NOS ROIS

 

 

Trois régions, trois communautés, six gouvernements…

Un Roi, un Drapeau

Cliquez sur notre Drapeau pour écouter ce chant patriotique belge

 qui fut considéré comme notre deuxième hymne national


Notre petit pays peut, de prime abord, sembler bien étrange à un observateur extérieur. Pourtant, malgré la complexité de ses institutions, la Belgique reste, dans son ensemble, très attachée à son drapeau, à son unité et à son Souverain.

Le Roi est le ciment de la Nation. Il n'est ni flamand, ni bruxellois ni wallon, ni germanophone, mais belge… et donc tout cela en même temps.

Depuis 1831, nos Souverains ont été intimement liés à la vie et au développement du pays. Présents pour partager la joie, mais aussi la douleur de
leurs concitoyens, nos sept chefs d’État ont toujours fait preuve d'abnégation et de dévouement à la Patrie.
 

UN PEU D'HISTOIRE

 

1830
la Révolution belge

Après la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815, au Congrès de Vienne de 1814-1815, l'Angleterre avait imposé l'union de la Belgique aux Pays-Bas. Londres espérait que cet état tampon empêcherait la France de se relancer à la conquête de l'Europe.
Après la première abdication de Napoléon, battu par les forces de la 6e coalition, les Puissances décident de remanier la carte de l'Europe.
Par le Traité de Paris (30 mai 1814), elles reconnaissent l'indépendance de la Hollande et projettent de lui donner la Belgique comme « accroissement de territoire », afin de constituer une barrière contre la France.

 

Armoiries des Pays-Bas
 

Armoiries des Pays-Bas Le Roi Guillaume 1er

 

Le 26 juin 1814, le Protocole de Londres stipule que la réunion des deux pays sera «intime et complète» de façon à ne former qu’un seul État, et que la constitution déjà établie en Hollande sera appliquée en Belgique après avoir été modifiée d’un commun accord.
Le Congrès de Berlin (1814-1815) ratifie ces décisions des souverains coalisés.

De plus, il enlève à la Belgique les cantons d’Eupen, de Malmédy et de Saint-Vith pour les donner à la Prusse (ils lui seront rendus par le Traité de Versailles le 28 juin 1919) et attribue à Guillaume d’Orange le Grand-duché de Luxembourg pour le dédommager de la perte des territoires que sa maison possédait en Allemagne.

Le 24 août 1815, la Loi fondamentale, c’est-à-dire la constitution hollandaise, est mise en vigueur dans nos provinces, bien qu’elle ait été rejetée par la majorité des notables belges.

Mais dans ce nouveau royaume des Pays-Bas, les Belges ne cessent de se plaindre d'être traités en citoyens de second rang alors qu'ils ne sont pas moins de 3,5 millions face à 3 millions de Hollandais.
Les postes de l'administration sont confiés à des Hollandais et les belges se sentent floués, leurs appels au Roi Guillaume restent sans réponse.
Il faut dire que 250 ans après la scission des Dix-sept Provinces de Charles Quint et Philippe II de Habsbourg,
et près de mille ans de Principauté de Liège,
les Belges ne se sentent guère d'affinités avec leurs cousins du nord et ont un esprit d'indépendance.
Catholiques suite à la volonté de leurs anciens tuteurs espagnols et autrichiens, les Belges se distinguent des Hollandais, en majorité protestants de confession calviniste.
Malgré les progrès économiques et sociaux réalisés sous le nouveau régime, de profonds dissentiments continuent à subsister entre les deux peuples réunis par la volonté des Puissances.
D’autre part, le roi Guillaume, par sa politique personnelle et sans contrôle, blesse les idées et viole les droits de ses sujets du Sud.
Aussi les griefs s’accumulent peu à peu et provoquent finalement le mécontentement de toutes les classes de la société.
L’opposition belge aux tendances trop absolues et «hollandisantes» du roi se manifeste tout d’abord aux États Généraux, où nos députés font entendre de véhémentes protestations et votent contre le gouvernement.

 

Un rapprochement entre les catholiques et les libéraux s’opère en 1827.
L’année suivante, le bloc des deux partis est réalisé par l’Union des oppositions et un programme commun d’action est arrêté pour lutter contre le despotisme. La bourgeoisie belge parle français et regarde vers Paris. D'ailleurs, de nombreux belges s'étaient engagés dans l'armée française et la Belgique gardait aussi la nostalgie du temps où elle faisait partie du territoire français.
Les Hollandais cultivent la langue de leur terroir et gardent les yeux rivés vers le grand large, leurs colonies, et la Belgique n'en est qu'une de plus.
Avec le concours des journaux, l’Union organise, en novembre 1828, une pétition qui réunit près de 40.000 signatures.
En 1829, les protestataires renouvellent leur pétition et recueillent plus de 300.000 signatures.

Pendant les premiers mois de 1830, la désaffection s’aggrave entre Belges et Hollandais tant à la Chambre que dans le pays.
La rupture morale est consommée, mais le loyalisme des Belges reste entier.
A Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 25 août à l'occasion des 59 ans du Roi Guillaume, a lieu la représentation de la Muette de Portici , opéra en 5 actes de Daniel Esprit Aubert , paroles de Eugène Scribe et de Germain Delavigne, qui exalte les sentiments patriotiques.
Cette oeuvre qui transporte à la scène la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole au 17e siècle avait été exécutée avec succès à Paris deux ans auparavant.
Les acteurs se lèvent en tirant leurs armes et désarment les soldats et le choeur chante:

"Courons à la vengeance !
Des armes, des flambeaux !
Et que notre vaillance,
Mette un terme à nos maux"


La salle se leva répétant: "Aux armes, aux armes ! ".
Ce cri courut comme une traînée de poudre dans la foule qui sortit du théâtre en hurlant: "Au National ! Au National ! "
Se répandant dans les rues ils se dirigèrent tous vers les bureaux du journal pro-orangiste de Libri Bagnano, rédacteur principal du National, qui soutenait les prétentions du Roi Guillaume contre les libéraux et les catholiques belges coalisés. L'établissement fut saccagé tout comme les maisons du Ministre de la Justice Van Mannen, du Directeur de la Police de Knyff et du Procureur du Roi Schuerrnans, tous partisans de la maison d'Orange.
Le peuple belge d'alors en avait assez de subir les vexations et les inégalités, l'injustice et l'impôt.
Pendant quelques jours Bruxelles tombe dans l'anarchie totale, on pille, on brûle, on casse des machines.
Les vrais patriotes sont débordés.
Devant l’inaction des autorités, quelques hommes résolus organisent une Garde bourgeoise, et choisissent pour chef Emmanuel van der Linden d’Hoogvorst.
Ils forment des compagnies de volontaires et prennent comme signe de ralliement les couleurs de la révolution brabançonne.
Le 28 août, une réunion de notables vote une adresse au roi pour obtenir le redressement des griefs.

Le 26 août, à Liège, dans un café au pied de la rue Haute Sauvenière où arrive la diligence de Bruxelles, la nouvelle se répand que des manifestations de rue ont eu lieu après la représentation de l'opéra "La Muette de Portici" d'Auber.
Aussitôt, les Liégeois s'organisent pour prêter main forte aux Bruxellois et bouter les Hollandais hors de Bruxelles.
C'est derrière un drapeau brandi par Charles Rogier que, le 4 septembre 1830, les volontaires quittent Liège pour Bruxelles.
 

