REGIMENT de CHARS

 

Armée d'Occupation

1946

 

LES GRANDS EVENEMENTS DE 1950


Le 12 mars 1950, 68% des électeurs belges se prononcent pour le retour du Roi Léopold III, à l’occasion d’une consultation populaire, mais la région industrielle du sillon Sambre et Meuse, travaillée par une propagande effrénée, vote majoritairement contre.
Le 22 juillet à 07 h 30, deux « Dakota » escortés de chasseurs atterrissent à Evere, ramenant le Roi Léopold III et ses deux fils au pays.
Des troupes de toutes armes assurent une haie d’honneur et de sécurité entre le champ d’aviation d’Evere et le château de Laeken. Le cortège royal est escorté par un détachement du 1er lanciers avec étendard, commandé par le chef de corps, le lieutenant-colonel écuyer Jean Linard de Guertechin, composé de véhicules blindés 15 CWT et scout-cars Humber. Cette prestation constitue la dernière escorte royale de la cavalerie montée.
Le lendemain la FGTB, qui n’accepte pas le verdict démocratique, provoque une grève sauvage et générale qui déclenche une opération de maintien de l’ordre à laquelle participe une partie de l’armée.
Suite aux événements de Grâce-Berleur, le 30 juillet 1950, où des gendarmes pris à partie par une foule déchaînée, ouvrent le feu pour se défendre et font trois victimes, le Roi Léopold III décide d’apaiser les esprits en cédant ses prérogatives à son fils aîné le prince Baudouin.
Le 1er août, le Roi Léopold III transmet ses pouvoirs au prince Baudouin qui prend provisoirement le titre de Prince royal et prête serment le 11 du même mois.
 

DISCOURS D’ABDICATION
Prononcé par le Roi Léopold III, le 16 juillet 1951.

Mesdames, Messieurs,

Le 31 juillet 1950, afin de ramener la concorde dans le Pays, j'ai accepté que l'exercice des pouvoirs royaux fût confié à mon fils; ma volonté était de renoncer définitivement au Trône si le ralliement de tous les Belges se réalisait autour du prince Baudouin. Je considère que ce ralliement est acquis.  C'est pourquoi, j'ai pris la décision d'abdiquer en ce jour.
Je m'y suis résolu avec l'unique souci de sauvegarder l'unité du Pays et de servir l'institution monarchique que le Congrès national, en 1831, a mise à la base de notre Constitution.
Je vous ai réunis parce que l'intérêt national comme la stabilité de la Dynastie exigent que ma décision de mettre fin à mon règne s'accompagne d’une manifestation solennelle de concorde.
Je ne parlerai pas du passé.
Mais mon devoir de Souverain m'impose, en ce dernier moment de mon règne, de rendre un vibrant hommage aux vertus militaires et civiques dont le peuple belge a fait preuve au cours des heures dramatiques et cruelles qu'il a traversées. Justice ne lui a pas toujours été rendue. J'affirme qu'en 1940, l'armée a vaillamment combattu jusqu'à l'extrême limite de la résistance et que la population, sous l'occupation ennemie, a témoigné dignement de ses vertus traditionnelles d'endurance, de courage et de patriotisme.
Je salue la mémoire de ceux qui ont fait au Pays le sacrifice de leur vie.
Mon cher Baudouin, c'est avec fierté que je te transmets la noble et lourde mission de porter désormais la Couronne d'une Belgique demeurée, malgré la plus terrible des guerres et les bouleversements qui l'ont suivie, territorialement et moralement intacte, libre, et fidèle à ses traditions.
Cette mission, tu l'exerceras avec la volonté de servir ton Pays et de continuer l'œuvre de la Dynastie, en te conformant ainsi aux principes que je t'ai inculqués. Ces principes, je les ai, reçus moi-même de mon Père, le roi Albert; ils ont toujours inspiré mon attitude au cours des dures années d'un règne que je laisse à l'Histoire le soin de juger.
La sympathie et la confiance avec lesquelles la population, tout entière t'a accueilli, me permettent de déposer définitivement les pouvoirs royaux sans appréhension pour l'avenir et avec la conscience du devoir accompli.


Mesdames, Messieurs,
Je suis convaincu que vous soutiendrez mon fils avec abnégation et loyauté dans l'accomplissement de sa tâche constitutionnelle.
N'oublions jamais qu'elle comporte le maintien de l'indépendance nationale et de l'intégrité territoriale de la Belgique et du Congo belge.

Mes chers compatriotes,
Au moment où je dépose ma charge, mes pensées ne peuvent se détacher des années que j'ai vécues au milieu de vous. Le souvenir me restera toujours présent de l'émotion qui m'a étreint lorsque, l'an dernier, après une si longue séparation, j’ai remis le pied sur le sol de ma Patrie. Comme vous, j'aime mon pays. J'ai partagé vos joies comme j'ai partagé vos peines, en me tournant avec une particulière sollicitude vers les plus humbles d'entre vous.
A tous ceux qui, si nombreux, n'ont cessé de me rester fidèlement attachés, j'exprime toute ma gratitude. Je conserverai précieusement dans mon cœur le souvenir de leur affection.
Les dernières paroles que je prononce comme Roi des Belges sont pour vous rappeler avec force, mes chers compatriotes, que l'avenir de la Patrie dépend de votre solidarité nationale, et pour vous demander de vous grouper avec ferveur autour de mon fils, le roi Baudouin.

Je vous en conjure, soyez unis.

Que Dieu protège la Belgique et notre Congo !
 

 

Le 25 juin, les communistes avaient envahi la Corée du Sud, et l’Organisation des Nations unies avait demandé à ses membres de fournir l’assistance nécessaire au pays envahi
Un bataillon belge est constitué et embarquera le 18 décembre sur le Kamina, à destination dela Corée.
Plusieurs militaires des troupes blindées, tant du cadre que de la troupe, se porteront volontaires tout au long des deux années et demi que durera l’intervention belge.


LA BRIGADE BLINDEE


Sous l’impact de la guerre de Corée, monsieur Duvieusart, Premier ministre à cette époque, assure « que le gouvernement fera un effort maximum ».
Il approuve, entre autres, la création d’une brigade blindée qui comprendra quatre régiments de chars, les 1er et 2e lanciers (1 L et 2 L) déjà constitués, le 3e régiment de lanciers (3 L) à créer, et le 1er guides (1 G) à reconvertir sur Sherman. Une compagnie d’infanterie motorisée doit compléter cette formation.
Le 2 L est équipé de Sherman M4A1, à coque coulée et moteur Continental, réarmés par les Anglais avec leur canon de 17 livres – Sherman II C Firefly dans la nomenclature britannique. Les 1 G et 1 L sont équipés de Sherman M4A4 à coque soudée et moteurs Chrysler, armés également du canon anglais de 17 livres – Sherman VC Firefly dans la nomenclature britannique.
Le 3 L reçoit des Sherman M4A1 à coque coulée, avec moteur Continental et canon américain de 76 mm – Sherman II A dans la nomenclature britannique (voir ci-après Renaissance).
Le 1er chasseurs à cheval (1 ChCh) restera l’unique régiment de reconnaissance affecté à la 1re division d’infanterie.
Le cadre du 1er guides suivra, par moitiés, une période d’instruction de deux mois sur Sherman, au 1er lanciers, en avril et juin.
Le cadre du 3e Lanciers est formé progressivement à Bourg-Léopold à partir d’avril 1950, et assimilera une bonne partie du cadre du groupe chars.
C’est en octobre que le premier contingent de recrues destinées au 3e lanciers, est incorporé à Bourg-Léopold.
Les quatre régiments de chars sont articulés à deux escadrons de chars, commandés par des majors, conformément à l’organisation britannique .
Il est intéressant de constater que ce premier tableau d’organisation du régiment de chars belge prévoit un colonel comme commandant, un adjudant-major BEM comme adjoint tactique, et un adjudant-major ingénieur comme adjoint technique. Le commandant en second est un lieutenant-colonel.
A la fin de l’année, les quatre régiments de chars seront articulés à trois escadrons de chars. Les quatre régiments de chars sont affectés à la brigade blindée dont un quartier général embryonnaire est constitué en septembre, à Aix-la-Chapelle, aux ordres du général-major Léo Gyssels.
Alors que les régiments chars reçoivent leurs Sherman, le 1er chasseurs à cheval réceptionne ses premiers chars légers M24 Chaffee et voit son articulation modifiée par application du nouveau tableau d’organisation TO 135/5.
En décembre paraît le tableau d’organisation d’une division blindée, qui doit voir le jour l’année suivante, et qui comprendra la brigade blindée en cours de formation, et une brigade d’infanterie motorisée à créer. Diverses unités d’artillerie et de logistique sont également prévues.


RENAISSANCE DU 3e LANCIERS

   

En formation au groupe chars à partie d'avril 1950, le 3e Lanciers fut officiellement recréé en tant que bataillon de chars de combat le 3 avril 1950.

Dès sa reconstitution, un groupe d'officiers créa l'insigne qui fut d'abord porté sur le béret noir SANS fond blanc.

Soutenu par deux lances croisées aux flammes tricolores, il rappelle par le casque et la cuirasse de 1830 le 1er Régiment de Cuirassiers; le tout étant souligné d'un ruban flammé portant la devise "Comme à Orsmael je tiens", remémorant ainsi l'héroïque combat du 10 août 1914.

C'est plus tard, à l'occasion de la prestation de serment de S.M. le Roi Beaudouin, en juillet 1951, que les écussons de couleur font leur apparition au béret.
Un fond blanc de forme rectangulaire fut ajouté sous l'insigne.

