3ème Lanciers

Trompette 3L en grande tenue Officier du 3ème Lanciers Lanciers tenue de campagne

Major du 3e Lanciers

Vers 1860, il apparaît que la cuirasse n'a plus qu'un effet purement moral. Sa suppression permet en outre de réaliser des économies. L'une des nombreuses mesures de  la grande réorganisation de 1863 prescrit donc, le 1er janvier 1863, la transformation des régiments de cuirassiers. C’est ainsi que le  1er avril 1863, le 1er Régiment devient 3ème Régiment de Lanciers à la suite des numéros 1 et 2 déjà créés en 1830, et passe à la 2ème Brigade de la 1ère Division de Cavalerie avec cinq escadrons de guerre, dont un reçu du 1er de Lanciers, et un escadron de dépôt.

Les tenues des Lanciers

Sous-Officiers du 3e Lanciers en tenue de sortie

 

Pistolet Nagant qui équipait les Lanciers

Le Mosin-Nagant M 1895, pistolet belge.

C' était un pistolet compliqué et long à recharger, mais il possédait une caractéristique très particulière : une chambre de tir hermétique, qui empêchait tout échappement de gaz au niveau du barillet.

Cela augmentait la portée du Nagant, et permettait de monter un silencieux sur celui-ci.

S'il était précis et portait loin, sa munition était en revanche peu puissante, et il se trouvait être plus long à recharger que la plupart des autres revolvers.

 

Fusil Comblain qui équipait les Lanciers

Une arme remarquable construite par un armurier de Cheratte,
en usage d'abord dans la Garde Civique et à l'Armée belge qui la conservera jusqu'en 1910.
C'est un fusil à culasse tombante.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse descend, laissant apparaître l'arrière du canon où il suffit d'introduire la cartouche puis de remonter le levier.
L'arme est munie d'un percuteur à chien visible sur les premiers types et d'un percuteur encastré sur les seconds.
D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut transformée en acier afin de permettre aux armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils maîtrisaient mieux cette technique.
Elle fut soumlise à tous les test possible et au banc d'épreuve le canon bourré jusquà la gueule éclata, on en vissa un nouveau et l'arme fonctionna sans problème, la culasse de Comblain était intacte.

Ajoutons qu'il est assez facile à démonter pour en faire un entretien sommaire,il suffit de démonter les deux vis de la culasse pour enlever le mécanisme
Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan

Sabre qui équipait les Lanciers
 

Marquage des armes

En 1830, les premières armes étaient prises sur les hollandais, obtenues des français ou achetées en Allemagne ou en Angleterre; Les armuriers en Belgique travaillent surtout pour l'export. Souvent en retrouve les noms de la manufacture sur l'arme.

Les armes qui passaient vers l'armée, recevaient un poinçon de contrôle. Plus tard le nom du fabricant disparaît, mais le poinçon reste.

Vu la mauvaise qualité des armes achetées, on décide de créer une manufacture d'état en 1840 à Liège. Toutes les armes passaient ici pour contrôle à partir de 1840.

A partir du 18 septembre 1830 les armes sont prévues avec un poinçon GP(gouvernement provisoire). Le numérotage se fait par corps commencent par 1 jusqu'au dernier numéro des effectifs. Les fusils de l'infanterie reçoivent encore la date de mise en usage.

Les poinçons des unités suivant la circulaire de 1836

Q 1Chasseurs à Cheval
R 2 Chasseurs à Cheval
S 1 Lanciers
T 2 Lanciers
U Guides
V 1 Cuirassiers

circulaire de 1837

V* 2 Cuirassiers

Les marquages se font avec une lettre par régiment, le numéro de fabrication et la date, mis sur l'extérieur de la calotte et en haut du fourreau.

1848

A partir de cette année, les armes de la Garde Civique sont numérotées avec une lettre indiquant l'ordre dans la série, suivi de 4 chiffres indiquant l'ordre dans la série. Les Corps spéciaux reçoivent le code de la ville comme 2 derniers chiffres.

23 mars 1863

E.C. École de cavalerie
V 3 Lanciers
V* 4 Lanciers

Les armes du 3e et 4e lanciers sont pris des stocks existants et des autres unités. Elle reçoivent 1853 comme année sur la lame.

19 janviers 1874
Les marquages se trouvent dans un cercle.

A 1 Chasseurs à Cheval
B 2 Chasseurs à Cheval
C 1 Guides
D 2 Guides
E 1 Lanciers
F 2 Lanciers
G 3 Lanciers
H 4 Lanciers

 

Marquage sur les sabres

Portent les marques de contrôle sur le talon de la lame. GB ou contrôleur de la manufacture, ainsi que la date et le nom du fabricant si l'arme vient du marché civil. La calotte reçoit un poinçon. Sur la branche la plus large, 1 à 2 marques. Fourreau, poinçon du contrôleur et numéro de l'arme.
Instruction de 1874 La lettre du régiment et le numéro sur le plateau arrière du dos de la lame, les lames marquées de la même manière sur le côté gauche de l'anneau de suspension.
Marquage des lances Code du régiment et le numéro de fabrication sur le sabot en dessous de la dernière vis de la plus longue branche.

 

Nos cuirassiers abandonnent la cuirasse et troquent petit à petit leur habit-veste contre un nouveau modèle de dolman bleu de roi, à parement et collet blanc, brandebourgs et galons jaune d'or; le pantalon est gris, passepoilé de blanc et galonné de jaune également.

