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Marcel de Corte

 

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Radioscopie, Entretien de Jacques Chancel avec Gustave Thibon :

ORTF - 09/04/1974 - 00h47m40s
Gustave Thibon

" Il y a deux traditions antagonistes en France. L'une, qui va de Voltaire à Jean-Paul Sartre, et qui est mortifère; l'autre, qui va de Joseph De Maistre à Gustave Thibon, et qui est vivifiante. " - Paul Barta Negra-

La Sociologie de Gustave Thibon

Par Marcel De Corte.

Il est difficile de ramasser en quelques pages la pensée sociale de Gustave Thibon. Ce n'est pas un chèque qui se révèle sans provision, comme chez tant d'utopistes. Ce n'est pas non plus un billet commode et maniable, établi sur une certaine encaisse-or, mais qui résiste mal au souffle orageux de l'inflation, comme chez tant de penseurs" abstraits" . Ce n'est pas même un trésor immobile et lourd. C'est la terre et le ciel, la nature et le surnaturel, les réalités humaines et divines de la vie quotidienne, l'impalpable présence de l'air que nous respirons, la communion directe avec l'univers et avec Dieu, la jouissance immédiate de biens réels, qui symboliseraient le mieux, cette pensée.

Gustave Thibon n'est pas un sociologue qui pense par éléments interposés: livres, calculs, statistiques, idéologies, doctrines, spéculations, etc... Il vit une expérience sociale jusqu'à sa racine même ; et il en fait éclore, avec un prodigieux talent de psychologue et de poète, les fleurs capables de se nouer en fruits. Quiconque a lu Gustave Thibon éprouve un sentiment profond de délivrance et de nourriture substantielle. Enfin, voilà un auteur qui nous met en relation avec des hommes vivants, en chair et en os - pour autant qu'il en subsiste encore --, et non avec des créatures désincarnées, surgies du rêve ou de << l'idéal >>. Voilà un sociologue d'une espèce rarissime et peut-étre unique qui, par son seul rayonnement, réveille en nous une authentique expérience sociale engourdie et capable à son tour de donner ses fruits.

C'est pourquoi toute tentative de « résumer » cette pensée est vouée à l'échec. Il faut aborder directement la lecture de Thibon et en recevoir le " choc ". La seule excuse que nous avons ici est d'inciter maladroitement à le faire.
Avec la pensée sociale classique, Gustave Thibon estime que la vie des sociétés est soumise à un certain nombre de lois immuables. La première de ces lois est appelée par lui : la communauté de destin. Si l'on définit le destin d'un individu comme " l'ensemble des événements qui affectent l'existence de cet individu " , on peut dire qu'il y a « communauté de destin entre deux ou plusieurs hommes lorsque ces hommes partagent matériellement et spirituellement la même existence, lorsqu'ils sont soumis aux mêmes risques ou poursuivent les mêmes buts ». L'accent doit être mis ici sur le verbe partager, pris au sens le plus concret du mot. Une communauté de destin dont les membres ne partagent pas effectivement, dans une sorte de coude à coude quotidien, la même existence, n'est pas une société véritable, puisque les hommes qui la composent demeurent profondément séparés les uns des autres.

Il importe de distinguer avec soin entre la ressemblance des destinées et la solidarité réciproque des destinées. Ainsi, le docker d'Anvers et celui de Rotterdam, l'ouvrier métallurgiste du bassin de Liége et celui du bassin de Charleroi, l'employé de banque d'Arlon et celui d'Ostende ont à peu de choses près la même destinée, un genre de vie semblable, une classe sociale, identique. Il en est de même du patron bruxellois et du patron gantois. Tous vivent ,." l'un comme l'autre ", de la même manière. Mais ils sont étanches. Mais ils ne se connaissent pas, sauf d'une façon occasionnelle et précaire. Ils ne vivent pas " l'un par l'autre". Une destruction s'abat-elle sur Rotterdam, une grève se produit-elle dans le bassin liégeois, une catastrophe bancaire affecte-t-elle Ostende, le docker d'Anvers, l'ouvrier de Charleroi, l'employé d'Arlon n'en sont pas directement affectés. La communauté de destin authentique est au con
traire celle qui se fonde sur l'interdépendance des hommes qu'elle rassemble et sur leurs relations vécues ." deux associés qui exploitent la même ferme, des marins à bord d'un même bateau " ne sont plus seulement semblables, ils sont solidaires.Ici seulement surgit la socièté au sens propre du mot.

