(Dernière mise à jour: 08/11/2008)


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René, missionnaire spiritain, est né dans la Moselle Luxembourgeoise (Ehnen, 8 mai 1919) et a gardé jusqu’au bout un profond attachement pour ce pays du sourire, du vin et du soleil. De ses parents, dont il aimait rappeler le souvenir, il a reçu une belle intelligence et un caractère heureux ; et des vignerons de Ehnen, il a appris l’optimisme prudent et la patience. Avec lui disparaît aujourd’hui le dernier d’un groupe de spiritains luxembourgeois bien soudés et qui avaient un bel enthousiasme pour la mission.
Il rejoint la congrégation (31/12/1939) à la fin de ses études secondaires et suivra sa formation au sacerdoce et à la mission durant les années de guerre. Il est ordonné prêtre à Gentinnes le 4 juin 1944. Et il part en Afrique dès 1946, où il exercera des fonctions d’enseignant et de directeur dans différentes écoles à Kongolo, Kaseya, Kabongo. Les rapports de l’époque disent qu’il est ardent au ministère et bon professeur. Il parle rapidement le kiswahili qu’il aime pratiquer encore 50 ans plus tard, lors des dernières années de sa vie. Il avait mémorisé un nombre important de chants religieux en swahili.
Rentré en Europe début des années 1960, il se refait à son pays, à sa langue, à son Eglise d’origine et reprend du ministère au Grand Duché de Luxembourg à Hoscheid, Roeser, puis à Ehnen. Il assure avec bonheur le ministère paroissial et donne des cours de religion dans les écoles. Il vivra ainsi, sans trop l’avoir choisi, hors communauté et loin de l’Afrique. Il en gardera toujours une sorte de nostalgie. En 1987, il refait même un voyage au Congo, avec le secret espoir d’y reprendre du service.
Ce voyage de 1987 sera un tournant dans sa vie. Il voit les effets d’une évolution qu’il n’a pas suivie de près, et reconnaît à peine ce pays qui, après de longues années de troubles et de guerres, connaît la pauvreté, la misère. Sa richesse, ce sont les hommes et les femmes qui gardent espoir ; l’Eglise locale est bien devenue africaine ; les façons de célébrer ont bien changé. René visitera Lubumbashi, Kolwezi, Manono, Kongolo, Katea. Il n’y a pas que des ruines : les communautés chrétiennes sont bien vivantes, conduites par des pasteurs congolais, les congrégations locales connaissent un magnifique essor. Il revient avec des sentiments partagés, convaincu en tout cas que, pour lui, il doit définitivement tourner cette page et trouver les moyens de soutenir autrement cette Eglise et ce pays où il a laissé une partie de son cœur.
Peu après, arrive l’âge de la retraite. En 1992, il rentre au bercail, à Ehnen, où il connaîtra encore de belles années, tout en continuant à rendre des services dans les paroisses proches. Il aimait recevoir des visites de confrères et reparler de l’Afrique.
En 2005, il
demande à revenir en communauté à Gentinnes. C’est un véritable nouveau défi. La
maladie, la faiblesse, la fatigue et parfois une certaine confusion ne
l’empêchent pas de se trouver rapidement de nouveaux repères. Parmi ceux-ci, les
temps de prière et les célébrations communautaires. Il y ajoute pas mal de
temps de prière personnelle, la récitation journalière du chapelet, seul ou avec
un confrère.
Durant ces dernières années, la communication est parfois difficile, mais reste bien réelle, à travers des phrases courtes, des sourires, des gestes chargés de sens. René ne se perd plus dans le détail et les nuances ou dans les phrases compliquées. Je vous lis certaines des réflexions qu’il faisait et que je notais :
« J’ai des moments de confusion,
c’est une grande souffrance. Heureusement, le Seigneur m’a fait le don de la
prière. Je vais prier à la chapelle et là je retrouve la paix. »...
« Je ne veux pas déranger. Pas de
régime de faveur. Je veux partager avec tout le monde. »...
« Je suis missionnaire spiritain pour toute ma vie »...
« Merci, merci de tout cœur »...
« Merci », c’est
sans doute le mot qu’il a le plus utilisé depuis qu’il est arrivé dans cette
communauté il y a trois ans.

