NOS ROIS

NOTRE PAYS

Trois régions, trois communautés, six gouvernements…

Un Roi, un Drapeau

Cliquez sur notre Drapeau pour écouter ce chant patriotique belge

 qui fut considéré comme notre deuxième hymne national


Notre petit pays peut, de prime abord, sembler bien étrange à un observateur extérieur.

Pourtant, malgré la complexité de ses institutions, la Belgique reste, dans son ensemble, très attachée à son drapeau, à son unité et à son Souverain.

Le Roi est le ciment de la Nation. Il n'est ni flamand, ni bruxellois ni wallon, ni germanophone, mais belge… et donc tout cela en même temps.

Depuis 1831, nos Souverains ont été intimement liés à la vie et au développement du pays. Présents pour partager la joie, mais aussi la douleur de
leurs concitoyens, nos sept chefs d’État ont toujours fait preuve d'abnégation et de dévouement à la Patrie.
 

UN PEU D'HISTOIRE AVANT DE POURSUIVRE

 

Histoire de notre pays en QUELQUES DATES
J’ai repris ci-dessous, en résumé, les événements-clés de l’histoire des Belges et de leur patrie.

Toutefois, si à l’occasion de ce tour d’horizon, votre intérêt devait se porter sur l’un ou l’autre événement particulier de cette épopée, je vous invite à approfondir le sujet à l’aide de vos propres documents.

 

Gaulois et Romains

Dates

Evénements

-57

Début de la conquête de la Gaule Belgique.
Bataille de la Sabis et défaite des Nerviens.
Les Aduatiques se rendent.
Les Eburons, les Morins et les Ménapiens se soumettent.

-52

Coalition gauloise sous le commandement de Vercingétorix.

Victoire à Gergovie mais défaite à Alésia

-51

Dernière rébellion gauloise conduite par Ambiorix.

Extermination de la tribu des Eburons

-44

Jules César meurt assassiné

-27

Début du règne d'Auguste

162-167

Premières invasions des tribus germaniques

406

Début des grandes invasions barbares (Vandales, Suèves, Alains, …)

 

Les Mérovingiens

Dates

Evénements

451

Les Francs occupent progressivement la Belgique actuelle et le Nord de la France

457

Mort de Mérovée, fondateur de la dynastie des Mérovingiens

481

Clovis est élevé sur le pavois et devient roi des Francs

496

Baptême de Clovis et de 3.000 de ses guerriers

27-11-511

Mort de Clovis et partage de son royaume

570-613

Rivalité entre les reines Frédégonde et Brunehaut.

Guerre civile

639

Début de l’ère des rois fainéants

 

Les Carolingiens

Dates

Evénements

680

Pépin de Herstal devient maire du palais d'Austrasie

717

Charles Martel devient maire du palais

732

Victoire de Charles Martel à Poitiers contre les Arabes

737

A la mort de Thierry IV, roi mérovingien, Charles Martel décide de ne pas choisir un nouveau roi. Il prend le pouvoir et règne illégalement jusqu'à sa mort en 741.

741

Carloman et Pépin le Bref succèdent à Charles Martel.

Ils installent sur le trône Childéric III, dernier roi mérovingien

751

Pépin convoque à Soissons l'assemblée des Francs et se fait élire roi.

Le dernier roi mérovingien est destitué.

754

Naissance de la royauté de droit divin : Pépin le Bref est sacré par le pape Etienne II

768

Mort de Pépin le Bref.

Partage du royaume entre ses fils Charles, dit Charlemagne, et Carloman

771

Mort de Carloman.

Charlemagne réunifie le royaume

778

Expédition en Espagne contre les Sarrasins.

Au retour, l'arrière-garde est attaquée à Roncevaux

25-12-800

Le pape Léon III sacre Charlemagne empereur romain d'occident

814

Mort de Charlemagne.

Son fils Louis le Pieux (le Débonnaire) lui succède

820

Début des invasions normandes (Vikings)

Août 843

Traité de Verdun et partage de l'empire de Charlemagne entre ses 3 petits-fils :

- Lothaire

- Charles le Chauve

- Louis le Germanique

 

La féodalité

Dates

Evénements

972

Nomination de Notger comme évêque de Liège

1095

Le pape Urbain II prêche la Croisade à Clermont

1096

Départ de la Première Croisade

1099

Prise de Jérusalem.

Naissance des Etats latins d'Orient

18-5-1302

Mâtines brugeoises

11-7-1302

Bataille des Eperons d'Or

1337-1453

Guerre de Cent Ans

1345

Assassinat de Jacques Van Artevelde à Gand

1356

Joyeuse Entrée du Brabant : Jeanne de Brabant et Wenceslas de Luxembourg concèdent d'importants privilèges aux Brabançons

 

L’Etat bourguignon

Dates

Evénements

19-6-1369

Mariage de Marguerite de Maele, héritière du comté de Flandre, avec Philippe le Hardi, duc de Bourgogne

27-4-1404

Mort de Philippe le Hardi et avènement de Jean sans Peur

10-9-1419

Jean sans Peur est assassiné par les partisans du futur roi de France Charles VII

Avènement de Philippe le Bon

1425

Fondation de l'Université de Louvain

1430

Fondation de l'Ordre de la Toison d'Or par Philippe le Bon

1454

Gutenberg invente l'imprimerie

15-6-1467

Mort de Philippe le Bon et avènement de Charles le Téméraire

1468

Echec des 600 Franchimontois.

Sac de Liège par Charles le Téméraire

5-1-1477

Mort de Charles le Téméraire sous les murs de Nancy.

Sa fille, Marie de Bourgogne lui succède

19-8-1477

Mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche

27-3-1482

Mort accidentelle de Marie de Bourgogne.

Maximilien d'Autriche assure la régence.

 

Les premiers Habsbourg

Dates

Evénements

1494

Emancipation et avènement de Philippe le Beau

25-9-1506

Mort de Philippe le Beau et début de la régence de Marguerite d'Autriche

15-1-1515

Charles Quint devient souverain des Pays-Bas

1516

Organisation d'un service international de poste. L'octroi est accordé, sous forme de monopole à la famille Tour et Tassis

1517

Erasme fonde le Collège des Trois Langues à Louvain. Cette institution, en approfondissant l'étude du grec, du latin et de l'hébreu, permet d'entreprendre une interprétation plus sûre des Ecritures.

1518

La Réforme est introduite à Anvers sous la forme du luthéranisme

1519

Charles Quint acquiert des domaines en Autriche et est sacré empereur

1520

Publication du premier placard de Charles Quint ;  condamnation à mort des réformés

1543

Le calvinisme arrive aux Pays-Bas

1545-1563

Concile de Trente

1549

L'imprimeur Christophe Plantin s'installe à Anvers

25-10-1555

Abdication de Charles Quint

 

La période espagnole

Dates

Evénements

1556

Philippe II règne sur les Pays-Bas espagnols

25-9-1558

Mort de Charles Quint

1559

Philippe II quitte les Pays-Bas pour l'Espagne.
Il nomme sa demi-sœur, Marguerite de Parme, gouvernante.

1564

Démission de Granvelle

5-4-1566

Banquet des "Gueux" à Bruxelles

1566

Flambée iconoclaste des protestants débutant à Steenvoorde

1567

Envoi du duc d'Albe aux Pays-Bas

5-6-1568

Décapitation d'Egmont et de Hornes

1569

Planisphère de Mercator à l'usage de la navigation

4-11-1576

Furie espagnole : pillage d'Anvers par les troupes espagnoles

1581

Farnèse devient gouverneur des Pays-Bas jusqu'en 1592

1584

Assassinat de Guillaume le Taciturne

1598-1621

Règne des Archiducs Albert et Isabelle

1609-1621

Trêve de Douze Ans

30-1-1648

Traité de Münster qui ferme l'Escaut aux Belges et qui  reconnait l'indépendance des Provinces-Unies

1695

Bombardement de Bruxelles par les troupes de Louis XIV : la Grand-Place est complètement détruite

1705-1711

Guerre en Belgique. Victoire de Marlborough sur les Français

 

La période autrichienne

Dates

Evénements

6-3-1714

Traité de Rastadt.

Cession des Pays-Bas aux Habsbourg d'Autriche

15-11-1715

Traité de la Barrière : fermeture de l'Escaut

1719

Exécution d'Anneessens

1722

Création de la Compagnie d'Ostende

20-10-1740

Mort de l'empereur Charles VI.

Début du règne de l'impératrice Marie-Thérèse

15-3-1744

Charles de Lorraine devient gouverneur des Pays-Bas autrichiens

1746-1748

Occupation de la Belgique par Louis XV

1780

Joseph II succède à Marie-Thérèse

18-8-1789

Révolution liégeoise

24-10-1789

Révolution brabançonne

11-1-1790

Proclamation de la République des Etats Belgiques Unis

20-2-1790

Mort de Joseph II auquel succède son frère Léopold II

 

La période française

Dates

Evénements

1792

Victoire de l'armée révolutionnaire à Jemappes et première occupation française

1793

Défaite de l'armée révolutionnaire à Neerwinden et  restauration autrichienne

1794

Victoire de l'armée révolutionnaire à Fleurus

1-10-1795

Annexion de la Belgique, de la principauté de Liège, de Stavelot, de Logne, de Malmedy et du duché de Bouillon à la République française

1798

Introduction de la conscription et "Guerre des Paysans"

1798

Liévin Bauwens introduit en Belgique les machines anglaises à filer le coton

9-11-1799

Coup d'Etat de Bonaparte et établissement du Consulat

18-6-1815

Défaite de Napoléon à Waterloo

 

La période hollandaise

Dates

Evénements

1815

Le Congrès de Vienne incorpore les départements belges aux Pays-Bas sous le sceptre de Guillaume 1er.

25-8-1830

Représentation de "La Muette de Portici" à la Monnaie, à Bruxelles, et émeutes après le spectacle.

23-27/9/1830

Journées de Septembre et révolution belge

Retraite hollandaise

 

L’indépendance

Dates

Evénements

4-10-1830

Le gouvernement provisoire proclame l'indépendance de la Belgique

27-10-1830

Les troupes hollandaises bombardent Anvers.

7-2-1831

Le Congrès National approuve la Constitution belge

25-2-1831

Le baron Surlet de Chokier prête serment comme régent de Belgique

4-6-1831

Le Congrès National attribue le trône de Belgique à Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha

 

Le règne de Léopold 1er

Dates

Evénements

21-7-1831

Prestation de serment du roi Léopold 1er

2-12/8/1831

Campagne des Dix Jours : les Hollandais envahissent la Belgique

9-8-1832

Léopold 1er épouse Louise-Marie d'Orléans, fille du roi de France Louis-Philippe.

5-5-1835

Inauguration de la première ligne de chemin de fer reliant Bruxelles et Malines

29-3-1848

Des ouvriers français envahissent la Belgique après le renversement de Louis-Philippe en France. Ils sont repoussés.

