LES TRADITIONS

 

Définition :

La tradition caractérise la transmission, la réinterprétation et le réordonnancement du passé dans le cadre du présent. Elle se réalise par l'oubli de souvenirs devenus inutiles et par la mise en scène de ceux que l'on juge importants.

 

A la limite du conscient et de l'inconscient, du formel et de la pensée, la tradition militaire est un enjeu essentiel parce qu'elle est active au sein de l'armée. Elle est un moyen de légitimer l'institution militaire par son passé et la plonge dans le présent et l'avenir. La tradition est un aiguillon, un exemple à connaître et à perpétuer. Elle forge les hommes et les éduque à l'action.

 

Les traditions sont un ensemble de croyances et d'attitudes dont nous avons hérité pour la postérité et qui guident notre comportement. Les coutumes sont des actions ou des pratiques habituelles. Le patrimoine comprend ces deux éléments, combinés à la connaissance historique du passé.

La tradition militaire belge, faite de croyances et de comportements, cherche à améliorer le professionnalisme et l'efficacité, guidée par les actions de ceux qui nous ont précédés. La tradition permet d'utiliser l'expérience du passé pour établir des normes à partir desquelles la conduite future sera évaluée. Elle a un but pratique dans les forces armées, elle soutient la volonté de vaincre.

Les traditions et le comportement varient avec le contexte culturel, puisque nous sommes tous des produits du passé. Plus nous partageons, plus nous comprendrons de quelle façon nous et nos camarades réagirons au stress de la guerre.

Une influence marquante des Forces armées belges est notre attachement  vis-à-vis de nos anciens. Les effets sont encore évidents en ce qui a trait aux us et coutumes, aux insignes, à l'organisation de la vie du Mess et à bien d'autres aspects. Toutefois, les Forces armées belges modernes reflètent la société belge qu'elles desservent, y compris la dualité linguistique (français et néerlandais) et le multiculturalisme.

Les pratiques culturelles chez les militaires - us, coutumes, uniformes, insignes, etc. - consolident l'appartenance organisationnelle nécessaire à la cohésion de nos formations et de nos unités et, ainsi, augmentent leur efficacité opérationnelle.
 

Le port du stick par l'Adjudant de Corps (RSM)

Une tradition devenue règlementaire.

(Photo Adjudant-major BRASSEUR Ivan)
 

L'escorte étendard ainsi que l'État-major du Régiment à cheval lors des parades

 

     

Le RSM à cheval lors des parades

 

Lanciers en ancienne tenue lors d'une parade

 

Lanciers en ancienne tenue lors d'un son et lumière

 

L'Esprit Cavalier
Le fameux Esprit Cavalier, hérité de Saint Georges, dont on se targuait dans notre unité n'est rien d'autre qu'un amalgame des  valeurs dont les noms rappellent les notes métalliques des sonneries de cavalerie sur les champs de batailles des siècles passés.

 

Pour les qualités morales:
Honneur, intrépidité, générosité, bravoure, abnégation, grandeur, panache, élégance

 

Pour les qualités tactiques:

Charge, force, vitesse et surprise

 


Honneur  

Dignité morale. Bien moral attaché au sentiment d'être digne d'estime ; tendance qui pousse à agir pour garder le droit à sa propre estime

intrépidité

Qui ne tremble pas devant le danger. Courageux.
Généreux 

Qui a de nobles sentiments qui le portent au désintéressement, au dévouement. Qui donne ; qui donne plus qu'il n'est enclin à le faire. Capable de sacrifier son intérêt personnel.
Bravoure 

Qualité de celui qui est brave, c'est-à-dire courageux au combat, devant un ennemi.
Abnégation  

Sacrifice volontaire de soi-même, de son intérêt.
Grandeur  

Élévation, noblesse.
Panache 

Fière allure un peu ostentatoire.
Élégance

Bon goût, distinction morale ou intellectuelle accompagnés d'aisance. Allure, chic, distinction.


Mais pourquoi dans une armée moderne continue-t-on de s'investir à ce point dans le respect de ce genre de culte au Saint Patron et dans le respect des coutumes, us et usages? L'Arme  Blindée est, chez nous, spécialement portée sur la transmission de ses traditions et des valeurs y attachées.  Voici quelques explications :

 

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 Fête d'unité, fête du Roi, fête du Saint Patron, repas du cadre et des hommes, occasions diverses de célébrer des événements personnels ou familiaux; toutes ces réunions festives dans notre unité contribuaient évidemment à la cohésion du groupe. Mais comme toujours, dans notre armée, distractions et cérémonies se conjuguent tout à la fois. Le métier s'y prête. La culture militaire est aussi une culture d'entreprise.

 

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Pour que ses rouages fonctionnent, pour atténuer les clivages entre les grades ou les fonctions, pour améliorer l'entente entre les hommes, ces occasions de rencontre et de convivialité doivent se susciter, s'organiser, se planifier. Au sein du Corps des Sous-officiers, les présidents des commissions et leurs comités qui représentent leurs collègues ont non seulement un rôle d'interface avec le RSM (l'Adjudant de Corps) mais sont aussi chargés, par ce dernier, d'organiser toutes les « fêtes » officielles. Elles sont multiples : fête du Saint Patron,  réunion, repas de Corps, etc.… Les Fastes Régimentaires, la Fête du Roi et le Repas de Corps  étant parmi les plus importantes.

 

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Nous les  tankistes, nous nous sentons "protégés" par Saint Georges, patron des cavaliers . Cette fête est très ancienne  mais n'est pas d'origine militaire mais plutôt religieuse. Cependant elle nous permet de fédérer des groupes exerçant le même métier, dans la même Arme mais n'ayant pas nécessairement la même nationalité. La messe où la majorité se rend ce jour-là, quelles que soient les croyances ou les pratiques, est surtout un moment de religiosité. Elle est souvent précédée ou suivie d'une prise d'arme avec remise de décorations. C'est le côté cérémoniel. Mais c'est aussi un jour de fête, de divertissement et d'agapes. Certains Chefs de Corps l'ont bien compris et ce jour là, ils organisaient un repas en commun.

 

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La culture d'arme s'adresse non pas à une majorité mais à un groupe. Elle se constitue des connaissances techniques mais aussi des principes moraux que tout Blindé doit faire siens puisqu'ils sont aussi ceux de la communauté d'appartenance. L'expérience des anciens du groupe qui disent l'histoire après l'avoir faite est donc privilégiée. Accessible facilement à chacun puisque sa transmission se fait de façon concrète, en particulier par des rencontres, elle est, dans les armées favorisée et même institutionnalisée.

 

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De nouveau, le passé va être dupliqué en reproduisant les maillons de l'Arme. Fraternelle régimentaire, associations qui regroupent les anciens et les plus jeunes, car n'oublions jamais que le monde des anciens est aussi riche dans sa diversité que l'est celui des actifs . Les réunions, repas, fête du Saint Patron, fastes régimentaires, passations de commandement, seront des occasions parmi d'autres où ils raconteront aux jeunes leurs prouesses, le courage ou le sens de l'honneur qu'a démontré l'un des leurs. Ils les inciteront à entretenir l'esprit de filiation et donneront aux faits d'armes qu'ils ont vécus leur propre interprétation, faite d'expérience. Ce sera leur vérité, qui ne correspond cependant pas toujours à l'histoire officielle.

 

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L'exercice des ''Usages, Us et Coutumes'' n'est cependant nulle part dans notre  armée une priorité de l'emploi du temps. Le plus souvent, il revêt des formes presque anodines et seuls les événements qui rythment la vie de l'unité donnent l'occasion de les pratiquer. D'autant qu'ils se répètent et sont connus des intéressés dès leurs premiers instants de vie professionnelle.