Arrivée à Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier

Arrivée à Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier


L'histoire est en marche et le rôle des Liégeois dans la réussite de l'insurrection sera largement établi.
Mais Liège aussi est occupée par les Hollandais retranchés dans la citadelle, sur les hauteurs de Sainte Walburge. La garnison hollandaise de la citadelle, sous les ordres du général Van Boecop, est assiégée par les volontaires liégeois de la garde urbaine.  Les Hollandais attendent du ravitaillement qui doit venir de Maastricht. Ils bombardent régulièrement les assiégeants, qui subissent quelques pertes.
Les volontaires surveillent les routes de Tongres et de Saint-Trond par où devraient arriver des contingents hollandais avec des vivres.
Le 29 septembre, on apprend à Liège que Bruxelles est libre depuis l'avant-veille.
Le 30 au matin, on signale qu'un convoi de dix chariots de vivres, accompagné d'une importante escorte, s'avance par la route de Tongres.  La garde urbaine liégeoise, renforcée par des volontaires de Verviers, Franchimont, Andenne et Dinant, décide d'aller couper la route aux secours hollandais.
De la cour du palais des princes-évêques, dans des clameurs d'enthousiasme, s'ébranle une troupe «bruyante, hétéroclite et peu disciplinée, où des citoyens calmes, froidement résolus à faire leur devoir, côtoient des exaltés et des chercheurs d'aventure», écrit Joseph Demarteau.
Un plan a été plus ou moins élaboré par le comte de Berlaymont, commandant de la garde urbaine.
Une partie de la garde se portera face à la colonne de secours pendant qu'une autre partie, qui tient les Tawes et Vottem, attaquera le flanc gauche, et la troisième, postée à Ans, sous les ordres de Vercken, attaquera le flanc droit.
Les troupes hollandaises ont fait halte.
Le général Daine, qui les commande, est un pur Wallon, natif d'Andenne (il se ralliera au gouvernement belge), qui veut éviter des combats fratricides.
Il y a aussi des Wallons dans la garnison hollandaise.
Certains ont déjà déserté. D'autres attendent l'occasion de le faire.
Daine demande à parlementer.
Les négociations aboutissent à une étonnante transaction. Les canons se tairont. Une moitié du convoi sera abandonnée à la garde urbaine, l'autre pourra pénétrer dans la citadelle qui aura du ravitaillement pour trois jours.
De toute façon, estime Daine, d'ici là, la situation sera éclaircie et la place aura sans doute capitulé.

La proposition est acceptée.
Berlaymont donne des ordres, mais une grande partie des Liégeois ne veut rien entendre. Pas question de laisser passer les chariots (qui n'ont plus d'escorte) pour la citadelle, d'autant que le contenu est très tentant.
De volontaires, beaucoup se transforment en chapardeurs. Les chariots sont pillés.
Berlaymont, désespéré de ne pouvoir se faire obéir, renonce à commander et se retire.
Daine rejoint ses troupes qui ouvrent le feu.
Le jeune Demarteau et plusieurs de ses compagnons, atterrés par l'attitude des pilleurs, continuent à avancer.
Au moment où ils arrivent à portée de la citadelle, les pièces hollandaises mitraillent et la cavalerie de secours charge.
Dans les cuirassiers, il y a aussi des Wallons et Joseph Demarteau, futur fondateur de "La Gazette de Liège" sera stupéfait de s'entendre donner, par un cavalier hollandais, la consigne suivante: « Tape-tu à l'terre, valet!» (Jette-toi à terre, garçon). Certains font un simulacre de combat mais d'autres font des ravages dans les rangs liégeois.
C'est la débandade. Joseph Demarteau est obsédé par une pensée. Il ne veut pas abandonner son fusil.
La retraite est coupée vers la ville, il tente un autre chemin.
Et tout à coup, les Hollandais font retraite, désemparés par l'arrivée de la colonne de la garde urbaine qui vient d'Ans sous le commandement de Vercken.
Les Liégeois sont vainqueurs.
La Citadelle reste encerclée.
Le 6 octobre, la citadelle, restée encerclée, capitule.


Mais revenons à Bruxelles au mois d'août.
Guillaume d’Orange envoie en Belgique une armée de 6.000 hommes commandée par ses deux fils.
L’arrivée des Hollandais à Vilvorde, le 30 août, surexcite le peuple bruxellois qui prend les armes et élève des barricades.

Le prince d’Orange, fils aîné du roi, renonce à un coup de force et fait le 1er septembre, son entrée dans la ville avec quelques officiers et sous la protection de la garde bourgeoise.
Après deux jours de négociations avec les chefs de l’opposition, il repart en Hollande pour aller soumettre à son père un projet de séparation administrative suggéré par les notables bruxellois.
Le prince fait rétrograder ses troupes des portes de Bruxelles à Anvers.

Cependant l’agitation gagne les villes, des émeutes éclatent partout, des bandes de volontaires s’organisent et se préparent à rejoindre les patriotes de la capitale.
Une anarchie certaine règne, les bandes de combattants ne sont pas bien organisées, sous un commandement unifié.
On distribue des cocardes aux couleurs de la révolution brabançonne et des insignes en plomb. De bourgeoise au départ, la révolution gagne toutes les couches de population.
Le 3 septembre, le roi atterré, signe la démission de son ministre impopulaire Van Maanen.
Le 8 septembre, les députés belges se rendent à l’ouverture des États Généraux, convoqués en séance extraordinaire à La Haye.

L’agitation croissant, les avancés l’emportent sur les modérés et constituent une Commission de sûreté publique. La foule mécontente de l’inaction de cette commission, chasse celle-ci et désarme la garde bourgeoise (19-20 septembre).
Saisissant cette occasion, le roi Guillaume donne ordre à son fils Frédéric de marcher sur Bruxelles pour rétablir l’ordre et dicter le respect des lois.
Cette mesure, loin de ramener le calme, enflamme le patriotisme et galvanise les courages.
Le peuple s’apprête à résister, les compagnies s’organisent, les renforts arrivent en groupes de plus en plus compacts.


Le 23 septembre, les Hollandais pénètrent dans la ville, se heurtant à des barricades, au feu nourri des volontaires et à la fureur déchaînée de la population.
Le lendemain, une Commission administrative s’installe à l’hôtel de ville.
Ce noyau de pouvoir comprend : d’Hoogvorst, Jolly et Charles Rogier.
Il nomme don Juan Van Halen commandant en chef des patriotes.
 

Le Gouvernement Provisoire

Par l’adjonction des chefs de la Commission de Sûreté, la Commission Administrative devient, le 26 septembre,

le Gouvernement provisoire parmi lesquels:
Alexandre Gendebien, Général Baron van der Linden d’Hoogvorst,  Baron André Jolly, Comte Félix de Merode, Charles Rogier, Sylvain van de Weyer.
Celui-ci est complété par Louis De Potter,
qui rentre d’exil le 28.
 


Le Gouvernement provisoire s’attribue tous les pouvoirs jusqu’à la convocation d’une assemblée constituante.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre, les Hollandais après avoir essuyé durant quatre jours le feu des patriotes, évacuent le Parc de Bruxelles où ils se sont laissés encercler et battent en retraite.
La victoire des insurgés produit dans tout le pays une exaltation intense. Les villes se libèrent, les campagnes se soulèvent, les volontaires affluent dans la capitale, la révolution est triomphante.

Le 4 octobre 1830,
le Gouvernement provisoire proclame l’indépendance des provinces belges.

Royaume de Belgique
De sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules

 

La libération du territoire s’achève : poursuivis par les patriotes, les Hollandais sont refoulés sur la Nèthe (bataille de Waelhem), puis sur Anvers (batailles de Berchem et de Borgerhout).
Seules les citadelles d’Anvers et de Maastricht restent en leur pouvoir.
Justement, aux alentours de Maastricht, du côté de Mouland près de Visé, la garnison hollandaise tentera un incursion et fut renvoyée au delà de la frontière le 20 novembre 1830 par le Capitaine Demany qui, à la tête de volontaires, vint de Liège.

