Traditions et folklore de Pâques en Belgique : marche à bâton, pénitents noirs, chasses aux oeufs, ...

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Du côté cuisine :

Les recettes de Pâques

Belgique : terre de folklore

Outre frontières, la Belgique est réputée pour son folklore vivace et important, reflétant l'expression des citoyens : sociables, ouverts, fidèles au passé et à ses coutumes. Le folklore est aussi ancré que la tradition religieuse et Pâques annonce souvent le retour du printemps. Mais il est vrai que ce folklore est parfois trop méconnu des … citoyens belges !

A Tournai (Hainaut) , un marché aux fleurs a lieu le vendredi saint. Depuis 1825, les horticulteurs s'installent sur les quais de l'Escaut pour proposer leurs produits.

Chaque lundi de Pâques, les tournaisiens répètent « la Marche a bâton » au sommet du Mont Saint-Aubert. (Voir La Marche à bâton de Kain). Au XIVème siècle, il s’agissait d’un pélerinage expiatoire (expier = réparer une faute commise), auquel s’est ancré plus tard une coutume laïque, inventée par les gamins du pays, qui se donnaient rendez-vous « là-haut sur la montagne » pour en découdre à coups de bâtons. Cette marche est devenue bon enfant et est appréciée de tous.

Les traditions restent à l'honneur en cette ville dominée par ses cinq clochers (ceux de sa cathédrale Notre-Dame). Ville située sur l'Escaut, elle a connu un passé prestigieux et nombreux sont les musées, témoins d'un riche passé (exemples : musée du folklore, musée de la tapisserie, musée d'histoire et d'archéologie, …).

A Lessines (Hainaut), les pénitents noirs se donnent rendez-vous le soir du vendredi saint. Il s'agit d'une mise au tombeau du Christ, mais qui se passe différemment d’autres lieux. En effet, il n’y a pas de mortification. Cette célébration existe depuis 3 siècles. Lessines, située sur la Dendre, est connue pour être le lieu de naissance du peintre René Magritte en 1898. Elle possède de célèbres carrières de porphyre à ciel ouvert.

La procession des pénitents à lieu chaque vendredi saint.  Elle commémore la mise au tombeau du Christ.  Dans tout le Nord de l'Europe, elle constitue la seule manifestation évoquant l'enterrement du Christ.  Elle s'apparente avec les différentes processions de la semaine sainte dans le bassin méditerranéen (Espagne, Sicile, Corse, Sardaigne) où les pénitents portent Notre-Dame et le Seigneur vers sa dernière demeure.  L’aspect austère de cette célébration est salué par le ciel noir de la nuit …

A l'encontre de Furnes, qui célèbre le chemin de croix le quatrième dimanche de juillet, Lessines a conservé la date du calendrier liturgique, où ce vendredi reste le jour de la mort du Christ.  Ici, les pénitents ne portent pas de lourdes croix mais escortent le Christ gisant avant sa mise au tombeau.

La manifestation lessinoise date du XVème siècle, tandis que le premier chemin de croix de Furnes ne sortira que 150 ans plus tard.

Le rite funéraire débute par l'office solennel tiré de la liturgie du vendredi saint.  Le Christ gisant prend place devant l'autel, au même endroit que le cercueil lors de l'enterrement.  La lecture de la Passion, la vénération de la Croix sont entrecoupés par des airs de Bach, de chants d'invocations et d'espérance. A l'issue de l'office, les pénitents pénètrent à l'intérieur de l'église afin d'emmener le Christ vers sa dernière demeure.  L'édifice est plongé dans le noir. Les spectateurs prennent place le long du parcours funéraire.   L'éclairage public, les enseignes lumineuses, les étalages, tout s'éteint peu à peu au passage de la procession. En tête, on trouve la croix où sont attachés tous les symboles du supplice : la lance, l'échelle, l'éponge de vinaigre, le fouet, la couronne d'épines, les clous. Deux longues rangées de pénitents (la bure est l'habit de pénitence, la cagoule en permet l'anonymat) portent des torches de cire, éclairant le convoi funéraire qui s'avance lentement dans les rues du centre historique.  Ils précèdent le Christ porté à bras d'hommes au milieu des flambeaux et de l'encens, marque de respect pour tous les morts. Les pénitents frappent le tambour voilé de crêpe dont le roulement sourd alterne avec le crépitement des crécelles. De retour dans l'église, le prêtre fait la lecture de l'évangile qui fait le récit de la mise au tombeau.  Un dernier chant et ensuite le Christ est glissé sous l'autel jusqu'à l'année suivante. Dehors, les lumières des vitrines et enseignes se sont rallumées.  Pâques s'annonce déjà, l'hiver agonise et la nature renaît.  La vie va vaincre la mort... (Informations provenant d'une revue éditée par le centre culturel de Lessines en février 2000.)

A Lembeek, la procession de Saint-Véron se tient le lundi de Pâques, connue aussi sous le nom de « procession de la soldatesque ». Saint-Véron est réputé pour soigner les fièvres.

Les classiques chasses aux œufs et autres manifestations ont également lieu dans différentes localités. Et si Pâques vraiment marque le retour du Printemps, il devrait tomber encore plus tôt dans notre calendrier, ce serait pour le bonheur de la population …

 

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Pâques dans la tradition belge

Les symbôles de Pâques

Les traditions de Pâques dans le monde:

- La Pâque juive
- Pâques en Grèce


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