 

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Toutefois, l'attachement  aux  rites , conduisent à faire l'hypothèse d'une relation entre les hommes qui évoluent dans un environnement difficile, sinon extrême, et le besoin dual de ressentir la force du groupe et sa considération est très importante.

 

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 Une constatation identique peut se faire en prenant l'exemple de notre seul arme. Nous sommes potentiellement exposés à la mêlée,  dans un combat  où le stress et la peur doivent être avant tout maîtrisés, c'est là que les usages, us, coutumes et traditions seront  vivants,  obligatoires pour tous. Comme si les signes de reconnaissance, vocabulaire, grigris, confiance mutuelle que s'accordent les charistes après l'avoir puisée dans les nombreuses fêtes et réunions, faisaient taire la peur et renforçaient la compétence, aussi bien individuelle que collective.

 

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Ce n'est pas un hasard si les usages, us et coutumes sont particulièrement respectés  dans l'arme blindée.  Et à l'inverse, faut-il s'étonner du peu de cas qu'on en fait dans les armes « jeunes » qui, en outre, ne sont ni confrontées à des gestes directement guerriers dans des conditions difficiles, ni exposées au combat rapproché ?

 

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A l'opposé, sur un théâtre d'opérations, ce que j'appellerai un « Bataillon de marche », constituée d'apports de diverses unités n'ayant auparavant partagé ni vie, ni usages ou coutumes communs, comme cela fut le cas en Bosnie, en Afghanistan et sur d'autres théâtres d'opérations, trouvera sa force en quelques semaines en situation de risques et demandera ensuite à porter un insigne spécifique . Il faudra alors peu de temps aux anciens pour faire partager la connaissance des usages, des chants et ritournelles que tous reprendront avec une vigueur décuplée par le besoin d'évacuer le stress des heures difficiles vécues ensemble.

 

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En ce 21ème siècle, dans un pays où la majorité de la population est alphabétisée, il ne semble pas difficile de donner aux habitudes et coutumes militaires une fonction essentielle : produire de la solidarité. Lorsque les clefs de compréhension sont transmises, celle-ci s'impose alors autant à ceux qui appartiennent au corps ou à l'institution qu'à tous les membres de la communauté  et se nourrit d'une dimension affective.

 

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Tout cela ne mérite-t-il pas d'être médité ? Puisse la lecture de ce qui précède faire prendre conscience aux adeptes du nivellement et de l'uniformité à tout prix que jamais nos couleurs, nos insignes, nos sabres, nos éperons, nos breloques et nos tenues de gala n'ont témoigné d'une concentration de mépris à l'égard des autres, mais au contraire d'une culture de la différence permettant la formation d'un esprit de Corps et d'un sentiment d'appartenance forts et tenaces contribuant de manière magistrale à l'exécution, parfois bien difficile, de la mission opérationnelle, unique raison d'être de nos unités.

 

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Au fil des décennies le 3ème Régiment de Lanciers a su mettre en place une gestuelle, des coutumes et des traditions qui ont pour fonction de souder entre eux les hommes servant dans ses rangs. La tradition annihile les différences  qui existent entre les Officiers, les Sous-Officiers et les Hommes du rang pour en faire simplement des 3ème Lanciers, des hommes solidaires les uns des autres, fières de porter les mêmes couleurs, dépositaires d’une histoire commune, d’une culture commune et ayant tous le même état d’esprit. En résumé, le 3ème Lanciers est parvenu à mettre en place un ensemble de coutumes et de traditions qui créent, développent et entretiennent l’esprit de corps.
 

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Sachant que notre Régiment a été dissout, mais connaissant bien nos traditions, n'hésitons dès lors aucunement à participer comme il se doit à nos retrouvailles  annuelles, cultivant ainsi pour longtemps encore, du moins je l'espère, notre indispensable Esprit Cavalier ! Anciens  Sous-Officiers du 3ème Régiment de Lanciers, n'oubliez jamais que vous avez servi ensemble et pour la même cause! Ne vous délaissez pas, restez uni pour le meilleur comme pour le pire. Honorez votre patrie, honorez la Belgique et surtout gardez la tête haute !

 

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A nos femmes, à nos chevaux, à ceux qui les montent  et par Saint Georges, Vive la Cavalerie !

Saint Georges patron des cavaliers

 

* * * * * *

La fête de la Saint Georges

Toutes les années, le 23 avril, l'ensemble du Régiment fêtait le Saint Patron.

La journée débutait le plus fréquemment par une épreuve sportive ; le plus souvent un cross où se rencontrait les différents Escadrons.

Ensuite une parade avec sortie de l’étendard à cheval, prestations de serment et remise de décorations était organisée.

Cette parade était suivie par une messe à la chapelle de garnison, messe à laquelle tous participaient quelles que soient les croyances ou les pratiques.

La journée se clôturait par un repas pris en commun au mess  de la troupe.

La chapelle de la garnison de Spich  Sortie du RSM et des sous-officiers  Sortie de l'étendard lors de la messe
Repas pris en commun au Mess Troupe

* * * * * *

NOTRE CERCLE  ÉQUESTRE ''LE SAINT- GEORGES''

 

Depuis les années 50, le 3e Lanciers possédait un cercle équestre dénommé "Le Saint-Georges".

L'écurie se composait d'une vingtaine de chevaux et du matériel y attenant, qui étaient la propriété du 3e Lanciers .

Les différents harnachements (de promenade ou de parade) appartenaient également au régiment.

Ce cercle était géré par un Sous-Officier du 3e Lanciers en doublure de son job militaire.

Différents militaires du 3L, moniteurs d'équitation, formaient les désireux  à la monte.

Ces mêmes personnes, en dehors de leurs heures de service,  donnaient des cours d'équitation aux épouses et enfants des militaires du régiment et unités de la garnison.

La caisse du cercle équestre était alimentée par les cotisations annuelles des cavaliers, ainsi que par un pourcentage (10%) prélevé sur les bénéfices des différents mess.

Cette comptabilité était contrôlée  par le Commandant en second du régiment.

 

                                                  

   

Une petite partie des boxes à chevaux

du cercle équestre 3e Lanciers à l'époque de Spich.

Cercle St Georges qui a été réactivé en Belgique lors de la dissolution.

 

Cavalier du 3e Lanciers à l'entraînement sur la plaine de parade

 

La prière du Cheval

A son cavalier

 

Je te soumets, maître, ma prière :

Nourris-moi et calme ma soif.

Après le travail et la peine de la journée ou de la randonnée, donne-moi asile dans une écurie propre.

Parle-moi, car la voix est plus efficace que les rênes ou la cravache.

Caresse-moi et apprends-moi à travailler avec bonne volonté.

Si je ne comprends pas de suite, ne te hâte pas de saisir la cravache ou d'employer les éperons, mais vérifie plutôt les rênes pour voir si elle ne sont pas emmêlées; regarde si le fer ne blesse pas mon pied.

Si je parais dédaigner le fourrage, examine mes dents.

Ne me coupe pas la queue, car elle est ma seule défense contre les mouches qui m'agacent et me tourmentent.

Mon cher maître, lorsque l'âge m'aura rendu faible ou invalide, juge-moi et prends la bonne décision afin que je ne souffre pas inutilement.

Enfin, pardonne-moi de venir à toi avec cette humble prière, au nom de Celui qui est né, lui aussi, dans une étable.

 

Je te rappelle encore :

 

Ce qu'il ne FAUT PAS dire Ce qu'il FAUT dire
la gueule du cheval la bouche de ma jument
les pieds de devant l'avant main
les pattes arrières l'arrière main
un cheval blanc un cheval gris
l'Adjudant X... s'est cassé la figure l'Adjudant X... a été admirable, il s'est laisser allé pour éviter une faute à sa jument

etc., etc.

