LES FBA
Les
Forces
Belges
en Allemagne
1946 - 2005
Copyright © Les
Cuirassiers

Que représente l'écusson?
 |
La couronne royale:
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Fait référence à notre Royauté.
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Devise: Dans le cadre du dispositif défensif de L'OTAN, la Belgique s'est vue
attribuer un secteur de soixante kilomètres de large en République fédérale
d'Allemagne. Le 1er Corps d'Armée belge chargé de cette mission forme donc
en quelque sorte un bouclier protégeant nos concitoyens. Cette mission nous
est rappelée par la devise de l'écusson "Scutum Belgarum", ce qui veut dire
le bouclier des Belges. |
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Les glaives croisés: L'union des forces, les deux glaives croisés, barre l'accès à tout intrus.
Avec le bouclier, les glaives symbolisent le dispositif défensif efficace
mis en place au sein de l'OTAN, garant de la victoire contre toute menace
militaire potentielle. |
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La tête de lion: Au cours de sa phase de formation et d'entraînement en Grande-Bretagne la
Brigade PIRON reprit une tête de lion dorée sur son écusson. C'est cette
tête de lion que l'on retrouve aujourd'hui sur l'écusson du 1er Corps
d'Armée belge. |
50 ANS des FBA
(En 3 vidéos sur
Youtube)
(Plus de 02 heures de
vision)
Cliquez sur les liens
ci-dessous.
BROCHURE

Brochure d'accueil pour les membres
des FBA
- HISTORIQUE DES FBA -
 |
Le 7 mai 1945, signature de la
capitulation allemande à Reims dans la salle des cartes par le général Jold. Le 8 mai, signature
officielle de la capitulation par le général Keitel à Berlin.
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Le QG du Corps expéditionnaire allié
en Europe
photographié le 07 mai 1945.
Endroit de la signature de la
capitulation.
C'est le collège moderne et
technique qui se trouve à Reins rue Jolicoeur.

La
carte du champ de bataille à la date du 7 mai 1945

Prévisions météorologiques pour le 7 mai 1945 et carte des opérations
aériennes

Vue d'une partie de la salle des
cartes
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Signature de la
capitulation le 07 mai 1945 par le général Jold |
Le 08 mai par le Maréchal
Keitel |

Autre photo du 07 mai 1945
(par numéro):
Au
premier plan et de dos, les plénipotentiaires allemands
|
1. L'amiral
FRIEDEBURG |
commandant en chef de la Kriegsmarine |
|
2. Le
général JODL,
|
chef
d'État-major de la Wehrmacht, adjoint du maréchal Keitel, commandant en chef
de l'Armée allemande |
|
3. Le
commandant OXENIUS, |
aide de camp du général Jodl |
Au second
plan et de face, les officiers alliés
|
1. Le
général MORGAN, |
adjoint du chef d'État-major du Corps expéditionnaire allié en Europe (
officier britannique ) |
|
2. Le
général
SEVEZ, |
adjoint du chef d'État-major de la Défense , le général Juin
( unique officier français présent à Reims ) |
|
3. L'amiral
BURROUGH, |
commandant en chef des Forces navales alliées ( officier britannique ) |
|
4. Le
général BEDELL-SMITH, |
chef d'État-major, représentant le général Eisenhower, commandant en chef du
Corps expéditionnaire allié en Europe ( officier américain ) |
|
5. Le
commandant BUTCHER, |
aide de camp du général Eisenhower
( officier de la Marine américaine ), debout un
peu en retrait |
|
6. Le
lieutenant CHERNIAEV, |
interprète du général Sousloparov ( officier soviétique ), assis en retrait
derrière la chaise vide. |
|
7. Le
général SOUSLOPAROV, |
chef de la Mission militaire soviétique en France, représentant du
gouvernement et du haut commandement soviétiques |
| 8. Le
général SPAATZ, |
chef des Forces aériennes
américaines stratégiques et tactiques ( USSTAF ) |
| 9. Le
général ROBB, |
chef d'État-major de l'Armée de l'Air alliée ( officier britannique ) |
|
10. Le
colonel ZENKOVITCH, |
aide de camp du général Sousloparov ( officier soviétique ) |
|
La
chaise vide
située entre le
général Bedell-Smith
et le
général Sousloparov, était destinée au
général STRONG,
chef du 2ème Bureau allié ( officier britannique ), qui est resté debout
durant toute la cérémonie de la signature, a servi d'interprète
auprès des plénipotentiaires allemands et leur a présenté l'acte de
capitulation à signer, mais qui est absent de la photographie ci-dessus.
À l'extrémité
de la table, entre le général Robb et le colonel Zenkovitch, se trouvait le
général américain BULL,
chef du 3ème Bureau allié, qui n'apparaît pas sur la photo. |

Petit
Film sur la signature de l'acte de capitulation
Cliquez
sur le bouton
ACTE DE
CAPITULATION
Le
texte de la capitulation signée à Reims, qui a mis fin à la 2ème guerre
mondiale en Europe, ne ressemble guère au projet de capitulation qui avait
été minutieusement élaboré dès 1944 par la Commission consultative
européenne, où siégeaient les représentants des gouvernements américain,
soviétique et britannique.
Ce projet avait abouti à un texte long, rédigé par des civils, des
politiques et des diplomates, en termes juridiques, alors que le texte de la
capitulation de Reims est, au contraire, un texte dactylographié court, ne
comportant que deux pages, sans rubans ni sceaux de cire, élaboré en hâte,
dans l'improvisation, par un cercle étroit d'officiers américains aux ordres
d'EISENHOWER, soucieux de mettre fin au plus vite à la guerre et d'éviter
les arguties juridiques et politiques qui auraient risqué de faire traîner
le processus.
Il s'agit donc d'un acte purement militaire ( Act of Military Surrender ),
qui enjoignait aux troupes allemandes de cesser le combat le 8 mai à 23
heures 01, heure d'Europe centrale, et d'obéir aux ordres qui leur seraient
donnés.

|
Traduction
Seul le texte en Anglais fait autorité
ACTE DE REDDITION
MILITAIRE
1. Nous
soussignés, agissant au nom du Haut Commandement Allemand,
déclarons par la présente que nous offrons la reddition sans
condition au Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires
Alliées et, simultanément au Haut Commandement Soviétique, de
toutes les forces de terre, de mer et de l'air qui sont à cette
date sous contrôle Allemand.
2. Le Haut
Commandement Allemand transmettra immédiatement à toutes les
autorités militaires navales et aériennes Allemandes et à toutes
les autorités militaires sous contrôle Allemand, l'ordre de
cesser de prendre part aux opérations actives à 23 heures 01
heure d'Europe Centrale le 8 mai et de rester sur les positions
qu'elles occuperont à ce moment. Aucun navire ni avion ne sera
sabordé et aucun dégât ne sera fait à leur coque, à leurs
machines ou à leur équipement.
3. Le Haut
Commandement Allemand adressera immédiatement aux commandants
des forces intéressées tous les ordres donnés par le Commandant
Suprême des Forces expéditionnaires Alliées et par le Haut
Commandement Soviétique, et s'assurera de leur exécution.
4. Cet acte
de reddition militaire ne préjuge pas de l'avenir et sera
remplacé par tout autre instrument général de reddition qui sera
imposé par ou au nom des Nations-Unies et applicable à
l'ALLEMAGNE et aux forces armées Allemandes dans leur ensemble.
5. Dans le
cas où le Haut Commandement Allemand ou certaines forces sous
son contrôle manqueraient d'agir conformément à cet acte de
reddition, le Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires
Alliées et le Haut Commandement Soviétique prendront toutes
actions punitives ou autres qu'ils jugeront appropriées.
Signé à
Reims France à 2 heures 41, le 7 mai 1945.
EN PRÉSENCE
DE
Au
nom du Haut Commandement allemand.
Signature du général JODL
Au nom du
Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées
Signature du
général BEDELL-SMITH
Au nom du Haut
Commandement Soviétique,
Signature du
général SOUSLOPAROV
Général, Armée
française ( Témoin )
Signature du
général SEVEZ
|
Affiche de la Victoire

On
découvre aussi toute l'horreur des camps de concentration
Vidéo d'époque: cliquez sur le
bouton jaune
 |
Le 15 mai, la 1ère Brigade
quitte les Pays-Bas pour occuper Burgsteinfurt et Oelde. La 1ère Division
est constituée en juin et la 2ème Division en octobre. |

Insigne 1er Brigade
 |
Le 5 juin, l'Allemagne est
divisée en 4 zones d'occupation. |

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En novembre les Britanniques
cède la partie sud de leur zone d'occupation de l'Allemagne à la Belgique,
sans toutefois lui confier le gouvernement militaire. |

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Au plan diplomatique, les
années 1944-1947 constituent une véritable charnière pour la Belgique. Les
Britanniques refusent en effet aux Belges – qui composent pourtant un tiers des
troupes alliées stationnées en Allemagne - un secteur d’occupation le long de
leurs frontières, ce qui était leur vœux affirmé, et leur imposent une zone
d’occupation éloignée, s’étendant jusqu’en Westphalie à 200 kilomètres à l’est
du Rhin. Une catastrophe pour la Belgique, qui réalise pour la première fois que
sa voix n’est plus prise en compte et qu’elle n’est plus en mesure d’imposer ses
vues. Ce constat amer, les Britanniques, épuisés par 5 années de guerre et dont
l’économie est exsangue, le feront en 1948 quand ils comprendront à leur tour
que le centre de gravité de la politique étrangère belge a migré clairement de
Londres vers Washington…
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Début 1946, le
gouvernement belge prévoit une occupation de l'Allemagne de longue durée et
l'État-major de la 1ère Division arrive à Bad-Godesberg le 13 mars.
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Le Lieutenant général
Fromont prend le commandement pour quelques mois. |
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Ensuite c'est le
Lieutenant général Piron qui prend le commandement
du 1er Corps d’Armée et des
Forces Belges d’Occupation et ce du 25/12/1946 au 09/02/1951 |