 

MON BERET NOIR

Bien des "Blindés" lui ont consacré leur jeunesse,

Et pour lui ont souffert et ont tout donné,

Rien ne pourra jamais nous délier de notre promesse,

Ensemble on s'est trouvé au plus fort du danger,

Témoin des heures sombres et des heures de liesses.

 

Nature morte de notre carrière tant aimée,

Où brille dans ses Ors, l'insigne vénéré,

Image d'un lien qui nous unit au passé,

Rien ne pourra  jamais nous en séparer.

I.BRASSEUR

1946 A 1950

LES TENUES

Suite à la transformation, en 1946 du 1er régiment blindé cavalerie en 1er régiment de guides, et à la recréation des 1er lanciers et 1er chasseurs à cheval, le port des grades anglais est définitivement interdit.

Les anciens grades belges, étoiles et barrettes, déjà utilisés dans les autres armes, refont leur apparition sur les collets pointus des battledress des officiers et adjudants, à même le tissu kaki, sans fond de couleur.

Sur les épaulettes, les anciens insignes d’unité font également leur apparition. Dans un premier temps, les insignes sont brodés en soie beige ou grise, en lieu et place de l’or et de l’argent.

Les galons des sous-officiers et brigadiers sont désormais portés en "sardines", mais avec du galon kaki anglais à chevrons.

Au béret noir, c’est le lion belge qui est porté au début, jusqu’à l’apparition progressive des badges régimentaires vers 1949.

Le badge de béret est porté sans écusson de couleur distinctive jusqu’en 1951.

Rappelons que jusqu’en 1951, le béret noir n’est décerné aux recrues qu’à l’issue de leur formation et à l’occasion d’une cérémonie. Mais le QM (la Logistique de l'époque) s’y opposera bientôt et cessera de distribuer des bérets kaki aux recrues à l’instruction. C’est à l’occasion de la prestation de serment de S.M. le Roi Baudouin, en juillet 1951, que les écussons de couleur font leur apparition au béret.

Les collets aux couleurs traditionnelles, blanc, jonquille et amarante, déjà portés sur le service-dress par les officiers et les anciens sous-officiers, apparaissent en 1947 sur le battle-dress, pointus pour les sous-officiers et la troupe, pentagonaux pour les officiers et adjudants.

Mode héritée des Britanniques, les adjudants de régiment et d’escadron (RSM pour Regimental Sergeant-Major et SSM pour Squadron Sergeant-Major) portent respectivement une couronne de 34 ou 22 mm, insigne de leur fonction, au bas des manches, au-dessus des galons de grade.

Jusqu’au début de 1947, les officiers portent le béret noir en tenue de ville, avec ceinturon de cuir et baudrier, tolérance qui sera interdite ensuite et réservée exclusivement aux parachutistes et commandos.

Ce n’est que vers 1947  que le service-dress sera fourni par la chaîne logistique, aux candidats officiers de réserve (COR) et sous-officiers d’élite, d’abord de couleur kaki vert, beige ensuite.

 REGIMENT DE CHARS

e

 Réactivation et remise de l'étendard

Recréation du 3e Régiment de Lanciers à Bourg-Léopold le 03 avril 1950

 

Le 3e  Lanciers prend l'organisation britannique.

Dans le cadre du "Mutual Defense Aid Program ", le 3e Lanciers reçoit  le Char moyen General SHERMAN (76 mm) et (105 mm) ainsi que le  M24 Chaffee , le M3A1 Scout-Car et le M32 Recovery.

Le 3L reçoit des Sherman M4A1 à coque coulée, avec moteur Continental et canon américain de 76 mm – Sherman II A dans la nomenclature britannique.
La plupart ont la suspension VVSS – Vertical Volute Spring Suspension – et des chenilles étroites, mais l’escadron A sera équipé de chenilles larges et de suspensions HVSS – Horizontal Volute Spring Suspension.
L’état-major de chaque escadron chars est renforcé par deux Sherman armés d’un obusier de 105 mm, Sherman M4 II B à moteur Continental.

Le peloton éclaireurs se voit attribuer des chars légers M3 Stuart, armés d’un canon de 37 mm,

Les postes à modulation d’amplitude de la série britannique 19, continueront à être utilisés sur les Sherman jusqu’à remplacement par les SCR 508.
C’est en octobre que le premier contingent de recrues destinées au 3e lanciers, est incorporé à Bourg-Léopold.
 

SHERMAN

SHERMAN 76 mm SHERMAN 105 mm
Munitions 76mm pour Sherman
Moteur Sherman Poste radio sur Sherman
 
Poste de conduite Sherman Épaisseur du blindage Emplacement canonnier Sherman

 

 Le 3e Lanciers utilisa les versions améliorées avec le canon de 76 mm et 105 mm, avec suspension verticale (VVSS) ou horizontale (HVSS).

Vertical volute spring suspension (VVSS)

Horizontal volute spring suspension (HVSS)

 

Introduit en 1942 dans l’armée américaine. abondamment employé par la plupart des armées alliées pendant et après la seconde guerre mondiale. Le Sherman fut le char moyen le plus prolifique du conflit dans sa très large gamme de conversions pour missions spécifiques. Également employé au combat en Corée et au Moyen-Orient toujours en service dans quelques armées. (Note : les données concernent le M4A3 de série.)

Le 29 août 1940, le lendemain du jour où fut prise la décision de produire le char moyen M3 au lieu du M2A 1, commençait l’étude d’un nouveau char moyen devant monter le canon de 75 mm sous une tourelle capable de pivoter sur un cercle d’azimut complet. Le nouvel engin reçut la désignation de T6 et ses concepteurs cherchèrent à employer le plus possible d’éléments déjà utilisés pour le M3. L’élimination de l’affût sous tourelle latérale allait réduire le cubage de l’habitacle et donc la surface à blinder, d’où la possibilité soit de diminuer le poids, soit d’épaissir le blindage.

Le T6 fut standardisé en septembre 1941 sous la désignation de char moyen M4 mais tous ses modèles (et ils n’allaient pas manquer !) prirent dans la troupe et dans le public le nom du général William Sherman.
 

Général William Sherman


Le jour de son adoption par l’armée, le Sherman pesait une trentaine de tonnes (30 482 kg) et était armé du 75 mm M2. La tourelle. un coulage monocoque de forme arrondie, était assistée électriquement et blindée a 76,2 mm en front. Un gyrostabilisateur commandait le pointage en site de la pièce.
La section inférieure de la coque était soudée ; le mode de construction de la section supérieure permettait dans une certaine mesure, d’identifier les divers modèles : sur le M4, la section supérieure était soudée ; sur le M4A1, elle était coulée et arrondie.
Le blindage des deux coques était de 50,8 mm. Mais cette différence dans l’assemblage n’aidait à distinguer que le M4 et le M4A1. Les variations entre modèles principaux de la série M4 venaient dans la majorité des cas des différentes installations du groupe propulseur.

Les autorités permirent la mise en production du Sherman dans l’espoir de remplacer le M3 le plus vite possible. Les trois « grands" de l’automobile - General Motors, Ford et Chrysler - participèrent plus ou moins directement à la production du Sherman dont on exécuta, toutes variantes réunies, 49 230 exemplaires.
Si le chiffre de la production était impressionnant la qualité du produit fut constamment améliorée jusqu’au dernier jour de la guerre - et même par après. Les perfectionnements les plus significatifs se portèrent sur l’armement, le stockage des munitions et la suspension. Le canon destiné au prototype T6 était le 75 mm T6 mais, comme mentionné dans la description des variantes du M3, l’arme se révéla décevante. Son modèle suivant, le T7, le fut moins et en mai 1941, la pièce devenait le 75 mm M2 mais son tube restait relativement court et la vitesse initiale fort peu élevée (564 m/sec).

Les premiers modèles du Sherman montèrent le M2 mais, dès septembre 1940, l’Armored Force avait demandé une pièce à plus haute vitesse initiale. Elle obtint satisfaction avec le 75 mm T8, adopté en juin 1941 sous la désignation de M3. L’arme tirait une munition perforante à la vitesse initiale de 619 m/s et, en outre, s’adaptait mieux à l’emploi sur char. Le tube, plus long, était mieux équilibré pour l’installation sur affût à gyrostabilisateur ; par ailleurs, la rotation de la culasse rendait possible l’ouverture du bloc à l’horizontale, ce qui donne à une pièce sous tourelle un meilleur pointage en site négatif.

Le 75 mm était donc accepté comme arme standard mais l’Ordnance Department n’en souhaite pas moins un meilleur pouvoir perforant et se mit à expérimenter des armes plus puissantes sans que les usagers n’en expriment le moindre désir et partant ne donnent aucun conseil. Le canon de 3 pouces du char lourd M6 ne représentait pas l’idéal mais, en adaptant la culasse du 75 mm au tube du 3 pouces. on obtint une arme des plus satisfaisantes.

D’abord désigné 3in T13 puis 76 mm T1, ce canon fut installé sur le Sherman dans le cadre d’un projet lancé en août 1942. Malgré toutes ses promesses, le projet ne trouva guère de partisans et fut abandonné en novembre de la même année.

Par la suite, le Sherman reçut quand même le 76 mm mais, cette fois, sous la tourelle du char moyen expérimental T23. L’amélioration était si sensible que l’Armored Board accepta de sanctionner le remplacement des 75 mm par les 76 mm lorsque les circonstances rendaient nécessaire un complément de puissance de feu C’était sauver la face pour permettre à la production de démarrer après le refus antérieur.