1863

Rachat du péage de l'Escaut

 

Le règne de Léopold II

Dates

Evénements

17-12-1865

Léopold II prête le serment constitutionnel

1865

Léopold II et Marie-Henriette

1873-1878-1883

Premières lois linguistiques

1876

Création de l'Association Internationale Africaine

1879

"La loi de malheur" et la "guerre scolaire"

1885

Conférence de Berlin et création de l'Etat Indépendant du Congo

1893

Suffrage universel masculin tempéré par le vote plural. Le vote devient obligatoire.

1895

Léopold II devient souverain de l'Etat indépendant du Congo

1898

Loi d'équivalence linguistique

2/10/1900

Mariage du futur Roi Albert 1er et d'Elisabeth de Bavière

1908

Le Congo devient une colonie belge

 

Le règne d’Albert 1er

Dates

Evénements

12/12/1909

Albert 1er prête le serment constitutionnel

19/05/1914

Loi sur l'instruction obligatoire jusqu'à 14 ans

28/06/1914

Attentat de Sarajevo : l'archiduc François-Ferdinand est assassiné

4/08/1914

L'Allemagne envahit la Belgique.

La Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne

28/10/1914

Ouverture des écluses de l'Yser et inondation du champ de bataille

22/04/1915

Première utilisation des gaz asphyxiants à Ypres

11/11/1918

Signature de l'armistice avec les Allemands

22/11/1918

Retour triomphal des souverains à Bruxelles.

1919

Premier scrutin au suffrage universel (avant la modification de la Constitution de 1921)

28/06/1919

Signature du Traité de Versailles

10/01/1920

Incorporation au territoire belge du district neutre de Moresnet ainsi que des cercles d'Eupen et de Malmedy.

1921

Suffrage universel masculin à 21 ans.

10/11/1926

Léopold III épouse Astrid de Suède

1930-1934

"Grande Crise" économique

17/02/1934

Mort du roi Albert 1er

 

Le règne de Léopold III

Dates

Evénements

23/02/1934

Léopold III monte sur le trône de Belgique

29/08/1935

Mort de la reine Astrid à Küssnacht en Suisse

10/05/1940

L'Allemagne envahit la Belgique

28/05/1940

Capitulation sans conditions signée par Léopold III

18/06/1940

Appel du général De Gaulle lancé depuis Londres

11/09/1941

Le Roi Léopold III épouse religieusement, et dans le plus grand secret, Lilian Baels

19/11/1940

Entretien entre le roi Léopold III et Hitler à Berchtesgaden

7/12/1941

Agression japonaise contre Pearl Harbour et entrée en guerre des Etats-Unis

6/06/1944

Débarquement des Alliés en Normandie

7/06/1944

Le roi Léopold III est déporté en Allemagne

3/09/1944

Libération de Bruxelles

20/09/1944

Le prince Charles est élu Régent du Royaume

16/12/1944

Début de l'offensive von Rundstedt

7/05/1945

Libération de Léopold III par les Américains et début de la Question Royale

8/05/1945

Fin de la Deuxième Guerre mondiale

12/03/1950

Consultation populaire sur le retour du Roi

11/08/1950

Baudouin prête le serment constitutionnel en tant que Prince Royal

16/07/1951

Abdication du roi Léopold III en faveur de son fils Baudouin 1er à la suite de la Question Royale

 

Le règne de Baudouin 1er

Dates

Evénements

16/07/1951

Baudouin 1er prête le serment constitutionnel en tant que roi des Belges

1958

Première exposition universelle d'après-guerre à Bruxelles

1959

Le Pacte scolaire met fin à la "guerre scolaire"

2/07/1959

Le prince Albert, futur roi Albert II, épouse Paola Ruffo di Calabria

15/4/1960

Naissance du prince Philipe, futur roi Philippe 1er

30/06/1960

Indépendance du Congo

15/12/1960

Baudouin 1er épouse Fabiola de Mora y Aragon

1960-61

Grande grève contre la loi unique

1962

Fixation par la loi de la frontière linguistique

1968

Affaire de Louvain : "splitsing" de l'Université catholique

1970-1988

Temps de réformes constitutionnelles de la Belgique : création des régions et communautés

30/03/1990

Le Roi Baudouin 1er refuse de promulguer la loi sur la dépénalisation de l'avortement, en conflit avec sa conscience. Il sera mis dans l'impossibilité de régner pendant 2 jours.

31/07/1993

Mort du roi Baudouin 1er

 

Le règne d’Albert II

Dates

Evénements

9/08/1993

Albert II prête le serment constitutionnel

1994

La Belgique est un Etat fédéral

4/12/1999

Mariage du prince Philippe et de Mathilde d'Udekem d'Acoz

25/10/2001

Naissance de la princesse Elisabeth, future reine des Belges (après son père)

1/01/2002

L'euro remplace le franc belge

2010

Poussée de la N-VA, parti nationaliste flamand

2010-2011

Longue crise gouvernementale de 541 jours

13/7/2012

Scission de l'arrondissement électoral de BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde)

9/7/2013

Adoption de la 6e réforme de l'Etat

21/7/2013

Albert II abdique pour raisons de santé

 

Le règne de Philippe 1er

Dates

Evénements

21/7/2013

 Philippe 1er prête le serment constitutionnel...

 

POURSUIVONS DONC

 

1830
la Révolution belge

Après la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815, au Congrès de Vienne de 1814-1815, l'Angleterre avait imposé l'union de la Belgique aux Pays-Bas. Londres espérait que cet état tampon empêcherait la France de se relancer à la conquête de l'Europe.
Après la première abdication de Napoléon, battu par les forces de la 6e coalition, les Puissances décident de remanier la carte de l'Europe.
Par le Traité de Paris (30 mai 1814), elles reconnaissent l'indépendance de la Hollande et projettent de lui donner la Belgique comme « accroissement de territoire », afin de constituer une barrière contre la France.

 

Armoiries des Pays-Bas
 

Armoiries des Pays-Bas Le Roi Guillaume 1er

 

Le 26 juin 1814, le Protocole de Londres stipule que la réunion des deux pays sera «intime et complète» de façon à ne former qu’un seul État, et que la constitution déjà établie en Hollande sera appliquée en Belgique après avoir été modifiée d’un commun accord.
Le Congrès de Berlin (1814-1815) ratifie ces décisions des souverains coalisés.

De plus, il enlève à la Belgique les cantons d’Eupen, de Malmédy et de Saint-Vith pour les donner à la Prusse (ils lui seront rendus par le Traité de Versailles le 28 juin 1919) et attribue à Guillaume d’Orange le Grand-duché de Luxembourg pour le dédommager de la perte des territoires que sa maison possédait en Allemagne.

Le 24 août 1815, la Loi fondamentale, c’est-à-dire la constitution hollandaise, est mise en vigueur dans nos provinces, bien qu’elle ait été rejetée par la majorité des notables belges.

Mais dans ce nouveau royaume des Pays-Bas, les Belges ne cessent de se plaindre d'être traités en citoyens de second rang alors qu'ils ne sont pas moins de 3,5 millions face à 3 millions de Hollandais.
Les postes de l'administration sont confiés à des Hollandais et les belges se sentent floués, leurs appels au Roi Guillaume restent sans réponse.
Il faut dire que 250 ans après la scission des Dix-sept Provinces de Charles Quint et Philippe II de Habsbourg,
et près de mille ans de Principauté de Liège,
les Belges ne se sentent guère d'affinités avec leurs cousins du nord et ont un esprit d'indépendance.
Catholiques suite à la volonté de leurs anciens tuteurs espagnols et autrichiens, les Belges se distinguent des Hollandais, en majorité protestants de confession calviniste.
Malgré les progrès économiques et sociaux réalisés sous le nouveau régime, de profonds dissentiments continuent à subsister entre les deux peuples réunis par la volonté des Puissances.
D’autre part, le roi Guillaume, par sa politique personnelle et sans contrôle, blesse les idées et viole les droits de ses sujets du Sud.
Aussi les griefs s’accumulent peu à peu et provoquent finalement le mécontentement de toutes les classes de la société.
L’opposition belge aux tendances trop absolues et «hollandisantes» du roi se manifeste tout d’abord aux États Généraux, où nos députés font entendre de véhémentes protestations et votent contre le gouvernement.

 

Les Préliminaires


1828

Les 2 tendances de l’opposition à l’absolutisme du régime hollandais, trouvent un terrain d’entente au sein de l’Union des Oppositions et procèdent à la rédaction de leurs griefs communs qu’ils soumettent à Guillaume 1er.

Leurs revendications portent sur :

 

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- La liberté de presse

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- La liberté d’enseignement

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- La liberté de langue

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- La liberté de réunion et d’association

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- Une réforme fiscale

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- Une réforme du système électoral permettant aux Belges d’être représentés plus équitablement

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- La responsabilité ministérielle et l’instauration d’un véritable parlement.

 

1829

L’Union des Oppositions fait circuler 2 pétitionnements reprenant leurs revendications. Elles recueillent des dizaines de milliers de signatures et sont soumises à Guillaume 1er.

 

Premier trimestre de 1830

Guillaume 1er est désorienté par le mouvement de contestation et consent à faire coup sur coup plusieurs concessions importantes :

 

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- Le 1er janvier : suppression de l’impôt sur la mouture

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- Le 27 mai : retrait des ordonnances scolaires

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- Le 4 juin : rétablissement de l’emploi facultatif du français dans les administrations et les tribunaux

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- Le 5 juillet : proclamation de l’inamovibilité de la magistrature

 

Mais il reste intraitable pour les questions capitales :

 

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- La liberté de la presse

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- La liberté de l’enseignement

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- La responsabilité ministérielle

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L’opposition ne désarme pas et continue à critiquer les actes répressifs du roi sans lui savoir gré de ses concessions.

Juillet 1830

En France, une révolution voit triompher le libéralisme et coûte le trône à Charles X. Ces événements suscitent un phénomène de contagion et sont suivis de près par les Belges.

Les hostilités


Août 1830

La population bruxelloise est surexcitée. Les ouvriers, insuffisamment salariés, souffrent de la crise du chômage et de la cherté de la vie : une mauvaise récolte due à un hiver rigoureux a fait doubler le prix du pain.

Parallèlement, les autorités hollandaises cherchent à temporiser et à supprimer les sujets de mécontentement. C’est ainsi qu’ils interdisent, dans un premier temps, les représentations de La Muette de Portici à cause de certains passages jugés trop patriotiques.

Quelques jours plus tard, l’opéra est à nouveau autorisé et joué au Théâtre de la Monnaie le 25 août. Au moment où l’acteur principal entonne l’air célèbre :

Amour sacré de la patrie, 
Rends-nous l’audace et la fierté ! 
A mon pays, je dois la vie, 
Il me devra sa liberté

le public manifeste un grand enthousiasme et la salle entière se lève pour acclamer frénétiquement.