Le 4 novembre, la Conférence de Londres formée des représentants des cinq grandes puissances (Angleterre, Autriche, France, Prusse et Russie), impose un armistice aux belligérants et l’évacuation mutuelle des territoires.
Elle décide ensuite successivement (protocole de décembre 1830 et de janvier 1831), la dissolution du royaume des Pays-Bas, l’indépendance de la Belgique, ainsi que la neutralité perpétuelle et l’inviolabilité du nouvel État.
Elle fixe encore notre part de la dette du royaume dissout et " les bases de la séparation " du Nord et du Sud.
Le 10 novembre, le Congrès national se réunit et vote trois décrets importants :
- l’indépendance du peuple belge,
- la monarchie héréditaire et représentative,
- la déchéance de la famille d’Orange-Nassau.
Il dote ensuite le pays d’une constitution.


Janvier 1831.
S'il y a une épine dans le territoire belge, c'est la position fortifiée de Maastricht que les Hollandais entendent fermement ne pas abandonner.
La petite armée belge commence le blocus de Maastricht, mais une position clé du siège qui s'organise, c'est le château de la famille de Brouckère à Caster.
On en confie la garde aux Chasseurs de Chasteler qui s'y installent en y crevant de froid, malgré d'énormes feux de bûches dans les cheminées du salon et de la salle à manger.
Par les fenêtres des étages, nos gaillards narguent la garnison hollandaise de Maastricht, toute proche.  Soudain, dans l'aube frisquette de ce 19 janvier, le chasseur Alexis Demarée, croit distinguer, au loin, des hommes qui avancent dans le paysage enneigé.  Il se dispose à alerter son ami Saccassin qui prépare le déjeuner de ses camarades encore endormis, quand il entend un coup de feu et des cris.  La sentinelle Meskens vient de tirer sur les Hollandais qui attaquent en nombre.  Demarée et Meskens donnent l'alerte et c'est un curieux spectacle que de voir les fenêtres du château se garnir d'hommes en caleçon ou en chemise, qui déchaînent un feu d'enfer sur les assaillants.
Devant la furie de leurs ennemis, les soldats du roi Guillaume décrochent, poursuivis par nos chasseurs dont la plupart sont toujours, malgré le froid très vif, en pans volants et en caleçon.
Et dire que six cents fantassins hollandais soutenus par une centaine de cavaliers avaient rêvé de s'emparer de Caster, ce jour-là, pour célébrer l'anniversaire de la princesse d'Orange.


Face au refus de Louis-Philippe, roi des Français, d’accepter la couronne de Belgique pour son fils, le duc de Nemours, parce qu’il craignait pour lui l’hostilité de l’Angleterre, le Congrès institue une Régence le 7 février 1831.
Cette haute charge est conférée au baron Surlet de Chokieret le Gouvernement Provisoire est dissout.
 

le baron Surlet de Chokier, Régent de la Belgique

Baron Surlet de Chokier

 

Si vous souhaitez consulter le texte de notre constitution

Cliquez sur l'image ci-dessus

Le 4 juin, le vote du Congrès appelle au trône
Léopold de Saxe-Cobourg,

 

Blason de Léopold de Saxe-Cobourg

Ecartelé : d'Angleterre;  d'Ecosse;  d'Irlande;
sur-le-tout tiercé en pairle renversé de Brunswick, de Lunebourg et de Westphalie (Basse-Saxe);
au lambel  d'argent, le pendant du milieu chargé d'une rose de gueules;de Saxe;
sur-le-tout de l'écartelé, de Belgique, couronné d'or au bonnet de gueules.

 

Mais ce prince subordonne son acceptation à l’adoption par le Congrès du traité des XVIII articles, proposé par les Puissances comme préliminaires de paix.
Après d’orageux débats, le Congrès accepte le traité des XVIII articles, le 9 juillet.


Le 21 juillet 1831, la prestation de serment du premier roi des Belges a lieu, sur la place Royale, à Bruxelles.
 

Le serment constitutionnel

 

"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge,
de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire''

 

Prestation de serment de notre premier Roi

Léopold Ier

Cette date du 21 juillet deviendra symboliquement la date de la fête nationale de la Belgique.


Le roi Guillaume refuse d’adhérer aux préliminaires de paix et, le 2 août, sans sommation, ses troupes envahissent la Belgique.
Aussitôt le Roi Léopold se met à la tête de son armée, mais lutte malheureusement d’une façon inégale (Campagne des dix jours).
L’arrivée des 50.000 hommes du maréchal français Maurice Etienne Gérard contraint les Hollandais à repasser la frontière.
A la suite de l’agression hollandaise, la Conférence de Londres remplace le traité des XVIII articles par celui des XXIV articles, moins favorable à la Belgique parce qu’il lui enlève Maastricht et le Limbourg hollandais, le Luxembourg de langue allemande et lui fait porter une partie importante de la dette de l’ancien royaume des Pays-Bas.
Le 15 novembre 1831, la Belgique résignée, accepte ce traité, tandis que Guillaume Ier le repousse et refuse de rendre la citadelle d’Anvers.
Léopold Ier en appelle aux Puissances.

 

Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832 Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832

Le siège de la citadelle d'Anvers
eut lieu du 15 novembre au 23 décembre 1832, faisant suite à la c
ampagne des Dix-Jours
.
Il opposa les troupes néerlandaises qui occupaient Anvers à l'Armée du Nord commandée par le Maréchal Gérard

Maréchal Gérard

   
Médaille commémorative du Siège d'Anvers en 1832 Médaille commémorative du Siège d'Anvers en 1832
Médaille commémorative de la bataille d'Anvers

 

La France et l’Angleterre bloquent les côtes de la Hollande tandis que l'armée française, du maréchal Gérard force le général Chassé à capituler (1832).

 

Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832

Le spécialiste des sièges, le général Haxo, mit 24 jours pour faire céder les Hollandais commandés par le général Chassé.

Général Haxo

 
Aux Soldats français tombés sous les murs d'Anvers en 1832

Un monument fut inauguré en 1897 rappelant le souvenir des soldats français morts en 1832
Il se trouve à Tournai, la ville d'Anvers ayant refusé qu'il y soit construit.

 


Pendant six ans encore, Guillaume Ier s’obstine à ne pas adhérer aux décisions de la Conférence.
Soudain, en 1838, il déclare adopter le traité des XXIV articles.
Mise en demeure d’assurer l’exécution de ce traité, la Belgique consent à le ratifier malgré les lourds sacrifices qu’il lui impose.
Le 19 avril 1839, notre ministre plénipotentiaire à Londres signe l’acte définitif clôturant les négociations diplomatiques et mettant le sceau à notre statut international.

Désormais la Belgique, indépendante et neutre, devient « la clé de voûte de l’ordre européen .
La Belgique servait de zone tampon, traversée obligatoire pour envahir les autres pays.
Le relief de la Belgique se prête en effet assez bien au passage des troupes qui pendant très longtemps ne se sont jamais gênées jusqu'en 1914 et 1940.
 

Décorations suite aux combats de 1830

1ère médaille remise aux combattants

 

croix d'honneur de 1830 Croix de fer 1830 remise aux combattants blessés Médaille de fer 1830
Étoile d'Honneur Croix de Fer de 1ère classe Croix de Fer de 2e classe
1830
Remise à ceux qui ont oeuvré pour l'indépendance par le Gouvernement Provisoire.
Supprimée et remplacée par la croix de fer
1830
Réservée aux mutilés, aux blessés ayant repris le combat et aux soldats ayant accompli un acte de bravoure.
1830-1835
attribuée à tous les combattants blessés au combat.