En juillet 1944. la production de chars armés du 76 mm atteignait les 2 000 unités - ce qui montre à quel point le complément de puissance de feu était le bienvenu (alors que des véhicules équipés du 76 mm avaient été déclarés périmés en 1943 !). Maintenant l’Ordnance Department rêvait d’un 90 mm. Une autre innovation dans le domaine de l’armement porta sur l’obusier de 105 mm.

En avril 1941, les responsables du polygone d’Aberdeen avaient suggéré poliment que le Sherman pourrait sans ennuis majeurs monter cette pièce mais il fallut attendre la fin de 1942 pour que deux M4A4 soient modifiés dans ce sens. Après d’autres essais sur un véhicule ayant subi une modification semblable. le M4E5, l’obusier sur affût M52 fut adopté comme matériel standard. Ces véhicules, construits à 4 680 exemplaires sur des coques de M4 et deM4A3, furent livrés aux compagnies état-major des bataillons blindés pour remplir des missions d’appui-feu.

Les premiers modèles du Sherman avaient la peu flatteuse réputation de flamber comme des torches une fois touchés par un obus antichar. Pour pallier ce défaut on essaya surtout de protéger la réserve de munitions qu’emmenait l’engin. Des râteliers à obus furent aménagés dans la section inférieure de la coque et dans le cas des 75 et 76 mm, entourés d’une paroi contenant un mélange d’eau et de glycérine tandis que la munition de l’obusier était protégée par un blindage.

En mai 1945, le suffixe wet (humide) vint s’ajouter à la désignation des chars employant le mélange d’eau et de glycérine.

Différents types de suspensions et de chenilles furent essayés pour améliorer la tenue du char en terrain varié tout comme pour réduire l’excès de pression au sol propre au Sherman. La suspension originelle de la série Sherman, extrêmement caractéristique avec ses ressorts hélicoïdaux verticaux, remontait au char moyen M2, de même d’ailleurs que la chenille de 0,41 m mais l’une comme l’autre convenaient mieux à un véhicule d’une vingtaine de tonnes (20 321 kg) qu’aux trente tonnes et plus du M4.

On finit par mettre au point et par incorporer en cours de production une nouvelle suspension à ressorts hélicoïdaux horizontaux et une chenille de 0,58 m. Dès lors, le suffixe HVSS s’ajouta souvent aux désignations, pour indiquer la présence de la nouvelle suspension.

Le dessin du Sherman supportait si bien les adaptations qu’il fut continuellement amélioré en cours de production, de sorte qu’il subsistait peu de ressemblances entre le premier M4 et le dernier M4A3 de série - supérieur à tous les points de vue. moteur, armement et suspension. Le type se prêtait aussi à la réalisation de nombreuses variantes et les autorités en la matière ont catalogué, pour la seule armée américaine, plus de 50 modèles expérimentaux dont l’intérêt n’est pas à nier.

Il semble que l’un au moins de ceux-ci soit toujours classé secret après toutes ces années. Les chars et autres véhicules de la série M4 furent livrés à de nombreux pays pendant et après la seconde guerre mondiale. Le Sherman fut fabriqué en plus grand nombre que n’importe quel autre char.

Certains commentateurs ont mis le doigt sur ses lacunes, par comparaison avec le Panther, par exemple, mais il rétablissait l’équilibre par sa fiabilité, son endurance et le simple poids du nombre. Trente-six ans après son apparition, le Sherman servait encore dans de nombreuses armées aux quatre coins du monde ; depuis 1945, il est présent dans presque tous les conflits auxquels prennent part des blindés.

Rappel: le 3e Lanciers était équipé de Sherman 76mm.
 

SHERMAN

Caractéristiques générales
Poids:  31,5 T.
Longueur:  5,84 m
Largeur:  2,62 m
Hauteur: 2,74 m
Equipage:  5
Blindage et armement
Blindage:  76 mm
Armement principal

1 canon de 76 ou 105 mm

Armement secondaire

 1 mitrailleuse AA .50

2 mitrailleuses .30

Mobilité
Moteur:  Continental, 9 cyl., 400 HP
Vitesse:  38,5 km/h
Autonomie: 193 km
Obstacle vertical 0,61 m
Coupure franche  2,29 m
Gué 0,91 m
Pente 60%

 

Sherman durant la manœuvre Battle Royal d'octobre 1954

En bas à gauche José Gilbert dit ''Le Pop''

 

STUART M3 du Pl Eclaireur

Caractéristiques générales

Équipage

4 (chef de char, tireur, pilote et copilote)

Longueur

4,5 m

Largeur

2,46 m

Hauteur

2,3 m

Masse au combat

14 700 kg

Blindage et armement

Blindage

13 à 51 mm

Armement principal

1 canon de 37 mm (174 obus)

Armement secondaire

3 Mitrailleuses Browning de 7,62 mm (7 500 balles)

Mobilité

Moteur

Wright (Continental) refroidi par air
250 ch (186 kW)

Suspension

ressorts verticaux en spirales

Vitesse sur route

58 km/h (30 en tout terrain)

Puissance massique

17,82 ch/tonne

Autonomie

120 km

Observant le déroulement des événements en Europe, les concepteurs de chars américains se sont rendu compte que les chars M2 étaient obsolètes et décidèrent de les améliorer. La nouvelle conception, avec un meilleur blindage, une suspension modifiée et un nouveau système de recul du canon fut désignée Light Tank M3. La production du véhicule commença dès mars 1941 et continua jusqu'en octobre 1943. Comme le M2A4, son prédécesseur direct, le M3 était armé d’un canon de 37 millimètres modèle M5 et 5 mitrailleuses Browning M1919A4 cal 30 (7,62 mm).

Les premiers M3 étaient motorisés par des moteurs dérivés de l’aéronautique, pour privilégier la livraison de ces derniers pour l’aviation, il fallut opter pour un nouveau bloc. Le choix se porta sur le montage de deux moteurs jumelés d’origine Cadillac. Le nouveau modèle (appelé M4 mais rebaptisé M5 pour éviter la confusion avec les M4 Sherman) a également reçu une coque remodelée avec des plaques de blindage inclinées et le déplacement des trappes d’accès du pilote sur le dessus de la coque. Bien que la principale critique remontant des unités employant les Stuart était son manque de puissance de feu, la série des M5 gardait le même canon de 37 mm. Le M5 a graduellement remplacé le M3 dans la production à partir de 1942 et fut remplacé par le M24 Chaffee fin 1944.
 

Char dépanneur - TRV - M32 et  m74

Véhicule de maintenance destiné au dépannage des chars.

Le 3e Lanciers a d'abord utilisé le M32 et ensuite le M74.

 

M32

 

Caractéristiques du M32

Armement 1Mi .50 et 1Mi .30
Longueur 5,82 m
Largeur 2,62 m
Hauteur 2,65 m
Poids 28 T
Equipage 4 hommes
Blindage 51 mm (maximum)
Moteur Continental R 975
Autonomie 193 km
Vitesse 39 km/h

 

M74

Gaston Surkijn sur le TRV BULL DOG  au Camp de Vogelsang en 1962

 

 Une nouvelle version (T 74) est  développée en 1952, toujours sur la base de Sherman. Elle donne naissance au Medium Recovery Vehicle M 74. Celui-ci doit être construit de février 1954 à octobre 1955 par la firme Bowen-Mc Laughlin-York. Le châssis de base est toujours celui du Sherman M 4 A3, mais cette fois, pas moins de quatre treuils sont prévus : un puissant treuil principal de 41 tonnes à l'avant, un treuil de 11 t à l'arrière, un treuil auxiliaire de 4,5 t et enfin un petit treuil manuel de 0,9 t. Une partie des M 74 provient de la reconversion d'anciens chars dépanneurs M 32 aux nouveaux standards. Une bêche d'ancrage montée à l'avant stabilise l'engin en cas d'intervention sur les matériels lourds. Une petite série complémentaire est réalisée tardivement, fin 1958, par l'arsenal de Rock Island (60 exemplaires). Comme sur le M 32, l'armement est limité à deux mitrailleuses.

 

Caractéristiques du M74

Longueur 7,92 m
Largeur 3,04 m
Hauteur 2,92 m
Poids 42.500 kg
Moteur Ford GAA 8 cylindres
Constructeur Bowen-Mc Laughlin-York
Équipage  4 hommes
Blindage   76mm maxi
Équipement radio SCR 528 538
Vitesse sur route  34 km/h
Autonomie 200 km

 

M24 Chaffee

 

En 1942, les premiers rapports des unités blindées de la 5e armée britannique en opération dans le désert occidental, démontrent que leurs chars Stuart M 3 et M 3 A1 sont sous-armés, et que leurs blindages sont tout à fait insuffisants face aux véhicules de combat allemands.
Le canon de 37 mm du M 3 est de plus en plus inefficace dans certains combats entre blindés. Son successeur, le M 5, qui bénéficie d'un blindage plus conséquent et d'une motorisation plus puissante, mais l'armement reste identique.

