CAMPAGNE 1940

LA DRÔLE DE GUERRE
Une politique frileuse des
grandes puissances qui se sont gardées d'intervenir a amené un homme au pouvoir
absolu en Allemagne;
Adolph Hitler dont la mégalomanie et le désir de conquête conduira à la seconde
guerre mondiale.
Brillant orateur et propagandiste hors pair, son très fort charisme lui permet
de mobiliser rapidement un nombre croissant de partisans.
Grand manipulateur de l'opinion publique il tirera profit de l'utilisation
massive des médias de l'époque et de son image de marque,
particulièrement du graphisme de son drapeau nazi.
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Le graphisme du drapeau nazi Le dessin du drapeau nazi est introduit par Hitler comme drapeau du parti durant l'été 1920 : sur fond rouge, un disque blanc avec une svastika ** noire au milieu. Ce choix des couleurs rappelle l'Allemagne impériale, et Hitler y ajoute une autre interprétation dans Mein Kampf : le blanc représente le nationalisme, le rouge le socialisme, et la svastika la race aryenne. En 1897, Hitler, âgé de 8 ans, était élève et enfant de chœur à l'abbaye bénédictine de Lambach en Autriche. Il put y admirer, gravés sur les murs, les boiseries et même sur des objets du culte, des svastikas dextrogyres. Ce symbole aurait été choisi par le père Hagn (Hagen), administrateur de l'abbaye et grand amateur d'ésotérisme, après ses nombreux voyages au Moyen-Orient. Les armes de Theoderich Hagn, abbé de 1859 à 1872, portent “une croix gammée or aux branches coudées à angle droit sur champ d’azur”. L'année "1860" et une croix gammée sont sculptées au-dessus d’une voûte dans la cour de l'abbaye.
Armes de l'abbé Theoderich Hagn
**Le svastika (parfois appelé par abus de langage la svastika au lieu de la croix en forme de svastika) 卐 ou 卍 tel qu'on le représente la plupart du temps, est un symbole religieux que l'on retrouve de l'Europe à l'Océanie, apparaissant dès l'époque néolithique. On peut le décrire comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d'un gamma grec en capitale (Γ), d'où son autre appellation de croix gammée.
Exemple : Svastika dans le dallage de la cathédrale d'Amiens Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l'éternité. En Occident, le svastika dextrogyre * est généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis sous le nom de croix gammée, et acquis dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l'usage après la Seconde Guerre mondiale. * « dextrogyre » (dextro = droite ; gyro = tourne) lorsqu'il tourne dans le sens de aiguilles d'une montre |
10 mai 1940
Hitler envahit la Belgique
Le Führer met fin à la "drôle de guerre" en lançant ses armées sur les Pays-Bas,
la Belgique et la France.
En quelques jours, 8 à 10 millions de Belges et de Français se retrouvent sur
les routes.
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Vidéos
d'époque: La guerre en Belgique en vidéo d'époque: La guerre en Belgique - mai 1940 10 mai 1940 - La Belgique, le Luxembourg et les pays bas envahis par l'Allemagne 1940 La drôle de guerre la Belgique bombardée par l'Allemagne |
Une guerre où
d'emblée la supériorité allemande, et son avancée technologique, est
manifeste, avec un armement et un équipement en avance sur les autres armées
qui semblent tout juste sorties de la guerre de 14.
Les soldats allemands sont nettement mieux équipés avec leurs fusils
mitrailleurs MP 40 alors qu'en face on a des fusils à un coup,des uniformes
pratiques avec un casque moderne, des bottes alors que les autres fantassins
ont encore des guêtres et des bandes molletières, des tenues de camouflage
même en cas de neige, des véhicules blindés de nouvelle génération, des
avions de chasse et bien d'autres choses qui leur auraient fait gagner la
guerre si elle s'était prolongée ne fut-ce qu'un an de plus.
De plus les allemands développent la technique d'une guerre éclair;
la Blitzkrieg
avec l'avancée des chars, l'atterrissage des planeurs sur le
fort d'Eben-Emael
et l'utilisation nouvelle des charges creuses capables de percer des
blindages de 25cm, des sous-marins, et surtout une stratégie qui dépasse ce
que les spécialistes ont envisagé, eux qui en sont encore à une guerre de
position et de fortifications, avec la ligne des forts de Liège et la ligne
Maginot en France, qui s'avéreront très vite inutiles et des corps d'armée
disséminés un peu partout.
NOTRE ARMÉE
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L’armée belge,
malgré sa politique de neutralité, possède une armée de cinq cent
cinquante mille hommes pour un pays de huit millions d’habitants,
c’est un chiffre très élevé par rapport à son niveau de population. Placée sous le commandement du roi Léopold III, notre armée s’organise en dix-huit divisions d’infanterie de ligne réparties en six corps d’armées, un corps de chasseurs ardennais à deux divisions, un corps de cavalerie à deux divisions et des unités indépendantes, à savoir une brigade d’artillerie d’armée et trois bataillons de cyclistes frontières. Un groupement « K » est mis sur pied, il commande à la 1ère division de Chasseurs Ardennais et à la 1ère division de cavalerie. Les organes de commandement:
Lieutenant-General Van Overstraete
six divisions d’active :
Les divisions de cavalerie
Corps de cavalerie de la 2e division de cavalerie
A la liste
des grandes unités, il ne faut pas oublier de citer les trois
