoire de Waterloo.

Wellington rédige son bulletin de victoire dans son QG

Reproduction de la signature de Wellington


description des opérations

Dans la plaine de Waterloo qui luit sous le soleil, dorée par les blés bientôt mûrs, la France à l'avantage. Rarement Napoléon a entamé un combat avec autant de confiance. Certes, Wellington a bien disposé son armée, en avant de Waterloo, il a protégé sa première ligne par la haie du chemin transversal d'Ohain. Il a placé ses canons un peu en arrière et ses réserves derrière le sommet des hauteurs, sur la contre-pente qui permet d'attendre l'assaut à l'abri. Le chemin est bordé d'une double haie, infranchissable à la cavalerie, et d'un ravin profond où toute charge s'arrêtera, sous le tir des défenseurs. Surtout, Wellington sait qu'il pourra, en fin de journée, recevoir le renfort des Prussiens sur sa gauche, qui suppléeront ses défaillances et prendront Napoléon de flanc.

Mais en face de lui, prenant position, la Grande Armée forme une masse formidable. Elle est supérieure en nombre, en artillerie, en cavalerie. A l'inverse de l'armée disparate que commande le duc, faite de Belges, de Hollandais, d'Allemands et d'Anglais étrangers les uns des autres, elle est parfaitement homogène, commandée par des divisionnaires chevronnés.

Les deux armées s'accommodent pour la nuit. Côté Français, il n'y a rien à manger, les feux de bivouac sont maigres, étouffés par la pluie. Les fantassins s'allongent à même le sol détrempé, dans la boue froide des labours. Certains cavaliers passeront la nuit sur leur cheval. Les hommes comptent les heures à demi abrutis de fatigue, sachant que se sont peut-être les derniers. L'armée de Wellington, au contraire, bien installée sur sa ligne d'opérations, avec Bruxelles un peu en arrière, est bien ravitaillée et bien reposée.

A sept heures, il pleut encore : pour déployer l'artillerie, aligner les hommes, lancer une attaque cohérente, il faut attendre que le soleil revienne, séchant les fondrières et solidifiant les chemins. Napoléon ne sait pas encore que Blücher marche sur lui et que chaque heure qui passe amenuise ses chances. C'est seulement vers midi que Napoléon donne enfin l'ordre d'engager l'action. La bataille entamée quatre heures plus tôt, les Anglais auraient sans doute cédé en milieu de journée, avant l'entrée en ligne des Prussiens...

Napoléon a confié à Drouet d'Erlon le premier assaut. Il pense qu'une démonstration à gauche inciterait Wellington à dégarnir son centre. Ordre est donné à Jérôme Bonaparte d'attaquer Hougoumont. A onze heures et demi, le premier coup de canon part. Jérôme et le général Bauduin attaquent le bois d'Hougoumont par le sud. En une heure d'un combat acharné, les Français refoulent les soldats ennemis. Mission accomplie, il suffit de tenir le bois, de menacer la ferme pour attirer l'ennemi. Mais Jérôme s'obstine, il veut prendre position. Les Anglais sont retranchés à l'abri de meurtrières et tirent avec calme. Les attaquants sont décimés. Les hommes de Jérôme, toute la journée, s'obstineront, alors que la ferme, attaquée par simple diversion, ne vaut pas une telle débauche d'efforts.

Exemple d'une cuirasse percée par un biscaïen démontrant la force des armes à feu de l'époque.

Le biscaïen est un projectile sphérique de boîtes à mitraille tirées par les canons.

Pendant ce temps, Napoléon prépare l'attaque principale. Une batterie de quatre-vingts canons est formée pour écraser la ligne anglaise avant l'assaut. C'est la tactique de Wagram. Avant de commencer le tir qui obscurcira tout, Napoléon tourne sa lunette vers la droite, il voit soudain une masse sombre à huit kilomètres. L'inquiétude naît. Un hussard, capturé par Marbot dévoile que Büllow l'attaque sur son flanc droit. Blücher sera bientôt là, et Grouchy? Une lettre du Maréchal Soult doit prévenir le maréchal Grouchy d'intercepter les troupes de Büllow.

 

Drouet d'Erlon charge l'ennemi avec une masse énorme d'infanterie et arrive à son but. Les Français ont envahi les chemin creux comme une vague bleue. La rupture du front est imminent. Mais sur l'autre versant de la colline, Wellington a disposé d'autres régiments en réserve à l'abri des canons et des mousquets. La disposition de d'Erlon est vicieuse, groupée en colonnes trop profondes, l'infanterie française met un temps fou à s'écarter en ligne. Voyant ce désordre, le général Picton envoie ses cavaliers écossais les "Scots-Grey". Déjà déroutés par les salves de la deuxième ligne, aveuglés par la fumée des tirs incessants, les Français ne voient même pas venir les cavaliers. Les colonnes de d'Erlon, dont la masse et l'élan paraissaient irrésistibles quelques minutes plus tôt, ne sont plus qu'une foule erratique qui court dans toutes les directions. Les artilleurs sont sabrés à leur tour et abandonnent leurs canons. Cette fois la situation devient critique.

Comme à Eylau devant la charge de l'infanterie Russe, Napoléon appelle les chefs de sa cavalerie à la rescousse. Les deux divisions de Jacquinot et Subervie quittent leurs positions en lignes parfaites. Le choc est terrible. Pendant de longue minutes, les cavaliers français tournoient autour de leur victimes. L'élan des "scots-Grey" est brisé, l'ordre rompu. Mais Napoléon a perdu la massue qui devait briser la ligne Anglaise par le simple effet d'une disposition inhabituelle et maladroite.