Ces deux types de communautés sont très différents : la première est artificielle et engendre des partis, des syndicats ou des ligues ; la seconde est naturelle et n'implique pas nécessairement la première « le mousse et le capitaine à bord du même bateau, l'ouvrier et le patron dans une entreprise saine, le sujet et le prince dans un Etat bien constitué occupent des situations sociales très différentes et ne vivent pas de la même façon; ils sont pourtant intimement dépendants l'un de l'autre : mousse et capitaine, ouvrier et patron, sujet et prince pâtiront ou mourront ensemble, si le vaisseau sombre, si l'entreprise s'écroule ou si la nation subit des revers. »

On voit ici comment Thibon renouvelle et pénètre avec perspicacité la distinction établie par Tönnies entre Gemeinschaft et Gesellschaft. On saisit également la manière dont il rapproche sociologie et biologie, celle-ci fournissant à celle-là le symbole de l'organicité " dans un corps vivant, les organes les plus divers par leur nature et par leur fonction vivent, s'épanouissent, souffrent et meurent ensemble"On comprend enfin comment il retrouve la tradition aristotélicienne et chrétienne qui fait de la famille la cellule sociale de base et la communauté organique par excellence: " l'exemple-type d'une telle communauté est celui de la famille dont la structure même implique, entre les divers êtres qui la composent, un rythme d'échanges presque aussi intimes et aussi continus qu'entre les membres d'un même corps."

La distinction féconde entre les deux styles communautaires permet d'ailleurs à Thibon de diagnostiquer avec précision le mal dont souffre la "société " actuelle lorsque la communauté d'interdépendance strictement sociale s'effrite, elle engendre automatiquement une communauté de ressemblance qui groupera les hommes selon des affinités politiques antagonistes. " Dès que les hommes ne se sentent plus dépendants les uns des autres au sein d'une unité qui les dépasse (famille, entreprise, fief, nation, église) , ils se groupent d'après la ressemblance en fractions inorganiques qui se dévorent réciproquement"jusqu'à ce que l'une d'entre elles, ayant vaincu les autres, se constitue en parti unique et rapprochant les hommes dans une commune idéologie mette au jour le monstre totalitaire. La « société » actuelle ne vit que par l'action de .jour en jour décroissante des communautés d'interdépendance qui subsistent encore en elle. A la limite de leur disparition, le " citoyen " se trouvera englouti dans la termitière étatique.
Thibon a été souvent accusé, de ce point de vue, d'être un ennemi irréductible de la démocratie et du socialisme. En réalité, un examen plus attentif du fondement de sa Sociologie - que nous venons de dégager brièvement - permet d'affirmer que Thibon est plus démocrate et plus socialiste que la plupart des politiciens qui n'ont que ces mots à la bouche et qui ne vivent que de la dissociation du peuple en fractions rivales.

Thibon est résolument adversaire - comme tout homme de bon sens - de "cette pseudo-démocratie fondée, sur la loi du nombre et sur les jeux de la politique et de l'argent, qui, privant le peuple de ses liens et de ses appuis naturels, aboutit nécessairement au totalitarisnte ". Ia communauté organique d'interdépendance implique au contraire une saine démocratie, basée non pas sur un égalitarisme purement illusoire, mais sur l'action effective de chacun selon. sa situation dans la société. Seule elle permet " le pouvoir de tous " qui lie, déchire par" le tout " , parce que tous sont inclus dans l'unité d'un destin commun qui les transcende et qui les règle. Il est clair cependant, comme le souligne Thibon, qu'une telle démocratie ne peut fonctionner que dans des groupes relativement restreint., où la communauté de destinée est sentie et vécue du dedans, et où s'éprouve la présence concrète du prochain. Ia disparition des petites communautés naturelles authentiquement démocratiques << où les hommes se sentent responsables les uns des autres >>, au profit d'une << mystique >> étendue à de vastes espaces que l'homme est incapable d'assimiler concrètement provoque la naissance de la democratie idéologique, c'est-à-dire inexistante, qui noie le concret dans l'abstrait et déchaîne les appétits les plus déréglés.
Mais Thibon est socialiste dans la mesure même où la communauté d'interdépendance qui inclut des unités et des hiérarchies naturelles vivantes, constitue le socialisme par excellence et le seul socialisme possible, parce qu'elle est le seul socialisme réel.

En fait, la pensée sociale de Thibon échappe aux factices catégories de " gauche" ou de "droite ". L'important pour lui est de réaliser une synthèse vivante entre les hommes et entre les divers mobiles qui les animent. " Là où l'échaffaudage social menace de s'écrouler vers la droite, nous nous portons vers la gauche pour réaliser l'équilibre, là où il menace de s'écrouler vers la gauche nous nous portons vers la droite. A ceux qui nous accuseraient de relativité et d'opportunisme et nous reprocheraient de ne pas prendre nettement parti pour tel mouvement de droite ou de gauche, nous répondrions que nous avons pris parti depuis toujours pour le centre de gravité de l'édifice."
La communauté de destin présente selon Thibon d'inappréciables avantages. D'abord, " elle favorise l'amour qui est l'âme de toute unité sociale " Il n'y a pas de société sans amitié, notait déjà Aristote. I1 est en effet trop évident que " nous aimons plus facilement l'être qui vit à nos côtés et partage nos risques et nos peines qu'un étranger." Ensuite elle dissout l'égoïsme et oriente l'activité de l'homme vers le bien commun de l'ensemble, car " il n'est pas de meilleur stimulant au dévouement que de se sentir personnellement atteint par le malheur de ses semblables " . Enfin, elle permet à l'homme de se dépasser en infléchissant son action vers une unité qui le porte au delà de sa chétive individualité.Elle est l'amorce de la perception de la Transcendance. Thibon retrouve ici en toute sa fraîcheur la pensée antique et médiévale qui fait de la société, selon le mot de Saint Thomas, un<< tout >> plus << divin >> que ses parties.