Quelques spectateurs gagnent les sorties et incitent à la révolte la population bruxelloise. C’est l’émeute. Les carreaux du bureau du journal orangiste « Le National » sont brisés par des manifestants. Les maisons des principaux agents du gouvernement hollandais sont mises à sac. Les autorités, affolées, ne prennent aucune mesure défensive.

Au cours de la nuit, la populace remplace les premiers manifestants et va dévaster les magasins d’alimentation et briser les nouvelles machines dans les usines des faubourgs de la capitale. La garnison demeure toujours passive.

 

Le 26 août, le calme est loin d’être revenu à Bruxelles. Face à ce désordre et devant l’inertie des autorités, les notables de la ville, voyant leurs propriétés menacées, décident d’agir par leurs propres moyens et créent en hâte une garde bourgeoise, milice armée chargée de veiller à la sécurité publique. Elle est placée sous le commandement du baron Emmanuel Van der Linden d’Hooghvorst et parvient à grouper 10.000 hommes en moins de 2 jours. La garde reprend à son compte le drapeau rouge, jaune et noir de la révolution brabançonne et en confie la confection à Marie Abts. Il sera hissé au balcon de l’hôtel de ville le soir même.

Arrivée à Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier

Arrivée à Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier

 

Le 27 août, la milice bourgeoise réussit à rétablir le calme à Bruxelles. Mais les événements de la capitale ne tardent pas à se répéter aux 4 coins du pays et l’effervescence s’empare des masses. Presque partout les autorités officielles cèdent le pouvoir à la bourgeoisie.


Le 28 août, les notables envoient une adresse au roi, insistant sur les racines profondes de l’émeute et l’urgence d’obtenir de larges concessions. Guillaume 1er rejette en bloc les revendications.

A la fin du mois d’août, nombreux sont cependant ceux qui croient encore en une solution pacifique du conflit. Les premières tendances vont vers une séparation administrative du Nord et du Sud, associés dans une union personnelle sous la dynastie d’Orange.

 

Septembre 1830

Entre-temps, Guillaume 1er envoie une troupe de 6.000 hommes vers Bruxelles et charge leur chef, son fils aîné, le prince Guillaume, de se rendre compte de la situation. L’arrivée des troupes hollandaises le 1er septembre irrite le peuple qui prend aussitôt les armes et monte plusieurs barricades de pavés. Au bout de 2 jours de négociations, le prince promet de jouer un rôle de médiateur auprès de son père. Ce sera cependant un échec.

 

Le 4 septembre, un contingent de 500 volontaires emmené par Charles Rogier, quitte Liège et arrive à Bruxelles 3 jours plus tard.

 

Le 11 septembre, la garde bourgeoise crée en son sein une Commission de sûreté, qui est transformée en Commission d’ordre public avant de s’appeler définitivement Commission Administrative Provisoire. Par ces mesures, la garde bourgeoise prolonge et institutionnalise ses pouvoirs. Elle va ainsi devenir un organe politique, capable d’entamer avec le gouvernement de La Haye des négociations sur l’avenir de la Belgique.

 

Le 13 septembre, les députés belges se rendent à La Haye pour y défendre une nouvelle fois leur position. Des volontaires de province commencent à affluer à Bruxelles.

 

Quelques figures importantes, parmi lesquelles  Charles Rogier, Edouard Ducpétiaux et Alexandre Gendebien décident, le 18 septembre, d’étendre le principe de l’extension de la révolte à toutes les provinces au cas où les troupes hollandaises décideraient de marcher sur Bruxelles.


Le 19 septembre, l’Hôtel de Ville de Bruxelles est envahi par une foule armée et hurlante, réclamant du pain, du travail et des fusils. Elle s’empare d’ailleurs des armes de la garde bourgeoise tandis que de nombreux leaders quittent la ville où la désorganisation est à nouveau totale à la veille des « journées de septembre ».

Le roi donne l’ordre à son second fils, le prince Frédéric, de marcher sur Bruxelles avec 14.000 hommes pour y dicter le respect des lois. Lorsque, le 23 septembre, la troupe hollandaise fait son entrée à Bruxelles, la plupart des chefs de la Révolution s’enfuient craignant une répression sanglante. La première résistance est donc l’œuvre du petit peuple et de quelques volontaires liégeois parmi lesquels un canonnier intrépide, Charlier Jambe de Bois.

 

Les Hollandais adoptent une stratégie concentrique consistant à marcher sur 4 colonnes simultanées et à s’attaquer à la ville par 4 de ses portes :

 

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- La porte de Flandre

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- La porte de Laeken

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- La porte de Schaerbeek

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- La porte de Louvain

La capitale est défendue par les volontaires postés sur de nombreuses barricades. Une seule des 4 colonnes parvient à pénétrer dans la ville par la porte de Schaerbeek et les troupes ennemies s’avancent dans la rue Royale où des projectiles de tous genres pleuvent des fenêtres et des toits.

Les Hollandais atteignent péniblement le Parc de Bruxelles et s’y engouffrent. Ils sont tombés dans une souricière car entre-temps, des villageois brabançons sont venus se joindre aux insurgés de Bruxelles et resserrent l’étau …


Dès l’aube du 24 septembre et pendant toute la journée du 25 septembre, la lutte reprend avec acharnement.

Le dimanche 26 septembre se joue la partie finale. Les troupes hollandaises tentent un ultime effort mais sont enveloppés par des tirs de canon et le feu nourri des hommes derrières les barricades.

Le 27 septembre, à 5 heures du matin, les Belges s’apprêtent à assaillir le Parc de Bruxelles mais leurs premières salves ne reçoivent aucune réponse : le parc est vide ! Les Hollandais s’étaient retirés entre minuit et 3 heures du matin profitant d’un épais brouillard.

La victoire des insurgés à Bruxelles produit, sur-le-champ, une exaltation intense. Dans les campagnes, le clergé prêche l’avènement des temps nouveaux. Le gouvernement provisoire envoie immédiatement des émissaires dans les places fortifiées et les villes de garnison. Avec le concours des patriotes locaux ils réduisent à l’impuissance les militaires hollandais.

Le drapeau d'honneur 1830 de la ville de Liège

 

L'original, reçu en 1832, existe toujours et a d'ailleurs été restauré.

Une copie a cependant été réalisée.

Elle est sortie lors des commémorations de septembre bien qu'elle ne se trouve pas en très bon état.

Elle est montée sur hampe surmontée d'un lion tenant une pique coiffée de la casquette liégeoise, dite révolutionnaire. 

Cette copie est conservée dans une vitrine sur le palier du premier étage de l'hôtel de ville.

Distribution de drapeaux d'honneur en 1832

Le Congrès national de Belgique décide, le 28 mai 1831, que des drapeaux dʼhonneur seraient remis aux communes qui, pendant la révolution de septembre, avaient envoyé des secours aux combattants de la capitale. Les contraintes de lʼorganisation de la nouvelle administration, le choix du chef de lʼEtat, lʼinvasion de lʼarmée hollandaise avaient repoussé la réalisation de ce projet.

 

 Il fallut donc attendre le 27 septembre 1832 pour voir aboutir ce souhait. Le gouvernement organisa lʼévénement place Royale à Bruxelles à lʼendroit même où le premier sang belge coula pour lʼIndépendance et où fût intronisé le premier Roi des Belges. Une vaste estrade adossée à lʼéglise de Saint-Jacques supportait un dôme couvert de bannières tricolores qui abritait le trône royal. Deux statues placées à côté de deux lions majestueux représentaient la Constitution et la Force. Une statue colossale de la Belgique dominait lʼédifice et la place.

 A midi, les délégués des communes, précédés des blessés de septembre, se placèrent sur lʼestrade sous les applaudissements de la foule. Partout, sur la place, aux balcons et fenêtres, jusquʼaux toits des hôtels, les spectateurs acclamèrent lʼévénement. Une salve dʼartillerie annonça lʼarrivée du Roi. La Commission des récompenses et son président M. Gendebien lʼaccueillirent au pied de lʼestrade.

 Le président de la Commission prit la parole et le Roi poursuivit par ces mots «Jʼéprouve une vive satisfaction de pouvoir prendre part en personne à une solennité dont la législature a décrété la célébration. Les événements dont ce jour est lʼanniversaire ont consacré lʼindépendance de la Belgique. A ce titre, ils ont droit à la commémoration la plus éclatante. Cʼétait pour repousser lʼenvahissement du sol de la Belgique, pour défendre vos foyers et tout ce quʼun citoyen peut avoir de plus cher, que vous aviez pris les armes. Votre bravoure a obtenu le succès le plus complet. Une armée ennemie, supérieure en nombre, composée de forces régulières et bien organisées, a dû vous céder le terrain. Vous avez su la refouler jusque dans son propre pays ; vous nʼavez été arrêtés que par votre modération. Vous avez mérité le signe glorieux que la reconnaissance publique offre à chacune des communes venues au secours de la capitale.» Le Roi, accompagné du ministre de lʼIntérieur, remis successivement les drapeaux dʼhonneur aux communes désignées par le Congrès national.

 La liste des 100 communes parue au Moniteur du 28 septembre 1832 :

 Aerschot, Alost, Andennes, Anderlecht, Ans-et-Glain, Anvers, Arlon, Ath, Bastogne, Binche, Boom, Bouillon, Braine-lʼAlleux, Braine-le-Comte, Bruges, Bruxelles, Charleroy, Châtelet, Courtray, Couvin, Diest, Dinant, Dison, Dour, Enghien, Ensival, Fayt, Fleurus, FontainelʼEveque, Gand, Gembloux, Genappe, Gheel, Saint-Ghislain, Gosselies, Grâce-Montegnée, Grammont, Grez-Doiceau, Hal, Hasselt, Herenthout, Hermée, Herselt, Herstal, Herve, Héverlé, Hodimont, Huy, Ixelles, Jemappe, Jemeppes, Jodoigne, La Hestre, La Hulpe, Leeuw-saint-Pierre, Leuze, Liège, Lierre, Louvain, Luxembourg, Maeseyck, Maffles, Meerhout, Menin, Meslin-lʼEvêque, Molenbeck-saint-Jean, Moll, Mons, Morlanwelz, Namur, Neufchâteau, Nivelles, Ostende, Overyssche, Paris, Péruwelz, Perwez, Philippeville, Quaregnon, Quievrain, Rebecq-Rognon, Renaix, Roulers, Ruremonde, Saintes, Sclayn, Seneffe, Soignies, Termonde, Tervueren, Thielt, Thuin, Tirlemont, Tournay, Venloo, Verviers, Waterloo, Wavre, Westerloo.

Octobre et novembre 1830

Un tournant définitif a lieu le 27 octobre. Suite à des attaques désordonnées de l’armée des volontaires belges, les troupes hollandaises dirigent leurs canons sur Anvers. Ce bombardement coûte la vie à 85 personnes. Les Orange-Nassau ayant maintenant du sang sur les mains, l’idée d’une séparation administrative sous une même couronne ne peut désormais plus être envisagée.