 

La Croix Commémorative des Volontaires de 1830
Cette croix, établie le 20 avril 1878, était décernée à ceux qui, n'ayant pas reçu la Croix de Fer (donnée à ceux qui étaient blessés ou avaient fait un acte de bravoure), pouvaient prouver avoir participé volontairement aux combats pour l'indépendance de la Belgique entre le 25 août 1830 et le 4 février 1831.

Cette croix dorée, émaillée blanc, a l'écusson en émail noir avec à l'avers le Lion Belge et au revers le millésime "1830".

 

 

 

Les combattants de 1830 reposent dans le cimetière de la Crypte des martyrs à Bruxelles

Vous y trouverez la liste complète de leurs noms
 


NOS ROIS

Pour obtenir un historique de nos Rois, cliquez sur les photos

Léopold Ier Léopold II Albert Ier Léopold III Baudouin Albert II

 

Le Prince Régent

Le Prince Charles

A la libération de la Belgique, le Roi Léopold III ne se trouve pas au pays, ayant été déporté en Allemagne par l'occupant. Comme la Constitution prévoit la possibilité d'une Régence, le Prince Charles est nommé Régent du Royaume par les Chambres Réunies.
Le 20 septembre 1944, le Prince Charles prête le serment constitutionnel. Il exercera les prérogatives royales jusqu'au 20 juillet 1950.
 

Nos Reines
Louise-Marie Marie-Henriette Elisabeth Astrid Fabiola Paola

Elle épouse Léopold 1er en 1832.

Elle est la fille aînée du roi de France Louis-Philippe.

Très populaire, a donné quatre enfants à son époux, dont un, le prince Louis-Philippe décédé à l'âge de 10 ans.

Reine effacée, épouse humiliée, femme dévote et cultivée, elle sera marquée par la mort de son fils aîné (10 ans) et se retirera progressivement de la Cour pour finir ses jours à Spa.

Elle reste dans les mémoires comme la ''Reine infirmière'', ou l'instigatrice du concours musical prestigieux qui porte son nom. Elle a beaucoup voyagé et rencontré les grands esprits du 20ème  siècle.

La belle Suédoise donne la vie à trois enfants: Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert. Elle meurt dans un accident de la route en 1935. Elle n'a que trente ans et laisse derrière elle un pays et une famille éplorés.

Pieuse, dotée d'une grande facilité de contact, soucieuse d'améliorer les conditions de vies des personnes les plus fragilisées. Épouse dévouée. Reste une reine aimée.

Devenue reine à l'heure où la plupart des gens pensent à la retraite, Paola est active dans les secteurs social et culturel. Et veille à entretenir le patrimoine architectural du pays.

 

ALBERT II

Notre Roi actuel

 

Étendard personnel du Roi Albert II

 

Médailles commémoratives de nos Rois
Léopold Ier Léopold II Albert Ier Léopold III Baudouin Albert II

 

L'Escorte Royale belge

Depuis l'indépendance de la Belgique, les Souverains sont accompagnés d'une Escorte Royale à cheval pendant leurs déplacements officiels. Cette tâche prestigieuse est aujourd'hui assurée par les cavaliers et les chevaux de la Réserve générale de la police fédérale.
 

 

Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale belge montent tous sur des chevaux belges.

 


Composition de l'Escorte
La flèche avant
Le cortège est ouvert par la flèche avant, formée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Les lances portées horizontalement au-dessus de l'encolure du cheval signifient que le Souverain est présent.
Après la flèche avant suit le corps des trompettes et du timbalier, qui annonce l'arrivée des Souverains par des sonneries de trompettes. Ces quatorze "musiciens à cheval" montent des chevaux gris pommelés, à l'exception du timbalier sur son cheval pie, et connaissent un large répertoire de marches de cavalerie.


le corps des trompettes

Le premier escadron
Vient ensuite le premier escadron à cheval, composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron.


L'étendard

L'étendard date de 1922


L'officier porte-étendard se tient immédiatement devant la voiture royale, flanqué de deux gardes.

Uniforme


Le commandant de l'Escorte
Le commandant de l'Escorte Royale - un commissaire divisionnaire - se tient à hauteur de la portière droite de la voiture royale. Derrière lui suivent deux inspecteurs principaux, un porte-fanion et une estafette. Le commandant de l'escorte peut ainsi recevoir les ordres du Roi et les transmettre via l'estafette aux officiers concernés. La protection immédiate du Roi fait également partie des tâches du commandant.


Le deuxième escadron
Ensuite vient le deuxième escadron, également composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron .
La flèche arrière
L'escorte est fermée par la flèche arrière, composée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Ils portent toujours leur lance à la verticale.

Remarque

Les "petites escortes" qui sortent pour la remise des lettres de créances des Ambassadeurs accrédités en Belgique se composent de 7 trompettes et deux pelotons, sous le commandement d'un chef d'escadron (Capitaine-commandant). L'Étendard ne participe pas aux petites escortes.


Uniforme

Lors de la création de l'Escorte Royale au sein de la Gendarmerie de l'époque, l'artiste dessinateur James Thiriar a reçu, en 1938, la mission de dessiner un nouvel uniforme pour les cavaliers. Le dessinateur s'est inspiré du grand uniforme de la gendarmerie datant d'avant 1914.
La nouvelle tenue d'apparat, approuvée par le Roi le 20 mai 1939, a directement été appréciée par la population. Le bonnet à poils suscitait l'émerveillement et l'admiration.

 

La tenue de base est la suivante:

 

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bonnet en fourrure d'ourson noir du Canada, avec couronne sur le devant, macaron tricolore et plumet rouge en plumes de coq (blanc pour le Colonel commandant l'Escorte).

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tunique en drap bleu de roi, sans poche ni fente, passepoilée d'écarlate, avec sept boutons nickelés frappés de la couronne royale, col droit galonné de blanc (d'argent pour les officiers) orné de deux couronnes royales; la tunique est bordée d'un passepoil écarlate du côté des boutonnières; à l'arrière de la tunique, garniture des quatre boutons et galons écarlates "à la Soubise".

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aiguillettes tressées de fils blancs (argent pour les officiers) et de fils écarlates.

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épaulettes à base écarlate et franges fixes blanches pour la troupe (épaulettes complètement en argent pour les officiers).

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baudrier et ceinturon en cuir blanc (galonnés d'argent pour les officiers);

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giberne en cuir verni noir avec monogramme royal "A II".

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culotte en drap blanc

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bottes à l'écuyère en cuir noir avec éperons Prince de Galles.

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gants blancs à la Crispin.

Diverses particularités existent dans les tenues:

 

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sept brandebourgs écarlates et aiguillettes écarlates pour les trompettes et le timbalier (ce dernier porte deux contre-épaulettes et six chevrons écarlates sur chaque manche).

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insignes des grades classiques (au collet pour les officiers, sur les manches pour les sous-officiers).

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En fonction des circonstances atmosphériques les cavaliers revêtent une ample cape bleu de roi doublée d'écarlate (de blanc pour le Colonel)

Le ramassage des lances  

Cavaliers revêtus de la cape

 

Bonnet à poils
De nos jours, les cavaliers de l'Escorte Royale portent encore leur uniforme d'origine et le bonnet à poils noir orné sur l'avant d'une couronne royale dorée. Les cavaliers considèrent comme un honneur de pouvoir porter le bonnet à poils car celui-ci a toujours été le couvre-chef des troupes d'élite.