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Lieutenant-général J.PIRON
DSO


L'escorte du Général Piron
en 1946
(Photo VICI)

CURRICULUM du
Lieutenant-Général PIRON DSO
PIRON, Jean-Baptiste,
F.-L.-J.
Né à Couvin le 10 avril 1896.
Décédé à Uccle le 4 septembre 1974.
Grand Croix de l'Ordre de la Couronne avec Palme, Grand Officier de
l'Ordre de Léopold, Officier de l'Ordre de Léopold II avec Glaives,
Croix de Guerre 1914-1918 avec deux Palmes et Lion en Vermeil, Croix de
Guerre 1940 avec Palme, Médaille du Volontaire-Combattant 1914-1918,
Croix de Feu, Médaille Commémorative de la Campagne 1914-1918, Médaille
de la Victoire, Croix des Évadés, Médaille Commémorative 1940-1945 avec
Sabres Croisés, Croix Militaire de 1ère Classe, Médaille Commémorative
du Centenaire.
Grand Croix de l'Ordre d'Orange Nassau avec Glaives de Pays-Bas et de
l'Ordre d'Adolphe de Nassau de Luxembourg, Commandeur de l'Ordre de la
Légion d'Honneur de France et de l'Ordre de la Couronne de Chêne de
Luxembourg, Distinguished Service Order Grande-Bretagne, Croix de
l'Ordre du Mérite Militaire Taiguk Corée, Croix de Guerre 1939-1945
Française avec Palme, Croix de Guerre Luxembourgeoise, Défence Medal,
France & Germany Star et 1939-1945 Star Grande-Bretagne.
Huit Chevrons de Front.
Né à Couvin en avril 1896, J. Piron fut admis à l’École Militaire peu de
temps après avoir atteint l’âge de 17 ans, en octobre 1913. Le 2 août
1914 il prend du service au 2ème Régiment de Ligne. Le 28 août de la
même année, quelques jours donc après la déclaration de guerre, il est
nommé sous-lieutenant d’infanterie. Capitaine le 26 septembre 1918, il
passa à l’Aviation Militaire mais retourne bientôt à son arme d’origine
en rejoignant le 2ème Grenadiers en février 1919.
Entré à l’École de Guerre en janvier 1921 le capitaine Piron est breveté
d’État-major en 1923 et passa à l’état-major. Fin 1923 nous le
retrouverons au 1er Grenadiers comme capitaine commandant, il participe
à la formation des unités Cyclistes-Frontière dont il commande la
compagnie de Henri-Chapelle.
A sa nomination de major en 1936 il rejoint le 1er Grenadiers. Il
passa au Quartier Général 2ème Corps d’Armée au début de 1939 en qualité
de Sous-chef d’État-major ; dès le 1er jour de la mobilisation, nous le
trouvons au Q.G. du V.C.A. où il remplit les mêmes fonctions. Fin 1941,
sous l’occupation allemande, il s’évade de Belgique et arrive en Grande
Bretagne au début de 1942.
Après avoir exercé pendant un an divers commandements, on lui confie le
commandement du 1er Groupement qui, ultérieurement, prendra nom de «
1ère Brigade Libération ». C’est à la tête de cette unité qu’il
participe au débarquement allié en juin 1944 au sein du XXI Groupe
d’Armée commandé par le Maréchal Montgomery. Le 4 août il est nommé
colonel.
En peu de temps cette splendide unité s’est distinguée et on peut lire
actuellement dans les plis de son drapeau les éloquentes citations «
Normandie » et « Canal de Wessem ».
Commandant de la 2ème Division d’Infanterie en septembre 1945, le
colonel Piron est nommé Général-major au début de décembre 1945, à l’âge
de 49 ans. Le jeune général prend successivement le commandement de la
1er Division d’Infanterie et ensuite celui du 1er Corps d’Armée et des
Forces Belges d’Occupation. En septembre 1945, il devient Aide de Camp
de SAR le Prince Régent.
Lieutenant-Général le 26 décembre 1947 il est appelé le 8 janvier 1951
aux hautes fonctions de Chef d’État-major des Forces Terrestres.
Il terminera sa carrière militaire en assurant les fonctions d’Aide de
Camp du Roi Baudouin, et président du Comité des Chefs d’État-major.
Il est retraité à la date du 1er juillet 1957.
Le 4 septembre 1974, jour anniversaire de son entrée triomphale à
Bruxelles, il mourut à Uccle.
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Fin août 1946, 170
familles belges s'installent déjà en Allemagne. |
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Le Quartier-Général de
la 2ème Division d'Infanterie s'installe à Lüdenscheid le 08 octobre et
celui du 1er Corps d'Armée le 15 octobre. |
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Le 25 décembre 1946, le
général Piron devient le Commandant du 1er Corps et l'armée remise sur pied
de paix réduit ainsi ses effectifs. |
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A Bad-Honnef, s'ouvrent
dix classes primaires, les instituteurs ayant été recruté durant l'année.
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En 1947 création des
bureaux de place et services d'Installation pour les familles.
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Armée d'occupation 1948


Photos de l'époque d'occupation
(Photos VICI)
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Le 1er décembre 1948, le 1er Corps d'Armée reçoit le nom de Corps de Bataille.
Son Commandant devient en même temps Commandant de l'Armée belge d'Occupation et
installe son Quartier-Général à Bonn. |

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Durant cette même année,
une Athenée s'ouvre à Bad-Honnef. Les cours se donnent également dans des
maisons réquisitionnés. Les professeurs, assimilés officiers, et leurs
élèves, doivent porter l'uniforme et ce jusqu'en 1953. |
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L'athénée de Bad-Honnef par le professeur
C. SCHMIT
Honnef fut une aventure. Une aventure
assez inattendue, largement improvisée, décidée en deux
temps trois mouvements à une époque pleine d'incertitude.
Je fus particulièrement heureux d'y être
désigné comme professeur en août 1948. L'Allemagne, au
travers de son histoire, de sa culture et de sa langue,
avait constitué l'objet même de mes études et j'avoue que je
piaffais d'impatience à l'idée que j'allais la découvrir
tout au bout de l'aventure qu'elle venait de connaître.
Ce fut une découverte bouleversante : le
pays n'était plus qu'un océan de ruines et de détresse, dix
millions d'hommes chassés par les Russes et les Polonais
erraient d'est en ouest, le logement était rare et le peuple
avait faim. Jamais le pays n'avait été à une telle
extrémité.
A peine l'Athénée avait-il ouvert ses
portes que nous parvenait la nouvelle que les Russes avaient
bloqué les accès routiers et ferroviaires à Berlin.
Quasi à la même époque, Bonn, provinciale
et morose, allait devenir la capitale de l'Allemagne sous
l'impulsion d'un conservateur septuagénaire qui ne parlait
ni l'anglais, ni le français. Il était notre voisin, tout au
bout de la route étroite qui longeait le " Feuerschloss" et
chacun s'interrogeait sur la politique qu'il allait suivre.
Le 12 septembre 1949, Konrad Adenauer devenait chancelier à
une voix de majorité.
Comme il fallait s'y attendre, il exigea
des Alliés - lui qui allait pour ainsi dire établir son
gouvernement au pied de sa maison - que Bonn et la zone
d'alentour (donc Honnef) fussent déclarées enclave libre (
Freizone ). D'où, en septembre 1949, l'annonce du
déménagement de l'Athénée vers la périphérie de Wuppertal.
Ce fut un beau tollé au sein du corps professoral. Mais
l'aventure avait ses charmes néanmoins aux yeux de tous ceux
qui désiraient ne rien perdre des soubresauts de l'Allemagne
d'après-guerre.
On est en droit de s'interroger sur la
qualité et la chaleur de l'accueil qui nous fut réservé à
Honnef. Peu d'échos ont filtré à ce sujet. Mais on peut
supposer qu'une école paisible, bien ordonnée, située à
l'écart du centre de la petite ville convenait mieux aux
habitants du lieu qu'une caserne pleine de charroi et de
cliquetis d'armes.
Les professeurs et leurs familles,
avaient, d'autre part, été logés dans des maisons privées,
ce qui dut certainement déplaire à tous ceux qui étaient
confrontés à la crise du logement. Ajoutons aussi que nos
relations avec les autorités municipales furent, hélas,
inexistantes. L'heure des relations amicales n'avait, en
effet, pas encore sonné aux horloges officielles.
Mon meilleur souvenir de Honnef ?
Incontestablement ces possibilités d'évasion qui furent les
nôtres au cours de l'année 1948-1949. En compagnie de nos
élèves, nous avons pu arpenter le pays d'alentours, visiter
des villes chargées d'histoire, observer un peuple qui
tentait de sortir du gouffre de 1945 et tirer, en général,
du spectacle surprenant de l'après-guerre une leçon
inoubliable.

Au centre la
Villa Thelen de Bad-Honnef
1ère Athénée
belge en Allemagne
Aujourd'hui
St Joseph Realschule |

Le personnel enseignant, qui
avait statut d'officier subalterne, était à l'époque en uniforme...
(Photo VICI)
 |
Création de la Cantine
Militaire Centrale ou CMC qui pris d'abord la dénomination de BELAAC
|

Première tenue des cantinières
à l'époque du BELAAC
BELAAC=
BELgian
and Allied
Army
Club

Journal VICI
Photo d'une cantinière du
BELAAC
 |
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Camion BELAAC sur un
des terrains d'exercices |
Cantinière du BELAAC
en visite à l'Hôpital Militaire |
Un camion BELAAC en
Allemagne

Cantine Militaire Centrale (CMC) en remplacement du
BELAAC
Camion CMC à Vogelsang

Les cigarettes sont achetées à 2,5
FB le paquet
|
Cantine
Militaire Centrale
CMC
Trois lettres
magiques qui rendaient la vie moins chère, l'un des autres grands
attraits des FBA.
Dans la plupart des garnisons, ces magasins de la taille d'un petit
supermarché réservés aux seuls militaires et à leurs familles
proposaient des produits hors taxe que certains revendaient (plus
cher) en Belgique. C'était interdit mais...