régiments de défense contre avions, les trois régiments
d’aviation dépendants de l’armée de terre belge et les régiments
de réserve d’infanterie et d’artillerie de nouvelle formation.
3e RÉGIMENT DE LANCIERS Corps de Cavalerie Motorisé (En rouge le 3ème Lanciers) X X X
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3ème Lanciers - Régiment Motocyclistes
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LES REGIMENTS MOTOCYCLISTES (1CHCH, 2CHCH, 1G, 1L, 2L, 3L) Les Régiments Motocyclistes, au nombre de six, sont tous d’active ; ils sont formés avec un noyau de volontaires de carrière et des miliciens de la classe 1939 effectuant leur service militaire. Le cadre est d’active et de réserve. A la mobilisation de 1939, une partie du cadre d’active a été affecté à la formation d’unités de réserve. Les vides ainsi créés ont été comblés par un cadre de réserve rappelé. Les emplois non honorés ont été complétés par des rappelés des classes 1938 et 1937, ayant effectué leur service militaire dans ce Régiment. Les Régiments Motos sont articulés en un Etat-Major et deux Groupes identiques de trois Escadrons, plus un 7° Escadron d’Autos-Blindées (AB). Les Groupes sont numérotés I et II, en chiffres romains, tandis que les Escadrons le sont en chiffres arabes, de 1 à 7, les trois premiers Escadrons étant affectés au I Groupe, les Escadrons 4 à 6 au II Groupe, le 7° étant régimentaire. Les Escadrons 1, 2, 4 et 5 sont Motocyclistes tandis que les 3 et 6 sont des Escadrons Engins (mitrailleuses et canons de 47 mm). Le Régiment Motos dispose de 107 véhicules divers, 230 motos solo, 274 sidecars, 16 tracteurs Marnon Herrington, 4 chenillettes T13 et 7 chenillettes T15. Sa puissance de feu représente 48 fusils-mitrailleurs, 16 mitrailleuses, 12 lance-grenades DBT, 8 canons de 47 mm et 11 chenillettes armées de 4 canons de 47 mm et 7 mitrailleuses lourdes. Les organigrammes en annexe B vous donnent le détail de l’organisation. * * * * * * L’Etat-major (EM) du Régiment, qui est en fait un petit escadron, administré par un officier subalterne, comprend l’EM proprement dit, un Peloton de défense, un petit Service de Santé commandé par un capitaine médecin, une Section transmissions, une Section d’observation et l’Echelon qui regroupe les moyens de ravitaillement et de réparation. Le Régiment est commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel ; il n’y a pas de commandant en second. L’EM proprement dit compte 7 à 8 officiers, dont certains de réserve, répartis entre les sections opérations, renseignements, transmissions et matériel. Les Régiments Portés ont, en plus, un officier mécanicien ; dans les Régiments Motocyclistes, chacun des groupes dispose d’un officier mécanicien. La fonction d’adjudant-major (à l’époque, adjudant-major était une fonction et non un grade de sous-officier), à peu près comparable à celle de notre actuel S3, est exercée par un capitaine ou un commandant. Le Groupe est commandé par un major, assisté de deux officiers subalternes, plus un aumônier et un officier d’administration. Notons que le Groupe dispose d’un Détachement Médical comptant deux médecins, dont un candidat officier de réserve. Les Escadrons sont normalement commandé par un capitaine qui est le seul officier à l’Etat-Major d’Escadron. Il dispose d’un Peloton Hors Rang comportant les trois Echelons traditionnels : commandement et liaison au 1 Echelon, mécaniciens et armuriers au 2 Echelon, et ravitaillements, cuisine et bagages au 3 Echelon. Les Escadrons Motos possèdent en plus une Section de lance-grenades DBT.
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| Un Escadron Motocyclistes du 3ème Lanciers |
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| Escadron Engins du 3ème Lanciers |
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| Escadron Autos Blindées du 3ème Lanciers |
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Le 25 août 1939, jour de la
mobilisation générale de l'Armée belge, les miliciens de la classe 38 rejoignent leur escadron à Brasschaat; Il y a à peine un mois qu'ils
ont été démobilisés. Compte tenu de la neutralité de la Belgique,
censée se défendre dans toutes les directions, le 30 août le 3ème
Régiment de Lanciers quitte définitivement sa garnison et se rend
initialement avec un Groupe le long de la Lys, près de Courtrai, et
l'autre Groupe le long du Canal du Centre, à l'ouest de Mons.
Au début du mois d'octobre, la mission change : durant tout l'hiver, le régiment occupe plusieurs positions le long du Zuid Willemsvaart, entre Bree et Maasmechelen. Le 10 janvier 1940, se situe l'épisode de l'avion allemand égaré qui fait un atterrissage de fortune à Vucht, à proximité des dernières positions régimentaires. L'officier de renseignements, le Sous-Lieutenant de réserve Hubert Van Hecke, constate sur place que des papiers ont été récemment brûlés derrière une haie; peut-être n'a t'on donc pas récupéré tous les documents que contenait cet avion. En tout cas, les conséquences immédiates de l'incident sont la suppression des congés et l'ordre de mettre en état de combat les différents bunkers bordant le canal, d'y charger les mitrailleuses lourdes et de prendre connaissance des instructions secrètes qui s'y trouvent.
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Tenues portées en 1940
(d'après photos d'époque)



