NOTRE ETENDARD

 

Prestation de serment

du Mdl Simon

à Altenrath.

Porte-étendard :

Lt Pettiaux

 

L’étendard  consacré est la possession la plus précieuse de l’unité.

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Traditionnellement, l’étendard consacré constituait le point de ralliement pour le régiment sur la ligne de bataille.

De nos jours, il n'est plus arboré au combat ni utilisé sur un théâtre d'opérations.

L’étendard est un symbole de l'honneur et du sens du devoir militaire.

Par la cérémonie de prestation de serment, en tenant l’étendard de la main gauche et faisant face au régiment rassemblé, tous les membres de l'unité, quel que soit leur groupe professionnel, déclaraient:

 

"Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux Lois du peuple belge".

 

La cérémonie de prestation de serment est un instant de recueillement et de confirmation de la vocation.
Elle symbolise l’entrée des jeunes dans la communauté militaire.
Véritable « incorporation » dans le sens d’entrée dans un corps, elle active le sentiment d’appartenance à l’institution et elle sensibilise aux devoirs et aux obligations militaires.
La prestation de serment est une cérémonie d’échange entre le pays et le prestataire ; le premier reconnaît officiellement et publiquement l’aptitude du militaires à se servir de ses armes et à recevoir le mandat de le défendre, le second s’engageant à se placer au service de la Belgique dans le respect des lois et traditions.
 

A l'issue de la parade, les procès-verbaux constatant les prestations de serment étaient établis et placés, après signature, dans le dossier personnel des intéressés.

L’étendard du 3ème Lanciers avait donc un rôle bien défini à jouer, celui de symboliser la fierté et l'honneur de l’unité et son dévouement au Roi et au pays.

Texte lu lors de la présentation de l'étendard aux nouveaux Lanciers

"Lanciers du 3ème Régiment, n'oubliez jamais votre histoire. Voici votre Étendard.

L'Étendard est d'abord, avec ses trois couleurs, le symbole de notre Patrie et de notre Honneur. Ces couleurs sont en effet le résultat de notre d'histoire, de la patiente construction d’un territoire, de langues, de cultures et d'habitudes de vie en commun.
La Patrie, c'est cette réalité concrète, tangible, dans laquelle s'épanouit notre existence collective à travers une fraternité qui nous défend de préférer la préservation frileuse de nos intérêts individuels au bien supérieur de la communauté.
L'Honneur, c'est la grande vertu des temps difficiles, ce sentiment d'une inaltérable responsabilité qui nous rappelle, lorsque tout bascule autour de nous, que notre dignité d'homme nous interdit de sombrer dans la facilité et le renoncement.
Votre Étendard est votre emblème. Il rappelle le sacrifice de tous ceux qui ont combattu et accepté leur propre mort pour que notre pays reste libre et fort. Dans ses plis sont inscris en lettres d'or la bravoure de nos anciens.
C'est derrière cet Étendard que notre régiment, le 3ème Lanciers, s'est particulièrement illustré.
Inclinez-vous toujours avec respect devant lui. Il mérite votre dévouement et vous rappelle vos devoirs".

 

ORSMAEL 1973

Notre étendard et son escorte lors de la réactivation.

De G à D: 1Mdl Marcel Colleau - Cdt Guy Stassin - 1Mdl Ivan Brasseur

 

Prestation de serment

du Mdl Eeckhout

à Spich.

Porte-étendard :

Lt Gilmaire

Notre étendard et son escorte

à cheval

 

Notre étendard et son escorte

à cheval

   

Remis au Colonel Anoul le 10 décembre 1831 par SM Léopold Ier en personne, l'étendard, dont le socle du lion est gravé au nom du  1er Régiment de Cuirassiers,

a bravé les décennies.

Lorsque, en 1863, le régiment prend la nouvelle appellation de 3ème Régiment de Lanciers, nos cavaliers conservent cet étendard avec sa dédicace d'origine. Il en est de même, en 1918, pour le Groupement Léger de la 1DA, puis en 1919, lorsque le régiment reprend l'appellation de 3ème de Lanciers.

