Chroniques de

Marcel de Corte

 

La hantise de la politique

Le bonheur collectif

Le collectif n'est rien d'autre que le vide et Socialisme maladie de l'esprit maladie

Christianisme et communisme

Socialisme et christianisme

De l'Europe réelle à l'Europe mythique

Le débat sur l'incivisme

Où va l'islam

L'orthographe et l'éducation

Politique et philosophie

Politique et mystique

L'Islam et le nouvel Islam

Marxisme et nationalisme arabe

L'esclavage collectivist

 

La liberté à laquelle aspire l'homme moderne n'est pas celle de l'homme libre, mais celle de l'esclave un jour de fête. ( Nicolas Gomez Davila )

Il n'y a pas de civilisation sans amitié entre l'homme et le monde.L'homme sans monde se révèle un homme " sans racines " dont toute l'activité est simultanément polarisée par " n'importe quoi " et par lui-même." Marcel De Corte.

Tout recommencera pour quelques petits groupes d'hommes qui s'aimeront et qui referont une civilisation terrestre sous le regard de Dieu. Marcel De Corte

 

" MUTATION " DE L' HOMME

Par Marcel De Corte

Ne nous étonnons donc pas de la tolérance que cet Etat moderne professe vis-à-vis de la plus abjecte pornographie : puisque le domaine privé disparaît et que le domaine public est le seul qui soit accessible désormais à l'homme, il est normal, si l'on peut dire, que l'obscénité, naguère encore refoulée dans les coulisses obscures du théâtre du monde, s'exhibe impudiquement et impunément sur le devant de la scène. Un strip-tease moral se généralise dans tous les secteurs de la vie humaine. Cette mise à nu du fond même de l'être prend toutes les formes : l'autocritique et les aveux " spontanés " sont courants dans les pays totalitaires et la fange politique qui remonte ainsi à la surface n'est pas moins nauséabonde que l'autre.

La monopolisation par l'Etat de la vie économique dont la finalité est toujours privée puisqu'elle est axée sur le consommateur en chair et en os, seul capable d'utiliser les biens matériels produits, provoque une véritable mutation du sens de la vie humaine. L'homme n'est plus un animal intelligent et volontaire dont l'activité spéculative et l'activité morale peuvent s'épanouir dans un environnement politique et social qui lui assure de bien vivre selon les vertus intellectuelles et morales qu'il possède. C'est un animal laborieux dont l'intelligence et la volonté sont mises au service de l'intelligence poétique, transformatrice de la matière et fabricatrice d'objets matériels dont il use et dont il devient ainsi la fin. Mais comme il est un élément à côté de centaines de milliers ou de millions d'autres dans l'Etat sans société, il ne dispose plus des protections ni des garanties que ses communautés naturelles ou semi-naturelles lui accordaient naguère avec générosité contre les excès du pouvoir. Il peut de moins en moins trouver refuge et assistance dans le domaine privé dont l'Etat assume de plus en plus la charge.

Il en résulte que l'Etat dirige directement ou indirectement la consommation selon les régimes et que le consommateur ne finalise plus guère l'économie. Le dirigisme, le planisme, le socialisme ont partout réduit le libéralisme économique à la portion congrue. Dans les pays prénommés libres, l'Etat colonisé par les producteurs de tous niveaux renverse la finalité de l'économie et l'ordonne au seul bien particulier des producteurs ou de la minorité qui les mène, comme dans les pays totalitaires où la puissance de l'Etat dont le prolétariat est le dictateur nominal et les membres de l'appareil les autocrates effectifs, constitue la fin de toutes les activités laborieuses. L'Etat devient une immense usine dont l'unique fonction est d'augmenter indéfiniment le produit national brut. Il est un Etat de travailleurs, un Etat dont le seul ressort est le travail, un Etat qui, sous couleur d'exalter l'activité laborieuse, n'a d'autre fin que s'étendre sans mesure et d'assurer un pouvoir illimité à celui qui siège à son sommet.

( Extrait de - De la justice - éd. Martin Morin 1973

 

Marcel de Corte

Biographie..

De la dissociété..

Fin d'une civilisation..

Philosophie des moeurs contemporaines..

Mutation de l'homme..

Sauver notre civilisation..

Sur le totalitarisme
de l'égalité..

L'homme contre
lui-même..

L'esprit de droite
et l'esprit de gauche..

Gustave Thibon


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