Tenue d'un équipier Char

Tenue d'un équiper char
(Collection MRA)
LA GETTE
Cependant, rien ne se passe vers la fin de l'hiver, le 3ème de Lanciers est relevé et se regroupe initialement dans la région de Nivelles, puis se déploie à nouveau face à la frontière française, entre Mons et Binche. Le 9 mai au soir, les congés sont rétablis; personne n'en profitera puisque à l'aube du 10 mai sonne l'alerte générale. Dès 7 heures, le régiment se regroupe à Mons et, après une halte dans la ville, part vers Wavre aux ordres du 6ème Corps, pour défendre la Dyle. Il prend cependant position le soir, à l'Est de Hannut, après être passé aux ordres de la 2ème Division de Cavalerie. A sa gauche se trouvent le 2ème Chasseurs à Cheval, à sa droite le 12ème de Cuirassiers français.
Marquage et couleur des véhicules de combat à cette époque

Insigne sur les tourelles des véhicules
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| Cocarde nationale | Plaque d'immatriculation; le plus souvent le numéro de châssis surmonté du drapeau national |
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| Les deux couleurs des véhicules de l'époque | |
Le 11 mai, le régiment se retrouve sous commandement de la Brigade de Cavaliers Portés ; à 14 heures, les escadrons se mettent à nouveau en route, traversent Tirlemont, touchée par d'importants bombardements allemands, et s'installent sur la Grande Gette au nord-est de la ville.

Le 4ème escadron du 3ème Lanciers en 1940
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| Pantalon Officier et Sous-Officier | Tenue Officier | Pantalon Troupe |
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| Tenue Sous-Officier | Manteau de cavalerie | Tenue Troupe |
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Tenue de Sous-Officier complète en 1940: Veste, pantalon, ceinturon et guêtres |
Le 5ème
escadron, renforcé de moyens du 7ème escadron, s'installe près de Gossoncourt, entre le 4ème de Lanciers à gauche et le 2ème de Cyclistes
à droite. Curieusement, les fusions de communes font qu'aujourd'hui le
village d'Orsmael-Gussenhoven, témoin des combats du 10 août 1914, et
les villages d'Oplinter, Neerlinter et Drieslinter, où se distinguent
les anciens de 1940, appartiennent tous à l'entité communale de Linter,
avec laquelle nous entretenons des liens étroits.

