Chroniques de Marcel de Corte
Le collectif n'est rien d'autre que le vide et Socialisme maladie de l'esprit maladie De l'Europe réelle à l'Europe mythique Marxisme et nationalisme arabe
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L'Europe, c'est-à-dire très exactement la chrétienté selon Novalis, ne pourra réagir qu'en opposant sont ANTIDOTE souverain: le catholicisme. ( Rémi Soulié dans Carl Schmitt, Un grand catholique. La presse Littéraire )
Les cultures se dessèchent lorsque leurs ingrédients religieux s'évaporent. ( Nicolas Gomez Davila. )
DE L'EUROPE REELLE A L'EUROPE MYTHIQUE De toutes les contrées du monde, c'est l'Europe qui accorde aux deux grandes lois qui gouvernent les peuples prospères l'enracinement par le bas et l'enracinement par le haut, le plus efficace tribut d'obéissance dont la décharge conditionne la réussite humaine dans la mesure des choses humaines. J'appelle enracinement par le bas, l'adhésion de l'homme aux réalités charnelles de l'existence journalière, à sa famille, à sons métier, à sa petite et à sa grande patrie. Sans doute ce consentement aux cadres de la vie quotidienne ne supprime-t-il pas tous les conflits et tous les aléas de la destinée. Mais il assure aux hommes, en les nourrissant au jour le jour de réalités communes, la cohésion nécessaire au déploiement d'une vie où les oppositions s'atténuent et, à la limite, s'effacent. Le sentiment qu'il existe des communautés de destin où nous sommes intégrés par naissance ou par vocation apaise les sursauts d'un moi toujours avide de se tailler une place unique dans l'univers. J'appelle enracinement par en haut l'adhésion de l'homme à une Foi religieuse et sa croyance en un Dieu transcendant. Le Christianisme a communiqué aux habitants de l'Europe un sentiment de la fraternité divine, un sens de la référence universelle des créatures à une source commune qui imprégnèrent jusqu'à leurs Instincts. Il est banal de dire qu'une religion de la création et de l'incarnation, tel le Christianisme, favorise au plus haut degré les relations entre les hommes. Un des caractères majeurs de l'Europe chrétienne est le respect pour ce qu'on appelle aujourd'hui, d'un terme bien ambigu, la.personne humaine. :I1 importe ,toutefois de souligner, à l'époque de confusion verbale où nous vivons et ou les hommes sont devenus des langues, que ce respect de la personne humaine ne procède en aucune manière des "droits" de cette personne - de tels " droits " dégénèrent aussitôt en luttes pour les affirmer - mais au contraire, puisque la personne a reçu gratuitement de Dieu tout ce qu'elle est et tout ce qu'elle a du simple fait de sa présence et de l'empreinte divine qui s'enfonce jusqu'en la dernière fibre de sa chair. Depuis les âges les plus lointains, comme l'a montré Fustel de Coulanges, l'Europe a vécu attachée au culte du foyer, au groupe familial, aux communautés sociales érigées sur ce modèle. Le Christianisme a patiemment et puissamment articulé entre elles toutes ces structures éparses. Il a réussi là où avait échoué l'Empire romain, justifiant le mot fameux de Belloc « L'Europe, c'est la Foi; la Foi, c'est l'Europe », parce qu'il sauvait la diversité d'origine et de situation des groupements humains, tout en faisant circuler en eux comme un sang dont le flot unique irrigue des organes différents, une sorte d'âme commune qui refoule les prétentions du moi à l'autonomie et au déchaînement de ses névroses aggressives. Ainsi, les habitants de l'Europe puisèrent-ils dans la terre des hommes et dans le ciel de Dieu ce minimum d'unité indispensable à des relations communes toujours disposées à se rompre si des facteurs qui échappent à leur arbitraire ne les scellent pas solidement, L'Europe autrefois était fière de ses châteaus, de ses paysages, de ses villes, de ses symphonies,de ses inventions, de son agitation et des progrès qu'elle faisait dans tout domaine. Traumatisée par le XXème siècle, l'Europe d'aujourd'hui affiche plus volontiers ses forfaits que ses hauts faits: elle s'applaudit de ne plus s'applaudir, elle est fière de sa honte, si fière qu'elle la donne en exemple à Israël. Nous sommes entrés dans cet âge singulier où les objets de la repentance européenne deviennent les destinataires de ses sermons... ...On accepte l'existence de l'Europe en tant que réunion atomisée de détenteurs de pouvoir d'achat... Deux oubli menace l'Europe: l'oubli de l'énnemi par l'humanisme et l'oubli de l'humanisme par la paranoïa.- Alain Finkielkraut - Les battements du monde - Pauvert.
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Marcel de Corte
Philosophie des moeurs contemporaines.. Sur le totalitarisme |
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