 

* * * * * * *

 

LE MESS DES SOUS-OFFICIERS

 

 

Le mot du RSM:


Chers visiteurs,

Le Mess des sous-officiers du 3e lanciers était une institution militaire très ancienne dont j’ai eu le privilège d’assumer la présidence.

Pour nous, site unique, le Mess était toujours au cœur de nos grands évènements régimentaires.

C'était un lieu de rencontres sociales pour les membres militaires et civils qui portaient l’empreinte de nos valeurs et de nos traditions.

Au 3e Lanciers, le responsable du Mess était le RSM.
Le Mess des sous-officiers se voulait un endroit où ses membres, voire même les visiteurs, pouvaient s’imprégner des coutumes, de la tradition, des valeurs et enfin de l’esprit qui animaient le 3e Régiment de Lanciers.

Diverses activités avaient lieu dans l’enceinte de notre Mess, peu importe leur objectif, elles devaient se dérouler selon le statut et la culture militaire.

Ce Mess offrait des installations pouvant accueillir des soirées, des repas, des rencontres et des réceptions. Peu importe la nature de la visite au Mess, le décorum militaire prévalait et le personnel du Mess pouvait, si nécessaire, informer le visiteur de la tenue et du comportement attendu.

Le Mess des sous-officiers abritait de grands pans de notre histoire régimentaire dont nous sommes si fières. À travers nos comportements quotidiens, nous nous efforcions de perpétuer les us et coutumes tout en maintenant un climat de détente propice aux échanges.

 

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Le Mess des sous-officiers était une institution militaire qui abritait de nombreux biens régimentaires.

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Il servait aussi à préserver les traditions et les coutumes du 3e Régiment de Lanciers.

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Il était voué au service de ses membres.

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Il était un lieu de rencontres sociales et culturelles.

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Les sous-officiers s’y réunissaient avec collègues et proches.

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Il était un outil privilégié permettant l’établissement de liens solides et durables entre les sous-officiers.

 

Le Mess, et tout particulièrement celui des sous-officiers du 3e Régiment de Lanciers, était le lieu où se cultivaient et se perpétuaient certaines traditions non solennelles mais dont l'importance ne sauraient être mésestimées, ne serait-ce que par le sens d'un certain cérémonial, d'un certain goût du panache, qu'elles développaient.
A ces réunions qui n'avaient pour but que de resserrer les liens de camaraderie, devaient régner une gaieté et une atmosphère de bon aloi. Elles étaient organisées dans une enceinte militaire, ses participants se devaient donc d'y avoir une tenue et une conduite irréprochables.

 

Petit exemple d'une partie du règlement du mess des Sous-officiers du 3e Lanciers

 

A l'heure tu arriveras, midi juste et dix-huit heures sonnant.

Tenue correcte arboreras, article 1 du règlement.

Au gestionnaire obéiras sans tenir compte de son rang.

Nouveau venu tournée offrira s'il veut agir correctement.

De tes femmes amèneras ta légitime seulement.

Pour les autres requerras la permission du RSM uniquement.

La bouche pleine ne parleras sans rester coi entre temps.

Politique tu éviteras et le service évidemment.

De bonnes histoires raconteras avec esprit gauloisement.

Sans protocole te serviras à ta faim et copieusement.

Mais cependant tu laisseras pour tes voisins suffisamment.

De ton absence avertiras le gestionnaire un jour avant.

Ta douloureuse tu règleras chaque semaine joyeusement.

Les amendes du Doyen accepteras sans pleurs ni grincements de dents.

''Comme à Orsmael je tiens'' pousseras trois fois pour saluer tout événement...

etc., etc.

 

Certains comportements d’alors,


Dans notre Mess, la grosse question, le fond même des conversations c’étaient les « coups », sous toutes leurs formes, d’ailleurs.
Les coups ! En donner, bien sûr, moins qu’on ne pense car nous étions des gens de bonne éducation ; éviter d’en recevoir, ce qui est déjà plus calé ; naturellement en boire (le plus souvent possible) ; en tirer (à l’occasion) ou même, pourquoi pas, en monter ; mais surtout, oh ! surtout, en raconter. Çà, c’était l’important. En raconter; raconter ceux qu’on a donnés, qu’on n’a pas reçus, qu’on a bus et qu’on a tirés…, ou plutôt qu’on aurait voulu donner, boire, etc..
Tout était là.

Il y avait aussi ce cri vengeur poussé par le jeune Sous-Officier envers certains de ses chefs. C’est à eux qu’il pensait, lorsqu’il faisait retentir le Mess du cri furieux de « Mort aux cons ! ». Quitte à se faire répondre : « Vaste programme ! » par le RSM qui entrait.
 

* * * * * * *

BAPTÊME DES JEUNES SOUS-OFFICIERS

 

Ce baptême un peu difficile sans parler du lendemain !

 

LA BÛCHE

Toutes les années, fin décembre ou début janvier suivant le programme régimentaire, les Sous-Officiers du 3e Lanciers présentaient leurs vœux au Chef de Corps et aux Officiers du Régiment.

Ils profitaient de cette occasion pour les inviter dans leur mess et déguster ensemble une grande bûche de Noël confectionnée avec grands soins par les cuisiniers du Régiment.

Le tout suivit de quelques bons verres de ce divin breuvage qu'est le Champagne.

 

Découpe d'une partie de la bûche.

A gauche, l'Adjudant Vanlancker toujours prêt pour tester le goût avant l'arrivée des invités.

 

* * * * * * *

LA SAINT-NICOLAS

 

Toutes les années, au mois de décembre, les Sous-Officiers et leurs enfants étaient fêtés pas le grand Saint. Saint-Nicolas remettait d'abord les cadeaux aux enfants et ensuite aux papas. 

A l'issue de cette remise de cadeaux, quelques coups de triques étaient parfois distribués  par le Père Fouettard à certains Sous-Officiers présents.

Des épouses avaient sans doute fait parvenir au grand Saint  quelques doléances pour rentrées tardives.

Après ces quelques blagues, tous pouvaient alors déguster de bonnes couques accompagnées par un bon chocolat chaud ABL.

Durant cette collation, certains de nos aumôniers avaient la gentillesse d'accepter de s'occuper de l'animation musicale.

Ensuite la tradition voulait que tous les hommes présents fassent tous ensemble la vaisselle de la festivité.

Le RSM va prendre quelques coups de trique L'aumônier en pleine animation musicale
Les hommes présents se retrouvent à la cuisine pour faire  la vaisselle

 

Il n'était possible d'organiser la Saint Nicolas des enfants ainsi que bien d'autres activités de Mess que grâce à l'argent de la caisse de prévoyance. Caisse à laquelle chaque Sous-Officier du Régiment cotisait mensuellement.

Il existait à l'époque des statuts qui avaient été élaboré par le comité de Mess et qui définissaient les différentes dépenses autorisées.

La comptabilité était tenue par le gestionnaire du Mess et était contrôlée régulièrement par le Commandant en Second du régiment.

* * * * * *

Protocole des repas de Corps au Mess Sous-Officiers du 3e Lanciers

Introduction

Le repas de Corps (dîner de gala) est une joyeuse affaire de « famille » et non pas une cérémonie lugubre et collet monté.  Il favorise la camaraderie dans un décor régi par des règles officielles de conduite.

Les Sous-Officiers se rencontrent au Mess sur un pied d’égalité sociale car Le Mess est leur foyer. Cependant, les bonnes manières, comme le respect et la déférence envers les supérieurs, sont tout à fait de rigueur. 

Une joyeuse ambiance régnait lors des repas de Corps

Une table d'escadron

Dans tous les milieux et dans toutes les cultures, un dîner formel joue un rôle important dans le maintien de l’esprit de famille, du groupe et de l’unité.

Un repas de Corps reflète les traditions  culturelles et gastronomiques du groupe. 

Ce guide s’applique aux repas de Corps.