Pendant que nos cavaliers
et les hommes du Génie réalisent consciencieusement leurs travaux de
campagne derrière la Gette, des réfugiés civils et des militaires en
retraite, souvent sans armes, franchissent les ponts jusque tard dans la
nuit. A plusieurs reprises, les lignes téléphoniques de campagne sont
physiquement coupées, rendant les transmissions très difficiles. Le 12
mai dans la matinée, nos lanciers, confiants et enthousiastes, subissent
leur baptême du feu et résistent à toutes les attaques allemandes de la
journée et de la nuit suivante. Les canons antichars de 4.7 cm, en
particulier, font merveille.
Le 13 mai, le régiment
tient fermement son sous-secteur. Dans la nuit suivante, vers 1 heure,
arrive l'ordre de repli : au sud, les Français du Corps Prioux se sont
retirés, découvrant un flanc de la position belge. Afin d'échapper à
l'encerclement, nos cavaliers se replient méthodiquement, avec le regret
de devoir quitter une position solide et le sentiment prémonitoire
qu'ils n'auront plus jamais l'occasion de trouver un terrain aussi
favorable, ni le temps suffisant de se retrancher convenablement.
A l'aube du 14 mai, les
derniers motocyclistes sont recueillis à hauteur de la rivière Velp.
Après un mouvement difficile, notamment au franchissement de la Dyle à
Louvain, l'état-major et le 1er Groupe se rassemblent à Erps-Kwerps et
le 2ème Groupe à Nederokkerzeel. Le bilan est assez lourd: malgré le
nombre peu important de morts, il faut déplorer pas mal de blessés et de
disparus. Le 5ème escadron, encore au contact, ne rejoint qu'en fin de
journée, après avoir perdu, à Gossoncourt, environ deux tiers de ses
effectifs. Les combats des 12 et 13 mai vaudront à toutes les unités de
la Brigade la citation “ La Gette ”.
Compte tenu des pertes en
matériel et en personnel, le commandement doit se résoudre à réorganiser
le régiment : les ordres de bataille de l'état-major et du 1er Groupe
sont complétés en puisant dans le 2ème Groupe. En fin de journée et le
lendemain, des cavaliers que l'on croyait perdus rejoignent le
cantonnement : chapeau à ces attardés soucieux avant tout de rejoindre
leur unité. Le hasard veut en plus qu'ils arrivent juste à temps pour
percevoir la dernière solde avant la capitulation.
Le 15 mai, le 2ème Groupe,
sous les ordres du Major Houyoux, se sépare du régiment, fait étape à
Oordegem, à l'Est de Gand, puis rejoint Ardooie, près de Courtrai, le 16
mai. Le 18, après avoir reçu de nouvelles motos que des cavaliers sont
allés chercher à Gand, le Groupe rejoint Haringe, via Ypres et
Poperinge; un détachement reste à Westouter jusqu'au 28 mai. Du 19 au 22
mai, le Major Houyoux emmène les restes des 4ème et 5ème escadrons en
France, dans la région de Saint-Omer; Pressentant le danger, il veut
échapper à l'encerclement allemand et aller vers le sud pour permettre
au Groupe de se reconstituer. Mais le 20, les Allemands dépassent le
méridien de Saint-Omer et les ponts de la Somme en Abbeville sautent;
pire, le même jour l'ennemi atteint Boulogne-sur-Mer, après avoir
parcouru 300 kilomètres en 11 jours, alors que l'Armée belge ne cédera
que 200 kilomètres en 18 jours ! Le 22 mai à 9 heures, le 2ème Groupe
reprend la direction de la Belgique et arrive à Houtem à 14 heures.
Pendant ce temps, le 16
mai, le Lieutenant-Colonel Dugardin prend le commandement du régiment,
réduit à son état-major
Durant les 12 jours à venir, cet officier saura gagner le respect et la vénération de ses subordonnés, grâce à son calme, son courage, sa ténacité et son mépris du danger.
Le 17 mai, après avoir stationné brièvement au
Nord-est de Gand, le régiment
pénètre en Zélande avec la 1ère Division de Cavalerie, alors que les
Allemands bordent déjà la rive nord de l'Escaut; Nos lanciers occupent,
sur la
rive sud du fleuve, une série de positions qui se succèdent de
plus en plus vers l'Ouest en fonction de la progression allemande et
subissent constamment les tirs de harcèlement de l'artillerie ennemie.
Le 24 mai, le régiment dépend à nouveau de la 2ème Division de Cavalerie; les escadrons du 1er Groupe sont installés entre Breskens et la frontière belge. Au 2ème Groupe, le Major Houyoux a reconstitué le 5ème escadron en puisant dans ses autres unités et renvoie cet escadron vers le Nord. Lui-même reste à Houtem avec le restant du Groupe, plus des militaires isolés d'autres unités que l'on tente, tant bien que mal, de regrouper. Le 5ème escadron pénètre aux Pays-Bas le 24 vers 14 heures et se retrouve à Hazegras, dans le Zwin, aux ordres du 4ème de Lanciers.

Casque moto M38
LA LYS
Le même jour à 23 heures,
le Lieutenant-Colonel Dugardin reçoit l'ordre de quitter le flanc
septentrional de l'Armée et de rejoindre, avec la 2ème Division de
Cavalerie, le flanc méridional à l'autre bout du dispositif. Le 25 mai,
le régiment se retrouve à Elle vers 6 heures, après avoir récupéré au
passage le 5ème escadron au sud de Knokke, puis rejoint Geluwe, près de
Wervik, dans l'après-midi.
Armes individuelles




Armes collectives

FN 30

| Munition : | 7,65 mm Mauser |
| Canon : | 50 cm |
| Longueur totale : | 1,15 m |
| Masse (arme vide): | 9,57 kg |
| Chargeur : | 20 coups |
| Cadence de tir : | 450 ou 650 c/min |
Mitrailleuse Hotchkiss sur trépied M.A.E.