Aux premiers jours de novembre 1830, le territoire belge était pratiquement libre. Les bandes de volontaires composées de bourgeois, d’ouvriers, de paysans et d’anciens officiers n’eurent plus qu’à poursuivre un ennemi en pleine déroute. Partout, des évacuations s’opèrent en conservant, suivant les instructions du roi, une attitude calme et imposante.


Le Gouvernement provisoire

Le 26 septembre, les insurgés constituent un gouvernement provisoire destiné à diriger la Révolution ; il est formé d’hommes jeunes venus du journalisme et des professions libérales :

 

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- Le baron Emmanuel Van der Linden d’Hooghvorst, chef de la garde bourgeoise de Bruxelles

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- Charles Rogier, avocat et meneur des volontaires liégeois qui étaient descendus dans la capitale au début du mois de septembre

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- Félix de Mérode

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- Alexandre Gendebien

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- Sylvain Van de Weyer

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- Louis de Potter

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- André Jolly, ancien officier

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- Feuillien De Coppin

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- Joseph Vanderlinden

 

Le 4 octobre, le gouvernement provisoire proclame que la Belgique formerait un Etat indépendant. Une commission formée de juristes est chargée de la rédaction d’un projet de Constitution à soumettre à l’appréciation d’un Congrès National à élire dans le plus bref délai.

Royaume de Belgique
De sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules


En attendant, le gouvernement provisoire allait s’atteler à organiser les services administratifs, judiciaires et financiers désorganisés par la fuite des Hollandais. Pour faire face à la situation chaotique, le nouveau pouvoir crée toute une série de comités qui se chargeront des affaires relatives à la guerre, à la sûreté publique, aux finances, etc.

Par une série de décrets, il fixe ensuite les directives de sa politique en matière de libertés constitutionnelles et proclame :

 

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- La publicité des débats judiciaires

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- L’abolition de la censure et la de la haute police

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- La publicité des budgets et des comptes des administrations publiques

 

Le 3 novembre les élections pour la désignation des membres du Congrès National sont organisées. Le corps électoral comprend 46.000 votants dont seulement 30.000 prennent part au scrutin :

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- Les uns capacitaires (prêtres, officiers, professions libérales)

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- Les autres, le plus grand nombre, censitaires

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Les élections désignent 200 députés répartis de manière plus ou moins égale entre les libéraux et les catholiques.

Le Congrès National

Le Congrès National se réunit pour la première fois le 10 novembre 1830 et reprend la mission législative entamée par le gouvernement provisoire. Ses tâches principales seront :

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- La rédaction définitive de la nouvelle Constitution du pays

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- L’élection du Chef de l’Etat.

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Le Congrès National restera en fonction jusqu’à la prestation de serment du premier roi des Belges.

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Le 18 novembre, il proclame à son tour l’indépendance du peuple belge.

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Le 22 novembre, il se prononce pour un régime de monarchie constitutionnelle représentative sous un chef héréditaire car celle-ci est la seule susceptible d’être acceptée par les grandes puissances européennes.

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Le 24 novembre, le Congrès exclut à perpétuité les membres de la Maison d’Orange-Nassau du trône de Belgique.

La Constitution belge

Lorsque le Congrès National s’attèle à sa tâche principale, la rédaction définitive de la Constitution belge, il oriente ses travaux en tenant compte :

 

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- Des Constitutions provinciales datant du Moyen âge

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- De la Déclaration des Droits de l’Homme

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- De la Loi fondamentale de 1815

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- De certains éléments de la Constitution française de 1830.

 

La nouvelle Constitution est achevée le 7 février 1831. Ses articles prescrivent

- Les grands droits

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   *La liberté de l’individu

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   *L’inviolabilité du domicile et de la propriété

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   *L’égalité devant la Loi et devant l’impôt

 

- Les grandes libertés sociales

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   *Conscience et cultes

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   *Presse

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   *Réunion et association

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   *Pétition

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   *Enseignement

 

- Le libre emploi des langues

 

- La responsabilité des fonctionnaires

En vertu de la règle « Tous les pouvoirs émanent de la Nation », la Constitution établit la prépondérance du pouvoir législatif. Elle assure ainsi le régime de la monarchie parlementaire avec responsabilité ministérielle.

Le pouvoir législatif appartient au Sénat et à la Chambre des Représentants :

 

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- Le Sénat est composé de membres âgés de 40 ans au moins et payant un minimum de 1.000 florins d’impôts directs. Il est chargé de neutraliser les décisions « irréfléchies » de la Chambre des Représentants.

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- La Chambre des Représentants se compose de membres âgés de 25 ans au moins, éligibles sans conditions de cens.

Bien que chef de l’Etat, le roi, ne reçoive que des pouvoirs limités, il a besoin dans tous ses actes politiques de l’accord du gouvernement qui, à son tour, doit jouir de la confiance du parlement.

La loi électorale du 31 mars 1831 établit le suffrage direct et secret pour les Belges âgés de 25 ans au moins.

Au point de vue judiciaire, l’organisation est calquée sur celle de Napoléon 1er

 

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- 1 Cour de Cassation à Bruxelles

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- 36 Cours d’Appel

 

- 1 Cour d’Assises par province (le jury populaire sera rétabli en 1832)

Quant à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le débat porte essentiellement sur l’antériorité du mariage civil sur le sacrement religieux.

Les catholiques s’inclinent mais obtiennent, en revanche, la prise en charge par l’Etat des traitements et pensions du clergé séculier ainsi que l’entretien des bâtiments religieux.

Si vous souhaitez consulter le texte de notre constitution

Cliquez sur l'image ci-dessus

Le rôle des grandes puissances

Par leur révolution, les Belges ont détruit l’une des créations du Congrès de Vienne ; il est donc logique que l’Europe intervienne dans leurs affaires. Le problème se situe au niveau de la conservation de l’équilibre européen et l’idée d’une neutralité du nouvel Etat est évoquée.

Le 3 octobre 1830, Guillaume 1er demande officiellement le secours armé des 4 Etats signataires du Protocole de Londres. Les Puissances conviennent cependant de régler l’affaire par des moyens diplomatiques ; la Conférence de Londres va s’en charger à partir du 4 novembre 1830.

La Conférence se donne pour première tâche d’imposer un armistice aux combattants, ce que le gouvernement provisoire accepte le 10 novembre.

Grâce à l’intervention de l’Angleterre et de la France, lindépendance de la Belgique est définitivement reconnue le 20 décembre 1830.

Le 20 janvier 1831, la Conférence publie 2 protocoles :

 

- Le premier sur les « Bases de la Séparation» :

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   *La Belgique est indépendante

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   *La Belgique est déclarée perpétuellement neutre

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   *Les 5 puissances garantissent l’intégrité et l’inviolabilité de son territoire.

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   *La limite entre la Belgique et la Hollande sont les frontières de 1790

 

- Le second sur le « Partage des Dettes ». La Belgique aurait à supporter les 16/31e de la dette, alors qu’elle n’était que très peu endettée en 1815.

 

Les Belges ne sont pas satisfaits de cette solution car :

 

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- Le Limbourg et le Luxembourg ont pris part à la Révolution en se soulevant contre les autorités hollandaises

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- Il convient de récupérer la Flandre zélandaise et Maastricht perdus injustement en 1648 mais rattachés depuis lors aux départements réunis en 1795.

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- Il faut garantir la liberté de la navigation sur l’Escaut

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- Le partage de la dette est inéquitable

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Le Congrès National rejette les bases de la séparation le 1er février 1831.

Grâce à l’intervention de Jean-Baptiste Nothomb, les protocoles du 20 janvier sont interprétés par les Puissances en faveur de la Belgique et arrêtés définitivement le 26 juin 1931 dans le Traité des XVIII Articles. Ce Traité est voté par le Congrès National le 9 juillet 1831.

Le 2 août 1831, Guillaume 1er tente de récupérer la Belgique par la force (Campagne des Dix Jours) mais son initiative échoue grâce au soutien militaire que la France accorde au nouvel Etat à la demande de Léopold 1er. La rupture de la trêve par les Hollandais va entraîner l’annulation du Traité des XVIII Articles.


Le 14 octobre 1831, la Belgique est contrainte d’accepter le Traité des XXIV Articles imposé par les Puissances européennes après l’annulation du traité des XVIII Articles. Il règle la question de la Dette à répartir entre la Belgique et la Hollande et fixe définitivement les frontières de ces 2 Etats. Il est moins avantageux que le précédent :

 

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- La Belgique doit renoncer à la Flandre zélandaise et à la région de Maastricht.

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- Elle renonce au Brabant septentrional et au Limbourg oriental contenant les mines de fer.

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- La partie purement germanophone du Luxembourg est laissée à Guillaume 1er tandis que la Belgique ne garde que la seule partie wallonne

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- Par ailleurs, le bouches de l’Escaut restent sous le contrôle des Hollandais qui perçoivent un droit de péage sur les bateaux entrant en Belgique.

Guillaume 1er ne ratifiera ce traité qu’en 1839, longtemps convaincu que la Belgique était destinée à disparaître !

 

Le premier roi des Belges

L’élection d’un roi se fait ressentir de manière pressante et, après les conditions défavorables des protocoles du 20 janvier, beaucoup estiment que leurs intérêts seraient mieux défendus sur la scène internationale s’ils avaient un roi.

Mais la recherche d’un roi n’est pas une chose facile car elle doit obéir à des règles diplomatiques complexes.

Le 3 février 1831, le Congrès National se prononce en faveur du duc de Nemours, fils du roi de France.

Le 21 février, le roi Louis-Philippe, craignant des complications internationales, refuse le trône pour son fils tout en exprimant sa reconnaissance à la délégation belge pour l’honneur rendu.

Pendant la semaine qui suit le refus français, le désarroi est absolu :

- Le Congrès National persiste dans son refus d’accepter les protocoles de janvier et lutte seul contre toute l’Europe

- Guillaume 1er entretient à la frontière une armée sur pied de guerre

- Dans les provinces, l’indiscipline est grande, la vie économique nulle et l’opinion publique vit dans un état de surexcitation continuelle.

Le Congrès décide alors de nommer temporairement un régent et, le 24 février, confère cette dignité à son président, Erasme-Louis, baron Surlet de Chokier.

le baron Surlet de Chokier, Régent de la Belgique

Baron Surlet de Chokier

 

Joseph Lebeau, ministre des Affaires Etrangères, propose alors le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha et reçoit l’assentiment des Puissances car ce candidat présente toutes les qualités de neutralité :

 

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- Il a participé à la bataille de Leipzig contre Napoléon en tant que colonel dans les rangs de l’armée russe

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- Il est en bons termes avec Vienne

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- Il est naturalisé britannique et est veuf de la princesse héritière d’Angleterre (Charlotte)

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- Il se dispose à épouser une princesse de la Maison d’Orléans.