   

   
Sous-Officier 3ème Lanciers en grande tenue
Sous-Officier du 3ème Lanciers en tenue de sortie

Pour les officiers, sur le dolman, l'or remplace le jaune. Le shapska de cuir noir à plaque frontale de laiton et de métal argenté, est surmonté d'un plateau blanc soutaché de rouge; Son plumet, rouge également, est en crin pour la troupe, en plumes de coq pour les officiers, et remplacé par une aigrette pour le Chef de Corps.  

         
Aigrette pour schapska Chef de Corps Schapska Officier Schapska Sous-Officier et Troupe
Schapska recouverte de sa protection pour manœuvres, exercices et combats
 
Dolman Officier Dolman Sous-Officier Dolman Troupe Dos de dolman
Veste Vareuse

En 1891 le dolman n'est plus porté comme vêtement de campagne. Il est remplacé par un second modèle de veste.
Le collet est pourvu d'une bande en couleur distinctive.
La veste a deux rangées de six boutons demi grelots.
Elle a quatre poches extérieures : les 2 supérieures pour recevoir les cartouches les 2 inférieures pour porter documents et pansements.
Les épaulettes, le devant, le dos, les manches sont passepoilés en drap distinctif.

En 1902, le cordon de coiffure ne fait plus partie de la tenue en campagne. Le petit bouton qui servait comme attache est supprimé.

En 1903 les sous-officiers et trompettes doivent eux aussi porter la veste en campagne.

En 1911 les épaulettes sont supprimées

La vareuse est adoptée à partir de 1903, elle fait partie de la tenue de campagne.

Le dos est taillé en forme de pointe, la couleur du fond est en drap bleu ou vert pour les Guides. La vareuse se ferme par une rangée de neuf boutons demi grelot dorés. Un passepoil  de la couleur distinctive court sur le pourtour du collet, du devant et sur les parements, il n'y en a pas sur le dos, ni sur les manches. Une poche sans rabat est placée sur chaque pièce de devant.

 

Bouton demi grelot

3e Lanciers en tenue de campagne
 

 

Bonnet de police  Sous-Officier 3L

de 1864 à 1914

Bonnet de police Officier 3L

de 1864 à 1914

Bonnet de police Trompette 3L

de 1864 à 1914

Le Bonnet de Police

Le bonnet de police remplace le modèle de 1843, et sera porté jusqu'à la bataille de l'Yser. Il se porte incliné sur l'oreille droite. Le turban: est en drap du fond, échancré en V sur le devant. Il est orné d'un passepoil de couleur distinctive sur le V, le bord supérieur et la couture arrière. La flamme: simulée et coupée carrément surmonte le turban. Elle est en drap du fond, un cordonnet en laine borde le devant et le derrière, et simule une pointe du côté droit. Un galon: en laine, large de 1cm, longe le passepoil supérieur du turban. Un gland: de laine est attaché par un double cordonnet au fond de l'échancrure. Hauteur du bonnet: devant 13cm, derrière: 14cm.

 

Képi de Lieutenant-général de cavalerie

En usage depuis 1859, le képi est  de couleur bleue.

 Au milieu sur velours noir, un L (Leopold II jusqu'en 1910) ou un A (Albert I à partir de 1910).

La forme change suivant la mode de l'époque.

 

 

Les différents modèles de lance

Mod 1823
Pointe à 3 arrêtes de coupe de 13,5 cm
Attaches en fer à extensions inégales pour le montage sur la hampe.
La plus longue des attaches a un oeil pour la fixation de la flamme.
Hampe de frêne ou de bois de chêne
Longueur totale: 2,842m
Poids total: 2,170 kg

Mod 1890
En 1890, l'ancienne lance est considérée comme trop lourde. Nouveau modèle.
Pointe à 3 arrêtes de coupe de 31,5 cm
Attaches par deux visses
Hampe de bambou blanc
Longueur totale: 2,850 m
Poids total: 1,400 kg


Description d'une lance

Lances bambou

Modèle 1823 Modèle 1890

Sabot de lance

Pointe de lance

 


La flamme

 


 La flamme de lance  durant le service normal  est enroulée autour de la hampe. Durant la charge, la flamme est déployée pour un meilleur équilibre mais aussi pour provoquer un effet psychologique grâce au bruit.
La flamme au cours de l’histoire a connu de nombreux changements de forme (02 ou 03 pointes) mais ce qui est certain, c’est qu’elle a toujours arboré nos trois couleurs nationales.

Ce fanions possède une bande de renfort en toile percées de trous en forme de boutonnières dans lesquelles passent les oeilletons des vis de fixation de la douille.

Des lacets de cuir traversent les œilletons et assurent la fixation de la flamme à la hampe.

La flamme est placée sur la hampe le rouge vers le haut.

 

Flamme fixée à la hampe


 

 

 

 

En septembre 1866, le 3ème de Lanciers passe à la 1ère Brigade, dans la même division, et déménage à Mons. Mis sur pied de guerre au moment de la guerre franco prussienne, le régiment fait partie de la réserve de cavalerie de l'armée d'observation, pendant que son 5ème escadron est détaché à la 3ème Division d'Infanterie.

En 1888, c'est le retour vers Bruges et le passage aux ordres de la 3ème Brigade / 2ème Division de Cavalerie jusqu'à la réorganisation de 1913.