Un premier projet utilisant le char T 7 comme base de développement de ce nouveau blindé est donc commandé par l'US Army. L'engin est un support idéal pour l'installation d'un canon de 57 mm, alors demandé par les Britanniques. Avec le canon de 75 mm, le T 7, dont le blindage augmente aussi, se retrouve alourdi, passant ainsi dans la classe des chars moyens. Le projet est donc abandonné. L'Ordnance Corps se tourne alors en 1943 vers Cadillac, constructeur du M 5 et du M 5 A1. Les ingénieurs qui étudient les rapports sur le Stuart au combat, repensent totalement le design et le système de roulement du véhicule en s'inspirant du T 7. Ils décident d'y adapter la boîte de transmission Hydramatic et les deux V8 Cadillac jumelés du M 5 A1.
Sous la dénomination T 24, deux prototypes sont réalisés, et présentés en octobre 1943. Incroyablement maniable et mobile, il est mécaniquement très fiable et souple en tout terrain. Ceci est dû au système de suspensions à barres de torsions hérité du chasseur de char M18 Hellcat.
L'engin présente également, sous une silhouette des plus basses, une meilleure inclinaison de blindage et des angles à la fois fluides et cassants, ce qui le rend moins vulnérable. La tourelle, spacieuse, intègre parfaitement le canon allégé M 6 de 75 mm, dérivé du modèle utilisé sur les versions G et H du bombardier B-25 Mitchell. Le char reçoit aussi deux mitrailleuses de 7,62 mm, l'une en tourelle, près du canon, la seconde au niveau du glacis. Une mitrailleuse de 12,7 mm, peut être aussi disposée sur la tourelle, pour être utilisée comme arme antiaérienne ou contre l'infanterie. Rencontrant un franc succès auprès des tankistes chargés des essais, et des membres  de l'Ordnance Department, le T 24  est  immédiatement commandé à

1.000 exemplaires, avant d'être standardisé en 1944, sous la dénomination M 24 Light Tank. Entre temps, le T 24 donnera lieu à une autre version, le T 24 E1, qui aura la même apparence, mais qui utilisera le groupe moteur du M 18 Hellcat. Celui-ci restera à l'état de prototype.
Cadillac et Massey Harris qui assemblent le Stuart M 5 A1 sont naturellement chargés de la construction du M 24, dont le premier exemplaire sort d'usine en avril 1944. Construit à plus de 4 000 exemplaires, le M 24 connaît tardivement le baptême du feu. Il n'arrive qu'à la fin de l'année 1944 en Italie puis en Allemagne, où il prend une part active à la « course » des Alliés vers le Rhin et Berlin. En fait, malgré quelques coups d'éclats, l'engin passe inaperçu dans le dernier conflit mondial.
En revanche, il trouve rapidement sa place au sein de nombreuses armées du globe dès 1946. Il participe ainsi à la guerre de Corée, où il s'illustre en juillet 1950, en combattant les T 34 chinois qui déferlent sur le sud du pays.
 

Picture of M24 Chaffee

Poste radio sur Chaffee

 

Fiche Technique

Équipage:  05 hommes-Chef Tk, Canonnier, Chargeur, Chauffeur, Co-chauffeur
 Longueur:  5.56 m
 Largeur:  2.95 m
 Hauteur:  2.77 m
 Poids: 19 tonnes
 Moteur: 02 Cadillac / Massey 44T24 soit 16 cylindres 220 à 300 ch
Vitesse sur route: 54 km/h sur route 40km/h en tout terrain
Autonomie:  160 km
Blindage:   9,5 à 38 mm
 Armement
 Canon de 75mm M6 (48 obus)
 1 mitrailleuse de 12.7mm (440 coups)
 2 mitrailleuses de 7.62mm (2X 750 coups)

M3A1 SCOUT-CAR

    
En juin 1939 le M 3 A1 fait son apparition et équipe le 7ème régiment de cavalerie mécanisée US.
Sa caisse ouverte peut accueillir huit hommes protégés par un blindage de 6,35 à 12,7 mm d’épaisseur.
Il est équipé à l’avant d' un rouleau de franchissement qui s'avèrera peu utile et sera souvent retiré sur le terrain compte tenu des très médiocres performances de l'engin en tout-terrain.
Plusieurs mitrailleuses allant du 7,62 au 12,7 mm peuvent être montées sur un rail bordant toute la caisse.
La production totale est d'environ de 20 900 exemplaires.
Il était le seul véhicule de combat à roues des unités de reconnaissance de l’U.S ARMY jusqu'à l’apparition de l’automitrailleuse M 8.

 

Armement:

Poids :

Longueur :

Largeur :

Hauteur :

Equipage :

Blindage :

Moteur :

Autonomie :

Vitesse :

 

1 Mi.30 - 1 Mi.50

4,5 T

5,62 m

1,96 m

1,91 m

08 hommes

12 mm

Hercules JXD 6 cylindres 110 ch

430 km

103 km/h

De part sa silhouette particulière, le White Scout Car M3A1 est un véhicule unique dans l’inventaire des véhicules U.S. Le White Scout Car M3A1 eu une carrière opérationnelle relativement courte pendant la guerre dans l’US Army. Conçu durant les années 1930, il accusait une génération de retard face au modernisme de la Jeep et du Half-track, auquel, il avait cependant servi de base d’étude. Construit par White en 1938, ses capacités limitées en faisaient déjà un véhicule de combat obsolète lors de la campagne d’Afrique du Nord. Initialement, le White Scout Car était utilisé comme véhicule de reconnaissance dans les unités blindées. S

ENSUITE

Articulé d'abord en deux escadrons de chars, puis en trois dès novembre, il passe au début de 1951 à la 16ème Division Blindée où il est affecté, en mars, au 16ème Groupement Blindé. 

Insigne de la 16e Division Blindée

Le 25 mai 1951, le régiment reprend possession de son vieil étendard qui lui est remis par le Lieutenant-Général  Jooris.

Lieutenant-Général JOORIS Commandant de la 16ème DB

 

  Le mois suivant, il passe à l'organisation américaine à quatre escadrons, puis, après quelques mois de transit à Vogelsang, prend enfin possession, en novembre, du camp Major Legrand, à Altenrath, alors que les plâtres ne sont pas encore secs.

 

  Camp Major Legrand à Altenrath- Vues Corps de Garde et intérieur du quartier

 

Ce quartier où a séjourné le 3ème lanciers porte le nom du Major Louis Henri Legrand (DSO).

 

Le Major Louis Henri Legrand

Né à Namur le 5 janvier 1902, le Commandant Louis LEGRAND est, le 10 mai 1940, Adjudant-major au 22e Régiment d'Artillerie à Cheval. Il reçoit son baptême du feu au canal Albert et participe à la bataille de la Lys. Fait prisonnier le 29 mai, il tente de s'évader à cheval et est repris. Le même jour, il s'évade à nouveau et, via l'Espagne et le Portugal, rejoint l'Angleterre le 30 août 1940.

Chef du cabinet du Ministre de la Défense Nationale GUTT, il est envoyé en mission au Moyen-Orient de 1941 à 1942. Puis il obtient de passer dans une unité combattante de l'Armée anglaise.

 

6th Royal Tank Regiment

Avec le 10th Royal Hussars, régiment de première ligne de la 8e Armée, il participe à la bataille d'El Alamein à bord d'un Sherman et, fait rare  pour un étranger, il reçoit la DSO "sur le champ de bataille".

10th Royal Hussars Badge.jpg

Insigne 10th Royal Hussars

DSO

Distinguished Service Order

 

Le 15 juin, son unité débarque en Normandie. Il va enfin pouvoir participer à la libération de son pays et des siens.
Le 26 au matin, la 11° division blindée attaque à l'ouest de Caen et s'apprête à franchir la rivière Odon.
Durant cette journée, il est attaché à l'état-major de la brigade, mais le lendemain matin, il insiste et il obtient de rejoindre le 23rd Hussars pour l'assaut; il commande un char Sherman qu'il a baptisé, comme d'habitude « Liberator ».

Insigne 23rd Hussars


Au début de l'après-midi, les escadrons de son régiment progressent, mais les Allemands réagissent furieusement sur la gauche en direction de Caen. Le major Legrand se rend compte que cela chauffe par là, et, sans hésiter, se porte où l'engagement paraît devenir sérieux. Sitôt parvenu à l'escadron engagé, il repère deux chars allemands "Tigre", à quelques distance, avec un groupe de trois chars britanniques, il leur donne la chasse. Mais son char n'a pas un canon assez puissant pour entamer le blindage des "Tigre" et lutter avec leur armement. N'importe! Il les harcèle comme il peut, s'approchant, se retirant pour attaquer ailleurs, revenant à la charge du côté où l'ennemi paraît plus abordable et plus vulnérable. Vains efforts. Seul un char mieux armé peut en finir avec ces gros blindés allemands. Il reconduit son équipage à couvert et, hors de portée, il rejoint à pied le groupe des trois autres tanks.
L'un d'entre eux est un Sherman dernier modèle muni d'une forte pièce de 76 mm. Se hissant dessus, le major Legrand s'assied sur la carapace de fer derrière la tourelle et commence à diriger le tir. En quelques coups, il détruit un des "Tigre" et se tourne résolument vers l'autre, qui cesse rapidement le combat.
Cette fois, semble-t-il, on peut aller de l'avant et profiter du succès qu'on vient de remporter. Il reprend son char et, à toute allure, se précipite avec les trois autres chars sur un petit chemin de campagne qui va vers l'Est.
 