Ce bonnet d'ourson est une référence à la coiffure des compagnies d'élite de la cavalerie française de la Révolution et de l'Empire et, en particulier à celle de la Garde Consulaire. La Belgique ayant été placée sous administration civile et militaire française à l'époque, la Gendarmerie belge fut l'héritière de la Gendarmerie impériale dont les unités d'élite, intégrées à la Garde Impériale, portaient cette coiffure distinctive.

 Les bonnets à poils sont encore d'origine et donc confectionnés en vraie peau d'ours. A l'avenir, les nouveaux bonnets ne seront plus confectionnés en peau d'ours mais en matière synthétique.

Le bonnet à poils belge a une forme de sabot, l'anglais une forme d'oeuf.
bonnet à poils   

 

Traitement de faveur

 


Pour chaque prestation royale, les chevaux sont aux petits soins. Ils sont brossés soigneusement et éventuellement lavés à l'eau et au shampooing. Les sabots sont frottés au cirage noir et en plus, sur la croupe du cheval, des damiers sont dessinés à l'aide de savon et d'un peigne.


Cheval pie

 

    
Le cheval pie du timbalier est une jument . 

Par tradition, le cheval du timbalier de l'Escorte reçoit un nom à connotation musicale et c'est pourquoi Agena a été rebaptisée Presto.
Presto est une jument calme et costaude avec un signe particulier : elle mange toujours sur trois jambes, même si on lui donne un morceau de sucre.

La fanfare est précédée du timbalier qui conduit son cheval avec un enrênement tout a fait particulier, les rênes étant fixés aux étriers. 

La fanfare est la seule sous unité de l'escorte a posséder deux tenues distinctes car elle constitue également le Carrousel avec une tenue de garde Brabançon.


Tenue pour le Carrousel

 

TENUE COMPLETE DE CARROUSEL DE LA GENDARMERIE   TENUE COMPLETE DE CARROUSEL DE LA GENDARMERIE

Le carrousel fût créé en 1966 à l'occasion du jumping de Bruxelles.
A cette époque, la démonstration équestre fût exécutée par 32 cavaliers de la Légion Mobile sous les ordres du capitaine DURUISSEAU.
L'uniforme avait été conçu et dessiné par le peintre René Van Den Neste.
En 1969, une clique est adjointe au Carrousel, elle se compose d'un chef de clique, d'un timbalier et de six trompettes.
La coiffure est constituée d'un bicorne noir, en feutre de poils porté en bataille.

La cavalerie de la police fédérale

logo cavalerie
Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale ne sont pas exclusivement affectés à cette Escorte. La police fédérale engage les cavaliers et leurs chevaux aussi comme appui opérationnel spécialisé dans des opérations d'ordre public (par exemple : maintien de l'ordre public pendant une manifestation, accompagnement de supporters à risques, etc.). En plus, les autorités locales et les services de police peuvent également demander le soutien de la cavalerie pour des actions locales. Ces actions peuvent concerner l'ordre public mais également des patrouilles de surveillance à cheval en ville, dans les régions boisées ou à la côte. De telles patrouilles travaillent surtout de manière préventive et dissuasive.
La police fédérale compte à ce jour 180 chevaux, y compris les 132 de l'Escorte Royale. Les cavaliers ont également d'autres tâches policières comme des services d'ordre à pied, le transfert de détenus et des surveillances de points critiques.

 

Petits films sur l'Escorte Royale

Vidéo 1 Escorte Royale    Vidéo 2 Escorte Royale

Le Palais Royal


Construit pendant la seconde moitié du 18e siècle, il était à l'origine composé de deux ailes séparées par une façade centrale. Le Roi Léopold II préféra la remplacer par la façade actuelle au début du 20e siècle.
Le palais du centre de Bruxelles est la résidence officielle du Roi des Belges, il y travaille, et y reçoit les visites officielles des chefs d'états, des ministres et d'ambassadeurs.
Le 21 Juillet, à l'occasion de la fête Nationale, un important défilé Militaire passe sur la place du palais auquel assiste Le Roi, le gouvernement et le corps diplomatique.
Quand le Roi est présent sur le territoire national, le drapeau Belge est hissé sur le toit. dès que le Roi quitte la Belgique, le drapeau est retiré.
Le palais est accessible au public à partir du mois d'Août jusqu'au fin Septembre.
A gauche, s'étend le parc royal. cet îlot de verdure de style néoclassique fut aménagé par les Ducs de Brabant à partir du 13e siècle. Jadis vallonné et rocailleux, l'espace de verdure accueillait biches, sangliers et vignobles.

Les armoiries du Roi

Image:COA of Government of Belgium.svg

 

La Famille Royale

 

Ordre de succession au trône de Belgique

1 Philippe, duc de Brabant, fils aîné du Roi
2 Élisabeth, fille aînée du Prince Philippe
3 Gabriel, fils du Prince Philippe
4 Emmanuel, fils du Prince Philippe
5 Eléonore, fille du Prince Philippe
6 Astrid, fille du Roi
7 Amédéo, fils de la Princesse Astrid
8 Maria Laura, fille de la Princesse Astrid
9 Joachim, fils de la Princesse Astrid
10 Luisa Maria, fille de la Princesse Astrid
11 Laetitia Maria, fille de la Princesse Astrid
12 Laurent, fils cadet du Roi
13 Louise, fille du Prince Laurent
14 Nicolas, fils du Prince Laurent
15 Aymeric, fils du Prince Laurent

 

le rôle de La monarchie belge en quelques mots

Au début de l'année 1831, le Congrès National donnait à la Belgique une constitution. Celle-ci organisait l'État sous la forme d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le problème se posait alors au Congrès de trouver un titulaire pour exercer la fonction royale. Son choix se porta sur le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha.

Ainsi était fondée la dynastie belge, la première qui, dans nos provinces, a été directement choisie par les élus de la nation. Dans le cadre constitutionnel, et en liaison avec les autres organes du pouvoir, les titulaires successifs de la couronne allaient élaborer peu à peu une pratique de la fonction royale dont nous allons tenter de rappeler très brièvement les traits essentiels. Sans doute les médias font-ils assez souvent écho aux activités extérieures du Roi comme aux audiences qu'il accorde à maintes personnalités du pays ou de l'étranger.

Sans doute parle-t-il de temps en temps en public. Mais le Roi ne donne pas d'interviews,il ne discute pas publiquement la politique du moment, il n'entre pas en débat avec d'autres hommes publics. Son action, en tout cas dans l'ordre politique, est peu visible et toujours discrète. A une époque où tout s'étale au grand jour, cette situation peut surprendre. Elle peut aussi induire le public en erreur sur la portée réelle de l' action royale et sur la nature même de la fonction. La difficulté provient de deux causes distinctes. La première réside dans la nature même de la monarchie constitutionnelle et parlementaire. La seconde se trouve dans l'évolution de notre vie publique depuis 1830.

Selon l'expression de deux d' entre eux, les Constituants de 1831 voulaient "une monarchie républicaine" ou "un Roi constitutionnel avec des institutions républicaines". Dans ce but, ils adoptaient le principe de la responsabilité ministérielle. En vertu de cette règle, aucun acte du Roi n'a d'effet s'il n'est pas couvert par un ministre qui en prend la responsabilité, le Roi étant de ce fait soustrait à cette responsabilité même. Qu'il s'agisse de la participation au pouvoir législatif (dépôt de projets, sanction des lois) ou de l'exercice du pouvoir exécutif, c'est le concours, l'action conjointe du roi et des ministres qui seule peut produire des effets.

