A Bruxelles Claude
LEDOUX par le Quatuor Danel
Entre des
interprétations magistrales de deux Quatuors en Fa (le 2e de
Prokofiev et le 7e de Beethoven, le Quatuor Danel -
décidément trop rare à Bruxelles,
présentait la création d'un nouveau Quatuor de Claude
Ledoux, son 3e. intitulé Las Lagrimas de un angel (les
larmes d'un ange), inspiré par le drame de la jeune Equatorienne
brutalement emprisonnée et expulsée de Belgique par
l'impitoyable Office des Etrangers. Dans ce grand diptyque d'une bonne
vingtaine de minutes, Ledoux se confirme comme l'un de nos compositeurs
les plus raffinés et originaux, intégrant à une
invention foisonnante, souvent spectrale et microtonale, des
éléments de musique latino-américaine subtilement
rendue méconnaissable. C'est une musique à la fois solide
et fragile, transparente et fébrile, tendue - la
métaphore m'est venue pendant l'écoute - comme une toile
d'araignée double : et l'on sait leur extraordinaire
résistance. C'est une musique qui parle directement à
l'âme sans négliger pour autant les exigences de
l'intellect. Nul doute que les Danel, grâce à leur intense
activité internationale, sauront largement propager dans
le monde ce véritable chef-d'oeuvre.
Harry Halbreich Bruxelles, Conservatoire Royal, le 18 mars 2008 Crescendo, no 93 – avril/mai 2008 |
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See and heard international concert review Ars Musica 2008 Brussels Claude Ledoux (born 1960) is
one of the most creative and imaginative Belgian composers of his
generation, who has developed his own sound world through a long chain
of works either for instrumental combinations or for orchestra (he
writes magnificently for orchestra). Zap’s Init for electric guitar was
composed for and with the guitarist Hughes Kolp. The title of the
piece, I think, alludes to Frank Zappa, whom as both composer and
performer I much admire. The piece might be best described as a
brilliantly coloured kaleidoscope exploiting the many possibilities of
the instrument, sometimes with sound transformation in real time or as
a somewhat surreal “crazy” Toccata. It certainly was the loudest work
in this program, but great fun indeed.
Hubert Culot, Théâtre Marni, 15 avril 2008 www.musicweb-international.com |
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CD « D'Orients »
Ramifications mai 2008 « Le 13 mars
2008, nous découvrions la Passion selon Saint Luc de Claude
Ledoux lors
de sa création mondiale à la cathédrale des Saints
Michel et Gudule de
Bruxelles, entre sons électroacoustiques déchirés,
orgue et voix
humaines vibrantes et douloureuses. L'étrangeté de notre
monde
occidental en déliquescence, traversé de souffrances
fulgurantes et
dont la voix s'érode peu à peu, si prégnant dans
la Passion, rencontre
dans cet album "d'orients" la grâce de silences lointains, riches
d'espaces en métamorphose et purement instrumentaux. Leur
souffle
charnel et voluptueux peut échapper à notre intellect,
formaté par nos
habitudes analytiques, mais leur intensité étanche notre
soif de
spiritualité, troublant nos repères. Bien plus que de
dépaysement,
Claude Ledoux nous parle de son immersion amoureuse en Inde, au
Cambodge, au Vietnam, en Indonésie puis au Japon, d'où il
revient
résonant de rencontres qui nourrissent son imaginaire... et
débrident
le nôtre. L'on perçoit avec clarté l'engagement
sans ostentation de ce
rêveur lucide et optimiste. Sanaalijal répond à
l'expulsion d'une
journaliste mongole et de son jeune enfant en 2005 ; à
l'hypocrisie
politique, il oppose ses visions musicales, riches, vibrantes,
métaphoriques. Dérive amoureuse à partir d'une
cloche japonaise :
Bell(e)...S est dédié à son épouse, la
pianiste délicate et claire Nao
Momitani. Les Ruptures d'Icare L. évoquent avec
inventivité la quête
d'une "liberté métaphorique", ainsi que Claude Ledoux la
nomme
lui-même, jeu incessant entre "la pensée harmonique et
inharmonique",
jusqu'à l'imminence de la rupture. Quant à Torrent, qui
nous emmène
dans les montagnes de l'Himalaya, dédié à
Jean-Paul Dessy, ses remous
