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(Dernière mise à jour:  04/08/2007)

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R.P. DE HERT Jozef

Né à Hoevenen (province de Antwerpen), 15/06/1907

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession: Orly (Fr), 08/09/1928
Sous-diaconat: Leuven, 15/04/1933
Diaconat: Leuven, 17/04/1933
Ordination sacerdotale: Leuven, 09/07/1933
Consécration à l'apostolat: Leuven, 08/07/1934
Voeux perpétuels: Leuven, 30/09/1931

Le Père Jozef De Hert, l'aîné des missionnaires tués à Kongolo, est né à Hoevenen (Stabroek), au centre des polders anversois. Il partait au Congo pour la première fois le 5 octobre 1934 (et la dernière fois, la 4°, le 19 mars 1961).

Dès son arrivée en 1934, il fut pris en main par le Père Gaston Van den Bulcke. Toute sa vie fut marquée par l'empreinte de ce vétéran du Congo. C'est le Père Gaston donc qui l'initia à la vie missionnaire (à Lubunda).
En 1940 le Père De Hert était à Kindu pour diriger l'école moyenne. Après son congé il devint supérieur à Lubunda, puis la Maison Mère le nomme supérieur principal des missions spiritaines au Congo (résidence à Kongolo), charge qu'il remplit pendant trois ans. Il dirigea ensuite la jeune mission de Sentery (Lubao, province du Kasaï). Puis, après un deuxième congé, il devint professeur au petit séminaire de Kongolo.

Esprit méthodique, il a formé des pléiades de moniteurs à Lubunda, des commis d'élite à Kindu et des fervents séminaristes à Kongolo.

En juin 1960, il était en Belgique et des amis l'avaient pressé de rester au pays, lui faisant valoir qu'il avait déjà donné tant de preuves de dévouement aux Congolais. " Je retourne, dit-il, ma place est là-bas, pas ailleurs. Au contraire, aujourd'hui plus que jamais, ils ont besoin de moi."

C'est, comme pour les autres victimes du drame, par la radio et la presse que sa famille, ses amis, ses connaissances, sa congrégation, apprirent l'affreuse nouvelle du drame de Kongolo...

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Naar de "Gazet van Antwerpen", op bezoek bij dhr Petrus De Hert (broer van Pater Jozef) in Stabroek
De schoonzus van Pater Jozef barstte in snikken uit: "Kort voor Kerstmis ontvingen wij nog een brief van hem. En weten dat hij nu op afschuwelijke wijze werd vermoord... Hij hield zoveel van ons allen. Toen hij vorig jaar op 19 maart voor de vierde maal vertrok, wuifde hij nog van de trappen van het Sabenavliegtuig naar ons, als wilde hij zeggen: 'tot over enkele jaren' ".
Pater de Hert vertrok de eerste maal op 5 october 1934. Dertien jaar verbleef hij in Congo zonder terug te keren, omdat dit onmogelijk was wegens de oorlog. In 1947 kwam hij terug. Nog eens een verlof enkele jaren later. En dan zijn laatste verlof einde 1960.
" Nu ik zijn laatste brief herlees", zegt mevrouw De Hert-Dingeman, " klinken sommige woorden als had hij een voorgevoel van wat hem in Kongo te wachten stond. Hij schreef immers: 'Het wordt hier kop of letter met de politieke toestand' "...

Uittreksel uit de 'Postiljon', mei 1968 (jaargang 20, 1° 2)
Jeugd

Jozef De Hert, vierde van vijf kinderen, werd te Hoevenen geboren op 15 juni 1907, zoon van Petrus De Hert en Maria Adriaansens (toen waren de eerste vier missionarissen van de H.Geest op weg naar de missie waar Pater De Hert hun apostolaat later zou voortzetten).
In zijn kinderjaren is Jozef weinig thuis geweest door het overlijden van zijn vader in 1909. De kinderen werden gescheiden. In 1914 werd hij in het Gesticht van St Hiëronimus te Sint-Niklaas geplaatst. In 1918 vertrok Jozef naar de Apostolische school van de Paters Jezuïeten te Turnhout voor zijn middelbare studies.
Roeping
Na zijn humaniora kwam Jozef in contact met zijn dorpsgenoot Pater Constant Van Hoof, Spiritijn. Zo heeft hij zich aangeboden bij de Paters van de H.Geest. Op 8 september deed hij zijn professie in Orly (Fr), internationaal noviciaat van de Paters van de H.Geest. Volgde dan de priesteropleiding in België. Op 9 juli werd hij priester gewijd te Leuven. Na een laatste jaar studie werd hij benoemd voor de missie van Belgisch Kongo en vertrok te Antwerpen op 5 october 1934.
Missionaris
Van 1934 tot 1940 was Pater De Hert leraar aan de normaalschool van Lubunda; vervolgens, tot 1947, aan de middelbare school van Kindu. Na zijn eerste verlof in België werd hij aangesteld tot procurator van het bisdom Kongolo. In 1951 werd hij benoemd tot principaal overste van de Paters van de H.Geest in Belgisch Kongo. Na drie jaar verbleef hij een tijd in de missie van Sentery (nu Lubao) om dan naar Kongolo terug te keren. Zijn laatste taak was het Klein Seminarie van Kongolo.
Op nieuwjaarsdag 1962 werd hij in Kongolo vermoord, samen met zijn medebroeders...

R.P. FRANCIS Pierre

Né à Sivry (diocèse Tournai), 11/12/1913

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Orly (Fr): 8/09/1933
Sous-diaconat à Leuven: 27/03/1938
Diaconat à Leuven: 11/06/1938
Prêtrise à Leuven: 10/07/1938
Consécration à l'apostolat: 9/07/1939
Voeux derniers à Leuven: 8/09/1936

In Memoriam

Une de ses soeurs écrit:

Il était entièrement donné à sa vocation et n'a jamais rien repris.
Sa vie est dominée à mon sens par une grande simplicité, un abandon total à la Volonté de Dieu, non pas par facilité ou philosophie, mais par volonté de plaire au Seigneur et d'accomplir ce qui lui était demandé.
Cette simplicité et cet abandon il les a forgés tout au long de sa vie et particulièrement dans ses années de Congo où il a donné sa plénitude, acceptant les différentes missions par obéissance bien souvent alors que ses goûts l'orientaient davantage vers le ministère de brousse que vers l'enseignement.
Un autre aspect de sa vie se résume dans la fidélité au moment présent, accomplissant ce qui doit être fait à ce moment-là, sans se laisser distraire afin de bien le faire.
Du début jusqu'à la fin sa dévotion et sa confiance en la Ste Vierge ne se relâchent pas, en mission il veille à introduire le culte marial. Dans toutes ses lettres il invite sa famille à prier Notre-Dame. C'est presque pour Elle qu'il fait exception car ce n'est pas dans ses habitudes de "prêcher" par courrier, ou, de vive voix lors de ses congés; non, l'exemple de sa vie a fait plus que ses paroles dans ce domaine, auprès des siens.
Il était hanté par tout ce qu'il y avait à faire en mission et regrettait qu'il n'y ait pas plus d'ouvriers.
Chaque nouveau départ en mission au Congo était un renouvellement de son sacrifice, car il est resté très attaché à sa famille et à la douceur du foyer.