Il est utile de préciser les détails du protocole des repas de Corps du 3e Régiment de Lanciers car il diffère légèrement des dîners d’autres unités.

Au cours de la période de vie du Régiment, le Comité des fêtes, en consultation avec le RSM a formalisé le protocole des dîners au sein du Mess des Sous-Officiers du 3e Régiment de Lanciers afin de reconnaître certaines pratiques courantes qui reflétaient les traditions gastronomiques et sociales de chez nous :

a. 

une séquence et une qualité de plats qui respectent la tradition gastronomique française ;

b.

des vins qui concordent avec le menu, incluant un vin de dessert tel que le champagne pour les toasts et le dessert

Généralités

Un dîner est présidé par l'Adjudant de Corps, dénommé le RSM.

 

Parfois, il y a des invités de marque. En conséquence, les points suivants sont à considérer :

a.

Pour un dîner, le RSM est l’hôte et il prend toujours place au centre de la table d’honneur.

b.

Le président du comité des Fêtes, responsable de l’organisation et du décorum du dîner, est placé à l’extrémité droite de la table d’honneur, sauf si son grade le rapproche du RSM.

c.

Les convives de la table d'honneur sont placés en ordre de préséance, suivant leur grade, à droite et à gauche du RSM. Au Régiment, nous nous efforçons de placer chaque invité « à la française » c’est-à-dire que la droite prime sur la gauche et qu’il n’y a aucun convive aux bouts de la table.

d.

Les escadrons A - B - C et EMS ont chacun leur table respective. Elles sont placées perpendiculairement à la table d'honneur. A ces tables les convives sont également placés en ordre de préséance, suivant leur grade, à droite, à gauche et devant l'Adjudant d'escadron.

Le Drapeau du Régiment, les lances des escadrons et les couleurs nationales sont déployés derrière la table d'honneur. 

On ne fume pas dans la salle à manger.

À la table, le service se fait par la gauche, sauf pour les vins, les liqueurs et le café.

Les couverts sont disposés de façon à commencer par les couverts placés à l'extérieur sauf pour la cuillère et la fourchette à dessert qui sont placées devant la sous assiette.

Si un convive doit quitter la table pour une raison urgente, il doit en demander la permission au RSM.

La tenue

La tenue de cérémonie prévue par le règlement sera portée par tous les Sous-Officiers. 

Lors des certains repas, le spencer régimentaire est porté.

La musique 

Le programme musical est préparé à l'avance par le responsable (OTR) en accord avec le RSM.

La table

Les articles suivants sont placés sur la table avant le dîner :

a.

le nappage ;

b. les serviettes ;
c. les sous assiettes
d. la vaisselle bleue aux armes du Régiment
e.

les candélabres ;

f.

les chandelles aux couleurs régimentaires ;

g.

les verres à vin et les gobelets en argent pour le champagne

h.

les couverts en argent;

i.

les salières et poivrières ;

j.

les petits vases et les fleurs ;

k.

les menus ;

l.

les portes fanions sur les tables des escadrons

m. le décorum de la table du RSM (fanion, sabre, cloche, etc.)

Le déroulement du dîner

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Un premier appel verbal à passer à table est énoncé  par le Doyen 10 minutes avant le début du dîner.

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Un deuxième appel  5 minutes plus tard. Les convives doivent maintenant se familiariser avec le plan de table affiché.

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Un troisième appel du Doyen à l'heure du repas. 

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Le Doyen invite le RSM à l’accompagner vers la salle à manger, les autres convives suivent. 

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Le Doyen  informe le RSM dès que tous les convives ont pris place.

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Le RSM invite les convives à s’assoire.

Les plats

Au 3e Régiment de Lanciers, on s’efforce à respecter les règles de la gastronomie française. La séquence suivante constitue un guide utile :

a.

Une entrée, généralement froide, est servie en premier. Un vin blanc est normalement approprié ;

b.

Un potage est servi ;

c.

Une entrée chaude, généralement un poisson, accompagné du  même vin blanc ;

d. Un sorbet est servi accompagné d'un alcool adéquat ;

e.

Le plat de résistance est servi, accompagné d’un vin approprié, le plus souvent rouge ;

f.

Le fromages est servi, accompagné normalement du même vin que le plat de résistance si c’était un vin rouge (peut cependant être un vin plus puissant) ;

g.

Après le fromage, les serveurs desservent la table, sauf  les décorations, les couverts à dessert et le gobelet en argent pour le vin de dessert. Le vin de dessert ainsi servi est, le plus souvent, un champagne ou un mousseux ;

h.

Le RSM reçoit le Colonel et le Commandant en second qui viennent prendre le dessert avec les Sous-Officiers ;

i.

Après le toast au Roi  (et souvent une pause), le dessert est servi accompagné du champagne ou mousseux ;

j.

On peut servir le café à la table après le dessert ;

k.

On peut servir un pousse-café à la table avec le café ;

l.

Idéalement, on sert le café et le pousse-café au salon, après le dîner.

Remarques

Après chaque service, les ustensiles qui ont déjà servi sont enlevés. On peut aussi enlever le verre à vin blanc si les convives ont déjà entamé le rouge. On enlève tous les verres, sauf le gobelet en argent (champagne ou mousseux), après le service des fromages.

Une pause d’une dizaine de minutes peut avoir lieu avant le toast au Roi.

Le RSM accueille le Chef de Corps et le Commandant en Second.

Le Chef de Corps et le Commandant en Second sont avec nous pour le toast au Roi

et le dessert

Dès que le champagne est versé, et avant de servir le dessert, le RSM attire l'attention des convives à l'aide de la cloche. Il invite alors le Chef de Corps à porté le toast au Roi. Tous se lèvent. Le Chef de Corps, d’une voix forte prononce :

«  Messieurs, Vive le Roi » et tous répondent : « Vive le Roi ».

La musique joue les quatre premières et les quatre dernières mesures de l'hymne national.  Cependant, selon la circonstance, il est possible de jouer l'hymne national dans sa totalité (OTR).

Une fois de nouveau assis , on sert aux convives le dessert accompagné de champagne ou de mousseux.

Le gâteau du dessert sur lequel on retrouve un des insignes du régiment

Les discours d'occasion suivent vers la fin du dessert. C'est également le moment de la remise de certains cadeaux, présents ou souvenirs rattachés à des événements très particuliers de l'année.

A la fin du repas, remise de certains présents.

Bob vient de recevoir sa veste en cuir de ''Chef de bande'', il sait pourquoi !

Le chef cuisinier, les cuisiniers, ainsi que les serveurs, peuvent être appelés à déguster un verre avec le RSM et l’ensemble des convives, afin de les remercier de leur prestation.

Le RSM remercie le personnel de service lors d'un repas de Corps

 

Le dîner terminé, le RSM invite le Chef de Corps à le suivre, tous se lèvent et attendent leur sortie  avant de quitter la table.

Après le dîner

Le café et le pousse-café peuvent être servis au salon. Par respect envers leurs invités, les Sous-Officiers ne doivent pas quitter le Mess avant l’invité d’honneur sans la permission du RSM.

Les repas de Corps étaient suivis, par des activités de salon. Au 3e Régiment de Lanciers, la coutume était aussi de chanter des chants militaires ou folkloriques...

* * * * * *

LA TENUE DE GALA


En 1973, la tenue de gala des Sous-Officiers de l’Armée Belge se réduisait simplement au « Sevice Dress » kaki orné d’épaulettes torsadées, porté avec une chemise blanche et la cravate noire.

Voulant améliorer l’allure et la présentation du Corps des Sous-Officiers du 3e Lanciers lors d’activités importantes, le RSM de l’époque - feu l’Adjudant-chef Custers - assisté par quelques collègues, a lancé l’idée d’une tenue de gala.