 

Caserne de cavalerie de Mons (3L 1866) Caserne de cavalerie de Bruges (3L 1888)

 

 

 

Le 4ème escadron du 3ème Lanciers au Camp de Beverloo en 1904

 

 

Mise au cachot par la garde police

Tarif: 8 jours

 

 

Un escadron du 3ème Lanciers à Beverloo

 

Le 5ème Escadron du 3ème Lanciers au tir à Beverloo en 1912

 

 

Effectif du régiment en 1912

 

Etat-major

 
Colonel 1
Lieutenant-colonel 1
Majors 2
Capitaine commandant Adjudant-major 1
Capitaine en second Adjudant-major 1
Capitaines en second adjoints aux majors 2
Lieutenant porte-étendard 1
Adjudants sous-officier 2
Maréchal de Logis chef / secrétaire 1
Maréchal de Logis chef /  moniteur général 1
1 Maréchal de Logis chef / facteur 1
Trompette major 1
Brigadier 1
Total 16

En plus de l'État-major

Capitaine en 1 / Quartier-maître 1
Officier subalterne / Payeur 1
Capitaine administrateur d'habillement 1
Médecin de régiment 1
Médecin de bataillon 1
Vétérinaire de régiment 1
Vétérinaire de 2 classe 1
Vétérinaire de 3 classe 1
Total 8

 Un des 5 Escadrons

Capitaine commandant 1
Capitaine en second 1
Capitaine en second de l'armement 1
Lieutenants 2
Sous lieutenants 2
Maréchal de logis chef 1
Maréchal de logis fourrier 1
Maréchal de logis garde-magasin 1
Maréchaux de logis 7
Maréchaux de logis armurier 7
Maréchaux de logis tailleur 7
Maréchaux de logis bottier 7
Maréchaux de logis sellier 7
Brigadiers 12
Trompettes 3
Maréchaux-ferrants 2
Cavaliers de 1 classe 24
Cavaliers de 2 classe 69
Cavaliers de 2 classe non montés 20
Total 145
Chevaux 120

Le régiment comptait alors +/- 750 hommes

 

Trompette 3ème Lanciers en tenue de campagne Cavaliers du 3ème Lanciers au repos

 

Le Chef de Corps et l'escorte Étendard du 3ème Lanciers  Un peloton du 3ème Lanciers   L'escorte Étendard du 3ème Lanciers
 
Officiers du 3ème Lanciers en reconnaissance

 

Les chevaux du 3ème Lanciers

 

Jusqu'à la fin de 1831, les chevaux furent de toutes provenances. De 1832 à 1862, ils furent de race danoise et hanovrienne. En 1862, on commence à introduire le cheval irlandais.

Par an étaient achetés 65 à 75 nouveaux chevaux. La réformation se faisait à l'âge de 15 à 17 ans.

De 1830 à 1862, on acceptait des chevaux de taille de 1,54m à 1,60m. A partir de 1862 cela change entre 1,56m et 1,60m.

De tous temps, les chevaux blancs, les masqués et les gris ont été refusés. Ceux à la tête fortement busquée ne furent plus admis à partir de 1862. .

 

Harnachement
 

Selle et son harnachement Harnais

 

La têtière de bride est sans muserolle le dessus de tête peut être garni d'une chaînette protégeant la tête du cheval des coups de sabre. Le licol a ses montants, sa muserolle et son frontal de cuir, le dessus de tête faisant sous-gorge et la longe en cuir de Hongrie.

 

 

A : Fontes

La gauche: contient le matériel d'entretien du cheval.

La droite: contient écharpe, gants, chemise, pantalon, bas, matériel d'entretien de l'armement, essuie, munitions de réserve.

B : Manteau

Est le sac valise aussi appelé "Porte-manteau".

C : Porte-sabre

Il y a eu différents modèles de porte-sabre

D : Bissac

Le gauche contient 1Kg d'avoine, bonnet de police, brosse et graisse, 1 bottine.

Le droit contient gamelle, nourriture, gobelet, couverts, éponge et 1 bottine.

Ecole de Cavalerie

En 1842 commencent des cours pratiques équestres à Bruxelles. Ces cours sont assez modestes au début, mais attirent beaucoup de candidats.

En 1847 les cours sont ramenés à Ypres où ils seront donnés jusqu'en 1914.
Tous les officiers de la cavalerie, mais aussi les officiers montés des autres armes et la grande partie des sous-officiers, trompettes et cavaliers y participent.

N'oublions pas les élèves étrangers comme la Roumanie, la Grèce et l'Argentine, qui donnent encore plus de couleurs aux uniformes.

En 1853, à la suite d'un arrêté officiel l'école est dissoute.

Jusqu'en 1860, elle semble avoir disparu. En cette même année un arrêté royal fait que l'école est rétablie et réorganisée. Les militaires de la cavalerie et l'artillerie doivent être traités de la même façon et ils peuvent garder leurs uniformes respectifs.

En 1863, après une restructuration de la cavalerie, l'école reçoit enfin son nom de : “Ecole de Cavalerie”.

Elle est composée d'un Etat Majors et deux escadrons. L'uniforme est celui des Guides. La plus parts des officiers continuent néanmoins à porter l'uniforme de leur ancien régiment.
A Ypres on donnait cours sur les règlements de la cavalerie, mais surtout dans l'art de monter un cheval.

Les buts de l'école

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Perfectionner les officiers, sous-officiers et brigadiers dans les détails du service et dans les principes d'équitation.