Aujourd'hui pensionné, ce gendarme se souvient et me raconte
le "bon vieux temps" où ils étaient 170 à traquer les militaires
fraudeurs sans distinction de grades. "Avec les rouleaux de caisses,
c'était très simple de repérer ceux qui exagéraient en alcools, en
café, tabac, cigarettes et télés. Même un général s'est fait coincer
ainsi.
Un des records, c'est ce militaire qui avait fraudé 900.000 F
d'époque de Pastis 51 en un an, avant de se faire prendre.
Au poste
frontière de Lichentbusch, nous en coincions en moyenne un ou deux à
l'heure. Un grand classique, c'était les permissionnaires du
vendredi après-midi qui pensaient échapper par les petites routes à
travers champs du côté de La Calamine.
Un gros coup, c'est ce car qui ramenait une compagnie para de
Bergen-Höhne. Ils rentraient tous avec des alcools, du tabac et de
la hi-fi détaxés provenant d'une CMC anglaise: ils n'avaient jamais
pensé que nous oserions contrôler des paras"!
Les
cachettes, c'était souvent les mêmes: les sièges rabattables des
Jeeps, les pneus dégonflés, les canons de char que l'on bourrait de
café hors taxe et même les hélicos de Butzweilerhof, disait-on à
l'époque.
|
 |
Souhaitant limiter sa
présence sur la rive droite du Rhin, la Belgique évacue ses unités en
Rhénanie de Nord-Westfalie, de Aix à Soest, en passant par Cologne.
|
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Depuis le 31 octobre
1949, date où Bonn devient capitale provisoire de la République fédérale
allemande, la ville doit être libérée de toute occupation militaire. Ainsi,
l'Athénée de Bad-Honnef doit être transférée à Wuppertal, et le Quartier-Général
su 1er Corps prend garnison à Weiden-Lövenich, à la lisière ouest de Cologne.
|

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En 1951, l'appellation de Corps de Bataille est remplacée à nouveau par celle de
Corps d'Armée.
La 2e Division est passée dans la réserve mais, en février 1951, la 16e Division
Blindée et, au début de l'année suivante, la 4e Division d'Infanterie voient le
jour. |

Insigne du 1er Corps
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En 1952, l'Athénée de
Rösrath ouvre ses portes, on y enseigne l'ORECA et le célèbre Latin-Grec.
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Attestation de fréquentation de
l'Athénée
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Badge de l'athénée |

L'athénée en 1953
Les élèves et les professeurs en
tenue militaire.
La levée des couleurs
nationales.

L'athénée Royale de Rösrath

Petit film sur le cabaret
littéraire
créé en 1991 à l'Athénée de
Rösrath
Cliquez sur le bouton jaune

Marche de L'ARR: cliquez sur la
photo
Armée d'occupation 1952

 |
En 1953, le Roi Baudouin
visite pour la première fois les FBA, entre autre Düren, à l'occasion d'un
exercice à Vogelsang. Il s'intéressera tout au long de son règne à la
condition des familles de la dixième province. |
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Depuis 1954, le Commandant du 1er Corps d'Armée exerce la fonction de
Commandant en Chef des Forces belges en Allemagne. |

Invitation aux familles

Te Deum à la cathédrale de Cologne
le 21 juillet 1954
(Photos VICI)
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En 1955, les Forces
d'Occupation deviennent désormais Forces Belges en Allemagne (F.B.A.) et
portent le surnom de dixième province. |
 |
Cette même année,
l'Allemagne adhère à l'OTAN. Il n'est plus question d'occupation de son
territoire. la Belgique revoit sa politique de défense. Le service militaire
est réduit à 18 mois. le 2ème Corps d'Armée rejoint la réserve.
|
 |
A cette époque, le CMC
gère déjà 23 points de vente, 5 cantines et 10 camions-cantine.
|
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En 1956, le 1er Corps d'Armée a été ramené à deux divisions: la 1re Division
d'Infanterie et la 16e Division Blindée, complétées par des unités d'Appui au
Combat et Logistique. Son secteur s'est accrû du sous-secteur de Kassel, tenu
par les Troupes de Couverture. |
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En 1956 également, une
maternité s'ajoute à l'Hôpital Militaire de Cologne qui compte déjà 300
lits. |

Vue de l'Hôpital militaire de
Cologne
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En 1957, le service
militaire est réduit à 15 mois. |
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En 1959, le service
militaire est réduit à 12 mois. |
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En 1960, la 1re Division d'infanterie et la 16e Division Blindée sont
transformées en divisions mécanisées, de type LANDCENT.
|
Forces Belges en Allemagne 1960

Organisation Nike Hercules
WETSA
(Wing Engins Téléguidés
Sol-Air)

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En 1960 toujours,
trente-quatre unités des FBA assurent le maintient de l'ordre en Belgique
lors de la grande grève suite au projet de la loi dite ''unique''. Le 3e
Lanciers est dans la région liégeoise. |