Après de nombreux débats et après des contacts avec plusieurs tailleurs, deux modèles furent retenus : le spencer blanc porté sur un gilet bleu ou blanc, chemise blanche, noeud papillon noir et pantalon de smoking noir à liserés de satin. Les grades et insignes de fonction se retrouvent sur les épaulettes et les décorations miniatures sont portées à gauche au dessus de la poche.

Modèles proposés

Après une première confection, les modèles furent présentés aux Sous-Officiers. La majorité se décida pour le gilet blanc. Le blanc du spencer et la couleur bleue  des épaulettes mettant de toute façon en avant les couleurs du régiment.

Dès lors, la prise de mesures pouvait commencer pour les Sous-Officiers désireux d’acquérir, contre paiement, cette tenue.

 

Tenue de gala portée lors d'un bal
Arrivée des Sous-Officiers du 3ème Lanciers en tenue de gala lors d'un bal

La tenue de gala (spencer) pouvait être portée dans les circonstances suivantes :

 

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le 15 novembre pour le toast à SM le Roi et pendant le Repas de Corps; lors d’une activité de gala dans une autre unité belge;

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lors du bal annuel du 4ème Cuirassiers français;

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lors du repas annuel au Mess des Officiers;

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à l'occasion d’un mariage d'un collègue;

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lors de cérémonies et/ou soirées internes au Corps des Sous-Officiers.

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le “Spencer” était aussi porté dans toutes les circonstances où les civils portent l'habit ou le smoking.

 

PS : un modèle de cette tenue est présenté dans notre musée.

* * * * * * *

Chant de la bataille de reischoffen entonné à la fin des repas de corps

C’était un soir la bataille de Reichshoffen
Il fallait voir les cavaliers charger.
Ils étaient là alignés dans la plaine
Le sabre au clair, le pied à l’étrier
Attention cavaliers, chargez !
Un doigt.

C’était un soir la bataille de Reichshoffen
Il fallait voir les cavaliers charger.
Ils étaient là alignés dans la plaine
Le sabre au clair, le pied à l’étrier
Attention cavaliers, chargez !
Un doigt, deux doigts...

... Et ainsi de suite avec :
Trois doigts, quatre doigts, cinq doigts
Une main, deux mains,
Un pied, deux pieds
Une fesse, deux fesses
La tête ...

Mode d’emploi :
Le premier couplet se chante la main droite en l’air. À « Chargez ! Un doigt ! », tous frappent la table du doigt en rythment  le deuxième couplet.
Au deuxième couplet, on ajoute « Deux doigts ! » à la fin du chant et l’on frappe des deux doigts la table  en rythment le troisième couplet.
Au troisième couplet, on ajoute « Trois doigts ! » à la fin du chant et l’on frappe des trois doigts la table  en rythment le quatrième couplet.
Successivement aux couplets suivants.
À la fin, le meneur du chant ordonne "Halte ! ".

Il crie ensuite: "A cheval".

Tous les convives s'asseyent alors à l'envers sur leur chaise.

Le meneur ordonne ensuite : "Chargez" et l'ensemble des convives quittent la salle en mimant une charge de cavalerie.

* * * * * * *

Le DOYEN

Le Doyen est le plus ancien des 1er Maréchaux des Logis chefs

Les tâches du Doyen

Il est “l’ambassadeur” des plus jeunes et donc l’intermédiaire entre le RSM, les Adjudants-Majors, les Adjudants-Chefs et les Adjudants d’une part , les 1er Maréchaux des Logis chef, les 1er Maréchaux des Logis, les Maréchaux des Logis Chefs, les Maréchaux des Logis d’autre part.

A l’arrivée de nouveaux Sous-Officiers, il leur fait un briefing circonstancié.

Il veille à ce que les traditions, les us et coutumes propres à la Cavalerie et plus particulièrement celles des Sous-Officiers du 3e Régiment de Lanciers, soient respectées et suivies par tous les Sous-Officiers du Régiment et leurs invités. Il se fait assister pour ce faire par le « Plus Jeune ».

Lorsqu’il le juge nécessaire, il organise une réunion des plus jeunes, pendant laquelle divers sujets sont abordés ou comportements corrigés.

Il met sa lance à la disposition du « Plus Jeune » chaque fois que ce dernier pousse le cri du Régiment.

Au Mess, il porte la médaille du Doyen.

Briefing du “Doyen ”à l'arrivée des jeunes Sous-Officiers

But

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Un premier contact avec le "Doyen".

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L'explication des traditions, us et coutumes propres à la Cavalerie et aux Sous-Officiers du 3e Régiment de Lanciers en particulier.

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Fournir aux jeunes Sous-Officiers l'information nécessaire pour qu'ils puissent se comporter correctement en toute circonstance.

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Il est aidé en cela par l'emploi du syllabus des us et coutumes créé par le RSM.

Quelques exemples :

Tenue et présentation

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Toujours irréprochable et exemplaire.

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La coupe de cheveux courte et soignée.

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Tenue civile :

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L'acquisition du spencer, d'un smoking et d'une tenue de ville est indispensable.

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A l'occasion de certaines fêtes, ces tenues sont de rigueur.

Le Mess et le bar

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Attitude: Toujours saluer le Sous-Officier le plus ancien (en grade) du Régiment.

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Si des inconnus sont présents : Se présenter, mais se faire présenter aux dames.

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Invités : Demander l'autorisation au RSM à l'avance (peut-être qu’il y a objection) et ne pas oublier qu'on est responsable de ses invités.

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Si le RSM entre ou quitte le mess, toujours : « Messieurs, l’Adjudant de Corps ».

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Ne pas agir familièrement avec le personnel du mess.

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Payer votre facture dénommée "la douloureuse " à temps.

Cérémonies et fastes

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Le RSM reçoit régulièrement des invitations pour les fastes et festivités des autres unités. Il est attendu des Sous-Officiers qu'ils s'inscrivent volontairement à quelques unes de ces activités au cours de l'année.

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La présence à toutes les fêtes organisées n'est pas obligatoire, mais on attend quand même une participation active à la vie de Mess. En cas d'absence éventuelle, il convient de s'excuser auparavant auprès du RSM.

La présentation

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A l'arrivée au Régiment, vous vous présentez à tous les Sous-Officiers plus anciens que vous.

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Si des Sous-Officiers étaient absents, présentez-vous à la première occasion.

Promotion des Sous-Officiers

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Si un Sous-Officier plus ancien que vous est promu, vous lui présentez vos respects.

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Si vous êtes promu, vous vous présentez à tous les Sous-Officiers plus anciens que vous.

Absence

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Avant de partir en grands congés, au cours ou pour une mission de longue durée, il convient de saluer le RSM. Au retour, il convient d'aller se présenter chez lui.

Le RSM

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Le RSM est accessible à tous. Néanmoins si vous souhaitez un entretien officiel, il convient de prendre rendez-vous.

La Lance ET LA MÉDAILLE du Doyen

La médaille du Doyen Partie de la Lance du Doyen avec les plaquettes des noms
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Le Doyen reçoit la lance du Doyen et son insigne de fonction (médaille) des mains du RSM, en même temps que la responsabilité des amendes.

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Il est apposé une plaquette portant le nom du Doyen en activité sur la hampe de la lance du Doyen.

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Le Doyen cède sa lance durant quelques instants lorsque le « Plus Jeune » doit pousser le cri de guerre du 3e Régiment de Lanciers. Le « Plus Jeune » reprend textuellement la dernière phrase du demandeur avant de crier 3 fois : « Comme à Orsmael je tiens ».

Les amendes

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Le Doyen est habilité à mettre tous les Sous-Officiers à l’amende, mais pas le RSM (sauf avec son accord), et ce suite à des manquements constatés (tenue, drill, absence, étiquette, etc.).

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Les amendes ne sont infligées que lorsque les Sous-Officiers sont entre-eux.