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Le contrôle du cheval dans toutes les circonstances possibles était le but de tous les instructeurs.

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Former des instructeurs.

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Compléter l'instruction des vétérinaires au point de vue militaire et professionnelle.

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Former les maréchaux-ferrant.

 

Choix des élèves

 

Cours d'officier-instructeur

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Un lieutenant par régiment d'artillerie

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Les officiers de cavalerie issus du cadre des sous-officiers

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Un lieutenant des trains

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Les officiers de cavalerie ou d'artillerie qui expriment le désir de suivre le cours

 

Cours de sous-officier instructeur

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 Un ou deux par régiment de cavalerie ou d'artillerie. 

 

Cours de brigadier élèves

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 Deux brigadiers par régiment de cavalerie, artillerie ou train et cinq pour la gendarmerie
 

Cours de maréchaux-ferrants

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Cavalerie : cinq élèves par régiment

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Artillerie : quatre élèves par régiment

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Régiment de train : suivant les besoins

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Première Guerre mondiale

 

L'Europe au tournant du siècle



Au tournant du siècle, l'Europe connaît une période de croissance explosive.
Les activités industrielles s'intensifient. Les voies ferrées et les bateaux à vapeur facilitent le transport. Les villes explosent. Pour la première fois, les gens volent dans des appareils qui sont plus lourds que l'air et roulent dans des véhicules sans chevaux. Le sport rend les gens en meilleure forme et en meilleure santé. Toutes ces nouvelles idées et découvertes mènent à une croyance euphorique au progrès. Mais en même temps surgit la crainte que les forces de l'ère de la machine ne deviennent incontrôlables et ne se retournent contre l'homme.

Durant la période précédant la Première Guerre mondiale, tous les ingrédients étaient présents pour une course à l'armement: nouvelles technologies et nouveaux matériaux pour un armement plus lourd, trusts industriels aux moyens financiers importants, chefs de gouvernement impérialistes et un accroissement de la population qui permettait l'élargissement des armées.

En 1914, les empereurs et les rois européens étaient au sommet de leur pouvoir. A l'intérieur de leurs frontières, ils contrôlaient souvent des groupes de population de plusieurs nationalités. En dehors de l'Europe, ils exerçaient leur pouvoir colonial sur de nombreux peuples étrangers. Leurs territoires d'outre-mer apportaient prospérité et pouvoir aux Britanniques, aux Français, aux Allemands, aux Belges, aux Néerlandais, aux Portugais et aux Italiens. Cette position de force était néanmoins menacée de plusieurs côtés. Des minorités ethniques défendaient leurs droits: les Irlandais au Royaume-Uni, les Bosniaques en Autriche-Hongrie ....

Les gens étaient fiers de leur peuple, de leur langue, de leur culture et s'opposaient aux envahisseurs étrangers. Les sentiments nationalistes étaient exprimés et chantés sur tous les tons¨

 

ORGANISATION DE L'ARMÉE BELGE 1914-1918

Commandant en Chef :

S.M. le Roi Albert I

Adjudant-Général, Chef de la Maison Militaire du Roi

Lt.-Gén. JUNGBLUTH

Lt.-Gén. Baron du ROY de BLICQUY

Chef d'État-Major Général de l'Armée 

Lt.-Gén. Chevalier de SELLIERS de MORANVILLE jusqu'à 06.09. 1914

Lt.-Gén. WIELEMANS de 06.09.1914 jusqu'à 05.01.1917

Lt.-Gén. Baron RUCQUOY de 06.01.1917 jusqu'à 10.04.1918

Lt.-Gén. GILLAIN de 11.04.1918 jusqu'à 23.02.1920

Sous-Chef d'État-Major Général de l'Armée:

Lt.-Gén. MAGLINSE

Lt.-Gén. Baron de RYCKEL

Commandants de la 1er Division d'Armée

Lt.-Gén. BAIX jusqu'à 05.01.1915

Lt.-Gén. BERNHEIM de 05.01.1915 jusqu'à 04.10.1919

Commandants de la 2e Division d'Armée

Lt.-Gén. Baron DOSSIN de SAINT-GEORGES  jusqu'à 05.01.1915

Lt.-Gén. Baron DRUBBEL de 05.01.1915 jusqu'à 04.10.1919

Commandants de la 3e Division d'Armée

Lt.-Gén. Comte LEMAN  jusqu'à 15.08.1914 

Lt.-Gén.  BERTRAND de 24.08.1914 jusqu'à 05.01.1915

 Lt.-Gén. JACQUET de 05.01.1915 jusqu'à 21.01.1917

Lt.-Gén. Baron JACQUES de DIXMUDE de 05.02.1917 jusqu'à 04.10.1919

Commandant de la 4e Division d'Armée

Lt.-Gén. Baron MICHEL du FAING d'AIGREMONT

Commandants de la 5e Division d'Armée

Lt.-Gén. RUWET jusqu'à 05.09.1914

Lt.-Gén. GUIETTE de 05.09.1914 jusqu'à 20.10.1914

Lt.-Gén. SCHEERE de 20.10.1914 jusqu'à 05.01.1915

Lt.-Gén. LECHAT de 05.01.1915 jusqu'à 11.06.1915

Lt.-Gén. Baron RUCQUOY de 11.06.1915 jusqu'à 06.01.1917

Lt.-Gén. GILLAIN de 06.01.1917 jusqu'à 11.04.1918

Lt.-Gén. Baron RUCQUOY de 11.04.1918 jusqu'à 04.10.1919

Commandants de la 6e Division d'Armée

Lt.-Gén. LANTONNOIS van RODE jusqu'à 05.01.1915

Lt.-Gén. Baron de CEUNINCK de 05.01.1915 jusqu'à 04.08.1917

Lt.-Gén. BIEBUYCK de 04.08.1917 jusqu'à 15.12.1919

Cavalerie

 

Lt.-Gén. Baron de WITTE de HAELEN, commandant de la 1er Division de Cavalerie jusqu'à 05.01.1915.