Le choc
de la "grande grève" et les victoires flamandes
La grande
"grève" de décembre 1960 - janvier 1961 annonçait une série de
bouleversements importants du côté des forces politiques et
syndicales wallonnes, et du mouvement wallon. Elle eut un impact
considérable quant au progrès de la revendication fédéraliste. A
l'origine du conflit, le projet de "loi unique" du gouvernement
chrétien - libéral de Gaston Eyskens, déposé le 4 novembre. Dans
le pays et dans les milieux socialistes en particulier, la loi
unique fut fort mal accueillie. En Wallonie surtout, elle fut le
point de cristallisation d'une inquiétude profonde due à la
stagnation économique, aux fermetures de mines, etc.
Le 17
novembre une réunion des cadres wallons de la FGTB se tenait à
Charleroi à l'initiative de Renard et d'André Génot. On y
décida, entre autres, de la parution à partir de janvier 1961
d'un journal de lutte "spécifiquement wallon" (ce serait
Combat) et la mise sur pied d'un organe de coordination
syndicaliste wallon.
La grève
contre la "loi unique" démarre spontanément le 20 décembre (à
Anvers, Liège et Charleroi), jour d'ouverture du débat sur le
projet de loi à la Chambre. L'action est essentiellement
localisée en Wallonie. Elle durera plus d'un mois, marquée en
certains endroits par des incidents violents. Ses objectifs
évolueront : de l'opposition à la loi unique, l'accent sera
déplacé vers les problèmes spécifiquement wallons et la
revendication étendue aux réformes de structures économiques et
politiques.
Un Comité
de coordination des régionales wallonnes de la FGTB avait été
créé le 23 décembre à Namur. Il déclare dès le 2 janvier 1961
que "dès à présent se pose le problème des réformes de
structures seules capables d'assurer l'expansion économique et
la prospérité de la Wallonie dans le cadre des structures
politiques du pays révisées". Le même jour, les représentants
des Fédérations wallonnes du PSB réunis à Namur décident de
constituer un Comité permanent de liaison entre les Fédérations
et soulignent la nécessité d'une révision des structures
politiques du pays. Pour la première fois, la revendication
d'une réforme radicale de l'Etat est voulue par les travailleurs
wallons en lutte et trouve un réel contenu populaire.
Le 3
janvier, les députés socialistes wallons avaient déclaré que si
la politique gouvernementale était poursuivie, "le peuple wallon
n'aurait d'autre issue que la révision des institutions
politiques du pays afin de choisir lui-même les voies de son
expansion économique et sociale". Le 13, 400 élus socialistes
wallons réunis à Saint-Servais réclament pour la Wallonie "le
droit de disposer d'elle-même" et mettent leur mandat à la
disposition du Parti. Mais les socialistes flamands et
bruxellois ne se sentent guère solidaires avec les objectifs
wallons de la grève, et rares sont les parlementaires
socialistes wallons réellement disposés à risquer l'"aventure".
Le 14 janvier, des parlementaires socialistes wallons remettent
au Roi une déclaration demandant une réforme institutionnelle
garantissant les Wallons contre les effets du déséquilibre
interne du pays.
La grève
ne pouvant donc plus trouver d'issue politique immédiate, le
mouvement se relâche dès le 16 janvier. Le 21, il reste 150.000
grévistes wallons seulement. La Chambre avait adopté la loi
unique le 13. Le Comité de coordination des régionales wallonnes
de la FGTB décide de "suspendre" la grève pour le 23 et de
"donner de nouvelles formes à l'action". La loi unique est donc
adoptée par le Parlement, mais le gouvernement décide de
dissoudre les Chambres et de procéder à des élections
anticipées. Le scrutin a lieu le 21 mars. Le Président du PSC,
Théo Lefèvre, constituera en avril avec Paul-Henri Spaak un
gouvernement social-chrétien - socialiste.
Le
gouvernement PSC-PSB issu des élections de mars 1961 manifeste
clairement sa volonté d'aborder de front et de résoudre le
contentieux Flamands - Wallons. Sa déclaration gouvernementale
(2 mai) contient un programme d'action ambitieux à cet égard. De
fait, une série de mesures importantes seront prises durant la
législature.
Sous
la pression flamande, le gouvernement Lefèvre - Spaak avait
fait voter une loi supprimant du recensement les questions
relatives à l'usage des langues. L'opposition wallonne à
cette loi avait été médiocre; en fait, les mouvements
wallons désiraient eux aussi fixer définitivement la
frontière linguistique. Ils auraient certes souhaité que
cette opération soit effectuée sur base de données récentes,
mais ils s'inclinèrent (en tous cas au niveau parlementaire)
devant la volonté flamande.
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En 1961, du 12 au 13 août,
débute la construction du mur de berlin. L'OTAN accroît ses états d'alerte.
C'était l'époque où les familles étaient très souvent réveillées en pleine nuit par un
soldat venant prévenir que telle unité ou brigade était mise en alerte. Les
militaires de ces régiments rejoignaient alors leur quartier le plus
rapidement possible afin d'évacuer, dans les 02 heures, tout le matériel et
le charroi de l'unité et de se déployer dans leur zone de dispersion
dans le même laps de temps. Alertes qui pouvaient durer de quelques heures à
quelques jours. |
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Nous étions en pleine
période de guerre froide. Pour cette raison les escadrons avaient en
permanence, nuit et jour, leurs munitions de guerre à bord. Les chars M-47
PATTON avaient les munitions de guerre 90mm, .30 et .50 (pour les
mitrailleuses) à bord et les transporteurs de troupes M-75 Full Tracks les
munitions .30 et .50. Les Régiments participaient aux FTX (Field Training
Exercice) des divisions, ceci en plus des exercices organisés au niveau des
Brigades. Les munitions de guerre déjà citées restaient toujours à bord. Les
exercices d'alerte étaient innombrables, la vie était dure, mais
l'enthousiasme était grand. Tous les commandants d'escadrons connaissaient
leurs Ordres opérationnels (qu'ils avaient rédigés eux-mêmes) et devaient
être en mesure d'atteindre leur première position sans cartes.
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Causes de la
construction du mur de Berlin
Depuis sa création en 1949, la RDA subit un flot d'émigration
croissant vers la RFA, particulièrement à Berlin. La frontière
urbaine est difficilement contrôlable, contrairement aux zones
rurales déjà très surveillées. Entre 2,6 et 3,6 millions d'Allemands
fuient la RDA par Berlin entre 1949 et 1961, privant le pays de
main-d'œuvre et montrant à la face du monde leur faible adhésion au
régime communiste. Émigrer ne pose pas de difficulté majeure car,
jusqu’en août 1961, il suffit de prendre le métro ou le chemin de
fer berlinois pour passer d'Est en Ouest, ce que font
quotidiennement des Berlinois pour aller travailler. Les Allemands
appellent cette migration de la RDA communiste à la RFA capitaliste
: « voter avec ses pieds ». Pendant les deux premières semaines
d'août 1961, riches en rumeurs, plus de 47.000 citoyens
est-allemands passent en Allemagne de l'Ouest via Berlin. De plus,
Berlin-Ouest joue aussi le rôle de porte vers l'Ouest pour de
nombreux Tchèques et Polonais. Comme l'émigration concerne
particulièrement les jeunes actif, elle pose un problème économique
majeur et menace l'existence même de la RDA.
En outre, environ 500 000 Berlinois sont des travailleurs
frontaliers, travaillant à Berlin-Ouest mais habitant à Berlin-Est
ou dans sa banlieue où le coût de la vie et de l'immobilier est plus
favorable. Le 4 août 1961, un décret oblige les travailleurs
frontaliers à s'enregistrer comme tels et à payer leurs loyers en
Deutsche Mark (monnaie de la RFA). Avant même la construction du
Mur, la police de la RDA surveille intensivement aux points d'accès
à Berlin-Ouest ceux qu'elle désigne comme « contrebandiers » ou «
déserteurs de la République ».
Comme tous les pays communistes, la RDA s'est vu imposer une
économie planifiée par Moscou. Le plan septennal (1959-1965) est un
échec dès le début. La production industrielle augmente moins vite
que prévu. En effet, les investissements sont insuffisants. La
collectivisation des terres agricoles entraîne une baisse de la
production et une pénurie alimentaire. Les salaires augmentent plus
vite que prévu à cause d'un manque de main-d'œuvre provoqué en
grande partie par les fuites à l'Ouest. Un important trafic de
devises et de marchandises, néfaste à l'économie est-allemande,
passe par Berlin. La RDA se trouve en 1961 au bord de l’effondrement
économique et social.
La
construction du mur de Berlin
Le programme de construction du Mur est un secret d'État du
gouvernement est-allemand. Il commence dans la nuit du 12 au 13 août
1961 avec la pose de grillages et de barbelés autour de
Berlin-Ouest.
La construction du Mur se fait en pleine nuit sur ordre de la
direction du Parti communiste par des maçons, sous la protection et
la surveillance de policiers et de soldats en totale
contradiction avec les assurances du président du Conseil d'État de
la RDA, Walter Ulbricht qui déclare le 15 juin 1961 lors d'une
conférence de presse internationale à Berlin-Est en réponse à une
journaliste ouest-allemande :« Si je comprends bien votre question,
il y a des gens en Allemagne de l'Ouest qui souhaitent que nous
mobilisions les ouvriers du bâtiment de la capitale de la RDA pour
ériger un mur, c'est cela ? Je n'ai pas connaissance d'un tel projet
; car les maçons de la capitale sont principalement occupés à
construire des logements et y consacrent toute leur force de
travail. Personne n'a l'intention de construire un mur ! »
Dans la nuit du
12 au 13 août 1961, 14.500 membres des forces armées bloquent les
rues et les voies ferrées menant à Berlin-Ouest. Des troupes
soviétiques se tiennent prêtes au combat et se massent aux postes
frontières des Alliés. Tous les moyens de transport entre les deux
Berlin sont interrompus. En septembre 1961, des métros et des S-Bahn
de Berlin-Ouest continueront à circuler sous Berlin-Est sans
cependant s'arrêter à ce qu'on appelle désormais les stations
fantômes. Erich Honecker, en tant que secrétaire du comité central
pour les questions de sécurité, assure la responsabilité politique
de la planification et de la réalisation de la construction du Mur
pour le SED. Il présente la construction comme un « mur de
protection antifasciste ». Les pays membres du pacte de Varsovie
publient, le même jour, une déclaration pour soutenir le bouclage de
la frontière entre les deux Berlin. Jusqu'en septembre 1961, la
frontière reste « franchissable » et parmi les seules forces de
surveillance, 85 hommes passent à l'Ouest, imités en cela par 400
civils, dont 216 réussissent. Les images du jeune douanier Conrad
Schumann enjambant les barbelés ou de fugitifs descendant par une
corde en draps de lit des maisons situées à la frontière marquent
les esprits.
La construction du Mur autour des trois secteurs de l'Ouest consiste
tout d'abord en un rideau de fils de fer barbelés. Les pavés des
axes de circulation entre les deux moitiés de la ville sont
retournés afin d’interrompre immédiatement le trafic. Dans les
semaines suivantes, il est complété par un mur de béton, puis muni
de divers dispositifs de sécurité. Ce mur sépare physiquement la
cité et entoure complètement la partie ouest de Berlin qui devient
une île au milieu des pays de l'Est.
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Carte de Berlin |
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Poteau de limite de
frontière avec la RDA |
Explications du
fonctionnement du mur |
Véhicule Trabant des VoPos (Gardes-frontière) |
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Le Mur
en chiffres
Longueur
totale : 155 km
Longueur intraberlinoise : 43,1 km
Longueur entre Berlin-Ouest et la RDA : 112 km
Mur traversant des zones habitées : 37 km
Mur traversant des zones industrielles : 17 km
Mur traversant des zones boisées : 30 km
Mur traversant des zones aquatiques : 24 km
Longueur du mur de béton (4 m de haut) : 107,3 km
Grillages métalliques (3-4 m de haut) : 65,3 km
Fossés anti-chars (5 m de profondeur) : 0,9 km
Fossés anti-véhicules (2,50 m de profondeur) : 105,5 km
Clôtures d’alarme électrique : 127,5 km
Pistes de surveillance (6-7 m de large) : 124 km
Pistes équipées de câbles coulissants pour les chiens : 259
Nombre de chiens : 600
Miradors : 302
Abris bétonnés : 22
Gardes-frontières : 14 000
Coups de feu tirés par les gardes-frontières : 1 693
Impacts de balles à l’Ouest : 456
Personnes ayant réussi à franchir le Mur : 5 043
dont membres des forces armées : 574
Personnes arrêtées aux abords du Mur : 3 221
Fugitifs tués : 239
Militaires et policiers tués : 27
Personnes blessées : 260
Attentats contre le Mur : 35
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Grades
des,gardes-frontière |
Tenues des gardes-frontière (VoPos
- Volkspolizei)
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Autre modèle de
Trabant des VoPos |
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Insigne de boucle de
ceinture |
Détails de la tenue des
gardes-frontière |
Insigne de Képi |

Insigne de manche porté par les
gardes frontière

Insigne de la Volkspolizei

Petit film en 3D expliquant les
dangers du mur de Berlin
Cliquez sur le bouton jaune
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Victimes