Le prince Léopold, quant à lui, subordonne son acceptation à la reconnaissance, par les Belges, des protocoles du 20 janvier sur les bases de la séparation. Le Congrès hésite pendant plusieurs semaines mais finit par céder.

Le 4 juin 1831, le Congrès National lui attribue le trône de Belgique.

Léopold de Saxe-Cobourg,

 

Le 21 juillet 1831Léopold 1er prête le serment requis par la Constitution belge place Royal à Bruxelles.


Les Belges ont enfin planté leurs racines dans un sol fertile qu’ils appellent avec fierté « la Patrie ». La Belgique, Etat indépendant et souverain, est née et va suivre sa destinée avec son lot de joies et de tristesses. Mais les Belges vont y faire face avec toute l’énergie qui les caractérise.

 

Le serment constitutionnel

 

"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge,
de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire''

 

Cette date du 21 juillet deviendra symboliquement la date de la fête nationale de la Belgique.

 

MAIS...


Le roi Guillaume refuse d’adhérer aux préliminaires de paix et, le 2 août, sans sommation, ses troupes envahissent la Belgique.

 
Aussitôt le Roi Léopold se met à la tête de son armée, mais lutte malheureusement d’une façon inégale (Campagne des dix jours).


L’arrivée des 50.000 hommes du maréchal français Maurice Etienne Gérard contraint les Hollandais à repasser la frontière.


A la suite de l’agression hollandaise, la Conférence de Londres remplace le traité des XVIII articles par celui des XXIV articles, moins favorable à la Belgique parce qu’il lui enlève Maastricht et le Limbourg hollandais, le Luxembourg de langue allemande et lui fait porter une partie importante de la dette de l’ancien royaume des Pays-Bas.


Le 15 novembre 1831, la Belgique résignée, accepte ce traité, tandis que Guillaume Ier le repousse et refuse de rendre la citadelle d’Anvers.
Léopold Ier en appelle aux Puissances.

 

Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832

Le siège de la citadelle d'Anvers
eut lieu du 15 novembre au 23 décembre 1832, faisant suite à la c
ampagne des Dix-Jours
.
Il opposa les troupes néerlandaises qui occupaient Anvers à l'Armée du Nord commandée par le Maréchal Gérard

Maréchal Gérard

 

La France et l’Angleterre bloquent les côtes de la Hollande tandis que l'armée française, du maréchal Gérard force le général Chassé à capituler (1832).

Le spécialiste des sièges, le général Haxo, mit 24 jours pour faire céder les Hollandais commandés par le général Chassé.

 

Général Haxo

 
Aux Soldats français tombés sous les murs d'Anvers en 1832

Un monument fut inauguré en 1897 rappelant le souvenir des soldats français morts en 1832
Il se trouve à Tournai, la ville d'Anvers ayant refusé qu'il y soit construit.

 


Pendant six ans encore, Guillaume 1er s’obstine à ne pas adhérer aux décisions de la Conférence.
Soudain, en 1838, il déclare adopter le traité des XXIV articles.
Mise en demeure d’assurer l’exécution de ce traité, la Belgique consent à le ratifier malgré les lourds sacrifices qu’il lui impose.
Le 19 avril 1839, notre ministre plénipotentiaire à Londres signe l’acte définitif clôturant les négociations diplomatiques et mettant le sceau à notre statut international.

Désormais la Belgique, indépendante et neutre, devient « la clé de voûte de l’ordre européen .
La Belgique servait de zone tampon, traversée obligatoire pour envahir les autres pays.
Le relief de la Belgique se prête en effet assez bien au passage des troupes qui pendant très longtemps ne se sont jamais gênées jusqu'en 1914 et 1940.
 

Décorations suite aux combats de 1830

1ère médaille remise aux combattants

 

croix d'honneur de 1830 Croix de fer 1830 remise aux combattants blessés Médaille de fer 1830
Étoile d'Honneur Croix de Fer de 1ère classe Croix de Fer de 2e classe
1830
Remise à ceux qui ont oeuvré pour l'indépendance par le Gouvernement Provisoire.
Supprimée et remplacée par la croix de fer
1830
Réservée aux mutilés, aux blessés ayant repris le combat et aux soldats ayant accompli un acte de bravoure.
1830-1835
attribuée à tous les combattants blessés au combat.

 

La Croix Commémorative des Volontaires de 1830
Cette croix, établie le 20 avril 1878, était décernée à ceux qui, n'ayant pas reçu la Croix de Fer (donnée à ceux qui étaient blessés ou avaient fait un acte de bravoure), pouvaient prouver avoir participé volontairement aux combats pour l'indépendance de la Belgique entre le 25 août 1830 et le 4 février 1831.

Cette croix dorée, émaillée blanc, a l'écusson en émail noir avec à l'avers le Lion Belge et au revers le millésime "1830".

 

 

 

 

Les combattants de 1830 reposent dans le cimetière de la Crypte des martyrs à Bruxelles

Vous y trouverez la liste complète de leurs noms
 


NOS ROIS

Pour obtenir un historique de nos Rois, cliquez sur les photos

Léopold Ier Léopold II Albert Ier Léopold III Baudouin Albert II Philippe

 

Le Prince Régent

Le Prince Charles

A la libération de la Belgique, le Roi Léopold III ne se trouve pas au pays, ayant été déporté en Allemagne par l'occupant. Comme la Constitution prévoit la possibilité d'une Régence, le Prince Charles est nommé Régent du Royaume par les Chambres Réunies.
Le 20 septembre 1944, le Prince Charles prête le serment constitutionnel. Il exercera les prérogatives royales jusqu'au 20 juillet 1950.
 

Nos Reines
Princesse Mathilde

Louise-Marie

09/08/1832 - 11/10/1850

Marie-Henriette

10/12/1865 - 19/09/1902

Elisabeth

17/12/1909 - 17/02/1934

Astrid

17/02/1934 - 29/08/1935

Fabiola

15/12/1960 - 31/07/1993

Paola

9/08/1993 - 21/08/2013

Mathilde

21/08/2013 - .............

Elle épouse Léopold 1er en 1832.

Elle est la fille aînée du roi de France Louis-Philippe.

Très populaire, a donné quatre enfants à son époux, dont un, le prince Louis-Philippe décédé à l'âge de 10 ans.

Reine effacée, épouse humiliée, femme dévote et cultivée, elle sera marquée par la mort de son fils aîné (10 ans) et se retirera progressivement de la Cour pour finir ses jours à Spa. Elle reste dans les mémoires comme la ''Reine infirmière'', ou l'instigatrice du concours musical prestigieux qui porte son nom. Elle a beaucoup voyagé et rencontré les grands esprits du 20ème  siècle. La belle Suédoise donne la vie à trois enfants: Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert. Elle meurt dans un accident de la route en 1935. Elle n'a que trente ans et laisse derrière elle un pays et une famille éplorés. Pieuse, dotée d'une grande facilité de contact, soucieuse d'améliorer les conditions de vies des personnes les plus fragilisées. Épouse dévouée. Reste une reine aimée.

Devenue reine à l'heure où la plupart des gens pensent à la retraite, Paola est active dans les secteurs social et culturel. Et veille à entretenir le patrimoine architectural du pays.

La Reine Mathilde veut continuer à contribuer à une société à dimension humaine, dans laquelle l'amour, le respect et la solidarité occupent une place centrale. Elle souhaite exploiter la force des traditions tout en les transposant dans une société moderne.

 

Étendard personnel du Roi Philippe

ULT

 

L'Escorte Royale belge

Depuis l'indépendance de la Belgique, les Souverains sont accompagnés d'une Escorte Royale à cheval pendant leurs déplacements officiels.

Cette tâche prestigieuse est aujourd'hui assurée par les cavaliers et les chevaux de la Réserve générale de la police fédérale.
 

 

Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale belge montent tous sur des chevaux belges.

 


Composition de l'Escorte
La flèche avant
Le cortège est ouvert par la flèche avant, formée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Les lances portées horizontalement au-dessus de l'encolure du cheval signifient que le Souverain est présent.
Après la flèche avant suit le corps des trompettes et du timbalier, qui annonce l'arrivée des Souverains par des sonneries de trompettes. Ces quatorze "musiciens à cheval" montent des chevaux gris pommelés, à l'exception du timbalier sur son cheval pie, et connaissent un large répertoire de marches de cavalerie.


le corps des trompettes

Le premier escadron
Vient ensuite le premier escadron à cheval, composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron.


L'étendard

L'étendard date de 1922


L'officier porte-étendard se tient immédiatement devant la voiture royale, flanqué de deux gardes.

Uniforme


Le commandant de l'Escorte
Le commandant de l'Escorte Royale - un commissaire divisionnaire - se tient à hauteur de la portière droite de la voiture royale. Derrière lui suivent deux inspecteurs principaux, un porte-fanion et une estafette. Le commandant de l'escorte peut ainsi recevoir les ordres du Roi et les transmettre via l'estafette aux officiers concernés. La protection immédiate du Roi fait également partie des tâches du commandant.


Le deuxième escadron
Ensuite vient le deuxième escadron, également composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron .
La flèche arrière
L'escorte est fermée par la flèche arrière, composée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Ils portent toujours leur lance à la verticale.

Remarque

Les "petites escortes" qui sortent pour la remise des lettres de créances des Ambassadeurs accrédités en Belgique se composent de 7 trompettes et deux pelotons, sous le commandement d'un chef d'escadron (Capitaine-commandant). L'Étendard ne participe pas aux petites escortes.


Uniforme

Lors de la création de l'Escorte Royale au sein de la Gendarmerie de l'époque, l'artiste dessinateur James Thiriar a reçu, en 1938, la mission de dessiner un nouvel uniforme pour les cavaliers. Le dessinateur s'est inspiré du grand uniforme de la gendarmerie datant d'avant 1914.
La nouvelle tenue d'apparat, approuvée par le Roi le 20 mai 1939, a directement été appréciée par la population. Le bonnet à poils suscitait l'émerveillement et l'admiration.

 

La tenue de base est la suivante:

 

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bonnet en fourrure d'ourson noir du Canada, avec couronne sur le devant, macaron tricolore et plumet rouge en plumes de coq (blanc pour le Colonel commandant l'Escorte).

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tunique en drap bleu de roi, sans poche ni fente, passepoilée d'écarlate, avec sept boutons nickelés frappés de la couronne royale, col droit galonné de blanc (d'argent pour les officiers) orné de deux couronnes royales; la tunique est bordée d'un passepoil écarlate du côté des boutonnières; à l'arrière de la tunique, garniture des quatre boutons et galons écarlates "à la Soubise".

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aiguillettes tressées de fils blancs (argent pour les officiers) et de fils écarlates.

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épaulettes à base écarlate et franges fixes blanches pour la troupe (épaulettes complètement en argent pour les officiers).

