Conséquences prévisibles de l'existence d'un milieu énergétique universel 
La physique redécouvre donc l'existence d'un milieu énergétique universel, au travers d'un long processus dans
lequel la connaissance a progressé pour ainsi dire à reculons. Après l'oubli et le rejet de l'Ether à la fin du 19e
siècle, c'est par bribes théoriques que le concept d'un milieu universel renaît de ses cendres. (voir point 1) Un des
derniers obstacles, à mon sens purement conceptuel, sinon mental, qui empêche encore beaucoup de physiciens
de parler librement de l'énergie du point zéro en tant que source d'énergie possible, est la façon dont les théories et
les concepts actuels fondent ce qu'on appelle les "propriétés élémentaires": charge électrique, masse, champ de
gravitation, etc..
N'y aurait-il pas, dans le grand labyrinthe formé par l'ensemble des théories décrivant le monde, un oubli des
concepts fondateurs et des définitions initiales sur base desquelles les théories ont été bâties?
La complexité mathématique, sinon la confusion dans l'interprétation physique des unités élémentaires, ou encore
les contradictions mutuelles entre théories, tout cela ne créerait-il pas un brouillard mental empêchant de se poser
les vraies questions?
Marceau Felden s'étend longuement sur ce sujet dans son ouvrage"Le modèle géométrique de la
physique"(Masson, Paris, 1992).
On peut lire page 205:"(...)En effet, puisque toute interprétation dérive d'une hypothèse primitive (i.e. de
prémisses fondatrices), le choix de l'hypothèse situe l'interprétation correspondante dans une classe
épistémologique donnée de représentation. (...) Comment choisir les hypothèses primitives? La discussion précédente montre
que cette question redoutable ne conduit à aucune réponse rationnelle car, sui generis, elle est indécidable.
Cependant, lorsque le choix est fait, les conséquences qui en résultent ne sont pas indécidables! Or, très
curieusement, il existe peu de travaux sur ces interrogations , qui sont pourtant essentielles puisqu'elles
concernent les fondements de la science, donc les différentes représentations du monde qui en découlent."
Michel Spiro écrit, comme en écho à ces propos dans le "Pour la Science" avril 1996 ("Les impossibles en
physique des particules") en s'interrogeant sur la notion de particule élémentaire.
p. 12:"Cette notion de masse d'une particule ne traduit que notre ignorance de ce qui se passe à l'intérieur. Pour
la charge électrique il n'en est pas autrement. La théorie de la renormalisation montre qu'à chaque niveau de
complexité, on arrive à dégager des lois physiques pratiquement indépendamment de ce qui se passe
en-dessous.On sait bien que derrière cette complexité, il y a des constituants plus élémentaires, mais on arrive
à se débarrasser de cette physique en prenant un petit nombre de paramètres, dégagés des lois, qui résument ce qui se passe à
des échelles plus petites.(...) Similairement, la masse, la charge électrique d'une particule élémentaire, cache
notre ignorance des phénomènes à une échelle plus petite."
Il termine son article par une phrase qui en dit long sur la confusion qui peut exister :"La déraisonnable efficacité
des mathématiques reste une énigme, un mystère, du domaine de la métaphysique."
Je laisse le mot de la fin à Marceau Felden en citant un extrait du même ouvrage (op. cit.):
p. 223:"Notons enfin qu'une théorie complexe peut avoir un pouvoir prédictif fort mais une valeur descriptive
faible, càd un pouvoir explicatif et interprétatif effectif très réduit. C'est, à l'évidence, le cas de la plupart des
théories quantiques relativistes (et autres) actuelles. Aussi peut-on y rechercher des applications et utilisations,
mais probablement pas des interprétations pour des raisons que nous avons vues dans le texte qui précède."
Le tableau général de la physique actuelle baigne donc dans la lumière de sa propre confusion autoréférentielle. On le sait maintenant, l'hombre de l'indécidabilité chère au mathématicien Kurt Goedel plane et planera à jamais sur toute démarche scientifique rationnelle quelle qu'elle soit. Ce qui doit par contre évoluer c'est la prise de conscience de cet aspect des choses, qui fait partie intrinsèque de la démarche théorique comme sont réunies les deux faces d'une même pièce.
Dans tout ce qui est écrit ci-dessus, une chose de claire émerge : la nécessité de redéfinir clairement les notions d'énergie, de masse, de champ gravitationel et de charge électrique dite "élémentaire". Afin de faire avancer les choses, l'idéal serait de pouvoir disposer d'une théorie unifiée qui expliquerait pourquoi et comment, à partir d'une résentation idéalisée du vide, les particules acquièrent leurs propriétés dites élémentaires citées plus haut. Le postulat energie=matière perdra alors de sa signification au premier degré et l'on pourra par exemple enfin concevoir sans mal de tête l'existence d'un champ du point zéro doté d'une énergie propre et qui ne génère pas un champ de gravitation à faire s'effondrer l'univers sur lui-même en une fraction de seconde...
Daniel Tarnowski écrit ainsi, dans son long article "La masse et le vide", publié dans le Science et Vie de mai
1992.
p. 37:"Comment un champ peut-il être présent dans le vide sans la particule qui lui est associée? C'est une
question qui, il faut le dire, n'est pas encore totalement éclaircie par les physiciens. Mais le résultat est là: le
champ de Higgs donne une structure au vide."
En pratique
-Pour des raisons d'équilibre, et afin de préserver les "symétries" et les "invariances" de la théorie, un "pompage"
non isotrope d'énergie du point zéro devrait générer une force nette non nulle, ainsi que l'on souvent observé les
inventeurs pionniers dans ce domaine.(voir par exemple l'invention des canadiens Correa)
Quant au sacro-saint principe de la conservation de l'énergie nous approchons du jour où il sera enfin étendu à
l'ensemble matière+vide, ce qui représentera un grand pas épistémologique (et psychologique) en avant.
-D'un point de vue thermodynamique, les fluctuations du point zéro forment en quelque sorte le "tissu de base" des fluctuations thermiques, lesquelles s'ajoutent à celles du point zéro de manière cumulative. En cas de pompage de cette énergie du point zéro par quelque technique que ce soit, il faut s'attendre à voir apparaître quelque part une chute de température d'un élément particulier impliqué dans le processus, et ce d'une amplitude proportionnelle au pompage d'énergie utile obtenu.
Expérimentalement, il semble qu'effectivement certaines inventions fonctionnent "à froid", de manière inexplicable à première vue: observation de chutes de température de câbles, de bobinages, d'aimants, etc; contraire à l'application de l'effet Joule.
Marc HERMANS, © 2003
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