En 28 ans, le Mur fait au
moins 239 victimes, abattues par les gardes, noyées dans les eaux de
la Sprée
ou des lacs, tuées en sautant des maisons. Les gardes-frontières,
souvent des jeunes endoctrinés effectuant leur service militaire,
considèrent qu’abattre un fugitif est un acte patriotique,
d’ailleurs grassement récompensé : décoration, félicitations
personnelles du chef de la Stasi, prime substantielle, congé
exceptionnel dans un village de vacances de la Baltique. Après la
chute du Mur, certains des gardes-frontières sont traduits en
justice pour meurtres.
La première victime est
Rudolf Urban qui se tue le 19 août 1961 en sautant d’une fenêtre de
la Bernauer Strasse. Cette rue est le 4 octobre 1961 le théâtre d’un
nouveau drame : le jeune Bernd Lünser saute, sous les balles des
Vopos, du quatrième étage d’une maison mais manque sa réception
et se tue.
Un an après la construction
du Mur, le 17 août 1962, la mort du jeune Peter Fechter cause un
grand émoi. Grièvement blessé par les gardes-frontières, il agonise
pendant près d’une heure au pied du Mur, sans que personne ne vienne
lui porter secours.
Le dernier fugitif abattu
est le jeune Chris Gueffroy, tué le 6 février 1989, deux semaines
avant la suppression de l’ordre de tir. Mais l’ultime victime du Mur
est, trois mois plus tard, Winfried Freudenberg qui, à bord d’un
ballon de sa confection, s’écrase à Zehlendorf le 8 mai 1989.
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Plus de 9000 belges
vivent en Allemagne et 2300 nouveaux logements seront construit. La gestion
des bâtiments incombe à l'armée, alors que le territoire appartient à l'État
Allemand. Le KTG dirige ce service depuis Weiden, divisé en KSR ouest à
Ossendorf et KSR est à Soest. |
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Insigne KSR Ouest (Ossendorf) |
Insigne KTG (Weiden) |
Insigne KSR Est
(Soest) |
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En 1965, l'Athénée de
Rösrath est dédoublée avec l'Athénée néerlandophone de Bensberg. A cette
époque, +/- 11000 élèves belges fréquentent les deux Athénée et les 23
écoles primaires et gardiennes des FBA. |
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Pour la première fois
les élèves de 5ème et 6ème primaire sont envoyés à Fiesch, en Suisse, en
classes de neige où en voyage scolaire à Saint-Hubert en Belgique.
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En 1968 ouverture d'une
école appropriée à Ichendorf et Rodenkirchen pour les enfants avec
difficultés. |
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Cette même année, les 28
points de vente de la CMC sont complétés par des magasins allemands
agréés, permettant aux familles belges d'acquérir des marchandises sans
devoir payer la taxe TVA de 11%. |
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En 1969, le 1er Corps d'Armée est réduit à deux Quartiers-Généraux
de division, trois brigades d'infanterie blindée, une brigade blindée et aux
troupes d'Appui au Combat et Logistique de Corps. |
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Le 7 octobre, le Roi
Baudouin et la reine Fabiola sont en visite à Spich. |
 |
Les enfants des FBA ne
seront jamais plus aussi nombreux qu'en cette année : 21.287 enfants.
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En 1970 les Troupes de Couverture sont dissoutes et le
sous-secteur Kassel supprimé. |
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A partir des années septante, le plan de redéploiement du 1er Corps d'Armée,
complètement réalisé en 1980, a vu progressivement le retour en Belgique du
Quartier-Général de la 1re Division à Verviers, de la 7e Brigade d'Infanterie
Blindée à Marche-en-Famenne et de la 1ère Brigade d'Infanterie Blindée à
Léopoldsburg. |
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En septembre 1970,
l'Athénée Royal de Düren ouvre officiellement ses portes. L'Athénée Royal de
Soest ainsi que deux écoles moyennes à Arnsberg et Essentho ouvrent leurs
portes. Soest accueille 204 élèves, Essentho 74, Düren 128 et Arnsberg 45.
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Le 31 décembre 1970 le
3ème Régiment de Lanciers passe à la réserve. |
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Toujours la même année,
les deux chaînes de la télévision nationale ainsi que Télévox peuvent être
captée dans tous les foyers des FBA. |
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En 1971, fondation de
l'Institut d'Enseignement Spécialisé à Rodenkirchen. |
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Le 01 août 1973
réactivation du 3ème Régiment de Lanciers à Düren. |

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En 1975, le lycée d'Etat
de Siegen et l'école de Lüdenscheid ouvrent leurs portes. |
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La même année, le
service militaire est réduit à 10 mois. |
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Le 01 août 1978, le 3ème
Régiment de Lanciers fait mutation pour Spich. |



Quelques maisons d'anciens du 3e
Lanciers
dans la Breslauer strasse à
Troisdorf
de G à D: maisons de F.Quesne -
F.Magnet - I.Brasseur - A.Consyns
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En octobre 1988, le
drapeau du 5ChA est confié à la garde du Camp de Vogelsang. |
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Entre 1988 et 1997, l'Armée Belge exécutera son plan de restructuration le plus
important. Le service militaire sera supprimé; plusieurs unités sont
dissoutes et un grand nombre d'unités stationnées en Allemagne retourneront vers
la Belgique. |
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Le 09 novembre 1989 chute
du mur de Berlin. |
L’ouverture et la chute du mur

Lors d’une
conférence de presse diffusée en direct
par la télévision le 9 novembre 1989 en
fin d’après-midi, le Chef de Presse du
Comité Central du SED, Günter Schabowski,
déclarait à 18:57, dans un propos assez
flou, que de nouvelles dispositions
avaient été adoptées pour les
ressortissants de RDA désirant se rendre
en RFA.
Suite aux pressions exercées par la
population, la direction du parti SED
avait publié, le 6 novembre, un projet
de loi sur les entrées et sorties du
territoire de RDA. Cependant, seules les
dispositions applicables aux sorties
devaient entrer en vigueur dans un
premier temps (autorisations de sortie
du territoire sans droit de retour),
afin d’endiguer l’exode continu vers la
République Tchèque. A la suite des
manifestations de Leipzig et Berlin, le
texte fut remanié en profondeur le 9
novembre, et complété d’ un droit de
voyage pour particuliers avec obligation
de visa. A la suite de problèmes
d’information, et contrairement aux
intentions du gouvernement, Schabowski
annonça par erreur le jour même
l’application immédiate de ce nouveau
régime.
Après que la première chaîne de
télévision publique de RFA, ARD, eût
diffusé la déclaration Schabowski comme
principale information du jour dans son
journal de 20 heures, de plus en plus de
Berlinois de l’Est affluèrent aux
postes-frontières de la ville afin de
faire usage de ce nouveau droit le plus
vite possible. Les gardes-frontières
n’ayant pas été informés immédiatement
des nouvelles dispositions, la confusion
et la cohue s’installèrent aux points de
passage.
Pour faire baisser la pression montante
de la foule, les gardes-frontières du
poste Bornholmer Straße autorisèrent les
premières sorties du pays à partir de
21:20. Le responsable du service de
contrôle des passeports ordonna
toutefois d’invalider les passeports des
ressortissants autorisés à gagner
Berlin-Ouest, les privant ainsi à leur
insu de leur nationalité. Vers 23:30
l’affluence au poste-frontière
avait atteint un niveau tellement élevé,
que le responsable du service de
contrôle des passeports, toujours sans
consignes officielles, ordonna d’ouvrir
les barrières. Au cours de l’heure qui
suivit, environ 20 000 personnes
traversèrent le pont Bösebrücke sans
aucun contrôle. Les autres
postes-frontières berlinois furent
ouverts au cours de la nuit. La
révolution pacifique en RDA et les
changements politiques intervenus dans
différents pays de l’Est avaient
entraîné la chute du mur de Berlin, qui
tomba dans la nuit du 9 novembre 1989.
Au cours des jours qui suivirent,
plus
aucune formalité
ne fut appliquée aux sorties de
Berlin-Est vers Berlin-Ouest. Berlin fut
gagné d’une euphorie sans précédent. Le
Kurfürstendamm se transforma en fête
populaire, de nombreux restaurants
distribuèrent gratuitement des
consommations aux nouveaux venus.
Soudain, 28 ans après sa construction,
le mur de Berlin avait perdu son pouvoir
terrifiant.
Le nombre de points de passage entre les
deux moitiés de la ville augmenta
rapidement. La porte de Brandebourg fut
rouverte le 22 décembre 1989. Le mur
intra-urbain fut démoli entre juin et
novembre 1990. Les collectionneurs de
souvenirs, appelés «pics» affluèrent du
monde entier pour venir «décrocher» un
morceau de mur en guise de symbole de la
guerre froide.

Aujourd’hui, le tracé
historique du mur est visible sur plus
de vingt kilomètres de la capitale. Il
est symbolisé au sol par une ligne rouge
ou par une double rangée de pavés et par
des plaques métalliques . La
largeur de la bande frontalière et
l’implantation du dispositif frontalier
complet peuvent être visualisées sur le
site de l’ensemble commémoratif du mur
de la Bernauer Straße.
La
Bernauer Straße est le seul endroit à
Berlin, où une portion du dispositif
frontalier a été conservée dans son
intégralité, avec le mur d'arrière-plan,
le chemin de ronde, les pylônes
d'éclairage, le No Man's Land, la
clôture de signalisation et le mur
extérieur. Ce terrain faisait autrefois
partie du cimetière de la
Sophienkirchengemeinde. En 1961, les
tombes situées sur le tracé frontalier
furent déplacées. Les 212 mètres de mur
"d'origine", qui séparent la Ackerstraße
de la Bergstraße, figurent au patrimoine
historique depuis le 2 octobre 1990 et
constituent un témoignage historique
d'une valeur exceptionnelle.

On y trouve une plaque commémorative où
l'on peut y lire le texte suivant:
«A la mémoire de la division de Berlin
du 13 août 1961 au 9 novembre 1989 et
aux victimes du règne par la violence de
la dictature communiste».
|

Numéro spécial de Match pour la
chute du mur de Berlin

Ce qui reste du mur de la honte
 |
Le 5 octobre 1990 visite
à Spich du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola à l'occasion des 60 ans de
notre souverain et des ses 40 ans de règne. Une grande fête à thèmes y est
organisée pour célébrer ces anniversaires. |


Visite du Roi et de la reine à Spich
 |
Fermeture cette même
année du Lycée d'Arnsberg en juin. On ne compte déjà plus que 11.620 enfants
dans les FBA. |
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Le 30 juin 1991
fermeture de l'Athénée de Düren. |
 |
Juin 1992 dissolution du
3ème Régiment de Lanciers. |

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En 1993, le service
militaire est supprimé. L'armée perd ainsi près de 40% de son effectif.
|
 |
Le 31 juillet 1993, décès du
Roi Baudouin à Motril en Espagne. Son frère, Albert II lui succède sur le
trône de Belgique le 9 août. |
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Le peuple belge rend
hommage à son Roi |
Obsèques du Roi Baudouin
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En mars 1994, le Roi
Albert II visite pour la première fois les FBA. Le Roi se dit préoccupé par
la situation sociale des familles, la restructuration de l'armée et le
retour vers la Belgique. |
 |
Le 1 janvier 1995, le 1er Corps d'Armée est transformé en Force d'Intervention
comprenant la 1re Division Mécanisée et la Brigade Para-Commando.
|
Insigne de la Force
d'Intervention.