Le 28 mai 1940, l'étendard est mis en sûreté à l'Abbaye de Saint-André-lez-Bruges où il reste caché durant toute la guerre et rejoint ensuite le Musée Royal de l'Armée le 2 mars 1945.

Le 25 mai 1951, le Lieutenant-Général Jooris remet l'emblème, toujours le même, au Colonel Gonze, qui a reformé le régiment.

Le 1er juillet 1969, l'étendard passe à l'École des Troupes Blindées, ou plus exactement à son bataillon d'instruction Recce qui conserve l'appellation de 3ème de Lanciers; lorsque celui-ci passe à la réserve comme Régiment léger de la Province de Luxembourg, l'emblème reste à l'ETBl.

C'est donc à Stockem, après la reconstitution du régiment, que le Lieutenant-Général Bastogne, ancien commandant de l'escadron C, remet l'étendard au Lieutenant-Colonel BEM Noël le 14 décembre 1973.

Depuis le 30 avril 1992, le vieil étendard et les traditions de ce "Cher Vieux Régiment" ont été confiés au 3ème  Lanciers Parachutistes lors d'une prise
d'armes se déroulant, pour la dernière fois à Spich, en FBA.

Le 05 février 2003 l’étendard est confié au 1er régiment de Lanciers qui devient le 1/3Lanciers le 12 septembre 2003.


 

              

Lion belge monté sur un socle, tous deux dorés. Sur les grandes faces du socle, à droite 1er Régiment de Cuirassiers" et à gauche "L'Union fait la Force". Sur les petites faces, le monogramme Royal. Le socle est toujours d'origine; le lion, lui, a été remplacé et l'original figure dans le patrimoine du régiment.

Fixée à la couronne de feuilles de laurier et de chêne qui joint la hampe au socle, une cordelière d'or à glands et coulant dorés, restaurée en 1968 par la maison Bertrand, à Bruxelles, ainsi qu'une fourragère; celle-ci, aux couleurs de la Croix de Guerre à l'issue de la Première Guerre Mondiale, est devenue à la couleur de l'Ordre de Léopold, troisième classe, à l'issue de la Seconde Guerre Mondiale.

A la hampe noircie, composée de deux éléments assemblés par un manchon de cuivre jaune, est fixé le tablier de 75cm x 75cm. Celui-ci est composé par assemblage de pièces de soie, en double épaisseur, de nos trois couleurs nationales et l'ensemble est bordé, sur ses côtés, à l'exclusion de celui à la hampe d'une frange de fils d'or torsadés. La soie s'usant assez facilement, le tablier a déjà été remplacé quatre fois, dont la dernière en 1990; chaque fois, un carré de chaque couleur est découpé dans l'ancienne soie et conservé dans la double épaisseur du nouveau tablier.
 

CAMPAGNE 1914-1918

Décernée par autorisation de SM le Roi Albert.

ORSMAEL - GUSSENHOVEN

Décernée  SEULEMENT au 3ème Lanciers par l'Ordre du Jour de l'Armée du 27 novembre 1930 :

" Pour commémorer la vaillance déployée par ce Régiment au cours de la défense des points de passage de la Petite Gette, le 10 août 1914 à ORSMAEL-GUSSENHOVEN. "

ANVERS

Décernée au Régiment par l'Ordre du Jour de l'Armée du 21 juin 1930 :

"  Pour commémorer sa participation aux opérations sous Anvers du 20 août au 8 octobre 1914. "

FOURRAGÈRE aux couleurs de la Croix de Guerre
Accordée par l'Ordre du Jour de l'Armée du 12 novembre 1930 pour au moins deux citations.
 

CAMPAGNE 1940

LA GETTE

Décernée à toute la Brigade de Cavaliers Portés par l'Arrêté du Régent N02785 du 10 août 1946 :

"Chargée de défendre, les 13 et 14 mai 1940 le secteur sud de la position de recueil et d'arrière-garde de la Gette, a exécuté sa mission avec un courage et une ténacité dignes d'être cités en exemple, opposant une résistance farouche aux attaques en front et en flanc d'un adversaire orgueilleux de ses succès antérieurs. Ne s'est repliée, avec calme et méthode qu'après en avoir reçu l'ordre formel, sa mission étant intégralement accomplie".