    -Inspecteur-Général de la Cavalerie de 05.01.1915 jusqu'à 12.08.1915.

    -Commandant du Corps de Cavalerie de 12.08.1915 jusqu'à 15.09.1915.

    -Commandant de la 2ième Division de 15.08.1915 jusqu'à 31.01.1918

Lt.-Gén. PROOST, Commandant. de la 1er Division de 05.01.1915 jusqu'à 31.08.1918

Lt.-Gén. de MONGÉ, Commandant de la 2ième de 12.10.1914 jusqu'à 15.09.1915

Lt.-Gén. Vicomte BUFFIN de CHOSAL, Commandant de la 1er Division de  15.09.1915 jusqu'à 31.01.1918

Lt.-Gén. DE BLAUWE, Commandant de la 1er Division de 31.08.1918 jusqu'à 12.10.1918 

Lt.-Gén. LEMERCIER, Commandant de la 1er Division de 12.10.1918 jusqu'à 26.04.1919

Commandants de la Force Publique

Lt.-Gén. Baron TOMBEUR de TABORA de 23.02.1915 jusqu'à 19.09.1916

Kolonel Chevalier HUGHÉ de MAHENGE jusqu'à 09.10.1917

Service de Santé

Gén.-Maj.Médecin Antoine DEPAGE

Armement et Services Techniques

Gén.-Maj. Baron EMPAIN

Officier de Liaison du Roi Albert

- Auprès du Quartier Général Français

Lt.-Gén. Baron de POSCH

- Auprès du Quartier Général Britannique

Lt.-Gén. Comte de JONGHE d'ARDOYE


 

CAMPAGNE 1914-1918

 

Régiment de cavalerie

 

  En décembre 1913, chaque Division d'Armée reçoit un régiment de cavalerie composé de quatre escadrons répartis en deux groupes. Le 3e Lanciers devient l'unité de cavalerie de la 1ère Division d'Armée. Le 5ème escadron a servi à constituer le 5ème de Lanciers, fraîchement créé.

 

Suite aux bruits de bottes en Rhénanie, la mobilisation générale est décrétée le 31 juillet 1914.

Née à la suite des antagonismes européens du début du XXe siècle, la « Grande Guerre », comme elle devait s'appeler plus tard, a embrasé le monde et plus particulièrement l'Europe, qui a été le théâtre des plus violentes batailles. La Première Guerre mondiale est le début d'une nouvelle ère et donc la fin d'une autre. Tandis que l'homme se perd en s'enterrant dans l'enfer des tranchées, le monde prend connaissance d'armes nouvelles, de dangers inédits : le 11 novembre 1918 est l'heure du bilan... Un bilan lourd. Nous vous proposons de découvrir cette guerre à travers ce portail.
 

Les prémisses

 En Allemagne, le sentiment national avait pris un caractère dangereux, cultivé dans les écoles et entretenu par la presse. Il appliquait la théorie des races selon laquelle les Germains constituent l’élite de la race aryenne, le peuple supérieur prédestiné à dominer les races abâtardies. Pour en arriver là, les Allemands devraient grouper sous leur égide tous les peuples de race germanique : c’est le pangermanisme. Ces visées orgueilleuses ne pouvaient se réaliser que par la force. Aussi l’armée et la marine firent-elles l’objet de soins particuliers ; le gouvernement acquérait, à l’insu des autres nations, un armement perfectionné composé de :

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Mortiers géants

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Zeppelins de guerre

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Mitrailleuses

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Gaz asphyxiants et irritants

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Sous-marins d’un type nouveau

 

En 1913, l’Allemagne porta brusquement son effectif de paix à 900.000 hommes. Aussitôt la France riposta en rétablissant le service militaire de 3 ans. Cette paix armée devait être une garantie contre une éventuelle agression. Mais l’Allemagne, consciente de sa force et certaine d’une victoire, ne cachait pas sa volonté de guerre : l’empereur Guillaume II le laissa clairement entendre à Léopold II et Albert 1er de Belgique :

« Il nous est impossible de nous entendre avec la France. La guerre est inévitable, et votre intérêt vous commande de vous ranger à nos côtés ».

La poudrière était en place ; la paix du monde était à la merci de la moindre étincelle ! Elle se produira en Bosnie ...

Le 28 juin 1914, l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc héritier d’Autriche François-Ferdinand et de son épouse par un jeune Serbe servit de prétexte à la guerre. Soutenu par l’Allemagne, le gouvernement de Vienne adressa, le 23 juillet, à la Serbie un ultimatum inacceptable pour la dignité de ce petit peuple :

 

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Participation autrichienne à l’enquête au sein de l’armée serbe pour examiner les liens existant avec l’organisation bosniaque à laquelle appartenait l’assassin

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Adoption de mesures contre les membres anti-autrichiens du gouvernement serbe.