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baudrier et ceinturon en cuir blanc (galonnés d'argent pour les officiers);

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giberne en cuir verni noir avec monogramme royal "A II".

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culotte en drap blanc

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bottes à l'écuyère en cuir noir avec éperons Prince de Galles.

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gants blancs à la Crispin.

Diverses particularités existent dans les tenues:

 

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sept brandebourgs écarlates et aiguillettes écarlates pour les trompettes et le timbalier (ce dernier porte deux contre-épaulettes et six chevrons écarlates sur chaque manche).

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insignes des grades classiques (au collet pour les officiers, sur les manches pour les sous-officiers).

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En fonction des circonstances atmosphériques les cavaliers revêtent une ample cape bleu de roi doublée d'écarlate (de blanc pour le Colonel)

Le ramassage des lances  

Cavaliers revêtus de la cape

 

Bonnet à poils
De nos jours, les cavaliers de l'Escorte Royale portent encore leur uniforme d'origine et le bonnet à poils noir orné sur l'avant d'une couronne royale dorée. Les cavaliers considèrent comme un honneur de pouvoir porter le bonnet à poils car celui-ci a toujours été le couvre-chef des troupes d'élite.

Ce bonnet d'ourson est une référence à la coiffure des compagnies d'élite de la cavalerie française de la Révolution et de l'Empire et, en particulier à celle de la Garde Consulaire. La Belgique ayant été placée sous administration civile et militaire française à l'époque, la Gendarmerie belge fut l'héritière de la Gendarmerie impériale dont les unités d'élite, intégrées à la Garde Impériale, portaient cette coiffure distinctive.

 Les bonnets à poils sont encore d'origine et donc confectionnés en vraie peau d'ours. A l'avenir, les nouveaux bonnets ne seront plus confectionnés en peau d'ours mais en matière synthétique.

Le bonnet à poils belge a une forme de sabot, l'anglais une forme d'oeuf.


bonnet à poils   

 

Traitement de faveur

 


Pour chaque prestation royale, les chevaux sont aux petits soins. Ils sont brossés soigneusement et éventuellement lavés à l'eau et au shampooing.

Les sabots sont frottés au cirage noir et en plus, sur la croupe du cheval, des damiers sont dessinés à l'aide de savon et d'un peigne.


Cheval pie

 

    
Le cheval pie du timbalier est une jument . 

Par tradition, le cheval du timbalier de l'Escorte reçoit un nom à connotation musicale et c'est pourquoi Agena a été rebaptisée Presto.
Presto est une jument calme et costaude avec un signe particulier : elle mange toujours sur trois jambes, même si on lui donne un morceau de sucre.

La fanfare est précédée du timbalier qui conduit son cheval avec un enrênement tout a fait particulier, les rênes étant fixés aux étriers. 

La fanfare est la seule sous unité de l'escorte a posséder deux tenues distinctes car elle constitue également le Carrousel avec une tenue de garde Brabançon.


Tenue pour le Carrousel

 

TENUE COMPLETE DE CARROUSEL DE LA GENDARMERIE   TENUE COMPLETE DE CARROUSEL DE LA GENDARMERIE

Le carrousel fût créé en 1966 à l'occasion du jumping de Bruxelles.
A cette époque, la démonstration équestre fût exécutée par 32 cavaliers de la Légion Mobile sous les ordres du capitaine DURUISSEAU.
L'uniforme avait été conçu et dessiné par le peintre René Van Den Neste.
En 1969, une clique est adjointe au Carrousel, elle se compose d'un chef de clique, d'un timbalier et de six trompettes.
La coiffure est constituée d'un bicorne noir, en feutre de poils porté en bataille.

La cavalerie de la police fédérale

logo cavalerie


Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale ne sont pas exclusivement affectés à cette Escorte. La police fédérale engage les cavaliers et leurs chevaux aussi comme appui opérationnel spécialisé dans des opérations d'ordre public (par exemple : maintien de l'ordre public pendant une manifestation, accompagnement de supporters à risques, etc.). En plus, les autorités locales et les services de police peuvent également demander le soutien de la cavalerie pour des actions locales. Ces actions peuvent concerner l'ordre public mais également des patrouilles de surveillance à cheval en ville, dans les régions boisées ou à la côte. De telles patrouilles travaillent surtout de manière préventive et dissuasive.
La police fédérale compte à ce jour 180 chevaux, y compris les 132 de l'Escorte Royale. Les cavaliers ont également d'autres tâches policières comme des services d'ordre à pied, le transfert de détenus et des surveillances de points critiques.

 

Petits films sur l'Escorte Royale

     Vidéo  Escorte Royale

Le Palais Royal


Construit pendant la seconde moitié du 18e siècle, il était à l'origine composé de deux ailes séparées par une façade centrale. Le Roi Léopold II préféra la remplacer par la façade actuelle au début du 20e siècle.
Le palais du centre de Bruxelles est la résidence officielle du Roi des Belges, il y travaille, et y reçoit les visites officielles des chefs d'états, des ministres et d'ambassadeurs.
Le 21 Juillet, à l'occasion de la fête Nationale, un important défilé Militaire passe sur la place du palais auquel assiste Le Roi, le gouvernement et le corps diplomatique.
Quand le Roi est présent sur le territoire national, le drapeau Belge est hissé sur le toit. dès que le Roi quitte la Belgique, le drapeau est retiré.
Le palais est accessible au public à partir du mois d'Août jusqu'au fin Septembre.
A gauche, s'étend le parc royal. cet îlot de verdure de style néoclassique fut aménagé par les Ducs de Brabant à partir du 13e siècle. Jadis vallonné et rocailleux, l'espace de verdure accueillait biches, sangliers et vignobles.

Les armoiries de la Famille Royale

La Famille Royale

 

Ordre de succession au trône de Belgique à daté du 21 juillet 2013

1 Élisabeth, fille aînée du Roi Philippe
2 Gabriel, fils du Roi Philippe
3 Emmanuel, fils du Roi Philippe
4 Eléonore, fille du Roi Philippe
5 Astrid, fille du Roi Albert II
6 Amédéo, fils de la Princesse Astrid
7 Maria Laura, fille de la Princesse Astrid
8 Joachim, fils de la Princesse Astrid
9 Luisa Maria, fille de la Princesse Astrid
10 Laetitia Maria, fille de la Princesse Astrid
11 Laurent, fils cadet du Roi Albert II
12 Louise, fille du Prince Laurent
13 Nicolas, fils du Prince Laurent
14 Aymeric, fils du Prince Laurent

 

le rôle de La monarchie belge en quelques mots

Au début de l'année 1831, le Congrès National donnait à la Belgique une constitution. Celle-ci organisait l'État sous la forme d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le problème se posait alors au Congrès de trouver un titulaire pour exercer la fonction royale. Son choix se porta sur le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha.

Ainsi était fondée la dynastie belge, la première qui, dans nos provinces, a été directement choisie par les élus de la nation. Dans le cadre constitutionnel, et en liaison avec les autres organes du pouvoir, les titulaires successifs de la couronne allaient élaborer peu à peu une pratique de la fonction royale dont nous allons tenter de rappeler très brièvement les traits essentiels. Sans doute les médias font-ils assez souvent écho aux activités extérieures du Roi comme aux audiences qu'il accorde à maintes personnalités du pays ou de l'étranger.

Sans doute parle-t-il de temps en temps en public. Mais le Roi ne donne pas d'interviews,il ne discute pas publiquement la politique du moment, il n'entre pas en débat avec d'autres hommes publics. Son action, en tout cas dans l'ordre politique, est peu visible et toujours discrète. A une époque où tout s'étale au grand jour, cette situation peut surprendre. Elle peut aussi induire le public en erreur sur la portée réelle de l' action royale et sur la nature même de la fonction. La difficulté provient de deux causes distinctes. La première réside dans la nature même de la monarchie constitutionnelle et parlementaire. La seconde se trouve dans l'évolution de notre vie publique depuis 1830.

Selon l'expression de deux d' entre eux, les Constituants de 1831 voulaient "une monarchie républicaine" ou "un Roi constitutionnel avec des institutions républicaines". Dans ce but, ils adoptaient le principe de la responsabilité ministérielle. En vertu de cette règle, aucun acte du Roi n'a d'effet s'il n'est pas couvert par un ministre qui en prend la responsabilité, le Roi étant de ce fait soustrait à cette responsabilité même. Qu'il s'agisse de la participation au pouvoir législatif (dépôt de projets, sanction des lois) ou de l'exercice du pouvoir exécutif, c'est le concours, l'action conjointe du roi et des ministres qui seule peut produire des effets.

La deuxième cause qui tend à rendre difficile pour le public une perception exacte du rôle politique du Roi réside dans l'évolution de l'ensemble du pouvoir et des centres de décision publique depuis 1830.

Le passage progressif au suffrage universel pur et simple et l'ensemble des transformations politiques, économiques et sociales ont entraîné une certaine redistribution du pouvoir à l'intérieur des institutions officielles et une extension du rôle des pouvoirs de fait.

Qu'entendre par redistribution du pouvoir? Nous visons d'abord par là l'amenuisement du rôle du Parlement au profit de l'exécutif. Puis c'est, à l'intérieur de l'exécutif, une certaine diminution du rôle du Roi par rapport au Premier Ministre, ou encore la dilution de l'action individuelle des ministres au sein d'un système collégial. Quant aux pouvoirs de fait, c'est la domination des partis sur l'ensemble du système politique, c'est l'influence exercée sur le système par les grands groupes de pression.

Dans cet ensemble de plus en plus complexe, le rôle de chacun des éléments du pouvoir de droit apparaît moins visible. Ceci s'applique spécialement à la fonction royale.

Que peut-on dire du rôle du Roi dans l'action du pouvoir exécutif ? A cet égard, il convient de faire une distinction entre la fonction politique du Souverain et sa fonction symbolique ou représentative.

Le Roi est en fait le symbole de l'unité et de la permanence de la nation et le modérateur de la vie politique.

I Le rôle politique du Roi

Dans le domaine politique, l'action du Roi ne se traduit donc pas par la mise en œuvre d'un pouvoir propre ou personnel. C'est par l'avis, la suggestion, la mise en garde, l'avertissement, l'encouragement, que le Roi exerce cette action sur les acteurs du jeu politique. Sa perspective est celle de la continuité, de la durée, des objectifs à long terme, des "grands desseins" où doivent s'engager le pays et l'État.

C'est par le dialogue avec tous ceux qui interviennent dans la décision politique que se traduit cette activité du Roi. Dans un pays comme la Belgique, cela met en jeu non seulement le Parlement et le Gouvernement, mais toutes les instances qui font leur partie en permanence dans le concert (pas toujours harmonieux ...) d'où se dégage la décision. Ceci explique que le Roi voit souvent non seulement le monde politique proprement dit, mais tout ce qui compte dans le pays. Ces contacts dont le contenu demeure confidentiel, surtout avec ses ministres, sont pour lui en même temps une source précieuse d'information et le moyen d'exercer son action d'influence.