Tué au combat
C'est là que la mort l'attendait. Au moment où il va déboucher sur la grand-route de Caen à Villers-Bocage, une batterie de 88 mm dissimulée quelque part ouvre le feu: trois des quatre blindés britanniques sont atteints, les flammes jaillissent, ce n'est plus à l'instant qu'une fournaise dévorante… Le seul char demeuré intact rebrousse chemin pour ne pas subir le même sort.
Le lendemain, le char du major Legrand fut retrouvé entièrement calciné, on découvrit les restes carbonisés de trois hommes, les deux chauffeurs et le chargeur, le major Legrand et son canonnier avaient disparu.
Un certain doute a pu subsister sur leur sort, mais il semble cependant qu'ils ont brûlé complètement dans leur char.
Ils se trouvaient près des soutes à munitions et d'un réservoir d'essence. Après le terrible impact d'un obus antichars tiré à une distance de 200 mètres et que toutes les munitions situées sous leurs pieds aient explosé, que le char ait brûlé deux jours, il n'est pas étonnant que leurs cendres mêlées aux débris calcinés n'aient pu être identifiées.
Le maire du village de Mouen, qui se trouvait caché près de l'endroit où le char brûlait à moins de trente mètres de sa maison, confirme qu'aucun des occupants des chars détruits n'a pu survivre à ce terrible combat.
Son Commandant de Brigade, en faisant part de sa mort à l'Ambassadeur de Belgique à Londres, termine sa lettre par cet éloge: « Le major Legrand a rendu d'inappréciables services à la Brigade comme instructeur d'artillerie pendant les six mois durant lesquels il y fut attaché et il s'est concilié le respect et l'admiration de tous, officiers, sous-officiers et soldats, non seulement par sa vaste connaissance du sujet qui l'intéressait profondément mais aussi par le charme de sa personnalité, par ses dons d'entraîneur, par sa foi dans la cause pour laquelle nous combattons et par ses efforts inlassables pour améliorer la valeur de tir de la Brigade »

 

Le monument dédié au Major Louis Henri Legrand

 a été inauguré le 7 juin 1994, à 17 heures à MOUEN.

 

BATAILLON DE CHARS MOYENS

1952

Insigne 1er Division d'Infanterie

Insigne 16e Division Blindée

 

  Organisation Bataillon de chars moyens  

1952

Les Sherman cèdent la place à des M47 Patton tout neufs et le régiment passe, en octobre, au 18ème Groupement Blindé; il y restera jusqu'en février 1957, date à laquelle il passe à la 1ère Division d'Infanterie, aux ordres de la 7ème Brigade, rebaptisée 7ème Groupement d'Infanterie.

Ce fut un grand changement après sept années passées à la 16ème Division Blindée, et nombreux furent ceux qui rechignèrent à remplacer, sur la manche de leur battle-dress, le badge de la 16DB par celui de la 1DI!  Mais finalement, à l'occasion de nombreux exercices infanterie chars dans la plaine de la Wahnerheide, des liens s'établirent entre les chefs de pelotons de tanks et d'infanterie, les commandants de compagnies et d'escadrons.

Insigne de poche de la 1er Division

 

Le Tank M47 Patton  

 Porte le nom du Général George Smith Patton (11 novembre 1885 – 21 décembre 1945), né à San Gabriel (Californie), qui était un général d'armée américain de l'US Army pendant la Seconde Guerre mondiale.
 

 

Fichier:GeorgeSPatton.jpg

 

Conflits auxquels il a participé :  

Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

 

Commandements  

VIIe Armée

Ie Groupe d'Armée

IIIe Armée

 

Faits d'armes

Opération Torch

Opération Husky

Opération Cobra

 

Décorations du Général Patton 

2 Distinguished Service Cross

3 Distinguished Service Medal Distinguished Service Medal
2 Silver Star Silver Star
1 Bronze Star
1 Purple Heart La médaille
Ainsi que de nombreuses décorations étrangères

 

Grades, insignes, chevrons et décorations du Général PATTON

La jeep du Général Patton

Timbres belges ayant pour thème le Général Patton

 

L'après-guerre

En octobre 1945, le général Patton assuma le contrôle de la 15e Armée, une armée de papier, en Allemagne occupée. Ce nouveau commandement est en réalité une sanction suite à ses critiques vis à vis de la dénazification et sa volonté de déclarer la guerre à l'Union soviétique qu'il présenta comme le futur adversaire des États-Unis. Eisenhower, qui couvre plus ou moins régulièrement ses déclarations, lui retire le commandement de la 3e Armée et son poste de gouverneur militaire de Bavière.

Il mourut à Heidelberg, à la suite d'un accident de voiture, le 21 décembre 1945.
Il est enterré au cimetière américain de Hamm, au Grand-Duché de Luxembourg, au milieu des hommes de sa 3e Armée.

 

M47 PATTON

 

Photo du Patton CAMBRAI - 31 Escadron C du 3e Lanciers

Flamme d'antenne époque Patton et Léopard

 

Développé par la firme Chrysler, le M 47 Patton entra en service en 1950, mais ne fut pas engagé au cours de la guerre de Corée.
En 1952, les premiers M 47 sont livrés à différents pays de l'OTAN dont la Belgique et certains affectés au 3e lanciers.
Le M 47 Patton se caractérise par des innovations techniques :
- Un système de transmission cross-drive qui combine un convertisseur de couple (qui remplace à la fois l'embrayage et la - boite de vitesse) et un ensemble de trains épicycloïdaux (qui remplace à la fois les réducteurs et le différentiel).


- Un pilotage très simplifié. Les commandes consistent en un petit levier levier style "manche à balai", un accélérateur et une pédale de frein.
- Un télémètre stéréoscopique.
- Un système infrarouge de conduite de nuit.
- Le Patton disposait également d'un canon puissant pouvant tirer un large éventail de projectiles et d'un excellent système de suspension.
Ses défauts majeurs étaient son encombrement important, le rendant difficile à camoufler et à transporter, sa consommation d'essence importante et revers de la médaille, sa sophistication rend délicate la maintenance.
 

Fiche technique

Armement 1 canon 90mm
1 mitrailleuse AA .50
1 mitrailleuse coaxiale .50
1 mitrailleuse de coque .30
Poids: 46.170 kg
Longueur: 8.508 m
Largeur: 3.51 m
Hauteur: 3.352 m
Equipage: 5 hommes
Blindage: 30 cm
Moteur: American Locomotive Company
Autonomie: 130 km
Vitesse: 48 km/h
Munitions

71obus de 90mm dont 11 en tourelle

Munitions pour mitrailleuses

Moteur Patton M47

 

 

 

 

Anciens règlements techniques du Patton M47

 

 

Quelques munitions 90mm du tank Patton M47 et M48

 

Vue de l'intérieur de la tourelle

 

 

Les 8000 chars M47 Patton ont servi dans les régiments de chars des nations suivantes:

RFA
Arabie saoudite
Autriche
Belgique
Brésil
Corée du Sud
Espagne
 États-Unis
France
Grèce
Iran
Italie
Jordanie
Pays-Bas
Pakistan
Portugal
Grèce
Turquie
RFS Yougoslavie

 

 

Casque, lunettes de protection et matériel radio en usage sur le Patton M47

 

        

Différentes tenues d'un équipier tank Patton M47

 

  

Poste SCR 508 en usage sur le Patton M47

A l'avant et à gauche (petit cylindre) le dynamoteur :

 A cette époque, il n'y avait pas de composants électroniques type semi-conducteur, aussi, la régulation en tension était assurée par une pile de carbone (un simple composant à l'époque...).

Avec l’avènement des Patton, on généralisera la modulation de fréquence, avec les postes à cristaux commandés par boutons-poussoirs. Ces postes de la série US SCR-508, ont une portée théorique de + 10 km, et disposent d’un émetteur avec dix fréquences préréglées, et de un ou deux récepteurs comportant les mêmes fréquences présélectionnées.
Les commandants d’escadron et chefs de pelotons, qui doivent pouvoir tenir deux réseaux, escadron et régiment ou peloton et escadron, disposent de deux récepteurs.
Un système interphone permet aux équipiers de communiquer entre eux.
Pour la liaison avec l’infanterie, les chars disposent d’un poste-annexe, AN/VR-C3, version blindée du poste d’infanterie SCR-300 et du téléphone arrière du char.

Ces deux engins seront d’un rendement médiocre ou nul dès que le moteur de tourelle du char fonctionne.
 

Micro T17 Brins  d'antenne pour SCR 508 Laryngophone T30
Écouteurs H16 Base d'antenne MP 48 Micro-moustache T 45
 
Boîte de poitrine TD 4 Haut parleur LS-201 Boîte de contrôle BD-606 D

Boîte de quartz CS 37 pour fréquences SCR 508

 

Fiche technique du Radio Sets SCR 508

Gamme de fréquences en Mhz

 20 à 27

Nombres de canaux

 80

Espacement des canaux

 100 Mhz

Mode de fonctionnement

 F3/Phonie

Puissance

 30W

Antenne utilisée

 Fouet

Portée

 16 Km

Alimentation

 12/24 volts

Poids

 101 kg

 

3ème Lanciers à Altenrath en 1955

 

 

 ORGANISATION LANDCENT

1960

Suite à la célèbre intervention de Madame la sénatrice De Moor –Van Sina, qui estimait qu’il n’y avait que des "poitrines flamandes" pour recevoir le premier choc de l’Armée rouge en cas d’attaque venant de l’est, le 4e chasseurs à cheval (4 ChCh), régiment de reconnaissance de réserve francophone, est activé à Werl le 1er février 1961 par mutation du personnel des escadrons supprimés aux régiments de chars francophones, 1er et 3e lanciers  et 1er guides.

Ce nouveau régiment articulé à trois escadrons Recce prend la place du 4 L comme régiment de reconnaissance du corps d’armée.

Les chars des escadrons tanks francophones dissous passent au 4 L.

 

NOTE GDB

                                                                                                                                                                                                           Le 09 décembre 1960.

OBJET : Processus de transformation du 4 L (Recce) en Bn Tks et de formation du 4 ChCh.
Ref : GDB 11066 du 10 Nov 60.