C'
est une arme automatique, à tir automatique, fonctionnant par emprunt des gaz.| Calibre | 8mn. |
| Munitions |
cartouches 1886 D cartouches 1886 D à balles fraisées cartouches 1886 M à balles traçantes cartouches 1886 à balles perforantes cartouches 1905 à blanc. |
| Vitesse initiale |
690 à 710 m/s |
| Cadence de tir | réglable, par modification de la pression des gaz sur le piston. |
| Alimentation |
par bandes rigides de 24 cartouches, par bandes souples en tissu (modèle pour char), par bandes articulées (250 cartouches par bande). |
| Vitesse de tir | 500 coups minutes et peut atteindre les 600 coups |
| Portée utile | 3.200 mètres |
| Poids | 25 kilos |
| Longueur | 1,31 mètres |
Lance-grenades DBT

Construit en Belgique, ce petit mortier d'un calibre de 50mm permet, au moyen
d’une cartouche balistique, le lancement d’une grenade de 600 grammes à des
portées comprises entre 100 et 585 mètres, avec une précision de 50 mètres.
L’arme est munie de deux niveaux à bulle d’air, fort fragiles, qui permettent de
la stabiliser.
L’inscription de la portée se fait au moyen de deux bagues graduées dosant
l’admission des gaz.
La dotation en munitions est de 36 coups par DBT ; des projectiles à fumée
colorée existent pour designer un objectif aux armes d’appui.
Les DBT sont normalement utilisés collectivement
* * * * * *
Le Chef de Corps prend
alors le commandement d'un Groupement composé du 2ème Groupe du 1er de
Lanciers, commandé par le Major Godfroid, de notre 1er Groupe, aux
ordres du Major Écuyer Ysebrandt de Lendonck, du 1er Bataillon du 2ème
de Carabiniers-Cyclistes et enfin du 2ème Groupe du 18ème d'Artillerie à
Cheval, du Major Barthélemy. Le Groupe 3ème Lanciers se compose de
trois escadrons motocyclistes, les 1er, 2ème, et 5ème, renforcés chacun
d'une partie des canons antichars et mitrailleuses du 3ème escadron.
Le régiment ne dispose plus que de quatre
auto blindées, provenant du 7ème escadron du 1er Lanciers et de celui du
3ème de Lanciers; Elles ne représentent plus qu'un cinquième des
auto‑blindées que ces deux régiments alignaient quinze jours plutôt.
Le sous-secteur à défendre, en deuxième échelon derrière des positions britanniques sur la Lys, s'étend du hameau de Panemolen, au Nord, jusqu’inclus l'agglomération de Geluwe, au sud. A gauche se trouvent les restes du 2ème de Chasseurs à Cheval et du 2ème de Lanciers qui défendent l'autre sous-secteur dévolu à la division. A droite, le Groupement doit établir la liaison avec le Corps expéditionnaire britannique.