LE " PLUS JEUNE"

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Le "Plus Jeune" est comme son nom l'indique, le plus jeune Sous-Officier parmi les Maréchaux des Logis.

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Pendant les Fastes Régimentaires et autres activités officielles, le “Plus Jeune” était responsable du livre d’or. Pendant la réception et/ou le lunch, il faisait signer le Livre d’Or par certains invités.  

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Le livre d'or du Mess des Sous-Officiers  était gardé chez le RSM du Régiment.

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Malgré la dissolution du Régiment, le livre d'or continue d'être rempli lors des retrouvailles annuelles.

La couverture, le dos et la tranche de notre livre d'or sont en bois.

Il a été créé par un artisan ébéniste.

 

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Durant toutes les cérémonies officielles, le “Plus Jeune” devait rester à vue ou à proximité du RSM,  soit pour passer un cadeau ou aider à une autre tâche.

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C'est lui qui poussait le ''cri de guerre'' du Régiment lors de certaines activités de Mess.

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Il pouvait remplacer le RSM lors de l'emploi de la cloche afin de demander un silence immédiat.

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Le béret noir des Troupes Blindées et Notre insigne

 

MON BERET NOIR

Bien des "Blindés" lui ont consacré leur jeunesse,

Et pour lui ont souffert et ont tout donné,

Rien ne pourra jamais nous délier de notre promesse,

Ensemble on s'est trouvé au plus fort des dangers,

Témoin des heures sombres et des heures de liesses.

 

Nature morte de notre carrière tant aimée,

Où brille dans ses Ors, l'insigne vénéré,

Image d'un lien qui nous unit au passé,

Rien ne pourra  jamais nous en séparer.

I.BRASSEUR

NOTRE INSIGNE

   

 

Notre insigne qui se compose du casque et de la cuirasse de 1830 soutenus par deux lances croisées à flammes aux couleurs nationales, il évoque deux époques révolues, échelonnées sur plus d'un siècle.

Notre insigne de béret est porté sur un écusson de forme rectangulaire en matière plastique  dure de couleur blanche visible sur la photo ci-dessus.

Nous sommes le seul régiment blindé à avoir opté pour cette forme de fond d'insigne.

Les autres ont comme écusson d'insigne la forme d'un blason.

Petites remarques:
1.
L'insigne de béret est porté SANS écusson de couleur distinctive jusqu'en 1951.
C'est à l'occasion de la prestation de serment de S.M. le Roi Beaudouin, en juillet 1951, que les écussons de couleur font leur apparition au béret.
2.Je rappelle que jusqu'en 1961, le béret noir n'est décerné aux recrues qu'à l'issue de leur formation et à l'occasion d'une grande cérémonie.
CAR:

Une remise de bérets, qu'ils soient verts, lie-de-vin, noirs ou autres, revêtait dans chaque unité de notre armée une importance particulière par les fastes dont était entourée cette cérémonie. Elle était en effet plus qu'un symbole: elle consacrait officiellement la participation du jeune soldat à son unité et à son Arme. Il émergeait désormais de la masse anonyme de ceux qui portaient encore le béret kaki (*). On pouvait alors dire de lui: "c'est un blindé".

Lors de la réactivation du 3e Lanciers en mars 1951, c'est Bourg-Léopold qui fut le théâtre de la remise, à plus de 500 hommes, de leur béret noir.

Mais la logistique de l'époque (QM) s'y opposera bientôt et cessera de distribuer des bérets kaki aux recrues à l'instruction pour une pauvre question d'économie, dommage !

(*) Origine du mot "KAKI"

Le nom de cette couleur utilisée pour les uniformes de certaines armées, dont la notre, vient du persan "khâk" (poussière de terre). Ce mot a donné en hindoustani l'adjectif "khâki" (couleur de poussière), qui fut repris par les Anglais pour désigner une étoffe d'un brun jaunâtre dont furent habillées les troupes anglaises des indes à partir de l'année 1857. Cette teinte était moins voyante que les tuniques rouges qu'elles avaient portées jusqu'alors.

 

 

À l'origine, le port du béret noir est une coutume britannique. Après chaque guerre les Britanniques adoptaient certains des couvre-chefs de leurs alliés ou de leurs ennemis. Ainsi, le colback de la Garde Impériale Napoléonienne fut adopté par les Guards. Le “Lancer's Cap” des Lanciers polonais, fut introduit en 1815. Le nouveau modèle du shako, semblable à celui porté par l'Armée française pendant la guerre du Crimée, était en vogue dès 1855. Le shako aplati fut utilisé en 1860 et venait des soldats qui le portaient lors de la guerre Civile américaine. Le béret n'y fait pas exception.

Au début les équipages de char portaient un casque primitif en cuir ou un casque métallique avec une visière de mailles pour protéger leurs yeux contre les éclats; parfois ils utilisaient également le képi kaki (Service Dress Cap). Ce dernier n'était pas approprié à l'usage à bord des chars, car il était vacillant et empêchait une bonne surveillance avec les instruments d'observation. De plus, la couleur kaki était trop délicate pour les taches d'huile.

En mai 1918, au moment où le 70e Régiment de Chasseurs alpins français s'entraînait à Bermicourt avec le Royal Tank Corps britannique, le général britannique Elles et le colonel Fuller discutaient de cette problématique. Après que le général Elles eut essayé le béret des Chasseurs alpins français, sa décision était prise. Ce béret bleu, de taille encore plus grande que le béret vert des Chasseurs ardennais belges, était pour les Britanniques juste un peu trop nonchalant (“sloppy”). Le petit béret basque était considéré comme trop serré (“skimpy”). Un modèle entre les deux et semblable au béret écossais, le “Tam-o-shanter”, fut alors proposé avec comme argument supplémentaire le fait qu'on puisse, lors des combats ou manœuvres s'endormir avec celui-ci sur la tête. Le noir fut choisi, car on y voit moins les taches d'huile.
 

Tam-o-shanter


Le 5 mars 1924, le roi Georges marquait son accord et c'est ainsi que le béret noir est devenu le couvre-chef officiel du Royal Tank Corps.

 

Non seulement la taille du béret était différente, mais il y avait une autre différence notable par rapport au modèle français: la petite tige en laine fut omise au-dessus et le béret britannique pouvait être serré à l'arrière par un lacet de soie, dont les bouts devaient être boutonnés ou coupés, mais certainement pas pendre du béret.

Jusque 1940, le béret noir fut porté uniquement par le Royal Tank Corps. À partir de ce moment, il fut introduit dans le Royal Armoured Corps tout entier

 Royal Armoured Corps badge

Royal Armoured Corps

 

 Après la Seconde Guerre mondiale ce couvre-chef très pratique était généralement porté en diverses couleurs, selon la spécialité d'arme et introduit dans beaucoup d'armées.

À l'Armée belge l'usage du béret noir trouve son origine en 1941 au moment où, en Grande-Bretagne, le 1st Belgian Armoured Car Squadron a été constitué.

Les équipages portaient le béret noir britannique avec comme insigne le Lion belge.

    

Insigne de béret, de manche , de patte d'épaule et insigne de poche du  1st Belgian Armoured Car Squadron


Aujourd'hui nous retrouvons au sien des Forces armées belges, outre les unités de Cavalerie blindée, d'autres unités (Cyclistes, Génie, …) qui portent également le béret noir, par respect des traditions héritées de leur ancienne appartenance au Corps de Cavalerie, une division ou brigade blindée.

 

* * * * * * *

Le Salut Militaire

 

  

 Un geste élevé au rang de symbole majeur.

 

 Ce fut d’abord le signe de « paix » échangé, de loin, par deux guerriers qui se rencontraient. En élevant leur main droite largement ouverte ils se montraient l’un l’autre l’absence d’armes. Comme pour signifier à l’autre qu’il n’était pas en danger, pour montrer l’absence d’adversité et d’animosité ; par ce signe de non agression et de confiance mutuelle, ils voulaient se témoigner leur FRATERNITÉ.