1. Afin de régler au mieux la transformation du 4 L (Recce) en Bn Tks Moyens et de permettre la formation du 4 Ch Ch, vous trouverez ci-dessous la procédure qui sera suivie.
2. Un corps réduit 4 Ch Ch sera constitué à la date du 14 janvier 61. Il sera placé en subsistance au 4 L et chargé des opérations de constitution du 4 Ch Ch (contacts avec le   Comd Quartier pour répartition et mise en ordre des locaux, reprise du TD 4 L, etc…). Composition du corps réduit : voir annexe 1.
3. Remises et reprises de matériels.
   a. Le 4 L remettra au 4 Ch Ch une dotation complète de Bn Recce suivant TO/TD U1-243 P et G.
   b. Le 4 L recevra de chacun des 1 L, 3 L et 1 G une dotation complète d'un Esc Tk suivant TO/TD U4-212 P et G.
   c. Le NM 21 passera au 4 L le 3 Jan 61 les Veh roues d'un EMS Bn Tks suivant TO/TD 212 G (les Veh radio resteront équipés de leur poste organique). Ces matériels   proviendront de l'ex 5 L (de Res).
   d. Le N Mob 31 passera au 4 L six tanks M47 avec OVM complet, le 9 Jan 61.
   e. En ce qui concerne les M75 à affecter au 4 L (Bn Tks), voir la note GDB 6297 du 24 juin 60.
   f. Le N Mob 31 remettra à chacun des 1 L, 3 L, 1 G, deux Tks M47 avec OVM complets.
   g. Le 4 L commandera, dès réception de la présente DM, une dotation d'EMS Bn Tks suivant TO/TD U1-213 P et G (à l'exception des matériels reçus suivant c. et d. ci-avant)

Remarques
1. Les modalités reprises et Mov de matériels entre BELGIQUE et FBA sont à régler de commun accord entre 1 (BE) Corps et CSOM F Int.
2. Les reprises de matériels en FBA sont à régler entre les S4 d'unités intéressées en se basant sur les principes suivants :
   a. Remise et reprise au cantonnement de l'unité destinataire.
   b. Mov et convoiement à charge de l'unité cédante.
4. Régularisation des TD des unités transformées.
   a. Les réajustements des TD 1 L, 3 L, 4 L et 1 G sont à charge de ces unités et seront effectués dès la fin des opérations de transformation suivant TD U1-213 P et G.
   b. Le réajustement du TD 4 Ch Ch se fera dès parution du nouveau TO/TD de cette unité.
5. Basic Loads Munitions.
   a. Le 4 L cèdera au 4 Ch Ch son Basic Load de Bn Recce à la date du 1 Fev 61.
   b. Les 1 L, 3 L et 1 G fourniront chacun au 4 L, un basic load complet d'Esc Tks (TO/TD 212 P et G) (date à fixer par 1 (BE) Corps).
   c. Le complément de Basic Load (Bn Tks) est à commander par le 4 L (TO/TD 213 P et G).
6. Munitions d'entraînement.
      Les dotations en munitions d'entraînement seront fixées incessamment par GDO.
7. Conversion du personnel clé des 4 L et 4 Ch Ch.

 

 

  En mars 1960, les deux divisions adoptent toutes deux l'organisation LANDCENT (Voir ci-dessus note GDB 11066 du 10 novembre 60) , qui nécessite la création de nouveaux bataillons de chars et de reconnaissance, par prélèvement du quatrième escadron des régiments existants;  en février 1961, l'escadron D quitte donc Altenrath en bloc pour devenir l'escadron A du 4ème Régiment de Chasseurs à Cheval reconstitué.  Le 3e Lanciers, à trois escadrons de 17 chars, reste dans sa brigade, rebaptisée 7e Brigade d'Infanterie Blindée.  

 

]

 

     

Fanion de l'escadron D du 3L   Fanion de l'escadron A du 4ChCh
Une certaine ressemblance !

 

En février 1961, l'escadron D du 3e Lanciers au complet quitte Altenrath pour formé l'escadron A du 4e Chasseurs à Cheval

Il rejoint le Quartier Houhulst de Werl où le 4ChCh est reconstitué en tant que Régiment de reconnaissance du 1er Corps Belge.

 

Le dernier Commandant de l'escadron D/3L et premier Commandant de l'escadron A/4ChCh fut un de nos  anciens Chefs de Corps :

le Colonel BEM e.r. Yves MEUGENS d'ou la conservation de certaines couleurs.

 

"Le 4 ChCh a été formé à partir de 3 unités blindées dont chacune devait fournir le personnel d'un escadron qui, de chariste devenait recce, le matériel étant destiné au 4L qui devenait Bataillon tank.

Ce changement se faisait à raison d'un escadron tous les 2  à 3 mois. Je suis arrivé le dernier, mais avec mon escadron D/3L que je commandais depuis 18 mois. Les autres unités avaient constitué des escadrons "de marche". Cette situation a fait que l'escadron A 4 ChCh a plus rapidement créé des traditions, notamment un fanion d'escadron.

Ce fanion représente la lettre A de l'escadron à travers duquel saute la mascotte du Régiment "Shako'. Ce fanion est resté en vigueur pendant de très nombreuses années et a disparu suite aux restructurations du Régiment".

(Texte Colonel BEM e.r. Meugens).


Photo de "Shako", mascotte du 4ChCH reprise sur le fanion du A/4ChCh

(Photo Colonel e.r. Hoeck)

Setter irlandais offert le 10 mai 1961 au 4ChCh par le Commandant du 1(BE)Corps suite à la suggestion de Madame Grahay

 

Organisation des forces belges en Allemagne au 31 -12-1960

 

Fastes 1963 - Lieutenant-général Crahay Commandant des Forces Belges en Allemagne

Lieutenant-colonel BEM Leyder Chef de Corps 3e Lanciers

 

PÉRIODE TRANSITOIRE

1969

   

 

  En janvier 1969, la conjoncture est de nouveau à l'économie et trois bataillons de chars doivent disparaître.  Le 1 juillet, après la dissolution de son dernier escadron, le 3e Lanciers transmet son nom, son étendard et ses traditions au bataillon d'instruction blindé qui se constitue à Stockem Arlon au sein de l'ETBl.   Cette organisation subsiste un an; le 1er janvier 1971, le régiment passe à la réserve comme bataillon léger de la Province de Luxembourg.  

 

 RÉACTIVATION

1973

   En 1973, le Ministre de la Défense Nationale décide de constituer un sixième bataillon de chars. Le 3e Régiment de Lanciers est reformé à Düren, en Allemagne, le 1er octobre 1973 et l'étendard le rejoint le 14 décembre suivant.

 

  Opérationnel sur tank Léopard 1,  le 1er octobre 1974, et destiné à opérer sur pied de guerre avec la 12e Brigade de réserve, le régiment dépend, sur pied de paix, de la 17e Brigade Blindée.  Un an plus tard, celle-ci s'installe à Siegen et est remplacée à Düren, le 1er octobre, par la 7e Brigade d'Infanterie Blindée qui retrouve ainsi le 3e Lanciers.

 

BATAILLON DE TANKS LEOPARD

 

 

LEOPARD 1A1

Cliquez sur le lien ci-dessus pour réentendre un bruit familier

L'histoire du tank Léopard 1 au sein de l'Armée belge commence au milieu des années 60. L'Etat-major général de la Force terrestre décida que le tank américain M47 Patton ne répondait plus aux besoins et qu'il fallait lui trouver un remplaçant.
Le tank allemand Kraus-Maffei Léopard 1 semble alors être le meilleur candidat. La Défense tranche et décide de l'achat. La commande initiale comprend 322 Léopards 1/A1, sans les 'sideskirts' blindés et le blindage additionnel pour la tourelle. En plus des 322 tanks, 12 véhicules d'apprentissage à la conduite sont achetés pour l'école. Les premiers Léopards 1/A1 apparaissent dans les casernes des Forces Belges en Allemagne à partir de 1968, dont le 4e Régiment de Lanciers qui a l'honneur d'être équipé de ce nouveau tank en premier.
 

Léopard au tir de jour et de nuit

Chef de char à sa lunette panoramique

Ici le Mdl Olivier Brasseur

Coupe du canon 105mm du tank Léopard
      
Obus et canon du tank Léopard
Traversée d'un cour d'eau par le 41 de l'escadron A du 3e Lanciers

 

Fiche technique

Armement

1 canon 105 mm

1mitailleuse AA 7,62 MAG

1mitrailleuse coaxiale 7,62 MAG

Poids: 39 tonnes
Longueur: 9.54 mètres
Largeur: 3.37mètres
Hauteur: 2.62 mètres
Équipage: 4
Blindage: 30 cm
Moteur: Daimler-Benz MTU MB 838 de 830 cv
Autonomie: 500 km
Vitesse: 65 km
Munitions APDS, HEAT,HEP,HESH, fumigènes

 

Cliquez sur le bouton jaune pour un petit film sur le Léopard

 

Organisé selon le modèle standard adopté à ce moment, le régiment s'articule en trois escadrons, dont chacun des quatre pelotons se compose de trois chars.

A partir de 1976, la professionnalisation des bataillons de chars remplace progressivement par des volontaires temporaires d'abord les miliciens équipiers de tourelle, puis bon nombre d'autres fonctions;  les miliciens finiront par ne plus occuper que des fonctions secondaires.