Ici encore, il importe de laver Thibon d'un reproche que lui font certains " chrétiens ". En axant toute le vie sociale sur la coïncidence entre l'intérêt et le devoir,sur une entr'aide où " l'égoïsme " joue un grand rôle, et surtout, disent-ils, en faisant dépendre l'individu ou " la personne " d'une pression sociale plus subie que librement acceptée avec toute " la générosité évangélique " voulue, Thibon se placerait en dehors de la sociologie chrétienne. Il n'est pas besoin de renvoyer les auteurs de ces médisances à l'admirable et authentique mysticisme chrétien qui apparaît dans L'Echelle de jacob ou dans Le Pain de chaque jour

En fait, réplique Thibon," la suppression de la communauté de destin, en créant une situation où l'entr'aide et le souci du prochain ne sont plus possibles que sous la forme d'un désintéressement héroïque, constitue le pire solvant des liens sociaux, car elle aboutit à " livrer les masses humaines
qui ne sont composées ni de héros ni de saints,à tous les remous d' un égoïsme sans contre-poids :ces vues ne sont du reste que trop confirmées par le spectacle de la société actuelle. D'autre part, ces "chrétiens " qui ne voient pas combien la dissolution de la communauté de destin dans le monde actuel est pernicieuse et qui célèbrent sa conséquence « l'avènement des masses à l'existence historique » et " le peuple émancipé," comme une irruption de la justice évangélique dans la vie sociale, oublient qu' " il ne devrait pas y avoir de masses au sens que l'on donne aujourd'hui à ce mot ". Avec toute la tradition chrétienne, Thibon se représente " un peuple sain comme une multitude hautement différenciée d'organismes professionnels et locaux accordés les uns aux autres, mais fonctionnant chacun sur son plan particulier ". Il considère " cette masse amorphe, brandissant, comme l'ours son pavé, la massue de ses revendications massives comme le produit d'une extrême décadence sociale " qui ne pourra être réduite que par la réintégration du peuple ainsi désaxé dans ses communautés naturelles.

C'est à ce prix seulement que la reconquête religieuse des masses sera enfin possible. Sans existence naturelle, il n'est pas de surnaturel possible. L'invitation de certains chrétiens à introduire le ferment chrétien de la justice et de la charité dans un état social qui a perdu son caractère naturel et à voir dans l'assomption politique des masses un prolongement de l'Evangile est " une parodie des moeurs divines : l'homme aspire à devenir Dieu, sans édifier, sans réaliser l'homme en lui " . Il y a là un pharisaïsme romantique " qui corrompt le mysticisme chrétien " . Et Thibon de répéter avec énergie " l'homme n'a pas le choix entre la dépendance et l'indépendance ; il n'a le choix qu'entre l'esclavage qui étouffe et la communion qui délivre. ", La communauté d'interdépendance montre que " nous ne pouvons pas nous abstraire les uns des autres " dans un individualisme " personnaliste " ou dans une chute au niveau de la masse." Si nous ne vivons pas ensemble comme les organes d'un même corps, nous nous flétrirons et nous pourrirons ensemble comme ces feuilles sans sève, si indépendantes les unes des autres, si individualistes, mais que le même vent d'automne arrache et roule à son gré " dans une masse tourbillonnante. " Le levain n'est pas la pâte, et sa proportion est minime dans le pain" Thibon veut ainsi un climat social « où les vocations désintéressées, au lieu d'être imposées vainement à tous, puissent étre choisies efficacement par quelques-uns » . Il n'est pas de climat social " plus corrupteur que celui où les masses humaines se trouvent contraintes pour accomplir leurs devoirs naturels et quotidiens de faire appel à l'héroïsme ou au miracle ". Sans se lasser Thibon répète qu'il faut restituer les masses à ces conditions humaines d'existence inscrites dans la communauté hiérarchisée de destin, sous peine de voir s'étouffer définitivement en elles l'étincelle divine.