Le 28 juillet 1914, l’Autriche arrêta les négociations et attaqua la Serbie. La Russie, protectrice des Slaves, mobilisa à son tour une partie de son armée. Le jeu des alliances se mit en place :

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L’Allemagne proclama l’état de guerre et, le 30 juillet, somma la Russie de démobiliser dans les 12 heures

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La France mobilisa le 1er août

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La Russie n’ayant pas obéi à l’ultimatum, l’Allemagne lui déclara la guerre ainsi qu’à la France

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Le 3 août, l’Allemagne adressa à la Belgique un ultimatum pour exiger du roi Albert 1er le libre passage de ses troupes. Cet ultimatum ayant été repoussé, Guillaume II déclara la guerre à la Belgique le 4 août

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L’Angleterre, fidèle à la parole donnée pour le respect de la neutralité belge, se rangea aux côtés de la France, de la Russie et de la Belgique.

Progressivement, la guerre devint européenne par le jeu des alliances avant de devenir mondiale par l’intermédiaire des empires coloniaux. La guerre sur mer et, surtout, la guerre sous-marine contribuèrent à élargir l’aire de la guerre aux pays non européens.

Les forces en présence

Les Alliés

Le côté allié comprend :

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Les membres de la Triple Entente de 1907 à laquelle s’est ajoutée la Serbie

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Le Japon, par amitié pour le Royaume-Uni et par hostilité à l’égard de la politique coloniale allemande en Asie

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Le Portugal, en tant qu’allié du Royaume-Uni ; il s’adjoint son ancienne colonie brésilienne

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L’Italie, qui a quitté la Triplice parce qu’elle espère satisfaire sa politique irrédentiste au détriment des Austro-hongrois et des Ottomans (revendication comme territoire italien des régions contrôlées par l’Autriche)

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La Grèce et la Roumanie par opposition à l’empire ottoman et dans l’optique du développement d’une politique d’expansion dans les Balkans

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Les comptoirs anglais et français de Chine par solidarité avec leur métropole

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À partir de 1917, les Etats-Unis parce que :

 

- Ils subissent la pression des milieux financiers qui avaient prêté des capitaux à la Triple Entente. Or, après le retrait de la Russie, les alliés se trouvent dans une position délicate et les financiers craignent de ne plus récupérer leurs capitaux.

- La guerre sous-marine constitue une menace pour le commerce américain : les sous-marins allemands attaquent les navires marchands américains et paralysent ainsi le commerce maritime tout en gênant les intérêts maritimes.

- Le lobby juif se montre intéressé par la déclaration Balfour qui leur reconnaît le droit à un foyer national (première étape dans la création de l’Etat d’Israël)

- Les intrigues allemandes au Mexique constituent une atteinte à la doctrine Monroe qui stipule que toute intervention d'une puissance européenne sur le continent américain serait considérée comme une manifestation inamicale à l'égard des États-Unis.

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En 1918, l’Amérique Centrale

 

Les Centraux

 

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Après la désaffection de l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie cherchèrent de nouveaux appuis.

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Les Etats ainsi nouvellement alliés formèrent le groupe des Centraux.

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Les empires centraux se composaient de :

         

          La Duplice de 1879 (Allemagne, Autriche-Hongrie)

          L’empire ottoman qui rejoint la Duplice en 1915. Les Jeunes Turcs profitent de la guerre pour supprimer le « régime des capitulations »

          La Bulgarie par hostilité aux puissances occidentales qui avaient freiné ses prétentions territoriales (Istanbul et les détroits, Macédoine)

 

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Il faut toutefois souligner que, si la guerre fut mondiale par la diversité des participants, elle fut surtout européenne pour les opérations militaires qui furent menées en France, en Belgique, en Pologne, dans les Balkans et dans le Nord-Est de l’Italie.

Les atouts des belligérants

Les Alliés

Ils bénéficiaient des avantages suivants :

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Une richesse démographique grâce à la masse de la population russe

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Une richesse en matières premières grâce aux colonies

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Ils avaient accès aux grandes routes maritimes grâce à la maîtrise des océans par le Royaume-Uni. La politique maritime anglaise permettait de faire face aux attaques de l’ennemi et de pourvoir à l’approvisionnement des troupes et de la population

Mais ils furent également confrontés à certains inconvénients :

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L’inépuisable potentiel russe était mal encadré et mal équipé

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Le Royaume-Uni, protégé par son insularité et sa puissance maritime, ignorait la conscription. De plus, il devait faire face au problème irlandais

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La France était distancée par l’Allemagne qui s’était rapidement industrialisée après 1870. 

Les empires centraux

Ils bénéficiaient des avantages suivants :

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Ils formaient un bloc cohérent grâce à de larges frontières communes

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La direction militaire était assurée par l’Allemagne qui avait hérité de la tradition militaire prussienne

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Ils s’étaient préparés moralement et matériellement à la guerre ; il existait un plan Schlieffen qui permettait à l’Allemagne d’éviter de devoir soutenir 2 fronts en même temps (en France et en Russie)

Eux aussi furent confrontés à des difficultés :

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L’armée austro-hongroise se composait de plusieurs nationalités

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Les liaisons maritimes restaient fragiles malgré l’instauration d’un plan de modernisation de la flotte destiné à s’aligner sur le modèle anglais

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L’empire ottoman était confronté à des difficultés d’ordre intérieur car depuis 1908, le gouvernement était dominé par les Jeunes Turcs.