LA LYS 1940

Décernée à l'ensemble de la 2ème Division de Cavalerie par l'Arrêté du Régent N'2785 du 10 août 1946 :
"Les unités composant la 2DC ont combattu avec vaillance pendant la journée du 25 mai et la matinée du 26 mai 1940, sur la position Dadizele-Gheluwe. Malgré les attaques répétées de l'ennemi qui visait à séparer l'Armée belge de l'Armée britannique par la conquête d'Ypres, ces unités ont conservé intégralement leurs positions et ont infligé de lourdes pertes à l'adversaire. Menacées d'encerclement par l'aile droite et vivement pressées en front, elles ne décrochèrent que par ordre dans la matinée du 26 et réussirent à se replier sur le front du chemin de fer Roulers Ypres, où elles résistèrent vaillamment le 27 mai 1940".

 

Le 27 mai, le Régiment est cité à l'Ordre du Jour du 1er Corps d'Armée :

"Etant situé à l'extrême aile droite sur le front Gheluxe- Wervicq, s'est signalé par sa magnifique attitude au cours des journée des 25 et 26 mai 1940. Quoique sur front étendu, ce groupement a opposé une résistance opiniâtre aux attaques allemandes menées par chars blindés, infanterie et aviation, ne cédant pas un pouce de terrain et résistant à l'encerclement".

 

Le 28 mai 1940, le 3e Lanciers est cité une nouvelle fois à l'Ordre du Jour du 1er Corps d'Armée :

" Quoique ayant été sévèrement éprouvé par les durs combats des 25 et 26 mai sur la ligne Gheluwe-Wervicq, ce groupement a dû assumer la défense de l'intervalle Ypres-Zonnebeke à l'extrême aile droite de l'Armée Belge, a résisté avec une vaillance allant jusqu'au sacrifice à toutes les attaques allemandes au cours des journées des 26 et 27 mai 1940".

 

FOURRAGÈRE 1940 aux couleurs de la Croix de Guerre
Accordée par l'Arrêté du Régent N03015 du 23 octobre 1946 pour deux nouvelles citations.

 

FOURRAGÈRE DE 3ème CLASSE, à la couleur de l'Ordre de Léopold

Accordée par l'Arrêté Royal N02642 du 1 mars 1954, en remplacement du précédent, pour au moins quatre citations et cumulant donc les effets des deux fourragères précédentes.

Voir plus loin la rubrique : Notre Fourragère

 

 

Quelques porte-étendard et escortes au fil des ans (par ordre alphabétique)

A cheval A pied
Porte-étendard Escorte Porte-étendard Escorte

Bushenschmidt

Carrano

de blaere

dechene

hennekinne

moraux

pettiaux

schnorenberg

stallaert

stassin

thirion

van caester

winnepenninck

brasseur

burie

colleau

custers

debehogne

dewalque

lecocq

lejeune

marchand

MOREAU

mezierre

milquet

sabre

scarnière

vernimmen

carrano

ghenne

gilmaire

guissart

pettiaux

stassin

silvestre

tinel

van caester

beaumont

debehogne

englebert

gouverneur

halin

janssen

leclere

lejeune

messin

milquet

MOREAU

sabre

simoens

vandenhende

vanLanker

Ce tableau sera corrigé suivant vos informations.

 

Les trésors du MRA

 

Le Musée royal de l'Armée (MRA) garde les âmes des unités disparues.
Depuis 1926, les emblèmes des unités de réserve et de corps dissous sont confiés au Musée royal de l’Armée.
À cette occasion, le musée devient le théâtre de cérémonies émouvantes et parfois fastueuses.


Mais pourquoi l’emblème revêt-il une telle valeur auprès des unités ?


Signes de ralliement lors des batailles, les emblèmes régimentaires sont vénérés par les unités et gardés tel un trésor par le Chef de Corps.