L'importance et l'impact de cette action politique du Roi varient selon les circonstances et selon le rythme même de la vie publique. Elle est et doit être constante. Mais il est des moments où le rôle du Roi, tout en demeurant couvert en principe par la responsabilité ministérielle, s'affirme plus nettement et où ses opinions peuvent orienter l'évolution politique de manière décisive. Il s'agit des cas où le Roi forme le gouvernement et dissout les Chambres.

D'autre part, il convient de ne pas demander au Roi ce qu'il n'a pas le droit de faire dans notre système constitutionnel. Le Roi peut et doit utiliser tous les moyens dont il dispose pour exercer sa mission, telle qu'elle a été définie plus haut. Il ne peut aller plus loin, dans la direction de l'exercice d'un pouvoir personnel.

L'article 91 de la Constitution prescrit que le Roi «.. ne prend possession du trône qu'après avoir solennellement prêté, dans le sein des Chambres réunies, le serment suivant: Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et 1'intégrité du territoire»" .

Quelles sont la signification et la portée exacte de ce serment? Il s'agit tout d'abord, comme le rappelle la constitution même, d'un engagement solennel et personnel. La mention spéciale de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire est née sans doute des circonstances du moment où ce texte a été rédigé, alors que la Belgique venait de se constituer en État souverain et que ses limites étaient contestées. Nos rois ont toujours considéré ces deux points comme une de leurs obligations particulières.

A la fonction proprement politique exercée par le roi peuvent être jointes certaines autres activités du souverain.

D'abord le commandement des forces armées.

Au cours de notre histoire contemporaine, l'interprétation de cette activité a fait l'objet de controverses et même de conflits entre certains de nos souverains et leur gouvernement. Il s'agissait de savoir si le rôle militaire du Roi en temps de guerre était ou non soumis à la responsabilité ministérielle. La question est aujourd'hui dépassée par les faits puisque le gros de nos forces armées est destiné à relever en pareilles circonstances du commandement intégré de l'OTAN.

Le rôle du Roi dans le domaine militaire n'est pas pour autant vidé de sa substance. La mise en condition de nos forces, la nécessité de rappeler au monde politique et à l'opinion publique nos obligations nationales et internationales de défense, demeurent un de ses principaux devoirs.

Autre aspect encore de l'action royale: le Roi joue quotidiennement un rôle de médiateur par ses interventions auprès des ministres en faveur d'un bon nombre de citoyens qui s'adressent à lui pour obtenir justice dans leurs relations avec l'appareil politico-administratif, quelquefois assez lourd.

II Le rôle symbolique

Le rôle politique du Roi, pris au sens large du terme, est un des deux modes essentiels d'exercice de la fonction royale. Le second de ces modes est selon nous aussi important, bien que plus délicat peut-être à cerner que le rôle politique. Il s'agit de ce que nous avons appelé la fonction symbolique et représentative. Elle relève de la dimension sociale de la monarchie, distincte de sa mission politique.

La difficulté d'exprimer clairement cette réalité provient du fait que l'on se trouve dans un domaine où se mêlent le rationnel et l'affectif. La difficulté vient ensuite du fait que la culture occidentale a, dans certains domaines, fortement réduit la dimension symbolique traditionnelle qui n'occupe plus une grande place dans notre vie collective.

Le Roi représente et incarne non pas l'État, appareil du pouvoir, mais la Nation ou si l'on préfère le Pays. C'est en cette qualité qu'il se rend à l'étranger pour y faire des visites de courtoisie ou d'amitié et y porter l'image de marque de la Belgique. La portée effective et le résultat positif de ces visites sont fonction de l'impression que font les souverains comme aussi de l'état des relations entre les deux États concernés: à cet égard le représentatif et le politique (ou le diplomatique) se rejoignent.

C'est aussi comme représentant de la nation que le Roi, aidé par la Reine, se rend dans tout le pays en des occasions fort diverses. Il le fait pour s'informer, pour stimuler et encourager l'évolution sociale, économique et culturelle des multiples microcosmes qui composent un pays. Il le fait aussi pour marquer non seulement son intérêt personnel, mais l'intérêt ou la reconnaissance de toute la communauté à l'égard de personnes ou de réalisations qui méritent d'être distinguées ou honorées.

Ces activités et ces gestes valorisent ceux qui en sont l'objet. Peu de personnes y sont indifférentes.

La monarchie se situe chez nous dans le cadre légal et rationnel de la Constitution. Mais elle est en même temps dotée de ce que l'on pourrait appeler une charge affective. Celle-ci découle à la fois des origines lointaines de l'institution et de son caractère même de continuité dans la durée.

Pour assumer l'exercice de sa fonction, le Roi dispose naturellement de l'aide de tout l'appareil gouvernemental et administratif du pays. Il est admis, en outre, depuis que l'institution monarchique a été organisée, que le Roi doit pouvoir disposer librement de collaborations personnelles et de moyens matériels. C'est dans cet esprit que la Constitution alloue au Roi une Liste Civile, c'est-à-dire non pas un traitement, mais un budget d'institution qui doit lui servir à rétribuer ses collaborateurs, à entretenir les résidences royales, à assurer le fonctionnement de ses services, à pourvoir à ses dépenses personnelles et aux frais d'hospitalité et de représentation.

C'est également dans cette perspective que s'est créée l'institution coutumière qu'est la Maison du Roi. Elle regroupe ses collaborateurs personnels en quatre services: le département du Grand Maréchal de la Cour (activités représentatives), le Cabinet du Roi (politique, administration, relations publiques), la Maison militaire (relations avec les forces armées et le Ministre de la Défense nationale) et le Service de la Liste Civile (finances et gestion de la Maison).

III Le Roi dans la nouvelle structure de l'État

Devant toute réforme touchant à la structure de l'État, le Roi doit combiner deux perspectives.

En tant que chef de l'État il est dans l'esprit de son rôle constitutionnel de veiller dans tous les domaines à l'union entre les Belges et au maintien de ce qui peut garantir l'existence du Royaume. Depuis 1970, plusieurs réformes institutionnelles ont fait progressivement de la Belgique un État fédéral.

Comment va s'exercer la fonction royale à l'égard de ce nouveau système, et spécialement à l'égard des nouvelles institutions fédérées, dotées d'un très large degré d'autonomie? Quelle relations vont s'établir entre elles et le Roi dans l'ordre juridique et politique?

Dans l'ordre juridique, nous ne constatons qu'une seule relation entre les entités fédérées et le Roi. C'est la prestation de serment devant le Roi du Président de chaque gouvernement communautaire et régional. Dans l'ordre politique, il n'existe à proprement parler pas de relation organique entre le Roi et les gouvernements des entités fédérées. Mais le chef de l'État et ces institutions ne peuvent s'ignorer: ils font partie d'un même ensemble national et ont des contacts réguliers.

Dans le concret, le Roi sans s'immiscer évidemment dans le fonctionnement interne de ces institutions, s'informe sur la vie, les projets et les réalisations des entités fédérées. Il est normal que le Roi se préoccupe de ces sujets qui continuent à concerner l'ensemble des citoyens belges, et aussi qu'il s'intéresse à la manière dont ils sont réglés dans chacune des entités en cause.


Les armoiries des communautés et des régions

Drapeau de la communauté flamande par Graham Bartram

Drapeau de la communauté francophone par Graham Bartram

Communauté flamande

Communauté française

Communauté germanophone

Région de Bruxelles-Capitale

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Le Drapeau de la Belgique

Il date de 1830 et a d'abord été composé de bandes réparties horizontalement.

C'est le 26 août 1830, au matin, le journaliste Ducpétiaux, apprenant que les agitateurs venus de Paris venaient d'arborer les couleurs françaises au balcon de l'hôtel de ville de Bruxelles, parla de ce grave événement qui risquait de fausser tout le sens du soulèvement, à son ami Lucien Jotrand, lui aussi journaliste.
Jotrand se souvint alors d'une cocarde de la révolution brabançonne de 1789.
Elle était rouge, jaune et noire et les soldats de van der Mersch la portaient à leur shako - adoptons ces couleurs-là.
Ducpétiaux ne fait ni une ni deux, se précipite chez les demoiselles Abts qui avaient un magasin d'aunages rue du Marché aux Herbes et leur demande de lui coudre immédiatement deux drapeaux.
Il se rend alors à l'hôtel de ville, enlève les couleurs françaises et hisse celles du Brabant aux acclamations de la foule.
Le lendemain, le "Courrier des Pays-Bas" écrivait : "Nos trois couleurs sont horizontalement attachées à la hampe, le rouge au-dessus, le jaune-orange au milieu, le noir en dessous. Cette bannière doit vraiment devenir Nationale".
 

Madame Marie Abts-Ermens

Huile sur toile, 125/90 cm
collection Musée royal de l'Armée, Bruxelles

La peinture sera offerte au MRA par la Comtesse Cavens, née Abts, qui prétendra une filiation entre elle et sa soi-disant aïeule assemblant les couleurs nationales.
 

Vous retrouverez ceci à Bruxelles,  rue de la Colline, à gauche, en direction de la Grand-Place.

 

 

Les couleurs de notre drapeau ont été arrangées verticalement en 1831 lorsque la Belgique obtint son indépendance.

 

Le drapeau de la Belgique est composé de trois bandes verticales noire (côté de la lance), or et rouge. L'article 193 de la Constitution (version 1994) mentionne les couleurs.

De façon officiel, les dimensions du drapeau ont été fixées à 2,60 m de haut pour 3 m de large, ce qui donne une proportion insolite de 13:15. Pour l'usage civil, une proportion de 2:3 est plus commune et d'ailleurs la proportion exacte n'est d'ailleurs pas précisée par la Constitution.
 

Il faut préciser que les couleurs du drapeaux signifient
Détermination (
NOIR) Générosité (JAUNE) et Courage (ROUGE).

 

je suis votre drapeau !

Je suis né le 23 janvier 1831.
Je suis le gardien de votre liberté.
Je suis le symbole de la raison pour laquelle vous vous êtes battus: l'indépendance.
Je suis l'inspiration du patriote Belge qui sacrifie ses biens et sa vie pour que vive la Belgique.
Je marche en silence avec chacun de vos honorés défunts.
Ma couleur noire représente la détermination.
Ma couleur jaune un symbole de générosité.
Ma couleur rouge la résistance, le courage, la force et la vaillance.
J'ai conduit vos parents, vos frères ou vos enfants dans bien des batailles.
J'ai flotté durant paix et guerres, lutte et prospérité et j'ai été respecté.
Honorez-moi, respectez-moi, défendez-moi, au prix de vos biens et de votre vie.
Ne laissez jamais vos ennemis me descendre de mon emplacement de peur que je n'y revienne jamais.
Maintenez allumé le feu du patriotisme, défendez énergiquement la Royauté Belge.
Œuvrez dans la droiture et je resterai pour toujours le rempart de la Paix et la Liberté pour tout le genre humain.
Image de la Patrie, emblème du devoir, symbole de l'honneur.
Je suis votre drapeau.

