Adoption
Les
chiens abandonnés que l’on adopte sont nombreux et la tâche n’est pas
facile si les nouveaux maîtres n’ont pas conscience des embûches à éviter.
Si
l’on ne reçoit aucun renseignements sur la vie passée du chien, l’on
suppose qu’il était battu, qu’il a été jeté hors d’une voiture,
qu’il mourrait de faim et s’est enfui, …
Malheureusement,
c’est le sort qui est réservé à nombre de ces chiens. Mais ne vous préoccupez pas du passé du chien que vous
adopterez, concentrez vous sur son avenir.
Il
va de soi que les difficultés que le chien a dû surmonter ont affecté son
comportement, mais puisque vous l’avez adopté, vous devez avant tout le
considérer comme votre chien à vous et chercher à le comprendre dans son
nouveau cadre de vie.
Quand
l’on adopte un chien l’on pense souvent à ceci :
·
« Pauvre
petit chien, il me fait de la peine ! »
·
« Ne
le punissons pas, laissons s’adapter ! »
·
« On
peux encore attendre un petit peu avant de le dresser ! »
Les
chiens vivent dans le présent et non dans leurs souvenirs. Seules des sensations visuelles, auditives ou olfactives leur
évoquent des expériences antérieures (ex. : rouler un journal peut
rendre le chien agressif si dans son passé on le faisait obéir avec cet
instrument).
L’on adopte souvent un chien pour remplacer celui que l’on aimait et que
l’on est triste d’avoir perdu.
Voici quelques conseils pour faciliter l’introduction chez vous d’un
animal qui sera votre unique chien :
Il faut généralement un mois à un maître pour découvrir les habitudes
particulières d’un animal et s’en accommoder.
Le chien aura deux bonnes semaines d’avance car il aura déjà étudié
son nouvel environnement et, après avoir jugé qu’il convenait, il ne tardera
pas à tirer profit de vos faiblesses.
Un chien unique bénéficie d’une plus grande liberté de mouvement dans la maison, mais cela ennuie généralement le maître de le laisser seul dans la maison, alors que l’on n’a pas les mêmes scrupules avec plusieurs chiens.
Si l’on n’habitue pas un chien à rester seul, il peut développer un attachement excessif à ses maîtres au point qu’il sera impossible de s’absenter, ne serait-ce qu’un court moment. Plusieurs désagréments peuvent alors apparaître : le chien souille la maison, se livre à des destructions, aboie, hurle, gratte aux portes et aux fenêtres pour essayer de s’échapper et de nous suivre. Dans le pire des cas, il peut aussi s’auto mutiler.
Comme dit un vieux proverbe : « Mieux vaut prévenir que guérir… ».
Si vous adoptez un chien, imposez-lui dès le départ vos volontés, à plus forte raison s’il doit être votre seul chien.
Faites-lui sentir par tous les moyens qu’il est désiré, mais
assurez-vous de fermer les portes quand vous sortez.
Dès le premier jour, apprenez-lui qu’il aura une récompense à votre
retour s’il il a été sage en votre absence.
Les chiens savent mieux que les hommes établir des règles de cohabitation,
à condition, bien sûr, que les autorisions.
Il est préférable de procéder
aux présentations « hors territoire » et en terrain totalement
neutre, de sorte qu’aucun des chiens n’ait l’avantage des droits « territoriaux ».
Après avoir observé leur comportement alors qu’ils sont ensemble, tenus
en laisse lâche, et constaté avec satisfaction leur calme, laissez-les courir
ensemble. Si l’un d’eux montre
un attitude dominante, ne vous inquiétez pas, c’est normal.
Les réprimander pourrait retarder le processus naturel et inévitable.
Si le premier affrontement ou le suivant est préjudiciable à l’un
d’entre eux, posez-vous la question de savoir si le comportement des deux
chiens est compatible. Si vous
pensez que non, demandez conseils à l’éleveur ou la SPA avant de décider de
garder le nouveau venu.
Si le contact passe bien entre les deux chiens, il faudra veiller à ne pas
donner plus d’importance à un chien qu’à un autre.
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