Nous garderons de lui un souvenir lumineux, le
souvenir d’un homme qui a passé avec courage les étapes qui le rapprochaient du
Seigneur. Il a tout laissé, tout quitté, et il a trouvé l’essentiel, le
Seigneur, la joie de la jeunesse.
C’est à nous,
aujourd’hui, à lui dire merci pour ce témoignage plus éloquent que de savants
discours.
PRINTEMPS 2008
23 mars 2008
Bonne fête de Pâques à tous nos lecteurs.
"Credo in unum Deum", "Je crois en un seul Dieu"... On connaît ces textes, faits
dans le temps par des spécialistes.
Cette nuit on a lu à la messe un 'credo' fait par un groupe de jeunes, des
jeunes (11 ans environ) qui recevront bientôt la confirmation en tant que
chrétien 'adulte'. Ce qu'ils exprimaient ? La confiance dans la vie qui s'ouvre
à eux... Voyons cela (note: prenez le "nous croyons" dans le
sens "avoir confiance en" ...") :
En
route plein de confiance
Nous croyons à notre 'chez nous' : maman, papa, frères et soeurs.
Nous croyons aussi à notre famille : pépés, mémés, parrain et marraine, neveux
et nièces.
Nous croyons à notre animal : chien, lapin ou chat, hamster...
Nous croyons aussi à des amis en qui on peut avoir confiance. Ils nos aident ou
nous consolent quand on en a besoin. Et nous pouvons leur dire tout.
Nous croyons en Dieu qui, lui, nous rend la pareille. Nous croyons dans nos institutrices et nos instituteurs de l'école; ils nous aident et nous expliquent calmement ce que nous avons à savoir. Et nous croyons dans nos accompagnateurs dans le sport qui nous disent comment s'y prendre.
Le futur paraît garanti ainsi...
ETE
2008
21 juin 2008
On a fêté aujourd'hui dans le domaine du Mémorial la fête de la musique.
* De 16 h à 19 h une balade musicale par les " croqu'notes "
* De 19 h à 21 h un barbecue musical



* De 23 h à 00h 30
=> spécial son et lumière.
Le spectacle réalisé à l'aide de 4 lasers de 5 watts fut
époustouflant mais je n'ai pas pu prendre des photos...
Voici quelques photos de la façade et du Mémorial, illuminés par
des spots (couleurs alternées) :


La soirée fut magnifique et spectaculaire !
Joyeux dans l'Espérance
(extrait du n° 127, 3° trim. 2008)
Cliquez ici pour texte entier.
Retrouvailles
Ce jeudi 19 juin 2008, 47 ans plus tard…,
6 anciens élèves s'étaient donné rendez-vous à Gentinnes.
Accueillis chaleureusement par un "grand", Joseph Burgraff, leur "aîné" de 3
ans, (alors qu'eux, à l'époque, n'étaient que "moyens"), ils ont pu montrer à
leurs épouses ce charmant lieu de leur jeunesse studieuse.
Ces retrouvailles, agrémentées par la
présence sympathique d'André Maréchal et Alexis Loumaye (d'autres "grands"), se
moquaient de la grisaille de ce jour pluvieux; l'évocation de tant de bons
moments passés ensemble - au long de 7 années d'internat – a vite réchauffé des
cœurs déjà soudés par une amitié solide.
Herbert Paquay et Josiane, Jean Baquet et Cécile, Roland Lambot et Madeleine,
Paul Haubruge et Josiane, José Lepage et Thérèse n'avaient qu'un regret :
Philippe Descamps et Eliane avaient dû renoncer la veille, revenus de leur
pèlerinage de brancardiers à Lourdes avec une très méchante grippe.
Tous nous pensions connaître notre "collège" !
Joseph nous eut vite démontré que ce lieu
inoubliable regorgeait de merveilles insoupçonnées et souvent mises à jour par
son seul labeur persévérant (têtu ?) et infatigable : anecdotes sur l'histoire
de ce château, pièces de charpente "coudées" exceptionnelles, hall d'entrée doté
d'un majestueux escalier (+/- 1675 !) et enfin exposé dans toute sa splendeur…
Nous en sommes tous ressortis émerveillés, surpris d'avoir côtoyé si longtemps
tant de trésors cachés. Sans parler de la surprenante collection d'ânes de
Joseph, si fier – et avec raison ! – d'être, par ses origines, un "baudet de
Bertrix" !
Mille mercis et, promis, nous reviendrons
encore nous ressourcer à Gentinnes !
José Lepage, rhéto 1961
PS. Réflexion faite, j'ai décidé de ne pas imiter Joseph avec sa collection
d'ânes, moi qui suis, de naissance, un "macu de Sugny".
Des travaux eurent lieu autour du Mémorial début septembre 2008.


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