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| Photos de l'époque moto | |
Le dispositif adopté
est le suivant : les escadrons du 1er de Lanciers défendent Geluwe,
à cheval sur la route nationale 8, et les escadrons du 3ème de
Lanciers s'installent en rase campagne et dans les fermes entre
cette agglomération et l'escadron sud du 2ème de Chasseurs à Cheval,
sous les ordres du Commandant Gosse. Les Cyclistes s'installent en
deuxième échelon, 800 mètres derrière les cavaliers, dont les motos
sont abritées encore plus en arrière. Le poste de commandement du
Groupe est au hameau de Molenhoek et celui du régiment à celui de
Ter Hand, à proximité de nos artilleurs.
Au moment où ils
mettent leurs motos à l'abri, il n'y a qu'une douzaine d'heures que
nos cavaliers ont reçu leur nouvelle mission; Ils ont parcouru
depuis lors une centaine de kilomètres, dont soixante kilomètres de
nuit sans éclairage. Chargés de leurs armes et munitions, ils
gagnent à pied leurs emplacements alors que l'artillerie ennemie
harcèle déjà les positions. Devant celles-ci, il n'existe aucun
obstacle naturel ou artificiel et les champs de tirs sont limités
par des haies et de petits couverts. Les travaux de campagne,
entamés dans l'après-midi et réduits à l'essentiel, ne sont pas'
terminés lorsque, vers 17 heures, l'ennemi débouche de la nationale
8, arrive au contact à Geluwe, se déploie dans la campagne
environnante et contraint nos soldats à s'abriter dans leurs trous
inachevés.
Cet ennemi, c'est le
IVème Corps d'Armée, composé de cinq divisions d'infanterie. Après
avoir traversé l'Escaut, ce Corps marchait à l'ouest, en direction
de la France et de la mer et devait donc normalement appuyer son
flanc droit sur la Lys. Mais lorsque les forces mécanisées, qui ont
bousculé les troupes françaises à l'ouest de la Meuse, atteignent
Boulogne et la côte, le commandement allemand réoriente l'axe de
progression du IVème Corps et lui assigne la mission de séparer les
forces belges et britanniques en s'emparant de la région d’ Ypres et
du Mont Kemmel.
C'est ainsi que les 25
et 26 mai, ce sont quatre divisions en ligne et une division en
réserve qui, sur un front de dix kilomètres, vont attaquer les
positions de la 2ème Division de Cavalerie, en s'accompagnant d'un
important appui d'artillerie et d'aviation.
La raison de l'arrivée
rapide de l'ennemi est que les Britanniques ont abandonné Courtrai
sans prévenir les Belges et se sont retirés bien plus au sud que
prévu; entre Geluwe et leur 12ème Régiment de Lanciers, notre
voisin de droite, subsiste une ouverture de deux kilomètres qu'il
faut combler. La division désigne à cet effet le Groupe Cycliste
de la 17ème Division d'Infanterie, commandé par le Major Van Derton.
Ce Groupe passe à 19 heures aux ordres du Groupement Dugardin et
s'installe hâtivement.
Nonobstant
l'acharnement des combats et la supériorité aérienne allemande, le
moral de nos troupes reste excellent. L'artillerie belge participe
très activement à la bataille et maintient l'ennemi à distance. Mais
durant la nuit, les Allemands, profitant de l'obscurité,
s'approchent de nos positions et infiltrent même des troupes entre
notre premier et notre deuxième échelon.
A l'aube du 26 mai,
l'ennemi reprend son attaque en force, parvient, au sud, à franchir
la route Geluwe-Wervik, engage des combats rapprochés dans les rues
même de Geluwe et parvient également à s'approcher à moins d'une
portée de grenade des positions en rase campagne de nos escadrons
septentrionaux.
Devant la gravité de la
situation, à 06 heures 35 le Colonel BEM Serlez, Commandant de
Division, ordonne le repli. Les lanciers du 1er Régiment se rendent
à Frezenberg, ceux du 3ème Régiment à SAINT-JULIEN, les Cyclistes à
Passendale et les Guides à West Rozebeke; Du moins ceux qui, dans la
confusion du moment, sont informés de leur nouvelle destination.
Certains soldats sont
hébétés par la violence des derniers combats. L'artillerie et
l'aviation ennemies s'acharnent, en particulier sur certains parcs à
motos. Mais le repli s'effectue néanmoins sans panique et même, pour
certains pelotons, de façon très méthodique. Malheureusement,
certaines unités ne peuvent éviter l'encerclement, tel le 1er
escadron, qui est presque entièrement capturé.
Après un recul de 10 kilomètres, effectué partiellement sous le feu de l'ennemi, le Groupement Dugardin remanié cède ses Cyclistes et ses Guides, mais reçoit en renfort ce qui reste du 2ème de Chasseurs à Cheval. Passé aux ordres de la 1ère Division d'Infanterie, il doit défendre temporairement un front de cinq kilomètres, derrière le chemin de fer Ypres-Zonnebeke le long duquel sont alignés des centaines de wagons. Mettant en ligne les débris des deux escadrons du 1er de Lanciers et des deux escadrons du 3ème de Lanciers, soit au total un T13, trois T15, un canon de 4.7cm, deux mitrailleuses et huit fusils-mitrailleurs, le Groupement organise la défense de tous les points de passage et résiste tant bien que mal durant toute la nuit et toute la journée du 27 mai.
Pendant ce temps, à une
quarantaine de kilomètres de là, les Britanniques ont entamé leur
rembarquement. Deux contre-attaque, lancées contre une pénétration
ennemie, sont clouées au sol par l'artillerie allemande. Vers 16
heures, sur ordre, le régiment est recueilli et se replie vers la
forêt de Houthulst ou l'atteint la nouvelle de la capitulation.
Après quoi, notre vieil étendard
va rejoindre d'autres étendards de
notre cavalerie à l'abbaye Saint-André
de Bruges et y demeure caché jusqu'à la fin de la
guerre. La citation “ La
Lys ” viendra
récompenser l'attitude de nos cavaliers les 25, 26 et 27 mai.