 

La Belgique dans la Première Guerre mondiale

Pour la première fois dans son histoire nationale, la Belgique est entraînée dans une guerre qui lui est imposée et pour laquelle elle est mal préparée.

Pendant la période angoissante qui s’était ouverte le 23 juillet lorsque l’Autriche-Hongrie avait envoyé un ultimatum à la Serbie, l’opinion publique belge ne s’était que lentement habituée à l’éventualité d’un conflit mondial. Elle se refusait à croire à la possibilité d’une grande guerre. Bien sûr, le gouvernement avait pris certaines mesures :

 

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Le mercredi 29, il avait rappelé 3 classes de milices.

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Le 31, à 7 heures du soir, il avait proclamé la mobilisation générale.

 

Mais ces mesures n’avaient pour le grand public que la signification d’actes de prudence. Et puis, le secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères allemand avait proclamé au Reichstag : « La neutralité de la Belgique est déterminée par des conventions internationales et l’Allemagne est décidée à respecter ces conventions ».

Cependant, lorsque l’on apprit le 2 août que les Allemands avaient envahi le Grand-duché de Luxembourg, l’angoisse devint vive.

 

L’ultimatum

Le 2 août 1914, à 19h, Julien Davignon, alors ministre des Affaires Etrangères belge, reçut une note  très confidentielle  :

« Le gouvernement allemand a reçu des nouvelles sûres d’après lesquelles les forces françaises auraient l’intention de marcher sur la Meuse par Givet et Namur. Le gouvernement impérial allemand ne peut s’empêcher de craindre que la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne soit pas en mesure de repousser sans secours une marche en avant française. C’est un devoir impérieux de conservation de l’Allemagne de prévenir cette attaque de l’ennemi. Si la Belgique se comporte d’une façon hostile contre les troupes allemandes et fait particulièrement des difficultés à leur marche en avant, l’Allemagne sera obligée de considérer la Belgique en ennemie ».

Douze heures étaient laissées au gouvernement belge pour fournir une réponse.

 

A la réception de cet ultimatum, le roi Albert Ier réunit aussitôt un conseil de ministres et de généraux qui délibéra toute la nuit sur les mesures à prendre pour parer à l’invasion imminente.

Le 3 août, à 7h du matin, un refus formel était envoyé à l'Allemagne.

L’Allemagne savait qu’en attaquant la Belgique, elle concentrerait sur elle les sentiments de réprobation de la plus grande partie de l’humanité. Les Allemands furent néanmoins extrêmement alarmés lorsqu’ils virent l’entrée en scène immédiate de l’Angleterre, plus déterminée que jamais à défendre la neutralité belge.

 

Le 4 août, l'Allemagne envahit notre territoire.

C'est alors l'action exaltante de notre Roi Albert 1er, son admirable discours qu'il prononce, en tenue de campagne, devant le Parlement et son inoubliable proclamation à l'Armée.

Après les préparatifs d'usage, dont l’affûtage des sabres à la “ Brugeoise et Nivelles ”, le régiment s'embarque à la gare de Bruges dans la soirée du 3 août, débarque dans la nuit à Tirlemont et occupe rapidement une position de stationnement dans la région.

 

Le conflit

Jusque dans la nuit du 3 au 4 août, les divisions d’armée avaient surveillé les frontières :

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Une division s’appuyait sur la place de Liège,

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L’autre sur Namur.

 

Le Roi qui avait prit personnellement le haut commandement des opérations militaires. Il avait en tout 117.000 hommes sous ses ordres. Il leur adressa une proclamation énergique dans laquelle il rappelait :

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Aux Flamands, la bataille des Eperons d’or

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Aux Wallons, l’héroïsme des Franchimontois.

 

Malgré l’élan de patriotisme, force était de constater qu’en 1914, l’armée était en pleine voie de réorganisation :

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Les unités étaient enchevêtrées

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Les compagnies ne comprenaient que 2 pelotons au lieu de 3

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Il y avait un déficit de plusieurs centaines d’officiers

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Les soldats manquaient de mitrailleuses et d’outils

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Rien de sérieux n’avait jamais été fait pour adapter la garde civique (née en 1830) au rôle d’armée territoriale.

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Les troupes avaient encore des uniformes incompatibles avec les exigences de la guerre moderne

 

Les circonstances dictaient à l’armée belge un devoir précis : en attendant le secours de la France et de l’Angleterre, elle devait servir d’avant-garde générale et résister le plus longtemps possible, tout en évitant une bataille décisive.

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Du 4 au 16 août : la défense de Liège "Positions Fortifiées de Liège" (PLF) permit de freiner l’avance allemande (Liège sera décorée de la Légion d'honneur pour ces combats)

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Le 12 août : victoire de Haelen

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Le 18 août : retraite sur Anvers

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Le 20 août : occupation de Bruxelles

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Du 21 au 25 août : défense de Namur

A partir du 20 août de nouveaux devoirs s’imposèrent à l’armée belge. Campée le long de l’Escaut, du Rupel et de la Nèthe, elle devait :

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Garder libre son éventuelle ligne de retraite vers Ostende

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Retenir l’ennemi et harceler ses voies de communication.

 

Incapables d’atteindre Paris, les Allemands se mirent en devoir de prendre au moins Anvers. La place forte leur fournirait beaucoup de vivres, de munitions et de matériel de toute espèce. Successivement, tous les forts furent transformés en monceaux de décombres. Il était évident que, malgré le renfort de 8.000 fantassins de marine anglais, la chute d’Anvers ne serait qu’une question de jours.