Les ailes de la Brigade Para ont été ajoutées.
Insigne se trouvant encore sur la
toiture du portique de Malakoff de l'ancien Camp de Vogelsang.
 |
Le Quartier-Général de la Force d'Intervention sera dès la mi 96 situé à Saive
près de Liège. Le commandement des FBA est transmis au commandant de la 17ème
Brigade Mécanisée. Son Etat-major s'installe à Spich. Avec le camp de
Vogelsang, ils restent les derniers en tant que FBA. |


Insignes de la 17e Brigade Mécanisée
et du camp de Vogelsang
 |
Trois CMC sont encore
ouverte à Troisdorf, Weiden et Vogelsang. |
 |
Les Clubs Astoria de
Weiden, celui de WahnerHeide, ou Ancienne Belgique permettent aux militaires
et aux familles mais aussi aux représentant politiques invités, de passer
une soirée autour d'une bonne table, et de déguster ainsi nos spécialités
nationales. |
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Cette même année c'est
au stade du FC Köln à Münkendorf que prend congé la Force d'Intervention,
faisant rentrer la plupart de son effectif vers Saive, en Belgique.
|
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En 1998, 50ème
anniversaire de l'enseignement en FBA. |

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2001 REFORBEL
(Return of Forces to Belgium): la décision du 28 mars présente un changement
important et le retrait à termes des FBA. |
 |
Le 17 juin 2002, les
bataillons quittent l'Allemagne. Des milliers de familles cherchent à se
reloger en Belgique. On ne retient plus ses larmes... |

Le 07 juin 2002 une parade d'adieux
réunit notre Roi Albert II et le Ministre-président du Land de
Nordrhein-Westfalen Johannes Rau
 |
C'est fini. Reste encore
le Camp de Vogelsang. |

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2003 est une année
placée sous le signe du souvenir et de la reconnaissance. Tous les quartiers
résidentiels - Troisdorf, Siegburg, Porz, Dellbrück, Lindenthal, Rösrath,
Junkersdorf et Bensberg - inaugure une stèle commémorative:
|


Texte de la plaque :
''En souvenir des 50 ans de
présence des Forces Belges en Allemagne et de leurs familles qui ont vécue ici
dans le cadre du maintien de la paix. En remerciement à la population allemande
pour les bons rapports de voisinage''
FAHNENBAND

FAHNENBAND remis par
l'Allemagne aux différentes unités des F.B.A. au moment de leur
départ.
Texte du Fahnenband:
"Einsatz für Frieden
und Freiheit"
"Engagement pour la
Paix et la Liberté"
 |
Décembre 2005, remise du
Camp de Vogelsang aux autorités allemandes. A partir du 17 décembre 2004 la
partie "Training" est définitivement fermée (voir message ci-dessous).
|

"C'est la fin d'une belle aventure"

Quelques mots encore
:
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Parallèlement à la vie
militaire, une vie sociale très active se déroulait aux FBA et cela de
Aix à Kassel. |
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Chaque matin et dans
chaque garnison, le peloton Transport envoyait ses bus militaire pour le
ramassage scolaire et ce gratuitement, afin de permettre aux enfants de
suivre les cours des écoles gardiennes et primaires ou des Athénées belges
réparties sur le territoire allemand. |
 |
Les soins médicaux
étaient octroyés tout aussi gratuitement, non seulement aux militaires mais
aussi aux familles. |
 |
N'oublions pas non plus
les consultations ONE où des épouses de militaires aidaient bénévolement.
|
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Nous avions aussi nos
scouts et louveteaux et nos camps de vacances durant les congés scolaires.
|
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Et puis encore la Saint
Nicolas, jour béni des enfants sages où ils pouvaient voir le Grand Saint et
Père Fouettard descendre en hélicoptère ou arriver sur un char Léopard. Ils
pouvaient ensuite déguster les couques accompagnés du bon chocolat chaud
concocté dans la cuisine militaire avant de recevoir leurs récompenses.
|
 |
Sans oublier toutes les
fêtes d'unités. |
 |
N'oublions pas non plus
tous les clubs sportifs - il y en avait 32 rien que dans la garnison de Spich - souvent géré par des bénévoles où les adultes et les enfants
pouvaient s'adonner à leur sport favori en payant une petite cotisation
annuelle.
|

Scouts et Louveteaux en 1957 à Spich
Le petit garçon à gauche sur la
photo n'est autre que
le Général e.r. José Michaux.
A droite un ancien du 3ème Lanciers
le Commandant e.r. Warnauts †

Le club de natation de Spich "Les
Piranhas" et leurs entraîneurs
A gauche dernier rang, l'Adjudant
e.r. Michel Goffinet † ,ancien moniteur sportif du 3e lanciers
Oubliées toutes ces années ?
Non, bien entendu, car beaucoup de familles - dont la mienne qui y est restée 38
ans -, ont passé une
grande partie de leur existence en Allemagne. Le retour en Belgique
signifiait pour nous le début d'une nouvelle vie, dans un pays qui nous
semblait inconnu. Nous gardons de cette époque des souvenirs inoubliables et je suis
certain que comme moi vous pourrez dire fièrement un jour à vos petits enfants:
''Oui, moi aussi, j'y étais,
parmi les Forces Belges en Allemagne''
Mais, le bouleversement
provoqué par la chute du mur de Berlin et une nouvelle situation politique en
Europe ont modifié la mission de l'armée belge dans sa politique de défense.
Garder des troupes en Allemagne ne se justifiait plus.
Vous venez de lire un aperçu
du cheminement des militaires et des civiles belges qui se sont mis au service
de l'entente internationale et du maintien de la paix en Europe.
(Ce petit historique sera,
je l'espère,
corrigé et complété grâce à votre
aide)
Les
Commandants en Chef des Forces Belges en Allemagne depuis 1946

LeS Garnisons en FBA

Garnisons Belgique en
Allemagne dès 1945
Cliquez sur le nom pour y voir
les unités casernées (liste à compléter)
Les centrales militaires

Styles des plaques
minéralogiques à l'époque des Forces Belges en Allemagne
Première plaque BZ
pour British Zone en 1946

Le personnel de
carrière possédant une voiture, avait droit à de l'essence détaxée.
Au début le plein se
faisait au quartier à la pompe militaire.
Ensuite, avec
des bons spéciaux, on allait faire le plein dans une pompe Shell.

Modèle de bon pour le
carburant

Plaque des années
1950 -1960 avec un BZ à la fin
pour British Zone

Ajout d'une vignette et d'un
bord blanc, modèle années 1970
à 2003
Plus de BZ à la fin de la
plaque

De août 2003 à décembre 2005
nouvelle plaque
Pour obtenir une
plaque BZ dans les années 60 et 70 il fallait :
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Un permis de conduire
international en plus du permis national |
Une déclaration de
connaissance du code de la route allemand |
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On obtenais un carnet
d'immatriculation |
Ce qui donnait droit à
une vignette de circulation valable 01 an |
La Gendarmerie aux FBA
Aux FBA, notre
service judiciaire était assuré par la Gendarmerie belge et portait la
dénomination de "Prévôté".
Dans les différents
quartiers militaires, les lois et le code de la route belge étaient d'application.
Lors d'infractions
ou d'accidents en
dehors des quartiers, la Prévôté était appelée pour aider la police allemande.
Ancienne tenue de la
Prévôté années 50

Différentes tenues du personnel de la
Prévôté.
 |
 |
|
Insigne de béret |
Brassard
|


Insignes de la Prévôté

Véhicule de la Prévôté

La Justice Militaire
Fonctionnait également
aux FBA qui avait son propre tribunal militaire.