LE BERGEPANZER

Véhicule de maintenance destiné au dépannage des chars

Miniature de char dépanneur du Peloton Maintenance et des Escadrons du 3ème lanciers

Fiche technique

Équipage 04 hommes
Armement 2 Mi 7,62 mm (MAG M2 et M3)
Lance-pots fumigène 2 X 3
Poids chargé  39.800 kg
Groupe moto-propulseur 4.540 kg
Pression au sol 83,30 KPa
Classe de pont 50
Longueur 7,57 m
Largeur 3,25 m
Hauteur 2,69 m
Moteur MTU diesel, V-10 de 830CV
Vitesse 62 km/h sur route
Pente 60%
Dévers 30%
Gué avec ou sans préparation de 1,20m à 3m
Obstacle vertical 1,15 m
Consommation route/tout terrain de 165 l à 300 l au 100 Km
Autonomie +/- 800 Km
Traction 35 tonnes
Levage 20 tonnes

 

La modernisation

 

Le Léopard fut, dans une première version, équipé d'un télémètre optique. Entre 1974 et 1977, tous les tanks furent pourvus à l'Arsenal de Rocourt d'un système de stabilisation d'arme permettant de tirer avec une meilleure efficacité en roulant. C'est approximativement durant cette même période que les 120 premiers tanks furent équipés d'un système de conduite de tir (ordinateur de bord) SABCA. Les autres tanks ne reçurent ce système qu'entre 1980 et 1981. La version Léopard 1/A2 était née. Au cours de ces années, les charistes belges travaillant sur ce tank vont devenir de plus en plus performants jusqu'à être à la pointe au sein de l'OTAN, les résultats obtenus durant le prestigieux Canadian Army Trophy (CAT) en attestant pleinement.

Léopard 1/A2
 

 Le char Léopard 1/A5 (BE)


L'Etat-major général décide de transformer 132 "Léopards" en une version A5 standard. La fin de la Guerre froide fin 1989 entraîne une diminution drastique du nombre de tanks de sorte que 90 tanks sont vendus au Brésil et que les tanks excédentaires sont détruits ou rendus inutilisables. La modernisation des 132 tanks restants commença effectivement en 1993 pour se terminer en 1997. Elle consistait en un système de conduite de tir avec caméra infrarouge thermique, un télémètre laser, un Muzzle Reference System (un système ingénieux permettant, via un petit miroir réfléchissant un rayon laser, de compenser à l'aide d'un calculateur l'arcure du tube, avec pour effet d'améliorer la précision du tir) ainsi que le placement de jupes latérales pare-éclats en céramique pour protéger les chenilles. Des coffres à matériel qui ferment ainsi que quelques protections intérieures furent également ajoutées. Pour compléter tout à fait la modernisation, une extension fut placée au panier de tourelle et le tank fut peint dans la couleur standard (camouflage) OTAN. L'armement est composé d'un canon 105 mm et de deux mitrailleuses FN MAG (Fabrique nationale - Mitrailleuse à gaz) de calibre 7,62 mm. Le poids du tank Léopard est de 40 tonnes et il atteint une vitesse de pointe de 62 km/hr. L'autonomie est de plus ou moins 500 km. L'équipage comprend 4 membres: un chef de char, un canonnier, un chargeur et un chauffeur.
 

 

 

 

Celui que nous aurions souhaité

 

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Le Léopard aujourd'hui et demain


Il reste actuellement deux bataillons de tanks sur Léopard 1/A5 (BE): le Premier/Troisième Lanciers (1/3 L) et le Deuxième/Quatrième Lanciers (2/4 L). Ils disposent encore chacun de 26 tanks (deux escadrons). Le Léopard a encore été utilisé durant le conflit en ex-Yougoslavie, mais il devrait dans quelques années être remplacé (à partir de 2011) par un véhicule à roues blindé avec une 'capacité de tir direct' (AIV Piranha IIIc). Le contrat pour l'acquisition de ce nouveau véhicule a été signé mais jusqu'à présent, les Léopards belges sont toujours engagés durant les périodes de camp de la Composante Terre et, qui sait, certaines futures opérations à l'étranger.


Le futur véhicule blindé

 AIV Piranha IIIc

 

AIV PIRANHA  avec canon 90mm

Ce véhicule blindé à huit roues sera décliné en sept versions : commandement, génie, recouvrement, évacuation médicale, infanterie avec mitrailleuse de 12,7 mm, appui avec canon de 30 mm et tir tendu avec canon de 90 mm.
Le véhicule atteint une vitesse de pointe de 105 km/h et dispose d'une autonomie de 810 kilomètres.


 

  La famille des CVR-T

Entre-temps, dès 1975, arrivent les premiers véhicules de la série CVR-T : dans un premier temps, successivement les Scorpions, Scimitars et Spartans du peloton d'éclaireurs; ensuite les Spartans PC et Sultans appelés à remplacer les vieux M75 et, enfin, les Samaritans du détachement médical.

 

Scimitar Scorpion

     

      

Sultan PC Samaritan
Spartan

Diaporamas du Peloton éclaireur du 3ème lanciers

 

* * * * * * *

1978

En 1978, deux brigades, dont la 7ème, commencent à rentrer en Belgique.  Dès lors, dans le courant de l'été, le régiment déménage vers le quartier Colonel BEM Deschepper, à Spich, où il remplace le 1er Chasseurs Ardennais. 

Ce quartier où a séjourné le 3ème Lanciers porte le nom du

Colonel BEM Deschepper

Commandant du 1er Régiment de Chasseurs Ardennais

27 juillet 1885 - 12 mai 1940
 

1979

  En janvier 1979, il passe aux ordres du Groupement de Reconnaissance du 1er Corps d'Armée, qualifié pour la circonstance par son commandant, le Colonel Gysemans, de 1342e Régiment : les "produits blancs" du 3e Lanciers rejoignent ainsi les "coins jonquilles", des 1er, 2e et 4e Régiments de Chasseurs à Cheval.

Au milieu de la décennie 80, les escadrons passent à trois pelotons de quatre chars, sans que le nombre de 40 tanks par bataillon ne soit modifié.

Com Recce

 

Historique du Commandement des Troupes de Reconnaissance du 1er Corps d’Armée belge

 

Bref aperçu historique

Après la dissolution du Commandement des Forces de Couverture le 18 mars 1969, les Unités de reconnaissance étaient mises sous les ordres du Commandant de la 16e Division, qui était stationnée à cette époque à Neheim-Hüsten en République Fédérale d'Allemagne. Le Capitaine commandant Breveté d'état-major Van Lancker devint le spécialiste en matière de reconnaissance et des troupes de reconnaissance de la Section des Opérations (G3) de la 16e Division. Seulement quelques mois plus tard un officier supérieur était affecté comme « CRecce » à l'État-major de la 16e Division. Ce militaire fut en matière de Troupes de reconnaissance le responsable de l'entraînement et de la politique du personnel et au même moment le conseiller du Commandant de division au plan des opérations et de la logistique.

Commandement des troupes de couverture Commandement des troupes de reconnaissance


Le 17 juillet 1969, quatre mois après la dissolution du Commandement des Forces de Couverture, le Lieutenant-colonel Van der Veen devint le premier CRecce. Un mois plus tard, après être renforcé par un Capitaine commandant Breveté d'état-major, un sous-officier et un soldat, il pouvait commencer son travail. Il fut suivi le 21 septembre 1970 par le Colonel Breveté d'état-major Van den Hemel (ancien 3e Lanciers), qui restera CRecce jusqu'au 30 juillet 1972. A cette date, c'est le Colonel Lavigne qui reprit le flambeau, suivi à son tour le 18 septembre 1975 par le Colonel Van den Eede.


A partir du 1 décembre 1976, le CRecce devint le conseiller du Commandant du 1er Corps d'armée belge. Au sein de l'État-major du 1er Corps fut créée une section spéciale chargée des Troupes de reconnaissance : la « Section Recce ». Le 13 décembre 1976, les trois Régiments de reconnaissance, les 1er, 2e et 4e Regiments de Chasseurs à Cheval, furent officiellement placés sous les ordres du CRecce. La Section Recce devint l'échelon brigade pour ces unités. En plus d'être Commandant des Troupes de reconnaissance, le CRecce devint le Commandant du Sous-secteur Est des Forces belges en Allemagne, tâche reprise au Groupement Hawk.


Le 5 septembre 1977, le colonel "Pike" Gijsemans reprit le commandement et déménagea la Section Recce de Neheim-Hüsten à Arolsen, bien plus à l'est. Elle s'installa officiellement le 1 juin 1978 dans le Quartier Sous-lieutenant Antoine occupé à cette époque par 1er Régiment de Chasseurs à Cheval. La section était composée de 7 officiers, 7 sous-officiers et de 16 brigadiers et soldats.


Le 3e Régiment de Lanciers, bataillon de chars, vint renforcer les Troupes de reconnaissance à partir de janvier 1979. A partir de cette date, le CRecce commandait quatre unités, trois Régiments de reconnaissance et un régiment de chars.

 

Le 8 février 1980, le Colonel Breveté d'état-major Duysens succéda au Colonel Gijsemans. Ce fut ensuite le Colonel Breveté d'état-major Deleers qui commanda les Troupes de reconnaissance du 23 juin 1983 au 8 février 1985.
Le Colonel Breveté d'état-major Ceulemans fut CRecce jusqu'au 17 mars 1988. C'est sous son commandement que germa l'idée de rebaptiser les Troupes de reconnaissance du nom de « Brigade de reconnaissance blindée » (Pantserverkenningsbrigade ou Armoured Reconnaissance Brigade). Cette proposition ne fut toutefois jamais entérinée par la hiérarchie.


En 1986, le 2e Régiment de Chasseurs à Cheval, jusque là équipé du véhicule léger chenillé de reconnaissance, le Combat Vehicle Reconnaissance Tracked (CVR-T), prit possession du Léopard I et devint ainsi régiment de chars.
Le Colonel Breveté d'état-major Jozef Schoups reprit le commandement des Troupes de reconnaissance du 1er Corps d'armée belge et fut le dernier CRecce jusqu'à la dissolution de la Section Recce le 29 juin 1992.
 