Le plus grand déshonneur qu’une unité puisse connaitre est de se faire ravir son emblème par l’ennemi. Mieux vaut encore les bruler, les cacher ou les détruire.
Ainsi de nombreux emblèmes de l’armée belge ont été cachés pendant la campagne de 18 jours en 1940.
À l’armée, chaque unité a son emblème, qui lui est remis par le roi.


Selon l’unité à laquelle l’emblème appartient, on parlera :

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de fanion chez les Carabiniers cyclistes et les troupes de Génie et Transmission;

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d’étendard (80 ~ 80 cm) chez les unités de Cavalerie et d’Artillerie;

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de drapeau (90 ~ 90 cm) chez les unités d’Infanterie.

 

Le roi a lui aussi un emblème, appelé fanion de commandement.
Les citations à l’ordre du jour des unités, distinguées pour leurs faits exceptionnels, sont brodées sur les emblèmes.

Lorsqu’une unité toute entière reçoit une décoration, un cordon tressé est agrafé à la base, sous le lion.

Ce cordon appelé fourragère est de la même couleur que le ruban de la décoration (voir ci-après rubrique fourragère).

 

Le MRA possède près de 70 exemplaires, dont une partie est exposée dans une vitrine située entre la Salle historique, dédiée au 19e siècle et la Halle Bordiau, consacrée à la 2e Guerre mondiale.

Ne manquez pas d’admirer ces joyaux de notre armée, témoins de durs sacrifices…

Le nôtre s'y trouve depuis le 15 avril 2011


Voici la vitrine du Musée de l'Armée et d'Histoire militaire (MRA)

où repose désormais notre glorieux étendard.

Même si notre glorieux étendard qui nous fut confié en 1831 par le Roi Léopold Ier ne flottera plus à l’avenir sur une plaine de parade,

il continuera à le faire dans nos cœurs !

 

Texte écrit à l'occasion du retour de notre étendard au MRA

 

LES LARMES DE NOTRE ETENDARD


J’ai longuement flotté sur les champs de bataille,
Résistant bravement aux coups de la mitraille;
Maintes fois ma voilure épongea dans le vent
Le sang des cavaliers morts, les pleurs des survivants.

Au sommet du régiment je dressais mes couleurs,
Témoignage vibrant de la Foi, de l'Honneur.
Les anciens devant moi soulevaient leur chapeau,
Qui a-t-il de plus beau que l'amour du drapeau ?

Mais la honte survint par une signature altière :
Mon élan fut brisé par ces mains étrangères.
Comme lacérés, mes beaux plis sanglotaient en silence
En voyant que l'on s'attaquait à mon existence.

C'est un peu comme si on me jetait par terre.
Un instant je pensais : « nous sommes donc en guerre ! »
Mais en guerre un étendard a ses défenseurs,
Ici nul n'accourut pour calmer ma douleur!

Les militaires aux cols blancs et bleus trépignaient de colère,
Mais les grands chefs, là-haut, préservant les belles manières,
Me laissèrent sans mot écrire, aux mains de mes bourreaux :
Je mourus donc sans qu'une plume quitte son fourreau.

Aujourd'hui je regrette un peu d'avoir porté ces couleurs,
Car une part de mon régiment est morte dans mes pleurs.
Quand mon pays me laisse ainsi succomber seul,
Je ne suis plus étendard, mais je deviens linceul.


Par Ivan Brasseur


 


 

Paroles de vieux soldat

 

 

Voyez-vous, disait souvent ce vieux soldat, en frappant sur la table, vous ne savez pas vous autres ce que c’est que l’Étendard. Il faut avoir été soldat; il faut avoir quitté le Pays et marché sur des chemins qui ne sont plus ceux de la Patrie; il faut avoir été éloigné de la terre natale, sevré des paroles de la langue que l’on a parlée depuis l’enfance; il faut s’être dit, pendant les journées d’étapes et de fatigues, que tout ce qui reste du lointain Pays absent, c’est ce lambeau de soie aux trois couleurs qui claque au vent, là-bas au centre du Régiment; il faut n’avoir au centre des conflits, du danger, et parfois de la bataille d’autre point de ralliement que ce morceau d’étoffe quelque peu effiloché, pour comprendre, pour sentir tout ce que contient dans ses plis et citations cette chose sacrée qu’on appelle l’Étendard.