 

 

Les couleurs ont pour origine celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant.

Le Duché de Brabant est un ancien duché situé à cheval sur les Pays-Bas et la Belgique actuels. Son étendue couvrait l'actuelle province néerlandaise de Brabant-Septentrional, les actuelles provinces belges d'Anvers, de Brabant-Wallon, de Brabant-Flamand, les territoires des actuelles ville de Gembloux et commune de Sombreffe en Province de Namur ainsi que la région de Bruxelles.


 

CEPENDANT:

En compulsant avec curiosité divers anciens documents de la révolte de nos aïeux, datant du 30 mai 1787, nous trouvons que le peuple de Bruxelles opposa, aux couleurs de l'Empereur Joseph II, la cocarde tricolore brabançonne aux couleurs rouge, jaune et noire.

Il était de ce fait intéressant de rechercher l'origine et l'histoire de l'emblème national de notre patrie.

 

Le Drapeau des Belges à travers l'Histoire

 

Quelques explications

Nous avons retrouvé trace d'un drapeau, que nous devons considérer comme le premier emblème qui doit avoir été commun de notre territoire, c'était celui de la Lotharingie. Il présentait, suivant les lois de l'héraldique, trois bandes horizontales, le rouge, le blanc et le rouge, et il apparut à la fin du IXe siècle et disparut à la fin du XIIe siècle.

       

Lors de la naissance des armoiries et du morcellement dû à la féodalité, certaines principautés, comme le Brabant, le conservèrent encore pendant une certaine époque très restreinte.

Avec les ducs de Bourgogne, la bannière à la Croix de Saint-André rouge fut adoptée par la plupart des provinces des Pays-Bas, ceci au XVe siècle.

     

Les ducs de Bourgogne devaient certainement tenir les couleurs blanc et rouge de la Lotharingie, dont les Pays-Bas faisaient jadis partie ; il faut supposer que les ducs de Valois auraient ramené ces couleurs primitives lorsqu'ils unifiaient nos provinces éparses.

Lors du mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien de Habsbourg, les couleurs blanche et rouge sont restées, du fait qu'elles étaient également celles de la Maison d'Autriche.

 

Le mariage de Philippe le Beau avec Jeanne de Castille, ainsi que l'avènement de Charles Quint au trône d'Espagne apportèrent un amalgame avec les couleurs espagnoles, rouge et jaune, ce qui donna un drapeau à 3 bandes horizontales rouge, blanche et jaune, du début du XVIe à la fin du XVIIIe siècle.

Il faut, toutefois, remarquer que pendant la même période, le drapeau blanc à Croix de Saint-André rouge continua à figurer sur terre et surtout sur mer ; et parfois, l'on fit une combinaison des 2 drapeaux en ajoutant une petite croix rouge sur la bande blanche de l'étendard tricolore rouge, blanc et jaune.

Ces couleurs nationales restèrent utilisées jusqu'aux dernières années du règne de Joseph II. Il ne faut pas perdre de vue que Joseph II avait refusé, en 1781, de laisser adjoindre l'aigle impérial bicéphale à nos couleurs, n'en voyant pas la nécessité, du fait que notre pavillon était reconnu de longue date par les puissances étrangères. Subitement, le 26 mars 1786, Joseph II décida que le seul drapeau autrichien, rouge, blanc et rouge fut rendu public, nous rendant ainsi, sans le vouloir, nos couleurs nationales primitives.

Toutefois, ce drapeau ne fut qu'éphémère, la révolte brabançonne grondait.

Le 30 mai 1787, le peuple bruxellois opposa aux couleurs de l'Empereur la cocarde de la révolte, mais ne choisit pas les couleurs des Pays-Bas qui rappelaient trop celles de l'Autriche.

Les Bruxellois adoptèrent la cocarde tricolore brabançonne aux couleurs rouge, jaune et noire.

La révolte gagna nos provinces, et les drapeaux, qui précédaient les unités des volontaires étaient d'une grande diversité.

Mais les couleurs brabançonnes y prédominaient, car elles avaient l'avantage d'être comparables à celles des comtés de Flandre, de Hainaut et de Namur.

La restauration autrichienne, la domination française et le Royaume-Uni des Pays-Bas ne les firent pas oublier, car le 26 août 1830, elles réapparurent sur l'hôtel de ville de Bruxelles et à la tête de la garde bourgeoise de la capitale.

Le 30 septembre 1830, le gouvernement provisoire adopta officiellement les couleurs rouge jaune et noire, imité par le Congrès national.

Il faut remarquer que les bandes étaient placées horizontalement suivant les lois de l'héraldique, c'est-à-dire, le rouge en haut, le jaune au milieu et le noir en bas.

Le 23 janvier 1831, un arrêté du gouvernement provisoire, sans que l'on puisse déceler la nouvelle décision, décida de prendre la disposition verticale et de porter le rouge tenant la hampe.

Mais le 12 octobre de la même année, une dépêche du Ministère de l'Intérieur prescrivit de porter le noir tenant la hampe, et ceci sans tenir compte que la disposition verticale était contraire aux lois de l'héraldique.

Et pour terminer, sans chauvinisme, nous devons déclarer que nos couleurs nationales actuelles sont plus anciennes que les couleurs françaises apparues pour la première fois en 1789, et que les italiennes datent de 1794.

 

DRAPEAUX DES COMMUNES DE BELGIQUE

Cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.cyber-flag.net/Html/Belgique.htm

* * * * * *

"LA BRABANçonne"

HYMNE NATIONAL BELGE

O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos cœurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle : ) bis
Le Roi, la Loi, la Liberté ! )
Le Roi, la Loi, la Liberté ! (bis

LA BRABANçONNE Par Helmut Lotti

La Brabançonne dans nos trois langues nationales

Cliquez sur l'image

 

Partition d'environ 1910

Monument dédié à la Brabançonne

Partition des environs de 1910

genèse de la brabançonne

En ce 25 août 1830, "La Muette de Portici", relatant la révolte napolitaine, est jouée au théâtre de la Monnaie à Bruxelles devant une salle archicomble.

Le duo de l'Amour sacré de la Patrie avait échauffé un public enthousiaste lorsqu'au troisième acte Nazarello, au son du tocsin, brandit une hache et chante:
"Courons à la vengeance !
Des armes, des flambeaux !
Et que notre vaillance,
Mette un terme à nos maux"

La salle se leva répétant: "Aux armes, aux armes ! ".
Ce cri courut comme une traînée de poudre dans la foule qui sortit du théâtre en hurlant: "Au National ! Au National ! "
Se répandant dans les rues ils se dirigèrent tous vers les bureaux du journal pro-orangiste de Libri Bagnano, rédacteur principal du National, qui soutenait les prétentions du Roi Guillaume contre les libéraux et les catholiques belges coalisés.
L'établissement fut saccagé tout comme les maisons du Ministre de la Justice Van Mannen, du Directeur de la Police de Knyff et du Procureur du Roi Schuerrnans, tous partisans de la maison d'Orange.
Le peuple belge d'alors en avait assez de subir les vexations et les inégalités,l'injustice et l'impôt.

"Amour sacré de la Patrie,
Rends nous l'audace et la fierté,
A mon pays je dois la vie,
Il
me devra la Liberté."

Ce sont ces vers chantés par le ténor Lafeuillade qui mirent le feu aux poudres.
Déjà dans les rues, des mains anonymes avaient placardé des affiches sur lesquelles ont pouvait lire:

SAMEDI: ILLUMINATIONS
DIMANCHE: FEU D'ARTIFICE
LUNDI: RÉVOLUTION"

* * * * * *

 

Après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de "l'Aigle d'or", rue de la Fourche à Bruxelles. On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer. C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un d’eux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.

C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.
Si l'anecdote n'a peut-être pas de valeur historique, il est cependant certain que la première Brabançonne fut écrite par Louis-Alexandre Dechet, mieux connu sous le nom de JENNEVAL, à la fin de 1830. Acteur au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, où avait éclaté, le 25 août 1830, la révolution qui aboutit à l'indépendance de la Belgique, Jenneval s'engagea dans l'armée révolutionnaire et fut tué au combat, près de Lierre, le 18 octobre 1830.
Il composa trois versions du "Chant national belge", versions qu'il adapta au fur et à mesure de l'évolution des événements.

Jenneval auteur de La Brabançonne

Portrait de Louis-Alexandre Dechet  dit :

JENNEVAL

En 1860, elle fut une fois encore remodelée, mais cette fois, non pas par son créateur, mais par le Premier Ministre Charles Rogier qui adoucit fortement les paroles virulentes adressées par Jenneval à l'égard du Prince d'Orange, Guillaume de Nassau. C'est cette version qui est reproduite ci-dessus et qui est encore utilisée actuellement.

Quant à la musique de la Brabançonne, elle fut écrite pendant les journées de septembre par François VAN CAMPENHOUT.

Van Campenhout

 La première exécution publique de l'hymne national belge a eu lieu au théâtre de la Monnaie, au début du mois d'octobre 1830. La partition primitive a également été modifiée, afin de l'adapter aux paroles de Charles Rogier.

En réalité, il n'existe pas de version officielle de "La Brabançonne". Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de "La Brabançonne" et d'en établir une version officielle. Leurs travaux n'ont jamais abouti. Néanmoins, une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décrète que seule la 4ème strophe du texte de Charles Rogier doit être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais.

Précisons encore qu'il existe un "monument à la Brabançonne" à Bruxelles, place Surlet de Chokier. Des extraits de paroles en français et en néerlandais de l'hymne national y sont gravées.

    Texte Original 

Après des siècles d'esclavage,

Le Belge sortant du tombeau

A reconquis par son courage

Son nom, ses droits et son drapeau.

Et ta main souveraine et fière,

Désormais, peuple indompté,

Grava sur ta vieille bannière :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Grava sur ta vieille bannière :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Autre version :

Pays d'honneur ô Belgique ô Patrie !

Pour t'aimer tous nos cœurs sont unis.

A toi nos bras notre effort et notre vie.

C'est ton nom qu'on chante et qu'on bénit.

Tu vivras toujours fière et belle,

Plus grande en ta forte unité

Gardant pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Gardant pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de " La Brabançonne " et d'en établir une version officielle. Une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décréta que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier devait être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais et qu'en allemand

En Français: La Brabançonne

O Belgique, ô mère chérie,

A toi nos cœurs, à toi nos bras,

A toi notre sang, ô Patrie !

Nous le jurons tous, tu vivras !

Tu vivras toujours grande et belle

Et ton invincible unité

Aura pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Aura pour devise immortelle:

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté !

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