Il ne demandait rien pour lui. Quand on voulait lui offrir quelque chose, il demandait l'un ou l'autre petit cadeau pour un fidèle serviteur catéchiste ou autre du Congo, ou un peu de matériel didactique pouvant lui servir pour son enseignement.
Il était joyeux et savait profiter de la détente des vacances en Belgique sans jamais oublier qu'il y était pour préparer un nouvel effort au service des missions.
Pour autant que l'on puisse en juger hors communauté, il était un fidèle de la Règle de son Ordre et avait le souci de l'obéissance dans l'abandon.

De sa soeur Marguerite:

Dieu, dans sa grande bonté, l'a choisi.
Il part.
Toute la correspondance qu'il échange avec sa famille reflète le bonheur d'une âme qui se prépare à consacrer toute sa vie au service de ses frères dans le Christ, en pays de mission.
Durant toutes ces années de préparation, il fera souvent appel à la prière des siens, plus particulièrement à l'occasion de ses retraites, au moment des grandes étapes à franchir jusqu'à sa montée à l'autel. A l'approche de sa sainte profession, il leur dira: "Priez bien afin que se sois un vrai, un saint religieux et surtout Spiritain à jamais."
Plus tard, lorsqu'il sera au Katanga, loin d'oublier sa famille, il l'entretiendra souvent de toutes ses activités. Sa correspondance fera apparaître une âme entièrement soumise à la volonté divine. Désireux d'entrer en contact, le plus efficacement possible, avec l'âme congolaise, il s'était attaché avec beaucoup de persévérance à l'étude de la langue indigène.
Durant 23 ans, il se dépensera au service des noirs et ne voudra plus les quitter.
C'est au milieu d'eux qu'il offrira sa dernière messe, le Divin Moissonneur lui accordant l'insigne faveur de donner sa vie pour tous ceux qu'il avait aimés.

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.55-56)
Pater Pierre Francis was 48 jaar oud. Hij werd geboren te Sivry in Henegouwen waar zijn vader een juwelierszaak had. Tijdens de gevechten in het begin van de eerste wereldoorlog werd het ouderlijk huis in brand gestoken door de Duitsers, en het gezin zocht een onderkomen in het Luikse, te Amay.
In Gentinnes, waar hij studeerde, noemde men hem wel eens 'het haantje' ('le petit coq'), want zoals elke rechtgeaarde Luikenaar was hij dynamisch, vurig en onstuimig van aard.
In juli 1938 werd hij priester gewijd.
Een tijdlang bleef hij gemobiliseerd in België; ten slotte kon hij in januari 1940 naar Katanga vertrekken. Pater Daems, missionaris van de oude stempel, oersterk, geestdriftig en soms geweldig, leidde zijn eerste stappen in het leven van broessepater. Twee jaar lang reisde Francis de broessekapellen af in de streek van Malemba, waar hij vloeiend kiluba leerde spreken. In 1943 werd hij leraar, later direkteur aan de normaalschool van Lubunda. Na zijn verlof in België werd hij leraar aan het klein-seminarie van Kongolo waar hij vorming en onderricht gaf niet alleen door zijn lessen in de klas, maar door zijn leven als voorbeeldig kloosterling.

R.P. CRAUWELS Gaston

Né à Walem (dioc. Mechelen), 29/08/1923

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession: Cellule (Fr), 08/09/1946
Sous-diaconat: Leuven, 17/02/1951
Diaconat: Leuven, 19/05/1951
Ordination sacerdotale: Leuven, 08/07/1951
Consécration à l'apostolat: Leuven, 13/07/1952
Voeux perpétuels: Leuven, 08/09/1949

Après ses humanités accomplies à Lier, son noviciat à Cellule, ses études philosophiques et théologiques à Leuven, Gaston débarqua à Lubunda en 1952.
Un vénérable missionnaire, le Père Jan Van der Heyden, le prit sous sa houlette et le forma à l'apostolat congolais. Après quatre ans, Gaston quitta Lubunda pour les Baluba de Budi-Petchi, où une mission venait de s'ouvrir. Puis ce fut Ankoro, d'où les missionnaires blancs furent expulsés en août 1960.
Mgr Bouve nomma Gaston comme supérieur à Kongolo.

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Na zijn terugkeer in Kongolo vertelde Jérôme (de redder van Jules Darmont maar die de volgende dag of twee dagen later reeds naar een andere plaats werd gestuurd) wat hij kort na de moord van de soldaten-moordenaars had gehoord. Het volgende namelijk:
Toen de missionarissen onder slagen en stoten in rij opstapten naar de plaats waar ze zouden neergeschoten worden, bevonden Pater Gaston en Pater Louis Crauwels zich ongeveer in het midden. Gaston, wijzend naar Louis die achter hem ging, sprak een soldaat aan : " Wij zijn twee gebroers, van dezelfde vader en van dezelfde moeder. Vader is dood. Onze oude moeder leeft nog. Dood mij, maar laat deze die de jongste is leven opdat moeder nog iemand zou hebben." Doch Louis kwam onmiddellijk tussen en zei : " Nee, dood mij en laat hem leven; hij is de oudste". De soldaat aarzelde, niet wetend wat doen. Maar intussen kwamen ze voor de soldaten die gereed stonden om te schieten ... Toen begon de slachting ...