La deuxième cause qui tend à rendre difficile pour le public une perception exacte du rôle politique du Roi réside dans l'évolution de l'ensemble du pouvoir et des centres de décision publique depuis 1830.

Le passage progressif au suffrage universel pur et simple et l'ensemble des transformations politiques, économiques et sociales ont entraîné une certaine redistribution du pouvoir à l'intérieur des institutions officielles et une extension du rôle des pouvoirs de fait.

Qu'entendre par redistribution du pouvoir? Nous visons d'abord par là l'amenuisement du rôle du Parlement au profit de l'exécutif. Puis c'est, à l'intérieur de l'exécutif, une certaine diminution du rôle du Roi par rapport au Premier Ministre, ou encore la dilution de l'action individuelle des ministres au sein d'un système collégial. Quant aux pouvoirs de fait, c'est la domination des partis sur l'ensemble du système politique, c'est l'influence exercée sur le système par les grands groupes de pression.

Dans cet ensemble de plus en plus complexe, le rôle de chacun des éléments du pouvoir de droit apparaît moins visible. Ceci s'applique spécialement à la fonction royale.

Que peut-on dire du rôle du Roi dans l'action du pouvoir exécutif ? A cet égard, il convient de faire une distinction entre la fonction politique du Souverain et sa fonction symbolique ou représentative.

Le Roi est en fait le symbole de l'unité et de la permanence de la nation et le modérateur de la vie politique.

I Le rôle politique du Roi

Dans le domaine politique, l'action du Roi ne se traduit donc pas par la mise en oeuvre d'un pouvoir propre ou personnel. C'est par l'avis, la suggestion, la mise en garde, l'avertissement, l'encouragement, que le Roi exerce cette action sur les acteurs du jeu politique. Sa perspective est celle de la continuité, de la durée, des objectifs à long terme, des "grands desseins" où doivent s'engager le pays et l'État.

C'est par le dialogue avec tous ceux qui interviennent dans la décision politique que se traduit cette activité du Roi. Dans un pays comme la Belgique, cela met en jeu non seulement le Parlement et le Gouvernement, mais toutes les instances qui font leur partie en permanence dans le concert (pas toujours harmonieux ...) d'où se dégage la décision. Ceci explique que le Roi voit souvent non seulement le monde politique proprement dit, mais tout ce qui compte dans le pays. Ces contacts dont le contenu demeure confidentiel, surtout avec ses ministres, sont pour lui en même temps une source précieuse d'information et le moyen d'exercer son action d'influence.

L'importance et l'impact de cette action politique du Roi varient selon les circonstances et selon le rythme même de la vie publique. Elle est et doit être constante. Mais il est des moments où le rôle du Roi, tout en demeurant couvert en principe par la responsabilité ministérielle, s'affirme plus nettement et où ses opinions peuvent orienter l'évolution politique de manière décisive. Il s'agit des cas où le Roi forme le gouvernement et dissout les Chambres.

D'autre part, il convient de ne pas demander au Roi ce qu'il n'a pas le droit de faire dans notre système constitutionnel. Le Roi peut et doit utiliser tous les moyens dont il dispose pour exercer sa mission, telle qu'elle a été définie plus haut. Il ne peut aller plus loin, dans la direction de l'exercice d'un pouvoir personnel.

L'article 91 de la Constitution prescrit que le Roi «.. ne prend possession du trône qu'après avoir solennellement prêté, dans le sein des Chambres réunies, le serment suivant: Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et 1'intégrité du territoire»" .

Quelles sont la signification et la portée exacte de ce serment? Il s'agit tout d'abord, comme le rappelle la constitution même, d'un engagement solennel et personnel. La mention spéciale de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire est née sans doute des circonstances du moment où ce texte a été rédigé, alors que la Belgique venait de se constituer en État souverain et que ses limites étaient contestées. Nos rois ont toujours considéré ces deux points comme une de leurs obligations particulières.

A la fonction proprement politique exercée par le roi peuvent être jointes certaines autres activités du souverain.

D'abord le commandement des forces armées.

Au cours de notre histoire contemporaine, l'interprétation de cette activité a fait l'objet de controverses et même de conflits entre certains de nos souverains et leur gouvernement. Il s'agissait de savoir si le rôle militaire du Roi en temps de guerre était ou non soumis à la responsabilité ministérielle. La question est aujourd'hui dépassée par les faits puisque le gros de nos forces armées est destiné à relever en pareilles circonstances du commandement intégré de l'OTAN.

Le rôle du Roi dans le domaine militaire n'est pas pour autant vidé de sa substance. La mise en condition de nos forces, la nécessité de rappeler au monde politique et à l'opinion publique nos obligations nationales et internationales de défense, demeurent un de ses principaux devoirs.

Autre aspect encore de l'action royale: le Roi joue quotidiennement un rôle de médiateur par ses interventions auprès des ministres en faveur d'un bon nombre de citoyens qui s'adressent à lui pour obtenir justice dans leurs relations avec l'appareil politico-administratif, quelquefois assez lourd.

II Le rôle symbolique

Le rôle politique du Roi, pris au sens large du terme, est un des deux modes essentiels d'exercice de la fonction royale. Le second de ces modes est selon nous aussi important, bien que plus délicat peut-être à cerner que le rôle politique. Il s'agit de ce que nous avons appelé la fonction symbolique et représentative. Elle relève de la dimension sociale de la monarchie, distincte de sa mission politique.

La difficulté d'exprimer clairement cette réalité provient du fait que l'on se trouve dans un domaine où se mêlent le rationnel et l'affectif. La difficulté vient ensuite du fait que la culture occidentale a, dans certains domaines, fortement réduit la dimension symbolique traditionnelle qui n'occupe plus une grande place dans notre vie collective.

Le Roi représente et incarne non pas l'État, appareil du pouvoir, mais la Nation ou si l'on préfère le Pays. C'est en cette qualité qu'il se rend à l'étranger pour y faire des visites de courtoisie ou d'amitié et y porter l'image de marque de la Belgique. La portée effective et le résultat positif de ces visites sont fonction de l'impression que font les souverains comme aussi de l'état des relations entre les deux États concernés: à cet égard le représentatif et le politique (ou le diplomatique) se rejoignent.

C'est aussi comme représentant de la nation que le Roi, aidé par la Reine, se rend dans tout le pays en des occasions fort diverses. Il le fait pour s'informer, pour stimuler et encourager l'évolution sociale, économique et culturelle des multiples microcosmes qui composent un pays. Il le fait aussi pour marquer non seulement son intérêt personnel, mais l'intérêt ou la reconnaissance de toute la communauté à l'égard de personnes ou de réalisations qui méritent d'être distinguées ou honorées.

Ces activités et ces gestes valorisent ceux qui en sont l'objet. Peu de personnes y sont indifférentes.

La monarchie se situe chez nous dans le cadre légal et rationnel de la Constitution. Mais elle est en même temps dotée de ce que l'on pourrait appeler une charge affective. Celle-ci découle à la fois des origines lointaines de l'institution et de son caractère même de continuité dans la durée.

Pour assumer l'exercice de sa fonction, le Roi dispose naturellement de l'aide de tout l'appareil gouvernemental et administratif du pays. Il est admis, en outre, depuis que l'institution monarchique a été organisée, que le Roi doit pouvoir disposer librement de collaborations personnelles et de moyens matériels. C'est dans cet esprit que la Constitution alloue au Roi une Liste Civile, c'est-à-dire non pas un traitement, mais un budget d'institution qui doit lui servir à rétribuer ses collaborateurs, à entretenir les résidences royales, à assurer le fonctionnement de ses services, à pourvoir à ses dépenses personnelles et aux frais d'hospitalité et de représentation.