Insignes de poche des auditorats
militaire de Neheim et Cologne
Armoiries de Neheim et Cologne
Le
Conseil de guerre et la Cour militaire ont cessé d’exister, du moins
en temps de paix, le 1er janvier 2004, notamment parce qu’il ne convient
plus de faire juger les militaires par des juridictions autres que celles
compétentes à l’égard des civils.
Depuis le 07 mai 2003, suivant la loi du 10 avril 2003, la juridiction
militaire est compétente, uniquement en temps de guerre, pour les
infractions commises par les militaires qu'elles aient ou non un rapport avec
leur statut de soldat.
La juridiction militaire est composée d'un
Conseil de guerre et d'une Cour militaire.
Le Conseil de guerre juge les infractions
aux lois pénales militaires commises par des militaires d'un grade égal ou
inférieur à celui de capitaine.
La Cour militaire juge les officiers d'un
grade supérieur à celui de capitaine ainsi que les membres militaires des
conseils de guerre pour les infractions commises dans l'exercice de leurs
fonctions.
La Cour militaire
traite également les appels des jugements rendus par le Conseil de guerre.
Cependant, quelle que soit la qualité de la personne, en temps de guerre,
les juridictions de droit commun restent compétentes pour connaître toutes les
infractions réprimées par la loi du 16 juin 1993 relative à la répression des
violations graves du droit international humanitaire.
LA POLICE
MILITAIRE AUX FBA

|

|
 |
 |
|
MP au travail dans une
ville allemande après 1945 |

Tenue MP en 1945
Soit une ou deux bretelles croisées
suivant le service effectué
LES PREMIERES UNITES
Les unités suivantes ont vu le jour à partir de 1945 :
1re Compagnie de Contrôle du
Trafic Routier.
Créée à MONS le 19 février 1945. Opère en ALLEMAGNE pour le 21e Groupe
d'Armée britannique.
Dissoute à HOOGBOOM le 30 avril 1946.
2e Compagnie de Contrôle du Trafic
Routier
Créée le 29 mars 1945 à TOURNAI. Opère en ALLEMAGNE.
Est dissoute le 15 juin 1946 pour
former la 6e Cie MP.
3e Compagnie de Contrôle du Trafic
Routier
Créée à MONS, le 25 avril 1945. Opère pour le 21e Groupe d'Armée
britannique.
Dissoute le 15 juin 1946 et devient
la 5e Cie MP.
4e Compagnie de Contrôle du Trafic Routier
Créée le 18 septembre 1945 à HOOGBOOM.
1e Compagnie de Prévôté de Lignes
de Communications
Est créée à MONS le 19 février 1945 et mise à la disposition du 21e Groupe
d'Armée britannique en ALLEMAGNE.
Dissoute le 15 février 1946.
2e Compagnie de Prévôté de Lignes
de Communications
Créée à MONS le 19 février 1945 et mise à la disposition du 21e Groupe
d'Armée britannique en ALLEMAGNE.
Elle est dissoute le 31 mai 1946 et
passe ses effectifs aux 5e et 6e Cie MP.
3e Compagnie de Prévôté des Lignes
de Communications
Est créée à MONS le 25 avril 1945 et mise aux ordres du 21e Groupe d'Armée
britannique en BELGIQUE et au PAYS-BAS. Dissoute le 15 juin 1946.
1er Compagnie MP
Formée en 1945 à partir des unités Traffic Control et Provost dispersées
dans tout le secteur d'occupation britannique. Elle est rattachée à la 1e
Division d'lnfanterie et placée sous le commandement du Capitaine MASSART.
Elle est stationnée à BAD-GODESBERG
(l’Etat-major et un peloton), BONN (un peloton) et à AACHEN (un peloton). Elle
sera dissoute en décembre 1948.
2e Compagnie MP
La 2e Cie MP est formée à BRUXELLES en la caserne Prince ALBERT, le 28
janvier 1946, sous les ordres du Capitaine SAVOIR. Composée d'effectifs venant
essentiellement des 1re, 2e et 6e Brigade d'Infanterie, elle comportait six
sections dont trois à BRUXELLES, une à BRUGES, une à HASSELT et une autre à
BOURG-LEOPOLD.
Sa devise est : « Justus et tenax »
Affectée à la 2e Division d’Infanterie, elle rejoint I'ALLEMAGNE occupée le 8
octobre 1946 et s’installe à ARNSBERG.
En décembre 1946, l’Etat-major
s’installe auprès du Quartier Général de la Division à NEHEIM. Elle repartit ses
sections à RUTHEN, BAD-DRIBURG, SOEST, ARNSBERG puis ensuite à UNNA, GUMMERSBACH,
SIEGEN et LÜDENSCHEID.
En septembre 1949, la 2e Cie MP est
affectée à la 1re Dl et s'installe à BENSBERG.
En 1951 ; la compagnie retourne à
NEHEIM, sa place antérieure. Elle passe à la 16e Division en avril 1960.
En 1969, elle passe aux ordres du 1 Corps d’Armée belge. Son implantation est
alors la suivante : son Etat-major et un peloton à NEHEIM, les autres pelotons
étant installés à SOEST, AROLSEN, LÜDENSCHEID et SIEGEN.
Depuis 1985, le glorieux drapeau du
27 Régiment de Ligne a été confié à la garde de la 2 Cie MP.
Fin 1990, l’état-major et deux pelotons s’installent à SOEST avant la
dissolution de la compagnie en 1994.
3e Compagnie MP
Formée en décembre 1948, cette compagnie est rattachée à la 3e Dl.
Elle est dirigée par le Commandant
MASSART.
Elle est repartie comme suit: AACHEN
(l’état-major et un peloton), STOLBERG (un peloton).
Elle est dissoute en septembre 1949.
6e Compagnie MP
La 6 Compagnie de Police Militaire (6 Cie MP) est formée à la mi-46 dans le
fort de LIEZELE près de PUURS. La compagnie est formée à partir du personnel
venant de la 2 Compagnie Provoost et de la 2 Compagnie Traffic dissoutes la même
année.
La 6 Cie comprenant un effectif de 160 personnes est formée de neuf sections.
La devise de la compagnie fut choisie :
«DURA LEX- SED LEX» (La loi est dure mais c’est la loi).
La 6 Cie MP est directement engagée en ALLEMAGNE.
Le centre de gravité de sa zone d’action se déplace entre 1946 et 1949
respectivement de AIX-LA-CHAPELLE vers LÜDENSCHEID puis ensuite vers DUISDORF et
finalement vers COLOGNE.
En juillet 1960, une nouvelle restructuration disperse la 6 Cie MP de
AIX-LA-CHAPELLE à KASSEL.
En juin 1969, la 16 Cie MP, elle aussi implantée en ALLEMAGNE, est dissoute, ce
qui provoque quelques modifications dans l’implantation territoriale.
Le 1 juillet 1975, une section de la 6 Cie MP est casernée en permanence au camp
de BEVERLO ou est installée la 1 Brigade d’lnfanterie Blindée.
Le 4 septembre 1978, un détachement MP prend ses quartiers à MARCHE-EN-FAMENNE
ou commencent à arriver les premières unités de la 7 Brigade d’lnfanterie
Blindée.
Le 1 juillet 1979, le peloton de DÜREN disparaît, le commandement de peloton et
une section aménagent à VERVIERS.
La compagnie est alors repartie en RFA et en BELGIQUE et ce dans les garnisons
d’OSSENDORF, SPICH, AIX-LA-CHAPELLE, VOGELSANG, MARCHE-EN-FAMENNE, VERVIERS et
BOURG-LEOPOLD.
Le 26 septembre 1985, le drapeau du 26 Régiment de Ligne est officiellement
confié à la garde de la 6 Cie MP.
Le 30 juin 1995, l’état-major et un peloton se déplacent à SAIVE. Les
détachements de MARCHE-EN-FAMENNE et de BOURG-LEOPOLD deviennent pelotons. Le
peloton de SPICH reste en place avec une section à VOGELSANG.
Le 11 septembre 1997, la ville d’EUPEN parraine officiellement la compagnie.
En février 2003 la 6 Cie MP fusionne avec la 4 Cie MP afin de former le Groupe
de Police Militaire.
7e Compagnie MP
Destinée à la 4e Division d’infanterie, la 7e Cie MP est formée en 1952 à
NAMUR. Elle arrive en ALLEMAGNE en avril 1953 et s'implante à SIEGBURG
(l’état-major et un peloton), BOURG-LEOPOLD (un peloton).
Elle est commandée par le Lieutenant
LIENARD.
Elle est dissoute à LIEGE en 1956
suite à la suppression de la 4e Dl.
16e Compagnie MP
Formée en mai 1951 sous les ordres du Lt MILICAMP, elle est attachée à la
16ème Division Blindée. Elle s'installe initialement à BENSBERG avec des
sections détachées à KOLN, LÜDENSCHEID, SIEGBURG ET DELBRÜCK. Un peloton fut
envoyé à EUSKIRCHEN et une section à VOGELSANG. Elle passe à la 1re Division en
1960. L’état-major et le détachement de BENSBERG quittèrent cette garnison en
1964 pour aller à SPICH. Le détachement de SIEGBURG quitta cette ville en 1964,
pour, également, rejoindre SPICH. Le détachement de DELBRÜCK fut supprimé en
1965. Un détachement de la 16 Cie MP fonctionnera à KASSEL de 1953 à 1969. Le
détachement de LÜDENSCHEID resta dans cette ville de 1951 à 1954. Il fut ensuite
déplacé vers EUSKIRCHEN jusqu’en 1969 année de dissolution de la 16 Cie MP.
La 16 Cie MP avait pour devise « FORTITER SED SUAVITER » (Une main de fer dans
un gant de velours).
Le personnel
aux FBA

Quelques chiffres à partir de
1991
| |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
|
Quartiers |
43 |
35 |
36 |
19 |
11 |
8 |
6 |
6 |
|
Dépôts |
31 |
28 |
16 |
6 |
3 |
3 |
3 |
3 |
|
Terrains exercices |
17 |
14 |
11 |
2 |
2 |
2 |
2 |
2 |
|
CMC |
26 |
22 |
12 |
7 |
3 |
3 |
3 |
3 |
|
Ecoles |
34 |
33 |
29 |
16 |
8 |
8 |
8 |
8 |
|
Belgiam Club |
22 |
20 |
19 |
8 |
6 |
5 |
3 |
2 |
|
Tour relais TV |
20 |
19 |
18 |
5 |
5 |
5 |
5 |
5 |
|
Logements loués |
9987 |
9240 |
8248 |
7501 |
4756 |
3775 |
2598 |
2566 |
Billets utilisés par les
troupes belges d'occupation
Les troupes belges se
servent de marks d'occupation interchangeables contre des marks allemands et
dont l'armée s'approvisionnait auprès des troupes américaines et
anglaises.