R.P. GILLES Pierre

Né à Etterbeek (Bruxelles), 6/06/1924

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Hotgné: 12/09/1944
Sous-diaconat à Leuven: 10/07/1949
Diaconat à Leuven (Leo XIII): 17/12/1949
Prêtrise à Leuven (M.S.C.): 4/03/1950
Consécration à l'apostolat à Leuven: 9/07/1950
Voeux derniers à Leuven: 12/09/1947

In Memoriam

Pour ses frères et soeurs et pour tous les membres de la famille, il fut toujours très affectueux, participant à chaque occasion à leurs peines comme à leurs joies et resserrant entre tous le lien de l'esprit familial.
Pour ses confrères et ses nombreux amis ensuite, ce grand missionnaire, à la figure douée et souriante, attentif à semer partout la paix, était un homme simple, humain, bon et compréhensif.
Là où se trouvait Pierre, là régnait la joie. Pour ses élèves noirs enfin : grand sportif à la carrure athlétique, il faisait leur admiration et leur fierté. Ses cours, soigneusement préparés, révélaient un esprit clair et méthodique.
Missionnaire décidé et généreux, c'est dans une foi profonde en Dieu, dans une confiance filiale en Notre-Dame, qu'il puisait le courage de faire face à son devoir, en souriant, et de réaliser ce qui fut toujours son idéal : SERVIR.

A sa dernière lettre, datée du 8 décembre 1961, il avait joint une photo des nouveaux fonts baptismaux de l'église de Kongolo. Sur les murs se détache une grande inscription " Allez par le Monde : Enseignez, Baptisez ".
Ce fut le programme de Pierre.
Il vient de signer de son sang, sa fidélité à le réaliser.

Louveteau et Scout de la Paroisse Saint-Antoine à Etterbeek, Routier au Clan de l'Aigle, Pierre entra en 1940 au service de la troupe du Collège de Gentinnes. C'est là qu'il entendit clairement l'appel de Dieu au Grand Service. Trois de ses anciens scouts tomberont avec lui à Kongolo.
En 1950, Pierre partait pour le Congo belge.
Professeur aux Ecoles Moyennes de Kindu et de Lubunda, puis à l'Ecole d'Assistants Agricoles de Kaseya, il fut nommé après un bref congé en Belgique, professeur de mathématiques, de sciences et d'éducation physique, au Petit Séminaire de Kongolo.
Sa vie entière sera la réalisation de sa devise sacerdotale :
" Rayonner la Joie du Christ en donnant la Paix aux Ames ".

Paroles de Scout:

C'est en 1941 que, venu du clan de l'Aigle (Etterbeek), Girafe souriante devint le premier chef de Troupe de la 22e Namur (la Troupe de Gentinnes). Il lança un appel à l'aide et trois autres (les trois mousquetaires) se joignirent à lui: Pie (l'actuel abbé Jacques Attout), Ramier (qui, pris par un boulot écrasant, dut abandonner) et Ourson.
Chaque dimanche les trois chefs venaient à Gentinnes, en bicyclette ou en train (quand il pleuvait vraiment trop).
C'est lors d'un camp (à Nafraiture) que Ourson (le futur Pères Gilles), ayant terminé ses humanités, manifesta à l'aumônier de l'Unité, son intention d'entrer chez les Pères du Saint-Esprit.

Le Père Pierre Gilles partit au Congo en 1950. Après avoir enseigné à l'école moyenne de Kindu, il rentra en Belgique pour faire sa régence scientifique à Saint-Thomas. A son retour en Afrique, d'abord professeur à l'école normale de Lubunda, il poursuivit sa carrière à l'école des assistants agricoles de Kaseya.
Sportif accompli, professeur d'éducation physique, grand amateur de football, il faisait la fierté de ses élèves quand il arrivait à 'empiler' à l'équipe adverse une série impressionnante de buts.
Peu loquace, Pierre était un homme d'action qui puisait dans une foi profonde le secret de sa constante jovialité.

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Uit "Het drama van Kongolo" (p. 52)
Pater Pierre Gilles, een blonde atleet met een altijd stralend gezicht en een onverwoestbaar goed humeur, had van jongsaf een apostelziel. Vanaf 1941 - Pierre was toen zeventien jaar en studeerde aan het St.Bonifatiusinstituut - kwam hij elke zondagmorgen trouw van Etterbeek naar Gentinnes, niettegenstaande de verkeersmoeilijkheden in oorlogstijd, om daar de jonge verkennerstroep van het kollege op dreef te helpen. Het kon dan ook niemand verwonderen dat hij later de studie van de wetenschappen vaarwel zegde en in het noviciaat trad.
In 1950 was hij klaar voor de missie. Na een eerste verblijf aan de middelbare school van Kindu keerde hij terug naar België om er het regentaat in de wetenschappen te behalen aan het St.Thomasinstituut te Brussel. Daarna werd hij leraar aan de normaalschool van Lubunda, vervolgens aan de Middelbare Landbouwschool te Kaseya in de buurt van Kongolo. Zijn jongens hielden van hem en bewonderden hem, vooral als hij tijdens een voetbalmatch een indrukwekkende reeks doelpunten scoorde. Het klinkt wellicht profaan, maar ik weet dat Pater Gilles het wel goed zal vinden als ik zeg, dat hij nu in de hoogste afdeling speelt ...

R.P. GILLIJNS Walter

Né à Steenokkerzeel (Humelgem, Mechelen, - B - ) 09/02/1932

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession religieuse: Gennep (Nl), 07/09/1952
Sous-diaconat: Gemert (Nl), 13/03/1957
Diaconat: Gemert, 11/05/1957
Sacerdoce: Gemert, 22/09/1957
Consécration à l'apostolat: 11/07/1958
Voeux perpétuels: Gemert, 18/09/1955

Walter fit ses études moyennes, philosophiques et théologiques aux Pays-Bas, et après son ordination sacerdotale, il suivit les cours de l'année catéchistique internationale à Bruxelles (à Lumen Vitae).
Dernier venu avant l'Indépendance du Congo (1960), il s'occupa des vingt classes primaires de la périphérie de Kongolo. Il s'adapta à merveille. Après trois mois de séjour, il fit sa première tournée de brousse. Il était plein de promesses. Il avait adopté le Congo et les Congolais. Il était troisième vicaire de la paroisse du St-Coeur de Marie.
Le Père Delcuve (S.J., directeur de 'Lumen Vitae') a écrit à l'annonce de la mort tragique du Père Gillijns : "C'est le premier de nos anciens qui accomplit son passage de ce monde vers le Père. Il a reçu la grâce d'y être associé d'une manière spéciale. Les événements douloureux dont il fut le témoin il y à quelques mois, lui ont rappelé que ce mystère était fondamental dans notre apostolat; c'est par la Croix que toute oeuvre de génération s'accomplit. Et maintenant le Père Walter vient de participer d'une façon définitive à ce mystère du Sauveur.
Sa mort, nous en sommes sûrs, sera pour sa mission et sa congrégation, une source de grâce."