C'est également dans cette perspective que s'est créée l'institution coutumière qu'est la Maison du Roi. Elle regroupe ses collaborateurs personnels en quatre services: le département du Grand Maréchal de la Cour (activités représentatives), le Cabinet du Roi (politique, administration, relations publiques), la Maison militaire (relations avec les forces armées et le Ministre de la Défense nationale) et le Service de la Liste Civile (finances et gestion de la Maison).

III Le Roi dans la nouvelle structure de l'État

Devant toute réforme touchant à la structure de l'État, le Roi doit combiner deux perspectives.

En tant que chef de l'État il est dans l'esprit de son rôle constitutionnel de veiller dans tous les domaines à l'union entre les Belges et au maintien de ce qui peut garantir l'existence du Royaume. Depuis 1970, plusieurs réformes institutionnelles ont fait progressivement de la Belgique un État fédéral.

Comment va s'exercer la fonction royale à l'égard de ce nouveau système, et spécialement à l'égard des nouvelles institutions fédérées, dotées d'un très large degré d'autonomie? Quelle relations vont s'établir entre elles et le Roi dans l'ordre juridique et politique?

Dans l'ordre juridique, nous ne constatons qu'une seule relation entre les entités fédérées et le Roi. C'est la prestation de serment devant le Roi du Président de chaque gouvernement communautaire et régional. Dans l'ordre politique, il n'existe à proprement parler pas de relation organique entre le Roi et les gouvernements des entités fédérées. Mais le chef de l'État et ces institutions ne peuvent s'ignorer: ils font partie d'un même ensemble national et ont des contacts réguliers.

Dans le concret, le Roi sans s'immiscer évidemment dans le fonctionnement interne de ces institutions, s'informe sur la vie, les projets et les réalisations des entités fédérées. Il est normal que le Roi se préoccupe de ces sujets qui continuent à concerner l'ensemble des citoyens belges, et aussi qu'il s'intéresse à la manière dont ils sont réglés dans chacune des entités en cause.


Les armoiries des communautés et des régions

Drapeau de la communauté flamande par Graham Bartram Drapeau de la communauté francophone par Graham Bartram
Communauté flamande Communauté française Communauté germanophone Région de Bruxelles-Capitale
 

Le Drapeau de la Belgique

Il date de 1830 et a d'abord été composé de bandes réparties horizontalement.

C'est le 26 août 1830, au matin, le journaliste Ducpétiaux, apprenant que les agitateurs venus de Paris venaient d'arborer les couleurs françaises au balcon de l'hôtel de ville de Bruxelles, parla de ce grave événement qui risquait de fausser tout le sens du soulèvement, à son ami Lucien Jotrand, lui aussi journaliste.
Jotrand se souvint alors d'une cocarde de la révolution brabançonne de 1789.
Elle était rouge, jaune et noire et les soldats de van der Mersch la portaient à leur shako - adoptons ces couleurs-là.
Ducpétiaux ne fait ni une ni deux, se précipite chez les demoiselles Abts qui avaient un magasin d'aunages rue du Marché aux Herbes et leur demande de lui coudre immédiatement deux drapeaux.
Il se rend alors à l'hôtel de ville, enlève les couleurs françaises et hisse celles du Brabant aux acclamations de la foule.
Le lendemain, le "Courrier des Pays-Bas" écrivait : "Nos trois couleurs sont horizontalement attachées à la hampe, le rouge au-dessus, le jaune-orange au milieu, le noir en dessous. Cette bannière doit vraiment devenir Nationale".
 

Madame Marie Abts-Ermens

Huile sur toile, 125/90 cm
collection Musée royal de l'Armée, Bruxelles
 

Vous retrouverez ceci à Bruxelles,  rue de la Colline, à gauche, en direction de la Grand-Place.
 

Elles ont été arrangées verticalement en 1831 lorsque la Belgique obtint son indépendance.

Le drapeau de la Belgique est composé de trois bandes verticales noire (côté de la lance), or et rouge. L'article 193 de la Constitution (version 1994) mentionne les couleurs.

De façon officiel, les dimensions du drapeau ont été fixées à 2,60 m de haut pour 3 m de large, ce qui donne une proportion insolite de 13:15. Pour l'usage civil, une proportion de 2:3 est plus commune et d'ailleurs la proportion exacte n'est d'ailleurs pas précisée par la Constitution.
 

Il faut préciser que les couleurs du drapeaux signifient
force (
NOIR) sagesse (JAUNE) et courage (ROUGE).

 

Les couleurs ont pour origine celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant.

Le Duché de Brabant est un ancien duché situé à cheval sur les Pays-Bas et la Belgique actuels. Son étendue couvrait l'actuelle province néerlandaise de Brabant-Septentrional, les actuelles provinces belges d'Anvers, de Brabant-Wallon, de Brabant-Flamand, les territoires des actuelles ville de Gembloux et commune de Sombreffe en Province de Namur ainsi que la région de Bruxelles.


 

CEPENDANT:

En compulsant avec curiosité divers anciens documents de la révolte de nos aïeux, datant du 30 mai 1787, nous trouvons que le peuple de Bruxelles opposa, aux couleurs de l'Empereur Joseph II, la cocarde tricolore brabançonne aux couleurs rouge, jaune et noire.

Il était de ce fait intéressant de rechercher l'origine et l'histoire de l'emblème national de notre patrie.

 

Le Drapeau des Belges à travers l'Histoire

 

Quelques explications

Nous avons retrouvé trace d'un drapeau, que nous devons considérer comme le premier emblème qui doit avoir été commun de notre territoire, c'était celui de la Lotharingie. Il présentait, suivant les lois de l'héraldique, trois bandes horizontales, le rouge, le blanc et le rouge, et il apparut à la fin du IXe siècle et disparut à la fin du XIIe siècle.

       

Lors de la naissance des armoiries et du morcellement dû à la féodalité, certaines principautés, comme le Brabant, le conservèrent encore pendant une certaine époque très restreinte.

Avec les ducs de Bourgogne, la bannière à la Croix de Saint-André rouge fut adoptée par la plupart des provinces des Pays-Bas, ceci au XVe siècle.

     

Les ducs de Bourgogne devaient certainement tenir les couleurs blanc et rouge de la Lotharingie, dont les Pays-Bas faisaient jadis partie ; il faut supposer que les ducs de Valois auraient ramené ces couleurs primitives lorsqu'ils unifiaient nos provinces éparses.

Lors du mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien de Habsbourg, les couleurs blanche et rouge sont restées, du fait qu'elles étaient également celles de la Maison d'Autriche.

 

Le mariage de Philippe le Beau avec Jeanne de Castille, ainsi que l'avènement de Charles Quint au trône d'Espagne apportèrent un amalgame avec les couleurs espagnoles, rouge et jaune, ce qui donna un drapeau à 3 bandes horizontales rouge, blanche et jaune, du début du XVIe à la fin du XVIIIe siècle.

Il faut, toutefois, remarquer que pendant la même période, le drapeau blanc à Croix de Saint-André rouge continua à figurer sur terre et surtout sur mer ; et parfois, l'on fit une combinaison des 2 drapeaux en ajoutant une petite croix rouge sur la bande blanche de l'étendard tricolore rouge, blanc et jaune.