L’Étendard, mes amis sachez-le bien, c’est contenu dans un seul mot, tout ce qui fut, tout ce qu’est la vie de chacun de nous : le foyer où l’on grandit, le premier sourire d’enfant, la mère qui vous berce, le père qui vous gronde, les premières larmes, les espoirs, les rêves, les chimères, les souvenirs; c’est toutes ces joies à la fois, toutes enfermées dans un mot, un nom, le plus beau de tous : la Patrie.


Oui, l’Étendard, c’est tout cela; c’est l’HONNEUR du Régiment; c’est comme la conscience des braves gens qui remplissent leur mission, quoiqu’il arrive, malgré la présence continuelle du danger, de l’éloignement de la famille; c’est un peu un coin de « son chez soi » ; c’est de plus un rappel intrinsèque du devoir dans tout ce qu’il a de plus sévère et de plus fier.


* * * * * *

NOTRE FOURRAGÈRE

 

Que nous soyons jeunes ou vieux briscards, lors de cérémonies, de parades et plus particulièrement lorsque notre Étendard, emblème du Régiment, sort, nous portons autour de l'épaule droite un cordon tressé que tout le monde appelle "fourragère". Pourquoi ?


Un peu d'histoire.


C'est l'Arrêté Royal du 26 octobre 1918 qui instaure un insigne spécial dénommé "Fourragère".
Il est destiné à honorer de façon apparente la bravoure dont l'armée a fait preuve pendant la guerre et à rappeler les actions d'éclat accomplies par certaines unités au cours de la campagne. Cet insigne est porté par l’emblème de ces unités.
Il est aussi porté autour de l'épaule gauche par les officiers, sous-officiers, caporaux et soldats et fait partie de l'uniforme de l'unité qui en est titulaire.
A l'origine, seul le militaire qui avait effectivement prit part aux faits de guerre ayant donné lieu à une citation à l'ordre journalier de l'armée pouvait prétendre porter cette fourragère.
Il devait malgré tout en obtenir l'autorisation auprès du Chef de Corps.
Les règles d'attribution.
A l'origine, la fourragère est destinée à honorer de façon apparente et permanente la bravoure et les actions d'éclats accomplies par certains régiments, bataillons et groupes ou unités assimilés.
L'attribution de la fourragère était annoncée par la voie de l'ordre journalier de l'armée et était publiée au Moniteur belge.
Elle était portée par tous les militaires de l'unité titulaire et faisait partie de l'uniforme de celle-ci.
A partir de 1924, si la fourragère est toujours portée par le drapeau, seuls les militaires ayant effectivement pris part aux faits de guerre ayant donnés lieu à l'attribution d'une citation à l'ordre de l'armée peuvent porter la fourragère suivant l'autorisation accordée par le Chef de Corps.
En pratique, la fourragère est donc portée uniquement par les anciens combattants.
Après la guerre de 1940 - 1945, le principe reste inchangé et seul le militaire, dont il est attesté de manière indiscutable (par le Chef de Corps pour la Croix de guerre, par le Ministre de la Défense Nationale pour l'Ordre de Léopold) qu'il a participé aux faits de guerre qui ont donné lieu à une citation de l'unité à l'ordre journalier de l'armée, peut porter la fourragère à titre individuel.
C'est en 1961, par extension à ce qui se faisait depuis 1949 par les unités stationnées en Allemagne, que tous les militaires appartenant aux unités qui s'étaient vues octroyer une fourragère peuvent à nouveau porter celle-ci à l'occasion des revues de troupes, défilés et autres services d'honneur.
La fourragère se porte alors autour de l'épaule droite pour les différencier des anciens combattants.
Cette disposition est aussi étendue aux unités qui ont repris les traditions d'unités auxquelles la fourragère avait été octroyée.
La fourragère est attribuée en fonction du nombre de citations à l'Ordre journalier de l'Armée obtenues par les unités. Ces citations apparaissent aussi sur l’étendard des unités concernées.
La Fourragère de la Croix de guerre 1914 - 1918 est attribuée aux unités qui comptent deux citations.
La Fourragère de l'Ordre de Léopold, aux unités qui comptent au moins quatre citations.
A partir de 1953, la Fourragère de l'Ordre de Léopold est attribuée suivant ses différentes classes :

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La fourragère de première classe est attribuée pour seize citations

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La fourragère de deuxième classe pour huit citations

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La fourragère de troisième classe pour quatre citations


 


Et la couleur ?