A
bbaye bénédictine Saint-André de Brugesoù fut conservé notre étendard
Durant les trois
derniers jours de guerre le seul 3ème de Lanciers déplore 71 tués,
dont 44 des suites du combat de Geluwe. Le 5ème escadron, encore
lui, y a vu tomber 43 blessés et l'ensemble du Groupe y a perdu 105
gradés et soldats, capturés par l'ennemi.
Pour l'ensemble des opérations, le régiment déplore la perte de 89 tués, dont 5 officiers, 9 sous-officiers et 75 brigadiers et soldats. De plus, 25 militaires du Régiment, résistant à l'envahisseur, mourront sous les balles nazies ou dans les camps de concentration durant les années d'occupation.
Les Pays-Bas capitulent le 15 et le 23 les Anglais se replient sur Dunkerque.
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Le 25 mai au matin, le Roi lance à ses troupes la proclamation suivante :
Nous combattons avec toutes nos forces et une suprême énergie.
Nous
luttons sur ce sol où, en1914, nous avons arrêté
victorieusement l’envahisseur. |
L'armée belge résiste; elle permettra aux troupes françaises et
anglaises de se retirer et en partie de se sauver, mais que peut-
elle faire devant la déferlante allemande ?
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Déclaration du Roi à ses ministres le 25 mai 1940
"Je suis décidé de
rester.
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ET ENSUITE, LA REDITION
Le 28 mai 1940, Sa Majesté Léopold III annonce la reddition de l'armée belge, désavoué par son gouvernement.
Les ministres fuient à l'étranger où ils forment un gouvernement en exil.
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Gouvernement en exil En 1940, un déchirement aux conséquences politiques funestes se se déroule en Belgique où le roi Léopold III décide de rester auprès de ses troupes et refuse de suivre son gouvernement en exil. Le 28 mai 1940, il décide de capituler, provoquant ainsi la colère de Paul Reynaud qui l’accuse, dans une intervention radiodiffusée, de trahison. Le gouvernement belge en exil en France est gagné, en juin-juillet, par le défaitisme et se dissout. Seulement quatre ministres (Camille Gutt, Albert De Vleeschauwer, Hubert Pierlot et Paul-Henri Spaak) acceptent de s’exiler à Londres.
Au cours de cette période, le gouvernement belge craignait qu’un exil à Londres signifie une mise sous tutelle de la Belgique par la Grande-Bretagne. La capitulation du roi ayant été largement diffusée dans la presse du monde entier et l’attitude défaitiste du gouvernement étant bien connue des milieux alliés, la Belgique sera perçue pendant la guerre par les Anglo-Saxons, en particulier par W. Churchill et F. D. Roosevelt, comme un allié de troisième ordre. La Belgique ne peut plus prétendre bénéficier d’un rayonnement similaire à celui qui avait suivi la Grande Guerre. Après bien des hésitations et des péripéties, le 22 octobre 1940, Spaak et le Premier ministre Pierlot arrivent à Londres et rejoignent De Vleeschauwer, ministre des Colonies, et Gutt, ministre des Finances, qui les ont précédés. Réduit à quatre membres, qui se répartissent entre eux plusieurs départements ministériels, le cabinet se reconstitue. Le 6 décembre, Spaak proclame enfin officiellement que la Belgique reste en guerre contre l’Allemagne et devient l’alliée de l’Angleterre. En 1940, le crédit du gouvernement belge auprès des Alliés est au plus bas, suite à la capitulation et au ralliement tardif d’une partie du gouvernement. L’absence du chef de l’État se fait sentir, surtout dans les relations du gouvernement belge en exil avec les grandes puissances, qui ne le consulteront pratiquement jamais au cours de la guerre. Les relations belgo américaines au cours de la Seconde Guerre se révèlent particulièrement froides, le peu de sympathie de Roosevelt envers Spaak constituant un facteur aggravant. Les Belges sont donc perçus comme des alliés de seconde zone, dont l’attitude n’a pas été nette et en qui on n’accorde qu’une confiance limitée. Rapidement, un rapprochement s’esquisse entre le gouvernement belge en exil et les autres petites nations alliées en exil, notamment avec les Luxembourgeois et les Néerlandais ; ce qui aboutit à la création du Benelux, projet destiné à créer un groupe des petites nations d’Europe occidentale, capable d’être écouté par les grandes puissances. |
En homme courageux, fidèle à la tradition et comme son père le Roi
Chevalier Albert, Léopold III restera en Belgique avec son peuple et
usera de toute son influence afin d'éviter au peuple belge de
souffrir sous la botte hitlérienne, allant même jusqu'à rencontrer
le führer mais en pure perte.
Ses actes lui seront injustement reprochés par le monde politique
qui a préféré s'exiler en sécurité à l'étranger.
Qualifié de lâche par certains alliés qui n'ont pas pu résister bien
plus longtemps et par un gouvernement manipulateur, l'histoire lui
donnera raison.
Les nations reconnaîtront que grâce à son courage et à la ténacité
dont elle fit preuve jusqu'à la limite de ses possibilités, la
petite armée belge commandée par son Roi permit aux Français et aux
Anglais de sauver une bonne partie de leurs troupes et de préparer