 

Le haut commandement décida alors d’évacuer en grand secret :

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6 ponts de bateaux furent jetés sur l’Escaut

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Jusqu’au 7 octobre 1914, quelque 10.000 hommes partirent chaque nuit vers le littoral emmenant leurs canons, leurs autos et leur matériel

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Dans l’entre-temps, les troupes de couverture défendaient la ligne de la Nèthe et celle de l’Escaut

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Lorsque les Allemands pénétrèrent dans Anvers, la cité était déserte, les navires allemands capturés dans le port avaient été mis hors d’usage et les tanks à pétrole de Hoboken étaient en feu.

 

Le général allemand von Beseler se montra furieux d’avoir laissé échapper l’armée belge à son étreinte ; il ne se consolait pas d’avoir sacrifié des milliers d’hommes à la conquête d’une position évacuée.

 

 

Le 3e LANCIERS  à ORSMAEL-GUSSENHOVEN

 

 La division étant chargée de défendre la Grande Gette, le Colonel AEM Hagemans, Chef de Corps, reçoit l'ordre de couvrir la position défensive à hauteur de la Petite Gette, entre Zoutleeuw et Neerhespen; du 4 au 9 août, des patrouilles à cheval et deux patrouilles motorisées fouillent tout le terrain en avant de la division.


  Le 9 au soir, le Corps de Cavalerie Von der Marwitz, composé des 2ème et 4ème Divisions, atteint Saint-Trond; énervés par le retard subi lors de la traversée de la Meuse, au nord de Liège, les cavaliers allemands sont pressés d'en découdre et veulent atteindre rapidement Bruxelles par la route la plus directe.
 
  Le 10 au matin, la 2ème Division allemande composée de deux brigades de
cavalerie et de nombreuses troupes d'appui organiques, marche en colonne vers Tirlemont le long de la RN3.   Renseigné par une patrouille qu'une unité belge est présente à ORSMAEL-GUSSENHOVEN, à l'endroit où la route franchit la Petite Gette, Von der Marwitz donne à sa division de tête l'ordre d'attaquer avec la 8ème Brigade en front (12ème Hussards et 7ème Cuirassiers) et la 5ème Brigade en débordement par le nord sur Heelenbosch(2ème Dragons et 3ème Uhlans); La Leibhüsarenbrigade progresse plus au sud et en arrière du 7ème Cuirassiers.

 

Plans des patrouilles et combats d'Orsmael
   

Cliquez sur les miniatures pour ouvrir les plans

 

Corps de cavalerie

Commandée par le Général von der Marwitz

 

Georg von der Marwitz

 

 

Composé des 2ème et 4ème Division de cavalerie

 
 

2e Division de Cavalerie

Général von Krane

composée de la 5ème et 8ème Brigade

 
         
5ème Brigade   8ème Brigade
         
2ème Dragon

Garnison (Berlin)

3ème Uhlans

Garnison (Potsdam)

  7ème Cuirassiers

Garnison (Halberstadt)

12ème Hussards

Garnison (Torgau)

 

Insigne se trouvant sur le colback des Hussards que l'on retrouvera plus tard sur nos véhicules

 

Flamme de lance des régiments de Hussards

 

Pour mener son attaque, la division met en œuvre non seulement l'armement individuel de ses cavaliers, mais également le Bataillon de Mitrailleurs No 4, le Bataillon d'Artillerie à Cheval No 35 et le Bataillon de Pionniers No 17. En face d'eux, nos Lanciers ne disposent que de leurs mousquetons et ne peuvent aligner réellement que sept pelotons sur la Gette et trois en réserve; plusieurs pelotons à cheval, ainsi que les deux patrouilles motorisées, composées chacune d'une auto blindée et de deux motos, sont en effet encore en reconnaissance et ne rejoindront les lignes que plus tard, au nord du sous-secteur tenu par le régiment.
 

Une partie des troupes du Général von der Marrwitz

 

 Malgré leur infériorité quantitative, de un contre cinq, et qualitative, et au prix de 51 tués et blessés, nos lanciers se battent avec opiniâtreté de midi jusqu'au milieu de l'après-midi et n'abandonnent le terrain, en bon ordre, que parce qu'ils sont à deux doigts de l'encerclement et presque à court de munitions.
 

Charge de Lanciers belges

 
Il aura fallu une charge init
iale effectuée à cheval et quatre assauts successifs à pied pour que les Allemands puissent enfin occuper le village et se heurter en fin d'après-midi aux avant postes de la 1ère Division d'Armée; leur élan est rompu et leur progression s'arrête, ce qui amènera la cavalerie impériale à tenter de contourner l'armée belge par le nord et lui vaudra, le 12, la cuisante défaite de Haelen...

 

Nos pertes son lourdes mais l'inscription : "ORSMAEL-GUSSENHOVEN" sur notre étendard concrétisera la vaillance au combat de nos cavaliers.


Mais ce n'est qu'en 1930 que cet épisode, glorieux pour nos armes, sera récompensé à sa juste valeur.

(Suite à ces combats, le 3e Lanciers recevra l'autorisation de porter sur ses véhicules une tête de mort regardant vers l'avant)

Modèle que l'on retrouve  le plus souvent sur nos véhicules

 

Ci-dessus , tableau peint par l'épouse du Colonel J.Bouzette †

et offert aux Sous-Officiers du 3e lanciers

                                                                              

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