Quelques jours avant sa mort, il écrivait à sa mère (26/12/1961):
Ce matin, ce fut mon tour pour prêcher. Il règne ici une très forte tension, mais les gens viennent plus régulièrement à l'église. Le jour de Noël, nous avons administré 50 baptêmes. Les gens sont gentils pour nous. La situation n'est plus pareille à celle de l'année dernière. En ce temps là, on s'opposait à nous, mais cela nous l'avons oublié depuis longtemps. Avec la poste, cela va mal; et avec le reste aussi, parce que, depuis septembre, nous n'avons plus vu un petit morceau de viande fraîche. Parfois, nous pouvons acheter un peu de gibier, mais cela revient beaucoup trop cher pour nous. Des pommes de terre ... je n'en ai plus vues depuis longtemps. Mais ne vous souciez pas de nous. Nous nous débrouillons. S'il nous arrive de temps en temps de prendre un poisson, nous sommes déjà très heureux (et dire que Walter ne peut voir du poisson ni de près ni de loin! ...). J'en ai pris un, la semaine dernière, d'un kilo et demi. Aujourd'hui, un des Pères est rentré avec deux poissons de près d'un kilo chacun. Vous voyez que nous nous débrouillons! Mais la tension : cela, c'est le pire.
Je dois terminer car la lumière s'éteint. Nous n'avons que deux heures de courant par jour. Ne soyez pas inquiets. Persévérez dans vos prières pour ce coin ci. C'est nécessaire. Au revoir. Que Dieu daigne vous bénir et nous fortifier."

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Uittreksel uit de 'Postiljon' (mei 1998, jaargang 22, n° 2)
Pater Gillijns zag het levenslicht te Humelgem (Steenokkerzeel) op 9 februari 1932. Toen hij zeven jaar was, verhuisde zijn familie naar Zutfen (Nl). Zo is het te verklaren dat Walter, die vanaf zijn acht jaar priester-missionaris wilde worden, op studie ging bij de Nederlandse Paters van de H.Geest in Weert en Gemert, waar hij op 22 september 1957 priester werd gewijd. Na nog een jaar studie werd hij benoemd voor Belgisch Kongo. Wegens zijn belgische nationaliteit kwam hij naar België om aan zijn militaire dienstplicht te voldoen. Tevens volgde hij een cursus catechese aan het instituut 'Lumen Vitae' te Brussel. Na zijn dood schreef de toenmalige directeur van dit instituut (Pater Delcuve, S.J.) over hem met bijzondere lof: "Ik was zeer gehecht aan Pater Gillijns".
In september 1959 vertrok Pater Gillijns naar Kongolo, waar hij de zorg kreeg over de twintig klassen van de lagere scholen uit de omgeving. Pater Gillijns heeft Kongo slechts negen maanden als belgische kolonie gekend. Het land was toen in volle ontwikkeling. Enkele dagen na de onafhankelijkheid braken onlusten uit, ook in het militaire kamp van Kongolo. De toestand werd nog erger in Noord-Katanga, waar in het bisdom Kongolo gelegen is. Moïse Tshombe had de onafhankelijkheid van Katanga uitgeroepen. De oppositiepartij, Balubakat, kwam daartegen in opstand. Zo werd het Tshombe-getrouwe Noord-Katanga van de rest van de provincie afgesloten. Kongolo had veel te lijden onder deze situatie.
In juli 1961 schreef Pater Walter :
"Wij zijn weer een jaar verder. Hier is het steeds de ene miserie na de andere. Vooral de ravitaillering is soms hopeloos. Nu gaat het weer wat beter; een pater is naar Lubumbashi kunnen vliegen om inkopen te doen (zie nota).
Daarbij is er de spanning van een soort guerillaoorlog van de rebellen. Die zitten nog steeds op enkele kilometers van Kongolo. Van onze missieposten blijven er maar drie meer over. De rest is geplunderd, vernield, verlaten. De gewone bevolking is niet tegen ons, maar de 'elite' kan geen blanke meer zien."

De missionarissen deden moedig verder : "we wachten af". In zijn allerlaatste brief naar huis van 26 december 1961 (zie hierboven) meldde hij : "Er heerst hier een geweldige spanning, maar de mensen komen beter naar de kerk. Met Kerstmis hadden we 50 dopelingen. De mensen zijn echt vriendelijk tegen ons. Met de post gaat het slecht. En vooral met het eten". En verder schrijft hij : "Blijf voor hier bidden : het is nodig. God sterke u en ons. God zal ons sterken om al dit leed te dragen".
God heeft hem de sterkte gegeven voor de gave tot het uiterste, het offer van zijn jonge leven. Op nieuwjaarsdag 1962 werd hij met 19 confraters neergeschoten in het militaire kamp van Kongolo.

Nota: Het gaat over Pater Michel Vanduffel (van de Kangoy-parochie). De Kangoy is niet zo ver van het vliegveld.
Noord-Katanga was zo goed als afgesneden van de rest van Onafhankelijk Katanga zodat de plaatselijke winkels niet meer konden worden voorzien van koopwaar. Het was dan ook een zeer moeilijke periode voor de bevoorrading. Pater Michel sprak daarover met de piloten van de militaire vliegtuigen van Katanga die nog in Kongolo landden. En, op voorstel van een piloot, kon Michel een keer meevliegen tot Elisabethstad, en met een ander, met inkopen van Michel volgestouwd vliegtuig, terugkomen. Zo komt het dat de missie goed voorzien was van voedsel e.d. toen de moordpartij gebeurde...

R.P. GODEFROID Jean-Marie

Né à Ixelles (Bruxelles), 25/10/1931

Décédé à Kongolo, 1/1/1962

Nationalité: belge

Profession à Cellule (Fr): 8/09/1953
Sous-diaconat à Leuven: 12/10/1958
Diaconat à Leuven: 19/10/1958
Prêtrise à Leuven: 20/12/1958
Consécration à l'apostolat à Leuven: 19/07/1959
Voeux derniers à Leuven: 8/09/1958

Jean-Marie Godefroid, n'avait que trente ans et seulement quatorze mois d'Afrique.
Il était né à Bruxelles le 25 octobre 1931, en la fête du Christ-Roi, troisième enfant d'une famille qui en compta six. Très jeune, il s'engagea dans le scoutisme, il y apprit la débrouillardise, l'endurance, la serviabilité et la joie chantante.