Ces couleurs nationales restèrent utilisées jusqu'aux dernières années du règne de Joseph II. Il ne faut pas perdre de vue que Joseph II avait refusé, en 1781, de laisser adjoindre l'aigle impérial bicéphale à nos couleurs, n'en voyant pas la nécessité, du fait que notre pavillon était reconnu de longue date par les puissances étrangères. Subitement, le 26 mars 1786, Joseph II décida que le seul drapeau autrichien, rouge, blanc et rouge fut rendu public, nous rendant ainsi, sans le vouloir, nos couleurs nationales primitives.

Toutefois, ce drapeau ne fut qu'éphémère, la révolte brabançonne grondait.

Le 30 mai 1787, le peuple bruxellois opposa aux couleurs de l'Empereur la cocarde de la révolte, mais ne choisit pas les couleurs des Pays-Bas qui rappelaient trop celles de l'Autriche.

Les Bruxellois adoptèrent la cocarde tricolore brabançonne aux couleurs rouge, jaune et noire.

La révolte gagna nos provinces, et les drapeaux, qui précédaient les unités des volontaires étaient d'une grande diversité.

Mais les couleurs brabançonnes y prédominaient, car elles avaient l'avantage d'être comparables à celles des comtés de Flandre, de Hainaut et de Namur.

La restauration autrichienne, la domination française et le Royaume-Uni des Pays-Bas ne les firent pas oublier, car le 26 août 1830, elles réapparurent sur l'hôtel de ville de Bruxelles et à la tête de la garde bourgeoise de la capitale.

Le 30 septembre 1830, le gouvernement provisoire adopta officiellement les couleurs rouge jaune et noire, imité par le Congrès national.

Il faut remarquer que les bandes étaient placées horizontalement suivant les lois de l'héraldique, c'est-à-dire, le rouge en haut, le jaune au milieu et le noir en bas.

Le 23 janvier 1831, un arrêté du gouvernement provisoire, sans que l'on puisse déceler la nouvelle décision, décida de prendre la disposition verticale et de porter le rouge tenant la hampe.

Mais le 12 octobre de la même année, une dépêche du Ministère de l'Intérieur prescrivit de porter le noir tenant la hampe, et ceci sans tenir compte que la disposition verticale était contraire aux lois de l'héraldique.

Et pour terminer, sans chauvinisme, nous devons déclarer que nos couleurs nationales actuelles sont plus anciennes que les couleurs françaises apparues pour la première fois en 1789, et que les italiennes datent de 1794.

 

DRAPEAUX DES COMMUNES DE BELGIQUE

Cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.cyber-flag.net/Html/Belgique.htm

* * * * * *

"LA BRABANçonne"

HYMNE NATIONAL BELGE

O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos cœurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle : ) bis
Le Roi, la Loi, la Liberté ! )
Le Roi, la Loi, la Liberté ! (bis

LA BRABANçONNE Par Helmut Lotti

La Brabançonne dans nos trois langues nationales

Cliquez sur l'image

 

Partition d'environ 1910

Monument dédié à la Brabançonne

Partition des environs de 1910

genèse de la brabançonne

En ce 25 août 1830, "La Muette de Portici", relatant la révolte napolitaine, est jouée au théâtre de la Monnaie à Bruxelles devant une salle archicomble.

Le duo de l'Amour sacré de la Patrie avait échauffé un public enthousiaste lorsqu'au troisième acte Nazarello, au son du tocsin, brandit une hache et chante:
"Courons à la vengeance !
Des armes, des flambeaux !
Et que notre vaillance,
Mette un terme à nos maux"

La salle se leva répétant: "Aux armes, aux armes ! ".
Ce cri courut comme une traînée de poudre dans la foule qui sortit du théâtre en hurlant: "Au National ! Au National ! "
Se répandant dans les rues ils se dirigèrent tous vers les bureaux du journal pro-orangiste de Libri Bagnano, rédacteur principal du National, qui soutenait les prétentions du Roi Guillaume contre les libéraux et les catholiques belges coalisés.
L'établissement fut saccagé tout comme les maisons du Ministre de la Justice Van Mannen, du Directeur de la Police de Knyff et du Procureur du Roi Schuerrnans, tous partisans de la maison d'Orange.
Le peuple belge d'alors en avait assez de subir les vexations et les inégalités,l'injustice et l'impôt.

"Amour sacré de la Patrie,
Rends nous l'audace et la fierté,
A mon pays je dois la vie,
Il
me devra la Liberté."

Ce sont ces vers chantés par le ténor Lafeuillade qui mirent le feu aux poudres.
Déjà dans les rues, des mains anonymes avaient placardé des affiches sur lesquelles ont pouvait lire:

SAMEDI: ILLUMINATIONS
DIMANCHE: FEU D'ARTIFICE
LUNDI: RÉVOLUTION"

* * * * * *

 

Après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de "l'Aigle d'or", rue de la Fourche à Bruxelles. On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer. C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un d’eux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.

C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.
Si l'anecdote n'a peut-être pas de valeur historique, il est cependant certain que la première Brabançonne fut écrite par Louis-Alexandre Dechet, mieux connu sous le nom de JENNEVAL, à la fin de 1830. Acteur au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, où avait éclaté, le 25 août 1830, la révolution qui aboutit à l'indépendance de la Belgique, Jenneval s'engagea dans l'armée révolutionnaire et fut tué au combat, près de Lierre, le 18 octobre 1830.
Il composa trois versions du "Chant national belge", versions qu'il adapta au fur et à mesure de l'évolution des événements.

Jenneval auteur de La Brabançonne

Portrait de Louis-Alexandre Dechet  dit :

JENNEVAL

En 1860, elle fut une fois encore remodelée, mais cette fois, non pas par son créateur, mais par le Premier Ministre Charles Rogier qui adoucit fortement les paroles virulentes adressées par Jenneval à l'égard du Prince d'Orange, Guillaume de Nassau. C'est cette version qui est reproduite ci-dessus et qui est encore utilisée actuellement.

Quant à la musique de la Brabançonne, elle fut écrite pendant les journées de septembre par François VAN CAMPENHOUT.

Van Campenhout

 La première exécution publique de l'hymne national belge a eu lieu au théâtre de la Monnaie, au début du mois d'octobre 1830. La partition primitive a également été modifiée, afin de l'adapter aux paroles de Charles Rogier.

En réalité, il n'existe pas de version officielle de "La Brabançonne". Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de "La Brabançonne" et d'en établir une version officielle. Leurs travaux n'ont jamais abouti. Néanmoins, une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décrète que seule la 4ème strophe du texte de Charles Rogier doit être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais.

Précisons encore qu'il existe un "monument à la Brabançonne" à Bruxelles, place Surlet de Chokier. Des extraits de paroles en français et en néerlandais de l'hymne national y sont gravées.

    Texte Original 

Après des siècles d'esclavage,

Le Belge sortant du tombeau

A reconquis par son courage

Son nom, ses droits et son drapeau.

Et ta main souveraine et fière,

Désormais, peuple indompté,

Grava sur ta vieille bannière :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Grava sur ta vieille bannière :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Autre version :

Pays d'honneur ô Belgique ô Patrie !

Pour t'aimer tous nos cœurs sont unis.

A toi nos bras notre effort et notre vie.

C'est ton nom qu'on chante et qu'on bénit.

Tu vivras toujours fière et belle,

Plus grande en ta forte unité

Gardant pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Gardant pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de " La Brabançonne " et d'en établir une version officielle. Une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décréta que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier devait être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais et qu'en allemand

En Français: La Brabançonne

O Belgique, ô mère chérie,

A toi nos cœurs, à toi nos bras,

A toi notre sang, ô Patrie !

Nous le jurons tous, tu vivras !

Tu vivras toujours grande et belle

Et ton invincible unité

Aura pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Aura pour devise immortelle:

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

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