 

On songe à monter une deuxième offensive contre le centre anglais, mais soudain l'imprévu vient encore bouleverser les plans. Napoléon voit tout à coup le gros de sa cavalerie s'élancer sans ordre à gauche de la route de Bruxelles et charger la ligne anglaise à un autre endroit. Les généraux de Wellington ont du mal à y croire. C'est une masse énorme de chevaux qui fonce sur eux, spectacle héroïque, impressionnant, terrifiant même, mais bien moins redoutable qu'une charge d'artillerie. "Formez les carrés!" ordonne Wellington. Sans préparation d'artillerie est sans des bataillons à pied suivant derrière, la tactique des carrés est meurtrière.

Menée par Ney, la ligne de chevaux avance lentement vers le creux du vallon, rangs serrés malgré les boulets qui pleuvent. Déjà gênée par le terrain lourd, forcée d'escalader une colline raide, mitraillée à bout portant par les canons, fusillée aussitôt par les fantassins, la charge s'est désunie. Eperdu admirable et désespéré, Ney reforme une fois, deux fois, dix fois les régiments dispersés par cette défense. Il est toujours repoussé après des rodéos inutiles. Napoléon saisit d'une étrange apathie, s'en remet entièrement à ses lieutenants, ne faisant pas intervenir son infanterie en soutient de la cavalerie.

A six heures, l'armée française est épuisée. Mais l'armée anglaise ne vaut guère mieux. Ney a enfin réussi quelque chose d'utile : il a pris la Haie Sainte. Aussitôt les Français tirent sur la ligne anglaise. Wellington voit le danger, il appelle à lui le régiment Belges qu'il tenait en réserve. Une demi-heure plus tard, le centre Anglais, tant bien que mal, est reformé.

La deuxième division de Blücher arrive. Dans un ordre parfait, ces troupes fraîches commencent à relever les bataillons de Wellington. La tenaille se referme sur Napoléon. Alors pour la première fois de sa carrière, il tente le tout pour le tout. Il descend de son promontoire, se mêle aux hommes de la Garde et organise lui-même l'offensive de la dernière chance. Napoléon fait diffuser la fausse nouvelle que Grouchy arrive à la rescousse. La Garde attaque sur la gauche de la route, là même où Ney a chargé en vain. Raides sous leurs bonnets à poil, indifférents à tout, les grognards abordent la pente pour ainsi dire sans ciller. Mais Wellington a renforcé ses défenses.

Alors ce produit cette chose inouïe : avant de parvenir au contact, devant la force de la fusillade, conscients d'arriver trop peu nombreux sur des obstacles trop bien défendus, les hommes de la Garde hésitent. Les officiers crient, les vétérans se récrient. Mais la cruelle réalité est là : la Garde flanche. Les premiers fuyards apparaissent. Puis c'est la ruée, la débandade, la noire panique. Une stupeur lugubre s'abat sur la Grande Armée. "La Garde recule!" le cri parcourt les rangs et sonne comme un glas.

Wellington a tout vu. Il le sait, le triomphe est consommé. Il retire soudain son chapeau et le fait tournoyer au-dessus de sa tête. Un énorme cri répond au signal du général en chef. D'un seul mouvement, toute la ligne se lève et sort de ses abris sous l’œil terrifié des Français. Dans leur fuite, les soldats de la jeune Garde entraînent les autres divisions. Désespéré, Napoléon se porte un instant en première ligne où les balles pleuvent. Mais la mort ne veut pas de lui.

Malgré le courage de Cambronne et l'impavidité des grognards qui se font tuer sur place, la Grande Armée a définitivement lâché prise. L'armée qui avait failli conquérir la Belgique en quatre jours a disparu. A dix heures du soir, à l'auberge de la Belle-Alliance, où se trouvait, le matin même, Napoléon, Blücher et Wellington se retrouvent un instant pour la poignée de main des vainqueurs. L'aigle est abattu.

descriptions des musées et attractions


Le Quartier Général de Napoléon (Caillou)
La Ferme du Caillou est une ancienne exploitation rurale construite en 1757. Le 17 juin 1815, Napoléon s’installa à la Ferme du Caillou avec son état-major et y passa la nuit du 17 au 18 juin.
Dans la matinée du 18, il y établit le plan de la Bataille de Waterloo.

Le centre du visiteur
La haute technologie au service de l’histoire. Les principales phases de la bataille sont recréées à l’aide d’une maquette audiovisuelle.
Un film basé sur des jeux d’enfants et reprenant des extraits du film de Bondartchouk "Waterloo", illustre des épisodes de la bataille en nous montrant la réalité des combats.
 

La butte du Lion
Après une escalade de 226 marches, la butte vous dévoilera une vue générale du Champ de Bataille.

Le panorama de la Bataille
Ce bâtiment circulaire , érigé en 1912, contient une superbe toile de 110m sur 12m de haut,du peintre militaire français Louis Demoulin représentant la première charge de la cavalerie française, emmenée par le maréchal Ney.

Le musée de cire

Vous y découvrirez les personnages principaux qui s’affrontèrent lors de la célèbre bataille.

Les monuments historiques

Les fermes d’Hougoumont, de la Haie-Sainte, de la Belle-Alliance, de Mont-Saint-Jean et de la Papelotte ont chacune joué un rôle lors des combats. Celles-ci, tout comme les nombreux monuments érigésà la mémoire des différentes nations participantes, jalonnent l’axe qui conduit du musée Wellington au musée du Caillou. Ces fermes étant toujours en exploitation, ne peuvent être visitées
que de l’extérieur.

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