Le 17 octobre 1960 fut le jour de son départ missionnaire pour le Congo. Partir au Congo en ce moment était un véritable acte d'héroïsme. Ce pays avait accédé à l'indépendance le 1er juillet de la même année et se trouvait depuis lors en proie à des secousses terribles. Le Père Jean-Marie ne se faisait aucunement illusion sur ce qui l'attendait. A demi-mot, il fit comprendre la chose à son père qui consigna ses paroles prophétiques dans le gros cahier de famille, sans oser y croire.

La veille de son départ, il avait demandé à Dieu d'être rempli « d'humble amour, car c'est de cela que mes chers Congolais auront le plus faim, sans peut-être le demander ni le savoir ».

Le Père Jean-Marie trouve au Congo des conditions de vie extrêmement dures. Kongolo, au nord du Katanga, est situé dans une zone troublée. On y vit dans un climat énervant d'insécurité et d'arbitraire. La population souffre de la faim, des sévices et des massacres. Pendant des mois, les missionnaires ne sont reliés au monde extérieur que par de rares avions. Quelques jours après son arrivée, le Père Jean-Marie écrit : « Ce n'est pas gai, cette tension constante ». Les Pères aussi connaissent les privations de toute sorte.

Pour varier un peu le menu, le Père Jean-Marie entreprend d'aménager un jardin. Entreprise difficile : terrain ingrat, trop de soleil, trop d'eau, trop d'insectes, sans parler des tornades qui sans cesse menacent les jeunes pousses.
Ce jardin est bien une image du travail missionnaire dans le Congo indépendant. Les indigènes sont désemparés par le désordre et la guerre. Ils se montrent hésitants et méfiants. Attiré par des places d'employés bien rétribuées, plus d'un jeune homme quitte le séminaire. Le nationalisme, le racisme et le communisme risquent de tout ravager.
Et pourtant le Père Jean-Marie ne se décourage pas.
Il s'accroche au Seigneur qui reste le même, hier, aujourd'hui et demain. Comme si rien n'était, il donne ses cours au petit séminaire, enseignant tour à tour le grec, la géographie, l'histoire, les mathématiques, la religion. Tout en apprenant avec ardeur le swahili pour pouvoir aller vers les païens. Dès son arrivée en Afrique, il est nommé aumônier des Croisés et écrit régulièrement dans le « Kiungo », bulletin de la Croisade eucharistique au Katanga.

Ses jeunes croisés disaient de lui : « C'est Jésus-Christ qui est revenu sur terre habiter en lui ». Ses élèves l'appelaient « le Seigneur Jésus » ou « le frère de Jésus ». C'est qu'ils sentaient en lui une charité concrète et agissante.

Ses journées étaient remplies d'égards, d'attentions, de prévenances envers les autres. Il demandait à ses croisés d'avoir pour tous les hommes « l’amour et les attentions d'une mère pour son fils unique », « de se rendre mutuellement les plus humbles services, de se faire le serviteur humble, joyeux, prévenant et patient, de tous les autres », « d'imiter le Christ jusqu'à mourir pour les autres comme Lui».

Le Père Jean-Marie eut bientôt l'occasion de prouver qu'il était prêt à signer ces paroles de son sang. Le 31 décembre 196l, Kongolo est occupé par des soldats congolais. Ils arrêtent aussitôt vingt missionnaires, les torturent et les flagellent durement. Ils ne font pas mystère que c'est en qualité de prêtres catholiques qu'ils les malmènent ainsi. Le lendemain, ils les tirent de leur cachot, les flagellent à nouveau, puis c'est la fusillade.
Les Pères ne firent aucune résistance et allèrent à la mort avec un courage tranquille, en chantant : Christus vincit, Christus regnat... Ainsi le Père Jean-Marie est resté fidèle à lui-même. Toute sa vie il a chanté : comme scout, comme étudiant, comme missionnaire. Encore la veille, pendant que la ville était bombardée, il avait chanté des psaumes avec ses petits séminaristes. Que pouvait-il faire de plus beau que de donner à Dieu sa jeune vie en chantant ?

(Martin BENZERATH)

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.48)
Pater Godefroid was geboortig van Elsene. In het spiritijns college van Gentinnes, waar hij de laatste jaren van zijn humaniora deed, viel hij op door zijn openhartigheid en zijn geest van initiatief. Hij was een uitstekend student, met aangeboren kwaliteiten als jeugdleider en organisator, en met een fijne zin voor humor.
Na zijn theologie te Leuven en een kort interim als leraar in Gentinnes vertrok hij op 13 october 1960 naar Kongolo waar hij leraar werd aan het klein-seminarie.
Een van zijn laatste brieven (11/12/1961) eindigt met de bijna profetische noot : "De seminaristen bereiden zich voor op de examens. Wat ons, missionarissen, betreft : het ziet ernaar uit dat wij in de komende dagen ons groot examen voor O.L.Heer zelf zullen moeten afleggen." Dat examen kwam inderdaad ...
In een lange brief aan zijn ouders (17/12/1961) schrijft hij als slot: "Het hindert niet zo erg dat de waterdistributie niet meer functioneert, want we zijn toch in het regenseizoen. Binnenkort zullen we helemaal zonder electriciteit zitten, maar we halen het wel met onze voorraad kaarsen en met de zon ... in afwachting van het Rijk van het Licht."

Frère HEEMSKERK Adriaan

Né à Reewijk (Nl), 04/07/1900

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité néerlandaise

Noviciat à Baarle-Nassau, 1925-1927
Profession à Baarle-Nassau, 15/03/1927
Consécration à l'apostolat à Lubunda (Congo), 05/07/1930
Voeux perpétuels à Lubunda (Congo), 05/07/1930

Le frère Bernulphe (Heemskerk Adriaan) était né à Reewijk (Nl), le 4 juillet 1900. Il s'embarqua pour l'Afrique à 29 ans.
Avec le regretté Père Waegemans, le frère avait vécu de longues années dans la petite mission de Malela. La plantation de café l'absorbait entièrement.
On ne lui connaissait aucun autre talent, quand Mgr Haezaert, ayant besoin d'un conducteur de travaux pour la construction de son séminaire, fit appel à lui et il se révéla immédiatement un excellent chef de chantier. On lui doit la construction des principaux bâtiments du diocèse surgis après guerre : Sentery, Malemba et surtout Kongolo. Son activité était débordante et il réussissait à obtenir de ses équipes un rendement maximum.
En 1960 il était venu prendre en Belgique un congé bien mérité.
En automne il était reparti pour Lubunda afin de poursuivre la construction de la résidence des Frères de Notre-Dame de la Miséricorde de Tilburg. Ces Frères étaient chargés de l'école normale de Lubunda. Arrivés récemment en Afrique, ils avaient eu à souffrir de sévices graves en octobre 1960. En juillet 1961, ils étaient revenus en congé régulier aux Pays-Bas et n'avaient pu regagner leur poste en raison des événements.