 

 La chevalerie du Moyen-Âge fit évoluer la signification du geste en le transformant en geste de COURTOISIE. Au moment d’un combat singulier, les deux adversaires portaient la main droite à la hauteur du heaume pour en soulever la visière et montrer leur visage. Le regard « yeux dans les yeux » a toujours eu son importance, ceux qui pratiquent un sport de combat le vivent intensément lors des rencontres sportives.

 

 Le salut militaire conserve ce caractère de fraternité et de Courtoisie jusqu’au 17° siècle quand il devient un signe de FIDÉLITÉ, celle de deux défenseurs d’un même drapeau, d’une même Seigneurie.   

 Désormais, lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte Trinité.

 

 Plus tard, la main s’arrêta à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

 

 Seule, l’Armée polonaise conserve encore le salut avec les trois doigts. Pour les  Armées des autres pays du monde occidental, le salut militaire est devenu un geste que le règlement exige et explique. Au premier degré c’est un geste d’échange de respects, au second degré ce geste souligne : la Fraternité, la Courtoisie et la Fidélité.

 

 Quel autre plus beau geste peut-on avoir lorsque l’on se tient devant une tombe d’un soldat mort pour notre liberté que de le gratifier d’un salut militaire, même si ce n’est qu’une ébauche de salut, même si l’on est redevenu « civil », tellement la symbolique de ce salut militaire est grande.

 

* * * * * * *

NOTRE CLIQUE

Le 3ème Lanciers possédait sa propre musique militaire, reconnue pour sa qualité musicale par beaucoup d'autres unités.

 Elle était entraînée et dirigée par feu l'Adjudant Joseph WANSAR.

Le matériel et les instruments de musique étaient achetés avec l'argent de la caisse des Services Particuliers du Régiment.

 

 

Le corps des Trompettes du 3ème Lanciers Trompettes lors d'une prestation

 

 

Les trompettes de cavalerie employées au 3ème Lanciers

 

Insigne en métal fixé sur un tissus blanc en forme de losange

et porté sur la manche gauche par les Trompettes du 3ème Lanciers

 

 

La Trompette de cavalerie

 

Le plus ancien des instruments au caractère véritablement guerrier dont on se soit servi dans les armées pour exciter le courage, donner des ordres et régler la marche, est la trompette.

La trompette de cavalerie est donc un instrument d'ordonnance. Elle a la taille et l'aspect d'un trompette classique dépourvue de pistons, mais son tube est plus long.

 La trompette de cavalerie diffère fondamentalement du clairon par sa perce plus étroite, plus longue et plus cylindrique.

Dans l'armée belge, le tube des clairons fait un tour sur lui même, celui des trompettes de cavalerie deux.

Le clairon est en si\flat, la trompette de cavalerie en mi\flat.

Les notes jouées sont les harmoniques : do sol do mi sol si\flat do ré mi fa (faux, entre le fa et le fa#) sol la si\flat contre-ut contre-ré contre-mi contre-fa contre-sol etc.

Les notes sont obtenues exclusivement par un travail du souffle et de la tension des lèvres.

Ces instruments étaient non seulement indispensables sur le champ de bataille, mais les sonneries ont très longtemps réglé la vie quotidienne dans les casernes et campements militaires.

Jusqu’aux années 1940 les trompettes sonnaient les activités journalières dans le quartier, allant du « réveil » à « l’extinction des feux » en passant par « le rappel », le « garde-à-vous », « l’appel »,

« les distributions », « l’épluchement », la « distribution du facteur », « l’assemblée » et nous en passons.

A cela s’ajoutait dans la cavalerie montée, une série d’activités particulières auxquelles correspondaient des sonneries spécifiques telles:

 

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le pansage,  

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faire boire les chevaux ,

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le repas des chevaux,

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le boute-selle,

bullet

la sortie des écuries,

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l’appel au vétérinaire,

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alerte tactique,

bullet

signal pour annoncer la cavalerie ennemie,

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sabre à la main,

bullet

remettez le sabre,

bullet

ralliement,

bullet

pied à terre,

bullet

desseller les chevaux,

bullet

éponger les chevaux, etc..

 

Pendant les déplacements à cheval, c’est le trompette qui sonnait « à cheval », « marche à cheval », au pas », « au trot », « au galop » ou « au galop allongé ».

Le trompette-major était chargé de l’instruction des trompettes, secondé par le brigadier trompette.

Lors des cérémonies militaires, les trompettes jouent encore les sonneries officielles et réglementaires.

Il ne faut pas oublier que les trompettes jouent un rôle très important dans les marches de la cavalerie belge, puisque celles-ci commencent pratiquement toutes par la « sonnerie distinctive » du régiment.

 

Trompette de cavalerie portée sur la selle

 

Partition pour l'appel du 3e Régiment de Lanciers sur le champ de bataille

 

* * * * * *

LA TOUGH

 

 

Les lances des Escadrons à queue de cheval

 

Afin de garder une relation visuelle avec l’époque où nous étions encore à cheval, une queue de cheval était suspendue à toute lance qui arborait le fanion d'un Commandant d’escadron.

Cette tradition porte le nom de : "La Tough". 

Les 3e Lanciers ont mêlé la tough et le fanion, créant les signes de ralliement et de commandement que sont devenus les fanions des Escadrons.

Aujourd’hui, on parle de tough en désignant un fanion  monté sur sa hampe à queue de cheval. En fait, la tough désigne seulement la hampe et les crins de cheval.

Au fil des ans, la plupart des unités de cavalerie belge adopteront cette tradition qui perdure aujourd'hui.

On n’emploi jamais la queue des juments, l'urine de celles-ci jaunit les crins et la rend impropre à cette destination !

 

Origine de la tradition"TOUGH":

 

 La tough est une tradition ancienne de l'Islam qui voulait qu'un chef dont le cheval avait été tué sous lui, en arbore la queue à l'entrée de sa tente en signe de bravoure.

 

* * * * * * *

LA COULEUR DES ESCADRONS

 

Depuis 1950, chaque escadron se distingue par une couleur particulière, visible sur ses véhicules, ses foulards, son fanion et sur la fourragère que porte le personnel de semaine :

 

Escadron EMS NOIR
Escadron A JAUNE
Escadron B BLANC
Escadron C ROUGE
Escadron D BLEU

 

* * * * * *

 

Vocabulaire comparé  de l'Infanterie et de la Cavalerie
 


Les régiments d’infanterie sont articulés en « compagnies », celles-ci regroupant des « sections ». Tandis que les régiments de cavalerie engerbent des « escadrons » qui se composent de « pelotons ».

L’emblème d’un régiment d’infanterie s’appelle un « drapeau » mais celui d’un régiment de cavalerie un « étendard ».

Si les régiments d’infanterie occupent une « caserne », les régiments de cavalerie occupent un « quartier ».

L’officier du grade de  Capitaine ou Commandant  est un « Commandant de compagnie » dans l’infanterie et un  « Commandant d'escadron » dans la cavalerie.

 

A la Cavalerie, le soldat est appelé « Cavalier »


Les grades de « Brigadier »,  « Maréchal des Logis » , « 1er Maréchal des Logis » et « 1er Maréchal des Logis Chef»  dans la cavalerie correspondent respectivement à ceux de « Caporal », « Sergent » « 1er Sergent » et « 1er Sergent Chef » dans l’infanterie.
 

En hiver, le fantassin revêtait une « capote », le cavalier, lui, était doté d’un « manteau ».