Les fourragères sont tressées aux couleurs des différentes dignités qu'elles honorent.
Suite à la campagne de Belgique 1914 - 1918, deux fourragères sont créées ; la Fourragère de la Croix de guerre (distinction créée en 1915) et la Fourragère de l'Ordre de Léopold (ordre créé en 1832).
La première est tressée aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, soit le rouge tramé de vert.
La deuxième est tressée à la couleur du ruban de l'Ordre de Léopold, soit le rouge violacé ou amarante.
En 1919, une fourragère est créée pour honorer la bravoure des troupes coloniales pendant les campagnes d'Afrique 1914 - 1917. Cette fourragère est tressée aux couleurs du ruban de l'Ordre de l'Etoile africaine (1888), soit le bleu ciel tramé de jaune.

Suite à la guerre 1940 - 1945, la "Fourragère de la Croix de guerre 1940" voit le jour (distinction créée en 1945). Cette fourragère est tressée aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1940, le rouge carminé tramé de vert, soit les mêmes couleurs que sa devancière de 1918.
En 1951, les règles d'attribution de la "Fourragère de l'Ordre de Léopold" se voient étendues aux unités qui ont participés à la campagne de 1940 - 1945. Cette fourragère est aussi tressée à la couleur de l'Ordre, soit le rouge violacé ou amarante.
En 1953, un Arrêté Royal abroge les anciennes dispositions concernant la Fourragère à la couleur de l'Ordre de Léopold. Celle-ci compte désormais trois classes, à savoir :

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La Fourragère de l'Ordre de Léopold de première classe. Son cordon, tressé de rouge amarante, est strié de trois fils d'or. Son ferret est doré.

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La Fourragère de l'Ordre de Léopold de deuxième classe. Son cordon, tressé de rouge amarante, est strié de trois fils d'argent. Son ferret est argenté.

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La Fourragère de l'Ordre de Léopold de troisième classe. Son cordon est seulement tressé de rouge amarante et son ferret est en bronze.

 

Et nous là dedans ?

Notre Régiment a obtenu les fourragères suivantes :

 

A.  FOURRAGÈRE aux couleurs de la Croix de Guerre
Accordée par l'Ordre du Jour de l'Armée du 12 novembre 1930 pour au moins deux citations.


B. FOURRAGÈRE 1940 aux couleurs de la Croix de Guerre
Accordée par l'Arrêté du Régent N03015 du 23 octobre 1946 pour ces deux nouvelles citations.



C.
FOURRAGÈRE DE 3ème CLASSE, à la couleur de l'Ordre de Léopold

Accordée par l'Arrêté Royal N02642 du 1 mars 1954, en remplacement du précédent, pour au moins quatre citations et cumulant donc les effets des deux fourragères précédentes.

 

Selon le règlement, seule cette dernière est arborée à l'étendard.


Ceci explique que la fourragère qui orne l’étendard et que nous portions lors des grandes occasions est la « Fourragère de l’Ordre de Léopold de troisième classe » (quatre citations). Nous la portions autour de l’épaule droite car aujourd’hui, il n’y a plus d’anciens combattants en service actif qui pourraient prétendre la porter autour de l’épaule gauche.

 

 


Mais encore !
La fourragère se porte de telle sorte que le cordon natté passe entièrement sous l’aisselle droite.
Elle est attachée à un bouton cousu sur l’épaule par les deux ganses prévues à cet effet.
Le nœud à trois ovales est placé derrière et la partie du cordon constituant l’aiguillette tombe vers l'avant.