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Uit de "Postiljon", september 1998 (n° 3, année 22)

Adriaan Heemskerk werd op 4 juli 1900 geboren te Reewijk (Nl). Na het herstel van een arbeidsongeval trad hij als broeder binnen in het noviciaat van de Paters van de H.Geest te Baarle-Nassau (Weelde-grens). Hij kreeg er de naam Bernulphus en mocht na drie jaren voorbereiding vertrekken naar de missie. Op 28 december 1927 scheepte hij te Antwerpen in met bestemming Belgisch-Congo.
Met Pater Paul Waegemans leefde hij jaren lang in de kleine missie Malela, waar hij de zorg had voor de koffieplantage, die zowat de enige bron van inkomsten was voor het bisdom.
Toevallig ontdekte Mgr Haezaert dat Broeder Bernulf nog wel meer pijlen op zijn boog had. De bisschop moest een kleinseminarie bouwen en hij zocht iemand die de leiding van het werk op zich kon nemen. Vanaf de eerste dag ontpopte de broeder zich als een uitstekend werkleider. Aan hem zijn de belangrijkste gebouwen te danken die na de oorlog in het bisdom Kongolo werden opgericht: Sentery (Lubao), Malemba en vooral Kongolo. Hij verstond de kunst om de zwarten te doen werken, wat geen geringe verdienste is.
Na zijn verlof in 1961 vertrok hij naar Lubunda om verder te werken aan het woonhuis van de Fraters van Tilburg, die de normaalschool kwamen overnemen. Toen de opstandige troepen van Gizenga Katanga binnendrongen werden de normalisten naar huis gestuurd. Met Pater René Tournay vergezelde Bernulf de studenten naar Kongolo. Het was dus bij toeval dat hij op 31 december 1961 in Kongolo was.
Einde 1960 schreef Broeder Bernulf reeds in één van zijn brieven : "Het is treurig om zien hoe in ons bisdom, waar ik drieëndertig jaar heb gewerkt, in enkele maanden bijna alles is verwoest. Wij trachten te hopen, dat uit de puinen van de verwoesting nieuw leven zal opbloeien tot redding van de sukkelaars, voor wie wij naar hier zijn gekomen. Mag ik u vragen te bidden, dat onze zware beproeving mag voorbij gaan en dat we opnieuw aan de slag kunnen gaan om op te bouwen wat zo zinloos verwoest werd ?" Deze verwoestingen waren aangebracht door de Balubakat, in opstand tegen Tshombe, die in juli 1960 Katanga tot een onafhankelijke staat uitgeroepen had.
Broeder Bernulf zou niet meer opnieuw aan de slag kunnen gaan. Op 31 december 1961 werd hij met 20 Paters gearresteerd, naar het militair kamp gebracht en daar op nieuwjaarsdag 1962 samen met 19 confraters neergeschoten (Pater Darmont ontsnapte als bij wonder aan het bloedbad).

Uittreksel uit een brief die Bernulf op 15 october 1961 schreef (van uit Lubunda):

Ik wist die nacht (13 october) nog niet dat we van 4 uur 's morgens in oorlog waren met de UNO. Zonder iets te zeggen, en tegen alle wetten en voorschriften in, schoot de UNO om 4 uur die morgend het radiostation in Elisabethstad in stukken en nam al de officiële plaatsen en gebouwen in beslag. De UNO had gedacht in enkele dagen de Katanga in te nemen en te onderwerpen aan de regering van Leopoldstad. Er werd op geen grote tegenstand gerekend omdat ze zelf zwaar bewapend waren en een groot leger hadden. Maar Mijnheer Tshombe bleef op zijn post en leidde de weerstand vol vertrouwen op God. De gevechten duurden van de 13° tot de 21° september. Toen bevool de UNO de wapenstilstand omdat de Katanga toch zo goed als verloren was. De soldaten van de Katanga vochten als leeuwen voor hun vrijheid; de UNO vond het een zinloze oorlog en de UNO-soldaten wisten geeneens waarvoor ze vochten. Jammer dat er aan beide kanten veel gesneuveld zijn.
De Katanga die een overwegend christelijke regering heeft wilde zich niet stellen onder de communistische regering van Leopoldstad al moesten ze dan vechten tot de laatste man; als dat gebeuren zou dan vliegt de hele kopermijn van Elisabethstad, Jadothstad en Kolwezi in de lucht want alles is daarvoor goed voorbereid. Er staan ook 150.000 inlanders met hun ruim 200 chefs gevechtsklaar om te voorkomen dat de UNO het communisme in de Katanga laat binnenkomen.
Bij ons in Lubunda is het kalm, rustig en ik werk regelmatig door aan het woonhuis van de Fraters van Tilburg. Het is onder dak en de plafonds zijn al klaar en er zijn ook al 7 van de 14 kamers bezet met kalk. Alleen de Fraters zijn nog niet gekomen, omdat sinds de 13° september geen vliegtuigen van de Sabena in de Katanga komen. Woensdag, 11 october, is de kweekschool begonnen met 74 studenten, allen intern, wat wel wat moeilijkheden meebrengt voor het eten, doch het zal ook wel gaan...

R.P. HENCKELS Albert

Né à Sampont (Hachy), 14/11/1922

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Hotgné: 24/09/1948
Sous-diaconat à Leuven: 13/07/1947
Diaconat à Leuven: 20/12/1947
Prêtrise à Leuven: 21/02/1948
Consécration à l'apostolat à Leuven: 11/07/1948
Voeux derniers à Leuven: 24/09/1945

(Paru dans sa paroisse de naissance)

Il restera toujours pour Sampont une des plus belles figures dont la paroisse sera toujours fière. Les parents qui l'ont connu raconteront souvent et pieusement la vie toute simple mais si noble de ce missionnaire. Tous ceux qui l'ont connu, qui l'ont côtoyé, gardent de lui un souvenir impérissable : sa bonté, sa gentillesse, sa serviabilité et sa profonde piété seront des exemples pour nous tous et pour les enfants. Il avait un sens extraordinaire du devoir fidèlement accompli.

II est né à Sampont le 14 novembre 1922, et y fut baptisé le 17 du même mois par l'abbé Nic. MULLER.
II perdit sa maman alors qu'il avait 4 ans seulement.
Il commença ses études avec courage et persévérance malgré les épreuves que la vie ne lui a pas épargnées.