ainsi la suite de la guerre.
Mais dès le début certains comme Sir Roger Keyes qui était à ses
côtés pendant la bataille le soutiendront et témoigneront en sa
faveur.
Il était l’officier supérieur nommé, dès l’invasion allemande, par
le premier ministre britannique Winston Churchill, en qualité
d’officier spécial de liaison auprès du roi Léopold jusqu’à la
veille de la capitulation.
Sir Roger Keyes qui était aux côtés du Roi Léopold III dès le début
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Déclaration de Sir Roger Keyes
Son
gouvernement et le notre avaient demandé au roi Léopold de quitter
son pays et de poursuivre la guerre du dehors. Il me répondit qu’en
tant que commandant en chef de son armée, qui livrait une bataille
désespérée, il avait à partager le sort de ses troupes. Sa mère, la
reine Elisabeth, demeurait tous ces derniers jours avec lui et
choisit de partager sa captivité. Le Roi me déclara qu’il réalisait
combien sa position serait difficile mais qu’il voulait user de tous
les moyens pour empêcher que ses concitoyens ne fussent obligés de
s’associer à une action dirigée contre les pays qui avaient essayé
d’aider la Belgique dans son malheur. |
C'est le début d'une guerre qui
dévoilera des atrocités, ce n'est pas qu'une guerre territoriale,
c'est aussi une guerre d'extermination à laquelle beaucoup
participeront.
Comme en d'autres pays, on l'oublie
souvent,
on assistera à des scènes de collaboration entre les allemands et
les milieux d'extrême droite.
Parallèlement, d'autres choisirent la voie de l'honneur en accomplissant leur devoir de soldat, en entrant en résistance ou en rejoignant les Brigades d'Irlande.
Les brigades
d'Irlande, furent formées en grande partie de volontaires.
Cinq brigades reçurent ainsi un entraînement complet en Irlande dans
le courant de l'année 1945.
Elles devaient être mises en action comme unités combattantes à part
entière.
Après la reddition de l'Allemagne, ces brigades ont été destinées à
rejoindre l'Extrême-Orient pour continuer le combat contre les
Japonais.
Heureusement, le Japon capitula le 8 août après avoir subi les deux
bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki, et les brigades d'Irlande
constituèrent le premier noyau de notre nouvelle armée nationale
indépendante.
Ces six
brigades étaient à constituer très vite car elles devaient être
susceptibles de prendre part à l'effort de guerre allié en cas de
poursuite des hostilités.
Tandis que la la 1ère brigade du Colonel Piron était réorganisée en
Belgique pour reprendre le combat au plus tôt, cinq brigades
d'infanterie sont constituées à partir de décembre 1944.
Après une phase de formation d'une quinzaine de jours en Belgique,
les brigades partent pour une période d'instruction de six mois en
Irlande du Nord.
Chacune des brigades porte le nom d'une citation octroyée à un
régiment d'infanterie lors du premier conflit mondial.
A l'exception de la 6e brigade qui se rattache aux traditions de la
1ère division de chasseurs ardennais de 1940.
Les différents brigades d'Irlande :
- 2e brigade d'infanterie " Yser ", traditions du
1er régiment de ligne, créée le 12 décembre 1944.
- 3e brigade d'infanterie " Rumbeke ", traditions
du 1er régiment de carabiniers, créée le 12 mars 1945.
- 4e brigade d'infanterie " Steenstraet ",
traditions du 1er régiment de grenadiers, créée le 15 mars 1945.
- 5e brigade d'infanterie " Merckem ", traditions
du 1er régiment de chasseurs à pieds, créée le 4 mai 1945.
- 6e brigade d'infanterie " Deinze ", traditions
de la 1ère division de chasseurs ardennais, créée le 10 juin 1945 via
les effectifs des 1° - 2° et 3° bataillons de fusiliers de la 11°
brigade de fusiliers.
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Deinze |

Insigne du QG des Brigades d'Irlande
Battle-Dress d'un Sergent de la 5e brigade Merckem
| Épaulettes une couronne |
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| Manche droite le drapeau belge |
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| Manche gauche avant 1945 insigne belgique |
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| Manche gauche après 1945 insigne belgique |
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| Manche gauche insigne QG des brigades |
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| Sur les deux manches le sigle Infanterie |
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| Sur les coins du col le grade |
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Étant donné la longueur de la période d'instruction et le
déroulement des opérations militaires, ces brigades ne pourront
participer aux combats. Les brigades revenues en Belgique, elles
sont réorganisées en 1946 puis endivisionnées et dirigées vers
l'Allemagne occupée. Au même moment est créé le Q.G. du 1° corps
d'armée.
Ces brigades cessent d'être indépendante du fait de leur
endivisionnement et perdent ainsi leur appellation traditionnelle.
Aujourd'hui encore, les membres de ces unités combattantes ont du mal à faire valoir leurs droits d'anciens combattants devant l'Etat belge.