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Une baraque à frites ou fritkot c'est avant tout un
territoire existentiel.
Du nord au sud, de l'est à l'ouest le belge s'y reconnaît ... Nous
sommes au sein de la mère patrie.
Dans le petit matin apercevant le phare, nous pouvons crier terre. Sous
l'étendard "fritüure" la fragile ossature perdure, plantée face à
l'abîme contre vents et marée.
"Une bonne frite réchauffe l'âme, c'est le caviar du pauvre, un parfum
d'évasion pour les notables"... Eric Legrain est amateur, il traite le
sujet par amour, brosse un portrait social.
Il traite d'un archétype alimentaire, en prise avec l'histoire
universelle.
L'esseulement de l'architecture campe le phénomène dans toute son
étrangeté, proche du module lunaire.
Jean-Philippe Goffaux
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