Le « clairon (1) » était l’instrument de musique qui rythmait la vie des fantassins, alors que la « trompette de cavalerie (2) » rythmait celle des cavaliers.
(1) le fantassin qui se sert d’un clairon est aussi appelé « le clairon ».
(2) le cavalier qui utilise une trompette s’appelle par contre « le trompette ».


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Coutumes

 

La poussière


Pour peu que des verres, de l'alcool ou du vin soient à proximité, la tradition de la poussière est un cérémonial incontournable dans une assemblée de Sous-Officiers du 3ème Lanciers.

A l'origine, la poussière était effectuée à la fin de la journée ou après une longue chevauchée (cavalerie oblige...) pour
rincer le fond de la gorge. Elle devenue par la suite une tradition de Mess.

N.B. : Il faut préciser qu'au 3e Lanciers ''la poussière'' se pratiquait dans tous les Mess.

 

C'est un honneur que de commander une poussière :

1. Préparez vous pour la poussière !
"Ici, il faut remplir son verre de vin (à table, généralement) ou d'alcool.

On peut repérer les moins téméraires ou "débiteurs" à la faible quantité de liquide dans leur verre".

2. Attention pour la poussière !


3. Garde à vous ! (Position : poings fermés et pouces levés)


4. La main au godet (prendre le verre en main)


5. Le godet à 2 doigts des écoutilles (Placer le verre à hauteur du menton)


6. Pour la poussière...


7. Envoyez ! (Cul sec)
 

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SABRER LE CHAMPAGNE

Sabrer le Champagne  était un usage traditionnel dans notre Régiment. L’origine remonte aux régiments de cavalerie des célèbres Hussards de la Garde Napoléonienne.

 

Au retour de la bataille, ils sabraient le Champagne pour rendre un hommage vibrant à la victoire…


A notre époque, il n’était pas nécessaire de fêter une victoire pour sabrer le champagne. Toutes les occasions étaient bonnes pour déguster ce divin breuvage.

 

Cet exercice est encore souvent pratiqué par ceux qui se réclament de la Cavalerie.
 


Comment pratiquez ?

 

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Il suffit, après avoir détaché le muselet du bouchon, de tenir fermement la bouteille inclinée à 30° de la main gauche, de l’autre main il faut faire glisser, d’un coup sec, le plat d’un sabre le long du goulot.

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Le choc et la pression des gaz aidant la bague, casse net, entraînant muselet et bouchon sans éclat de verre et le Champagne jaillit.

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Lorsque vous souhaitez sabrer une bouteille, faites-le de préférence avec une bouteille bien glacée, la pression sera moins forte et vous perdrez moins de champagne.

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L’astuce étant de tenir la bouteille, le pouce hors du trajet de la lame !

 

Informations importantes et pratiques au cas où le prévisible se produirait :

 

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Attraper le chien ou le chat de la maison avant qu’il n’ait eu le temps d’avaler le pouce envolé.

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Rechercher le pouce en faisant attention de ne pas marcher dessus et l’emballer soigneusement dans un sac en plastique propre.

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Entourer le sac de glaçons (prendre éventuellement ceux prévus pour l’apéritif).

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Conduire l’imbécile et son pouce vers un hôpital disposant d’un bon service de chirurgie de la main.

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Inviter ensuite quelques anciens Sous-Officiers du 3e Régiment de Lanciers à venir faire une démonstration correcte.

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Prévoir dans ce cas beaucoup de Champagne !!

 

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Le Quadrille des Lanciers que l'on dansait au Mess  des Sous-Officiers du 3e Lanciers

 

Quadrille qui a été enseigné aux Sous-Officiers par feu l'Adjudant-Chef CUSTERS

 

En piste vous reconnaîtrez les jeunes Maréchaux des Logis de l'époque:

Couvreur, Pire et Etienne.

Plus à droite, le petit garçon en chemise blanche,noeud noir et bonnet de police, qui danse le quadrille avec une jolie petite-fille n'est autre que l'actuel Adjudant-chef Jean Roger Custers.

 

Quelques plus anciens exécutent aussi le quadrille:

De gauche à droite:

Madame X,  l'Adjudant Vanlancker, Madame Lantin, l'Adjudant Gilbert, l'Adjudant Lantin.

 

Sur la photo en tenue de Lanciers, de gauche à droite:

Adjudant Gilbert, Adjudant-chef Custers, Adjudant Lantin, 1Mdl Vancrayenest

 

C'est en 1815 que les quadrilles ont été exécuté en Grande Bretagne pour la première fois dans Almack de Mayfair.
Le Quadrille des Lanciers inventé à Dublin en 1818 par un professeur français de danse Duval, fut importé d 'Angleterre en France vers 1850 .
La célèbre danseuse Céleste Mogador vedette du bal Mabille invente une nouvelle danse " Le Quadrille ".
Huit minutes à couper le souffle sur des harmonies parfaite et avec Offenbach, maître de musique incontesté.
Olivier Métra, Edmond Audran , Robert Planquette, Charles Lecoq, en composèrent de nombreux.
Le plus connu est le Quadrille des Lanciers d' Olivier Métra, il se compose de 5 figures, mais il ne se danse qu'à huit personnes.

 

Céleste Mogador
 


Les Tiroirs

            



Un Cavalier et la dame vis à vis vont en avant d'eux, font un tour de mains et reviennent à leur place ( 8 mesures )
Le premier couple passe la première fois au milieu du couple vis à vis et revient à sa place en passant en dehors ( 8 mesures )
Chaque dame balance avec le cavalier qui se trouve à sa droite, fait un tour de main avec ce cavalier et finit à sa place ( 8 mesures )
De même pour les trois autres couples

Les Lignes

          



Un Cavalier et sa dame en avant et en arrière, le cavalier laisse sa dame au milieu ( 8 mesures )
Il balance avec elle et fait un tour de mains en revenant à sa place. Le même couple et celui vis à vis
placent leur dame auprès du cavalier de droite et eux près de la dame de gauche ( 8 mesures )
Ainsi placés en ligne quatre par quatre, on fait en avant et en arrière, et chaque cavalier revient
à sa place en faisant un tour de mains avec sa dame ( 8 mesures )

Les Moulinets

                     



Le premier Cavalier et sa dame vis à vis en avant et en arrière deux fois, révérence prolongée ( 8 mesures )
Les quatre dames se donnent au milieu la main droite ; elles font un demi tour de Moulinet et tour de mains
avec le cavalier qui leur fait vis à vis, reviennent au milieu se donner la main droite, font un demi tour et
terminent en faisant tour de mains avec leur cavalier ( 8 mesures )

Les Visites

                       



Le premier Couple va faire visite au couple de droite et salue ( 4 mesures )
Ensuite au couple de gauche et salue ( 4 mesures )
Chassé croisé avec le couple de gauche, les dames passant devant les cavaliers, le cavalier du premier couple
reconduit sa dame à sa place ( 8 mesures )
Chaîne anglaise avec son vis à vis ( 8 mesures )


Les Lanciers

                 



Chaîne plate, les Cavaliers allant à droite, les Dames à gauche ( main gauche en main gauche ) ( 16 mesures )
Le premier couple avance au milieu et revient à sa place en tournant le dos au quadrille, le couple à sa droite se
met derrière lui dans la même position, le couple à sa gauche se place de même derrière le second et le couple
vis à vis se trouve naturellement placé ( 8 mesures )
Les quatre couples croisent, les cavaliers à droite et les dames à gauche ( 4 mesures )
Ils croisent une seconde fois en sens inverse ( 4 mesures )
Promenade : les Cavaliers à gauche et les Dames à droite reviennent à l'endroit où ils étaient placés ( 8 mesures )
Les Cavaliers se donnent la main, forment une ligne en face des Dames qui en ont fait autant : en avant et en arrière,
tour de mains, revenir à sa place ( 8 mesures )
Finir par la chaîne plate ( Cette figure se joue 8 fois )


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