Au collège de Gentinnes, il reçut le sacrement de Confirmation des mains d'un évêque missionnaire, Mgr Haezaert, vicaire apostolique du Nord-Katanga. Ce sacrement lui donna le caractère de soldat du Christ, et l'idée de s'enrôler dans la milice de choc du Christ, dans l'armée missionnaire, s'enracina de plus en plus dans son coeur généreux. Ainsi, d'année en année, il se rapprocha de son Maître, et le 13 juin 1974 il se donna tout entier au Seigneur en recevant le Sous-diaconat à Louvain. Le Sacerdoce lui fut conféré le 21 février 1948, et il put venir à Sampont célébrer sa première messe solennelle dans son village natal, le 18 juillet de la même année.
Sa grande intelligence, le fit désigner par ses supérieurs pour suivre des études de pédagogie à l'université de Louvain, où il conquit le grade de candidat.

C'est en 1953 qu'il put réaliser vraiment le rêve de sa vie : il part pour le Congo Belge, et il y travaille à la mission d'Ankoro (Katanga). Peu après, il est nommé inspecteur des écoles du diocèse de Kongolo. C'est à ce poste et dans cette ville, qu'il trouva la mort tragique que nous connaissons.

Sur le souvenir de ses prémisses le Père Henckels avait choisi comme texte la parole de St Jean : 'Rendre témoignage à la Lumière".

Toute sa vie fut un véritable témoignage à la lumière du Christ et Dieu l'a finalement appelé à la "Grande Lumière" du ciel. Un autre texte de son souvenir : 'La vie du prêtre doit être le don total de soi-même pour le salut des âmes'. Idéal magnifique que, jeune prêtre, il avait conçu et qu'il a entièrement réalisé; jusqu'au don total de sa vie.

La disparition du Père Henckels nous affecte tous profondément, mais au fond de nous-mêmes, nous avons à son sujet un sentiment de fierté.
Nous pouvons le pleurer, bien sûr, mais nous devons aussi nous réjouir car le bonheur éternel dans lequel il est entré si glorieusement le Jour de l'An, pour recevoir du Christ sa récompense, nous pouvons l'envier surnaturellement. Sa vie apostolique fut courte, trop courte, mais combien elle fut bien remplie.

'Le sang des martyrs est une semence de chrétiens' - Dieu a voulu un grand sacrifice, pour la rédemption du Congo. Il a choisi ses victimes.
Et le sang de ces nombreux martyrs sera, sans aucun doute, une source de rédemption pour les âmes. Sampont a désormais au ciel un protecteur, un ange gardien. Nous pouvons le prier, comme nous devons prier pour lui. Puisse notre jeunesse et nos enfants comprendre la grande leçon que nous donne la vie admirable du Père HENCKELS !

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.55)
Pater Albert Henckels uit Sampont (in de buurt van Aarlen), werd geboren op 14 november 1922. Nog zeer jong verloor hij zijn beide ouders.
Bij de Paters van de H.Geest te Gentinnes en te Leuven deed hij schitterende studies.
Na zijn priesterwijding behaalde hij de kandidatuur in de opvoedkunde aan de Universiteit van Leuven.
Bij zijn aankomst in Kongolo in 1952 werd hij directeur van de lagere onderwijzersschool, tot hij in 1958 belast werd met de inspectie van het onderwijs in het gehele bisdom. In 1959 kwam hij voor zes maanden naar Europa. De parochianen van Hachy en Fouches, twee kleine dorpjes in de provincie Luxemburg waar hij zijn verlof doorbracht en zeer gezien was om zijn innemende goedheid, zijn zachtheid en geduld, betaalden zijn terugreis. "Bidt voor mij, zei hij bij het afscheid tot zijn vrienden, bidt voor ons, bidt voor Kongo, want binnen korte tijd zullen wij moeilijke uren beleven". Ook hij was toen reeds bereid voor het grote offer.

In zijn laatste brief van 14 december 1961 schreef hij : "Wij zijn in Gods handen, wij hebben vertrouwen in Hem, wij bidden. Ons kerstfeest zal niet zo vrolijk zijn als gewoonlijk... De gevechten naderen tot op 120 km. De toestand is kritiek, want we zijn totaal afgezonderd; maar alles is hier nog normaal... We houden vol zolang we kunnen. De toestand is niet rooskleurig... De bevolking heeft erg te lijden, ook van honger."

R.P. HENS Jozef

Né à (West)malle (diocèse Antwerpen), 03/05/1910

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession: Orly (Fr), 08/09/1930
Sous-diaconat: Leuven, 10/03/1935
Diaconat: Leuven, 22/04/1935
Ordination sacerdotale: Leuven, 07/07/1935
Consécration à l'apostolat: Leuven, 05/07/1936
Voeux perpétuels: Leuven, 15/09/1934

Parmi tant d'autres qualités, en voici une qui caractérise bien le Père Hens: c'était la bonhomie personnifiée...
Il fit ses premières armes (1936) à Malemba-Nkulu, grosse mission de 80.000 Baluba où il fut initié par l'infatigable Père Declercq. De là il va à Ankoro (1940), puis à Kongolo (1943) comme 'Père routier'; ensuite à Kibombo (1946) et Kindu.
Rentré en congé en 1949, l'inaction lui pesait lourdement. Il apprit qu'il pourrait rendre service au collège de Gentinnes. On avait besoin d'un chauffeur pour l'auto chargée du service de films missionnaires. Pendant des semaines, il sillonna les routes de Wallonie. Bien des maisons du pays de Liège, ou des fermes perdues au fond des Ardennes, ont gardé le souvenir de ce Flamand paisible, au parler savoureux...
Les dernières années, Mgr Bouve se l'adjoignit comme secrétaire, et comme cérémoniaire.
Il servit son évêque avec un dévouement remarquable, veillant sur tous les intérêts matériels de la résidence épiscopale. Sa connaissance parfaite de la technique lui permettait en outre de rendre d'inappréciables services. Il accompagnait son évêque dans toutes ses pérégrinations. Malheureusement, quand celui-ci partit pour assister à la réunion plénière des évêques à Léopoldville, il ne fut pas du voyage. Il subit sa mort avec ses autres confrères restés à Kongolo...