Mark d'occupation
Constatant une fraude à
grande échelle, celles-ci décident d'émettre des dollars et des livres
d'occupation.
L'armée belge envisage dès
lors d'utiliser des francs d'occupation imprimés par la Banque et émis à charge
du Fond Monétaire .
Cet arrêté - daté du 19
septembre 1946 - est libellé de la manière suivante :
|
" Le
Ministre de la Défense Nationale''
Considérant qu'il importe d'empêcher le trafic des devises allemandes
acquises illicitement en Allemagne occupée ;
Arrêté
Art. 1er.
Il
est créé, pour les besoins de l'armée, une monnaie spéciale comprenant les
coupures suivantes ;
1, 2, 5, 10, 20, 50, 100 et 500 frs.
Chaque coupure portera la mention "Armée belge", l'indication de sa valeur
en chiffres et en lettres et reproduira la griffe du chef de service
financier de l'armée et celle d'un directeur de ce service.
Art.2.
Toutes les recettes et dépenses, spécialement la liquidation des
rémunérations militaires, effectuées en Allemagne occupée dans les
organismes de l'armée ou dépendant de l'armée, dans les cantines, clubs,
bars et magasins belges devront se faire au moyen de cette monnaie. Il en
sera de même pour les achats de valeurs postales, payements de mandats et
assignations, versements aux comptes chèques postaux et de toutes opérations
généralement quelconques exécutés à l'intervention des bureaux du service
postal de l'armée établis en Allemagne occupée.
Art. 3.
La monnaie prévue par le présent arrêté sera sans valeur en dehors
de la zone d'occupation réservée à l'armée belge en Allemagne occupée ou
pour d'autres usages que ceux indiqués ci-dessus. Elle sera échangée contre
des devises nationales, soit au moyen d'assignations postales soit en
billets soit en monnaie métallique ayant cours légal lors de la rentrée du
porteur en Belgique.
Art. 4.
Le présent arrêté entrera en vigueur le 1er septembre 1946.
Bruxelles les 19 septembre 1946,
Signé DEFRAITEUR.
|
* * * * * *
La commande des
billets précités est adressée à l'imprimerie de la Banque Nationale de
Belgique en date du 23 juillet 1946. Les 500 rames de papier, non filigrané,
proviendront des stocks de la Firme PORTALS en Grande Bretagne, les coûts
des fournitures et de l'impression seront couverts par le Fonds Monétaire.
Le total facturé s'élèvera à 889.447 frs
Tous les billets sont
bilingues et datés du 1er août 1946.
Ils sont garantis par les signatures imprimées du Chef de Service Financier,
le Colonel Intendant GIELEN et du Directeur du Service Financier, le Major
DEKENS.
Notons, qu'en
attendant la livraison de ces nouveaux billets, une somme de 20 millions de
francs en billets belges a été avancée par le Fonds Monétaire au Ministère
de la Défense Nationale.
Cette avance permettra
d'alimenter la liquidation des rémunérations militaires belges en zone
d'occupation et d'assurer la gestion des approvisionnements indispensables
sur place.
La livraison des
billets par l'imprimerie de la Banque Nationale s'échelonnera du 30 août
1946 au 13 mars 1947. Les contre-valeurs livrées seront de 153.452.000 FB
pour une commande globale de 200.000.000 de FB
Le tableau ci-après
donne la répartition exacte des billets livrés selon leurs valeurs
respectives.
|
Dénomination des
billets |
Billets
commandés |
Billets
reçus |
|
500 F |
100.000 |
108.000 |
|
100F |
1.000.000 |
496.000 |
|
50F |
300.000 |
292.000 |
|
20F |
1.000.000 |
1.000.000 |
|
10F |
500.000 |
510.000 |
|
5F |
1.400.000 |
1.422.000 |
|
2F |
1.000.000 |
1.000.000 |
|
1F |
1.000.000 |
1.017.000 |
|
Total des
billets |
6.300.000 |
5.845.500 |
|
Total en francs
belges |
200.000.000 |
153.452.000 |
Modèles de billets
L'utilisation des
billets de l'Armée belge fut acceptée jusqu'au 1er juin 1959 avec une
prolongation ultime au 15 du même mois.
Le remboursement des billets sera effectué suivant l'Arrêté Ministériel du
19 juin 1959.
Il ne semble pas exister de relevé officiel relatant le nombre et la
répartition des valeurs reprises. D'après un témoignage, le stock des
billets remboursés aurait été brûlé dans les chaufferies de la Banque
Nationale en présence de cinq officiers responsables. Chacun de ceux-ci
aurait reçu, en souvenir, une série complète des valeurs émises.
Ces cinq séries furent
préalablement munies d'une perforation " SPECIMEN " et d'un cachet rouge "
ANNULE " au droit et au revers de chacun de ces billets.
Ces considérations, d'une teneur plus technique et administrative que
scientifique, nous auront toutefois donné l'occasion de survoler, sans trop
de difficultés, les tribulations du papier-monnaie de l'Armée belge en usage
dans la zone belge d'occupation en Allemagne.

Insigne de poche de la Direction Générale
des Finances en FBA
Modèles de cartes
d'identité en FBA
 |
 |
 |
 |
|
NAFFI
Schopping Permit |
Identification du véhicule privé |
Carte de
produits rationnés à la CMC |
Carte d'ayant
droit aux carburants |
Le TPJ
Train de
Permissionnaires
Journalier
A l'époque, ceux qui
n'avaient pas de voiture retrouvaient la Belgique deux à trois fois
par an, pour quelques jours. Pour ce faire, ils empruntaient le fameux TPJ.
Un wagon était réservé aux familles, qui voyageaient ainsi à l'aise.
Beaucoup étaient embarquées depuis des heures (le train venait des confins
orientaux de la zone d'occupation). certains quittaient leur garnison à deux
heure du matin.
Le TPJ mettait 11h00 pour
faire Bruxelles-Kassel.
Un marchand allemand passait d'un wagon à l'autre en vendant ses "pistolééésss
!"
A Liège, sur le quai, c'était "choco Mio !" et "Le Soir pour demain !"...
A Herbestal, tout le monde descendait présenter ses bagages aux douaniers, qui y
faisaient une petite marque à la craie.
Une véritable aventure!

Le fameux TPJ

Autorisation pour prendre le TPJ +
ticket pour TPJ

En attente du TPJ en gare de Cologne
Quelques journaux de l'époque
des FBA
|

A partir de 1954 |

A partir de 1959 |

A partir de 1958 |

A partir de 1965 |
|

A partir de 1966
(Doc Constant PH.) |
LA POSTE MILITAIRE AUX FBA

Les différents B.P.S.
BPS = Bureau
Postal Secondaire.
Cette dénomination a
disparu en 1978 au profit de l'appellation Post.
Il y avait également
02 OPC (Office Postal Central) :
- 01 à Liège à la caserne
Fonck dénommé Post X1
- 01 à Aachen-Hitfeld
dénommé Post X2
Lorsque la caserne Fonck a
cessé d'être opérationnelle, Post X1 a déménagé à Ans.
|
B.P.S. |
GARNISON |
DE - A |
|
1 |
Soest |
Mai 1946 -
octobre 1994 |
|
2 |
Bad Driburg
Brilon
Probteierwald |
Avril 1946
Juin 1947 -
avril 1956
Décembre 1959 -
1992 |
|
3 |
Bensberg
Siegen
|
Juin 1946
1948 - octobre
1994 |
|
4 |
Monschau
Siegburg
Köln Westhofen |
Avril 1946 -
juillet 1946
Décembre 1955 -
1957
1957 - septembre
1955 |
|
5 |
Weiden
Ossendorf |
Juillet 1946
1949 - septembre
1995 |
|
6 |
Neheim Hüsten |
Octobre 1946 -
septembre 1990 |
|
7 |
Bonn
Weiden |
Avril 1946 -
1949
Décembre 1949 -
août 2003 |
|
8 |
Bensberg (Bergisch
Gladbach) |
Juillet 1946 -
1952 |
|
9 |
Aachen SV Postal |
Mai 1946 -
décembre 1983 |
|
10 |
Lüdenscheid |
Octobre 1946 -
1994 |
|
11 |
Bad Godesberg
Euskirchen
Brakel |
Octobre 1946 -
décembre 1948
1949 - mai 1985
1985 - septembre
1986 |
|
12 |
Wuppertal - HM
Düren avec
Grevenbroich |
Février 1950 -
avril 1950
octobre 1951 -
mai 1991 |
|
13 |
Vogelsang |
1951 - 2005 |
|
14 |
Unna
Spich |
Mars 1950 -
décembre 1955
Février 1957 -
septembre 1995 |
|
27 |
Bergen-Höhne |
Dates inconnues |
|
36 |
Kassel
Xanten |
Février 1957 -
août 1970
Mars 1977 - août
1983 |
|
37 |
Arolsen |
Octobre 1951 -
août 1994 |
|
41 |
Grefrath et
Mönchengladbach |
Juillet 1969 -
août 1990 |
|
Remarque: Les
BPS 15 et 16 étaient utilisés uniquement pour les FTX.
C'est le BPS 27
qui ventilait alors le courrier vers le BPS 15 et 16 qui servaient
soit pour le ''Parti bleu'' ou le ''Parti orange''. |
Comment se présentait une
enveloppe envoyée à un membre des FBA
Dans le coin supérieur
droit apparaît les lettres SM pour ''Service Militaire''.
La lettre n'est pas
timbrée jusqu'en 1993.
L'adresse comporte :
Le grade, le nom, le
prénom, l'unité, la sous unité;
le numéro du Bureau
Postal Secondaire (BPS), voir la liste ci-dessus;
et enfin le code postal,
qui était le 4090, suivit de la dénomination FBA.
Dans le coin supérieur
gauche ou à l'arrière de l'enveloppe on retrouve obligatoirement l'adresse
de l'expéditeur.

Décorations pour service à
l'étranger
Les militaires ayant effectué du
service en FBA ont reçu une de ces décorations.

|
1e classe
15 ans à l'étranger |
2e classe
10 ans à l'étranger |
3e classe
05 ans à l'étranger |
A suivre page