évocateurs suscitent l'intuition, derrière la force vive
de l'eau, d'un
ordre secret, ex-centrique sans doute comme celui de ce chaos
bienveillant d'un imaginaire plus chinois cette fois que japonais. Un
mystère où palpite un sens en perpétuel mouvement,
non pas fuyant, mais
accessible seulement dans son passage et son énergie. La
sensibilité
des musiciens de Musiques Nouvelles, dirigés par deux chefs vifs
et
précis, Jean Thorel et Patrick Davin, rencontre l'intelligence
émotive
des solistes, à l'interprétation extrêmement
personnelle, inventive,
légère et féconde. »
Isabelle Françaix
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CD « D'Orients »
Le Monde de La Musique septembre 2008 Ledoux Claude né en 1960 ![]() « D'orients » Les quatre œuvres
réunies sur cet album cristallisent la fascination qu'entretient
Claude Ledoux pour l’Orient. Formé auprès de Philippe
Boesmans, Henri Pousseur et lannis Xenakis, ce compositeur belge offre
une musique riche en idées, d'une grande liberté
d'expression et d'une profonde unité.
Partition très représentative de son esthétique, Sanaalijal (« mémoire » en mongol) est porteuse d'une énergie générée par les flux et reflux de la flûte qui s'élèvent par paliers vers un chant diphonique. En arrière-plan, les cordes tissent une texture alternant sons purs et contorsions variées, servant de point d'appui à l'essor du soliste, ici Berten D'Hollender, qui parcourt ce camaïeu sonore avec prestance. Les réminiscences exotiques sont plus présentes dans le concerto de chambre Bell(e)...s, mais c'est surtout le travail sur les résonances de timbres qui surprendront l'auditeur. Composés au retour d'un voyage en Inde du Nord, les quatre volets des Ruptures d'Icare L alternent des passages lyriques et contemplatifs et des séquences plus animées (n° 4, « Avec une tendresse feinte ») par le frémissement nerveux des cordes, l'aridité des timbres et la variété de modes de jeu. La dernière œuvre, Torrent, procède d'une écriture non moins exigeante mais plus calme et poétique. Ces pièces trouvent ici une interprétation évidente grâce aux musiciens de l'Ensemble Musiques nouvelles : à une grande maîtrise technique, ceux-ci allient l'intelligence du texte et la justesse d'esprit. SANDRINE KHOUDJA-COYEZ |
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CD « D'Orients »
Musicweb - International september 2008 [...]
Now in his late forties, Claude Ledoux has asserted himself as one of the most imaginative composers of his generation. The works recorded here span some ten years of his compositional career and offer a fairly comprehensive survey of his output and of his musical progress. His music displays a fascinating and successful blend of intellect and feeling that never fails to impact on listeners in spite of its technical complexity. It is hugely demanding but ultimately generously rewarding, although I must admit that there was a time when technical concerns seemed to have the upper hand over expressivity. His most recent works, however, display a new warmth that makes his music more readily accessible although it remains complex and exacting, particularly for performers. Another important facet of Ledoux’s music-making is his lifelong interest in things oriental as he admits in his insert notes accompanying the present release. This is often reflected in allusions to eastern musical traditions that – almost inevitably – appear in his music. That said these allusions are often transformed beyond recognition. Indeed all four works recorded here have some connection with eastern Asia which the composer has visited on several occasions. [...] Claude Ledoux’s music is certainly not easy. It is quite exacting and demanding both for the player and the listener. As such, it needs repeated hearings to yield all its riches, which discs fortunately allow us. This sincere and committed music-making is ultimately generously rewarding. HUBERT CULOT complete review at : http://www.musicweb-international.com/classrev/2008/Sept08/ledoux_CYP4627.htm |

italie - 2003
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