 

REMISE DE LA FOURRAGERE

 

Par le passé, la fourragère régimentaire était remise aux recrues lors d'une parade importante avec sortie de l'étendard.

Ce moment revêtait toujours un caractère solennel car, remettre la fourragère n'était pas comme donner un cadeau, c'était un héritage que l'on confiait aux jeunes lanciers.

On leur dictait ainsi un devoir en les les liant directement au passé.

Ces jeunes savaient, dès cet instant, que les anciens morts et vivants les regardaient.

Plus tard, ils découvriraient que cet héritage était quelquefois très lourd à porter.

 

Parfois, certains grands anciens étaient conviés à cette remise de fourragère.

En s'avançant fièrement vers le jeune à qui il allait remettre ce précieux insigne, l'ancien devait songer :

"Ne souris pas de mes rides, je suis le relais des générations mortes pour que tu vives.

Elles ont écrit leur histoire sur le cuir tanné de mon front.

Toi aussi, jeune lancier, tu te feras des souvenirs.

Aux heures d'incertitude, ils te reviendront, un à un.

Ils t'aideront à poursuivre ta marche quand tu seras en plein désert, sans direction et sans guide.

Quand tu croiras que tu n'es plus rien.

Alors, en te regardant, laisse-moi rêver."

 

Remarque: le personnel à cheval, par tradition,  porte la fourragère à l'épaule gauche.

 

* * * * * *

Combats et engagements du 3e Lanciers au cours de ses campagnes de guerre

 

 

bullet Campagne de 1815 -  au titre de Carabiniers N°2 :
  Waterloo le 18 juin 1815
bullet Campagne de 1831 - au titre de 1er Cuirassiers :
  Houthaelen et Kermpt les 5 et 6 août 1831
  Cortesem le 8 août 1831
bullet Campagne 1914-1918 - au titre de 3e Lanciers :
  Ormael-Gussenhoven 10 août 1914
  Pellenberg 19 août 1914
  Première sortie d'Anvers du 25 au 26 août 1914
  Deuxième sortie d'Anvers du 11 au 13 septembre 1914
  Engagements entre les deux Nêthes du 14 au 29 septembre 1914
  Engagements à l'Est de Dixmude du 3 au 12 octobre 1914
  Engagements à Heidelberg, Kroonhoek le 14 octobre 1914
  Engagements à Aertrijcke le 15 octobre 1914
  St Pierre-Capelle et Leke le 18 octobre 1914
  Bataille de l'Yser du 20 au 29 octobre 1914
  Ramscappelle octobre 1914 à mars 1915
  Nieuport, Rijkenhoek, Noordschoote, Waterhoek, Oud Stuyvekenckerke, Zwijnstal mars 1915 à septembre 1917
  Ferme Montmirail et de Craonne 10 août au 13 septembre 1918
  1er offensive des Flandres 27 septembre au 12 octobre 1918
  2e offensive des Flandres 13 octobre au 11 novembre 1918
bullet Campagne 1940 dite des Dix-Huit jours - au titre de 3e Lanciers :
  Bataille de la Gette les 12et 13 mai 1940
  Combats de Gossoncourt 13 mai 1940
  Combats de Gheluwe 25 et 26 mai 1940
  Combat de Fresenberg - St Julien 26 et 27 mai 1940

* * * * * *

FAHNENBAND

FAHNENBAND remis par l'Allemagne au 3e Régiment de Lanciers au moment de la dissolution.

Texte du Fahnenband:

"Einsatz für Frieden und Freiheit"

"Engagement pour la Paix et la Liberté"

Remarque: Le Fahnenband ne peut pas être fixé à la hampe de l'Etendard.

Fixation du Fahnenband à la lance du Chef de Corps

Colonel BEM MOONS Daniel - Maréchal des Logis BRASSEUR Olivier (porte lance)

 

* * * * * *

Spich, juin 1992 dernière parade avant la dissolution.

De gauche à droite les étendards du 4e Cuirassiers français, du 3e Lanciers et des Frontiersmen.

 

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