Sous ce rapport, Thibon affirme avec netteté que le pire solvant de la communauté de destin est le capitalisme et son conjoint l'égalitarisme. " Le capital anonyme joue dans le corps social le rôle d'un facteur cancérigène. " L'argent remplace l'entr'aide spontanée, il crée une pseudo-indépendance, il rompt les liens sociaux en payant les services, c'est-à-dire en les détruisant comme tels. Il dissout ainsi la communauté de destin. Il engendre en outre une aspiration équivoque l'égalité: tout le monde peut aspirer à l'argent dont la conquête est souvent l'oeuvre du hasard et que les talents les plus creux réussissent à obtenir, alors que " tout le monde ne peut pas désirer légitimement s'élever en devenant un grand médecin, un chef d'armée ou un cardinal ". L'argent détruit le sens du devoir, en substituant sa valeur monnayable à la valeur morale et incessible de la charge, de la mission ou du service. Dans une société où règne l'argent, le supérieur est sans cesse tenu de démissionner de sa fonction qui l'articule vitalement à l'inférieur et à creuser entre sa personne et celles des autres une inégalité factice et séparée. L'inférieur réagit alors par l'égalitarisme " les privilèges sans contre-partie " ou, comme dit encore Thibon, " une fortune qui est l'étoffe de l'élévation sociale au lieu d'en être la doublure " déchaînent l'envie de tous " un pourquoi pas moi généralisé sape les bases morales de la communauté " et provoque un état social cancéreux où règne sans correctif l'égoïsme.

Avec un vif réalisme que bien des hommes ont oublié, Thibon n'hésite pas à dire : " Qu'arriverait-il si tel boursier qui spécule sur des blés dont il n'a jamais vu lever une tige ou tel propriétaire agricole qui ne voit dans la terre qu'un moyen de garer ses capitaux menacés se trouvaient subitement dépossédés de leurs richesses" simplement représentées pour eux par un chiffre ? " Tout marcherait aussi bien, tout marcherait même mieux."La propriété organique fécondée par la présence active de l'homme, par son travail personnel rendu efficace en fonction de son intérêt et par le service social amélioré qui en dérive, est seule capable d'unir les hommes, tandis que la propriété capitaliste ne parvient qu'à les séparer.

On n'a pas manqué d'objecter à Thibon que sa sociologie s'inspirait avant tout de considérations tirées de la vie de l'agriculteur et des petites communautés paysannes ou artisanales. On a brandi devant lui l'argument du progrès matériel de la technique industrielle, de la nécessité de vastes groupements humains, etc... Mais Thibon a bien situé le problème, surtout devant " l'ère atomique " qui s'ouvre devant nous " Les possibilités matérielle offertes à l'homme ont grandi depuis plus d'un siècle dans des proportions hallucinantes, tandis que ses facultés biologiques et spirituelles n'ont pas changé et ne peuvent pas changer. La technique le dote de rallonges extérieures presque..indéfinies, mais elle ne saurait, avec tous ses efforts, ajouter une coudée à sa stature intérieure " Alors que l'on ne songe qu'à se réjouir "du nombre et de la qualité des mets offerts par la technique" Thibon, avec son admirable sens humain, pense aussi " à la capacité des entrailles des convives et au temps nécessaire à la digestion ". Il est trop clair que cet aspect moralement inassimilé (et peut-être inassimilable) de la technique ne peut se résoudre par un facile lyrisme sur" le Progrès ". L'équipement industriel et commercial du monde impose à l'homme, comme dit Bergson, " un supplément d'âme " au moment précis ou ses ressources spirituelles semblent se tarir. D'où le contrôle universel de" ce monstre froid entre les monstres froids " qu'est l'Etat se substituant aux défaillances des personnes. Un tel problème semble bien actuellement insoluble et Thibon l'a seulement posé. En tout cas, il est sûr que l'étatisme ne l'a pas résolu et ne le canalise que pour la guerre l'expérience récente l'a prouvé. Il est possible que l'humanité en triomphe, mais ce serait en refusant l'anonymat grandissant de ces immenses collectivités étatisées on l'entraîne le gigantisme de la technique inassimilée, et, comme l'affirme Thibon, en bâtissant une société telle qu'on puisse s'élever « de petit groupe en petit groupe », par une dècentralisation et un fédéralisme articulés, " jusqu'au sommet de la hiérarchie, sans qu'à aucun degré le contact humain fût perdu " ." Les hommes ne sont pas nés pour aimer les grandes choses ", disait Vauvenargues. Thibon ajoute: " Ou plutôt ils sont nés pour aimer les grandes choses à travers les petites." N'est-ce pas là l'écho de la parole évangélique : qui fidelis ira minimo et ira majori fidelis est?
Nous ne prétendons pas avoir épuisé ici la richesse de la sociologie de Thibon. Nous avons simplement ouvert au lecteur la porte qui lui permettra d'y accéder.

Extrait de :- - La vie économique et sociale - - num. 3 , 1947.

 

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