 Commandants successifs des Troupes de reconnaissance (CRecce)

Periodes

 CRecce 
 

PHOTOS
 20 janvier 1969 au 21 septembre 1970  Lieutenant-colonel Van Der Veen
 21 septembre 1970 au 30 juillet 1972  Colonel Breveté d'état-major Van Den Hemel
 30 juillet 1972 au 18 septembre 1975  Colonel Lavigne 
 18 septembre 1975 au 05 septembre 1977  Colonel Van Den Eede
 05 septembre 1977 au 08 février 1980  Colonel Gijsemans
 08 février 1980 au 23 juin 1983  Colonel Breveté d'état-major Duysens
 23 juin 1983 au 08 février 1985  Colonel Breveté d'état-major Deleers
 08 février 1985 au 17 mars 1988  Colonel Breveté d'état-major Ceulemans
 17 mars 1988 au 29 juin 1992  Colonel Breveté d'état-major Schoups

 

Les Troupes de reconnaissance

A la fin des années quatre-vingt, le Commandement des Troupes de reconnaissance (COMRECCE) disposait en temps de paix d'environ 2000 hommes, 350 véhicules blindés chenillés dont 80 chars Léopard I et environ 270 CVR-T, et plus ou moins 310 véhicules à roues.

Les unités organiques de COMRECCE étaient dispersées sur l'ensemble de la zone du 1er Corps d'armée belge. Ainsi, le 1er Régiment de Chasseurs à Cheval (1 ChCh) se trouvait à Arolsen dans le Land de Hesse, les autres Régiments étaient stationnés dans le Land de Nordrhein-Westfalen ; le 2e Régiment de Chasseurs à Cheval (2 ChCh) à Lüdenscheid, le 4e Régiment de Chasseurs à Cheval (4 ChCh) à Arnsberg, et enfin le 3e Régiment de Lanciers (3 L) à Spich. Au vu de la grande dispersion de ses unités, COMRECCE avait une deuxième restriction opérationnelle, qui était de ne disposer d'aucun moyen logistique propre.


En cas de conflit armé, les plans prévoyaient que la mission principale du Commandement des Troupes de reconnaissances consistait en donner assez de temps au 1er Corps d'armée belge pour occuper ses positions de combat. Pour obtenir cela, les Troupes de reconnaissance devaient se déployer instantanément le long du « rideau de fer » au nord-est de la ville de Göttingen. Le secteur du corps était limité au nord au travers du Harz par la ligne Herzberg - Northeim et au sud par l'axe Dudderstadt - Bovenden. Pour accomplir cette mission, le noyau des Troupes de reconnaissance serait, dans une première phase, renforcé par deux régiments de chars supplémentaires, les 1er et 2e Régiments de Guides et appuyé par un régiment d'artillerie de campagne (initialement le 6e Régiment d'Artillerie, ultérieurement le 18e Régiment d'Artillerie à Cheval), un peloton d'artillerie anti-aérienne du 35e Régiment d'Artillerie, le 1er Bataillon de Génie de combat, ainsi que l'indispensable appui logistique (210e Compagnie logistique) et médical (16e Compagnie médicale). Enfin, l'État-major serait renforcé par un peloton des transmissions issu du 6e Bataillon des Troupes de transmission.
 

Troupes de reconnaissance en cas de conflit armé

1 ChCh 2 ChCh 4 ChCh 3 L
Renforts
1G 2 G 18 RA 35A
Appuis
1 Gn 210 Log 16 Med 6 TTr

La mission des Troupes de reconnaissance nécessitait, plus encore que dans d'autres grandes unités, de combiner la souplesse, l'action rapide, les interventions osées et surprenantes, l'omniprésence sur le champ de bataille et la puissance de feu. Ces exigences étaient vitales en cas de conflit armé afin d'empêcher l'ennemi d'atteindre ses objectifs.
 

L'instruction et l'entraînement spécifiques des Troupes de reconnaissance

 

Au sein des Troupes de reconnaissance, la capacité opérationnelle était maintenue à un très haut niveau grâce notamment à une préparation et un entraînement intensifs. Ainsi, les deux Régiments de reconnaissance (1 ChCh et 4 ChCh) partaient trois fois par an vers les camps d'entraînement de Vogelsang dans le massif allemand de l'Eifel et Elsenborn dans les Hautes Fagnes. De leur côté, les deux régiments de chars (2 ChCh et 3 L), ainsi que les tireurs des pelotons anti-chars du 1 JP et du 4 ChCh participaient deux fois par an au camp de Vogelsang et deux fois par an à un entraînement et une évaluation spécifiques au camp de Bergen-Höhne dans la Lüneburger Heide.


A côté de l'instruction classique en tactique et en tir, chaque peloton prenait également part à une épreuve de tir de combat. Les pelotons de chars participaient aux épreuves du Challenge des Fraternelles (Chal Frat). Les pelotons de reconnaissance prouvaient leur capacité pendant les épreuves de tir organisées pour le Challenge des Troupes de reconnaissance (Chal Rec). Dans le cadre du Challenge de la Cavalerie (Chal Cav), les unités de COMRECCE participaient à diverses épreuves sportives, maintenant ainsi la condition physique du personnel à niveau.
Une fois par an étaient organisées les journées d'étude COMRECCE auxquelles de nombreux officiers des Troupes de reconnaissance prenaient part. Dans le cadre de la préparation de la mission, des reconnaissances avaient lieu deux fois par an. Les cadres, jusqu'au niveau peloton, avaient ainsi l'occasion de reconnaître leurs positions de guerre. Les unités de COMRECCE prenaient régulièrement part à des exercices de postes de commandement ou CPX (Command Post Exercise). Le summum restait cependant les manœuvres annuelles d'automne ou FTX (Full Troop Exercise) aux noms clinquants tels que « Certain Strike » (1987) ou « Golden Crown » (1988).


Challenge des Troupes de reconnaissance du 1er Corps d'armée belge (Chal Rec)


Historique
Jusqu'à la création du Challenge des Troupes de reconnaissance en abrégé CHALREC, il existait déjà des évaluations au sein des unités de reconnaissance, les tests « T ». Ces tests étaient très complets, mais ils se pratiquaient au sein d'un escadron ou du régiment. Les résultats n'étaient pas diffusés hors de l'unité et il n'y avait pas d'aspect compétitif.
Le CHALREC a eu lieu pour la première fois en 1978 et était issu d'une série d'épreuve à l'échelon section jusqu'à une évaluation de tout un régiment. Tous les escadrons étaient soumis une fois tous les deux ans, par la suite annuellement, à une compétition d'évaluation qui englobait presque tous les domaines de l'entraînement. Ainsi, tous les aspects de la valeur opérationnelle (tant sur le plan tactique que renseignement), le tir et la condition physique, étaient abordés.
Un prix était prévu pour les différents échelons. Il y avait une coupe pour le régiment vainqueur, une pour le meilleur escadron de reconnaissance et le meilleur escadron char, une pour le meilleur escadron état-major et services, et enfin, chaque peloton, à l'exception du peloton état-major, pouvait remporter la coupe de sa spécialité.


Les buts
Le but final de ce challenge était d'augmenter la valeur opérationnelle des unités de reconnaissance. L'amélioration de l'instruction et de l'entraînement, l'exercice du commandement, l'esprit d'équipe, le bon état du matériel, le sens des responsabilités et d'initiative devaient conduire à une préparation au combat optimale. Cette compétition visait également à uniformiser les matières enseignées au sein des unités de reconnaissance et à échanger les expériences acquises. Enfin, c'était un instrument de mesure pour les différents échelons de commandement qui permettait un contrôle détaillé et standardisé de la valeur opérationnelle des unités, et, là où cela s'avérait nécessaire, appliquer les mesures de correction voulues et de fixer les priorités exigées.

L'organisation
L'organisation complète de ce challenge était aux mains du Commandement des Troupes de reconnaissance (COMRECCE). C'était ce petit état-major du 1er Corps d'armée belge qui était responsable de la conception et la mise au point des épreuves. Pour certaines épreuves spécifiques, il était fait appel à du renfort extérieur, tel que, entre autres, des spécialistes géniques et médicaux. Mais le gros des épreuves était à la charge de la Section Recce elle-même. La majorité des épreuves se déroulaient à l'occasion des périodes de camp, à l'exception de quelques épreuves telles que le Operational Readiness Test (ORT) et la natation qui avaient lieu dans le courant de l'année.

Déroulement général
Le CHALREC est disputé par les unités de reconnaissance pendant une période globale d'un an. Sur cette période, trois compétitions partielles successives ont lieu, ainsi que le contrôle des postes de commandement et le contrôle de la valeur opérationnelle de chaque régiment à l'occasion du Operational Readiness Test.

Quelques principes de base
La participation au challenge est obligatoire pour tous les escadrons, qui doivent se présenter avec leurs moyens organiques. Pas un seul militaire, pas un seul véhicule ou une seule arme ne pouvait être engagé plus d'une fois par période globale.

Un fait unique
Début des années quatre-vingt, ce challenge était une occasion particulière d'évaluer et d'augmenter le niveau opérationnel des unités de reconnaissance. Ce n'était pas seulement un instrument de mesure pour le Commandement des Troupes de reconnaissance et pour les chefs de Corps, mais c'était l'occasion pour chaque Chasseur, par la suite aussi pour chaque Lancier du 3e Régiment, de se donner à fond pour son peloton, son escadron, son régiment et remporter la coupe convoitée. C'était pour chaque volontaire et pour chaque milicien le couronnement de longs mois d'instruction et d'entraînement intensifs.

Le CHALREC offrait en outre la possibilité au cadre d'amener le personnel et le matériel au niveau requis et de les y maintenir.

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