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Uit de 'Postiljon', september 1996 (jaargang 20 n°3)
Pater Jozef Hens werd op 3 mei 1910 te (West)malle geboren. In september 1922 werd hij aangenomen in het missiecollege van de Paters van de H.Geest te Lier. Hij volgde er de lessen aan het Sint Gummaruscollege.
'Jefke' was een stille, teruggetrokken jongen, zacht van aard. Door ernstige studie en volhardende ijver slaagde hij jaar na jaar.
Na zijn humaniora trad hij in het noviciaat van de Paters van de H.Geest en legde op 8 september 1930 de kloostergeloften af (Orly, Fr).
Gedurende de zes jaren hogere studies ontpopte zich stilaan zijn persoonlijkheid. Hij legde meer en meer zijn schuchterheid af om de joviale confrater te worden die hij gans zijn leven is gebleven. Hij deed zich vooral opmerken door zijn gezond verstand. Zijn aanleg voor praktische zaken kwam tot uiting. Maar bovenal ondervonden zijn medebroeders een steeds groeiende dienstwilligheid.
Op 7 juli 1935 wijdde Mgr Ladeuze, rector magnificus van de Leuvense Universiteit, hem tot priester. Na een laatste jaar studie werd hij benoemd voor het apostolisch vikariaat van Noord-Katanga.

In de herfst van 1936 scheepte Pater Hens te Antwerpen in. Zwaar is soms het afscheid van de vertrekkende missionarissen. Maar Pater Jef was alles behalve sentimenteel. Zijn moeder, klein en vinnig, was het evenmin. "Als onze Jef weent, verdient hij een pak slaag," zei ze, "hij heeft toch wat hij altijd gewenst heeft." Inderdaad, Pater Hens wilde missionaris zijn. Missionaris zal hij zijn, gedurende zijn gehele verdere leven, 25 jaar lang.
Zijn eerste post - waar hij ook de meeste jaren heeft doorgebracht - was Nkulu-Malemba, in het hartje van de Balubastreek, een grote missie, uitgestrekt als België, met een bevolking van 80.000 mensen, een typisch, zuiver Afrikaanse missie zonder Europese ondernemingen. Men sprak er de taal van het volk: het Kiluba. Met hart en ziel legde Pater Hens zich toe op de studie van die taal. Jarenlang verzamelde hij woorden, spreuken, zegswijzen enz. op steekkaarten. Velen hebben begerig naar die schat gezocht. Helaas is alles tijdens de onlusten verloren gegaan.
Dank zij die taalkennis was het contact met de inlanders gemakkelijk en mede zijn gemoedelijke omgang won hij hun vertrouwen. Geheime zeden en gewoonten, zorgvuldig verborgen gehouden voor anderen, werden dikwijls voor hem ontsluierd. Regelmatig kreeg Pater Hens zijn beurt voor het broussewerk : de tocht van dorp tot dorp voor het toezicht op de catechisten, op de onderwijzers en het toedienen van de sacramenten. Over al dat werk werden schriften bijgehouden met soms zeer keurige verslagen over alles wat er omging.
Pater Hens was bekend als bekwaam mechanicus. De auto's werden met veel zorg door Pater Jef onderhouden. Ook de motorboot bewees vele goede diensten op de stroom onder leiding van de kapitein Pater Hens. Confraters deden beroep op zijn vakkundige hulp. Jef repareerde het voertuig maar gaf ook een praktische les over het onderhoud ervan, dan konden ze in het vervolg zelf hun voertuig in orde houden.
Later werd Pater Hens belast met de procuur van het bisdom. Hij bewees daar ontelbare en onschatbare diensten.
De laatste tijd was Pater Hens sekretaris en chauffeur van Mgr Bouve. Voor de bisschop van Kongolo was Jef een ware voorzienigheid. Moest hij Monseigneur over slechte wegen naar verafgelegen missies voeren, dan had Pater Jef alles geregeld, kon hij alles verhelpen. Met hem had men niets te vrezen. Hij, de eenvoud zelf, wars van alle ceremonieel, fungeerde als een puntig ceremoniemeester in de pontificale diensten. Op al die tochten wisten zijn confraters hem te belasten met allerlei reparaties en bestellingen.

Pater Hens vergezelde Mgr Bouve niet naar de conferentie van de bisschoppen te Leopoldstad, einde november 1961. Toen de bisschop na de conferentie, in Elisabethstad landde begon de oorlog tussen U.N.O. en Katanga. Meteen werd de verbinding van Kongolo met de buitenwereld verbroken. Pater Hens had op 26 november 1961 geschreven : "De rechtvaardigheid en de vrede zijn ver te zoeken. Rusland en Amerika rekenen niet op de Grote Baas; wij hier wel en we wachten dus rustig, vol moed en vertrouwen." Op 3 december schreef Jef nog : " we verwachten ons nog aan harde dagen. " Toen enkele dagen later een privévliegtuig de laatste blanken van Kongolo kwam halen, gaf P. Hens een vlug gescheven briefje mee : " Wij zijn hier nog altijd gerust en alles is hier rustig. Hoe lang nog ? Dat weten we niet. Tot later. "
Dat later is nooit gekomen. Op nieuwjaarsdag 1962 werd Pater Hens met al zijn confraters neergeschoten.
Het is zeker dat slechts een handvol soldaten van een opstandig deel van het nationaal leger schuld heeft gehad aan deze gruwelijke moord. Het blijkt echter uit feiten en omstandigheden, uit verklaringen van getuigen en van de daders zelf, dat zij, politieke aanhangers van een communistisch gezinde partij, gehoor gaven aan de leiders en een plan uitvoerden dat tegen de missie was gericht...

R.P. CRAUWELS LOUIS

Né à Walem (diocèse Malines), 23/12/1927

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession: Cellule (Fr), 08/09/1949
Sous-diaconat: Leuven, 18/04/1954
Diaconat: Leuven, 12/06/1954
Ordination sacerdotale: Leuven, 11/07/1954
Consécration à l'apostolat: Leuven, 10/07/1955
Voeux perpétuels: Leuven, 08/07/1952

Le Père Louis Crauwels suivit les traces de son frère aîné, fit les mêmes études et partit pour l'Afrique en 1955. D'abord professeur au petit séminaire, puis directeur des écoles primaires à la paroisse du St-Coeur de Marie, il dirigea aussi les oeuvres d'action catholique pour enfants : croisade eucharistique, scouts, etc. ...
Caractère enjoué, répugnant à la violence, Louis fit toujours face aux difficultés avec un entrain peu commun. Il s'y entendait pour remonter le moral de ses confrères. Et comme "père nourricier" de la communauté pendant cette période de restrictions, il réalisa des merveilles.
Le papa de cette famille de neuf enfants était décédé en 1951. La maman apprit la nouvelle tragique à Antwerpen, où sa fille la soignait pour une fracture du bras. Les dernières lettres des disparus dataient du 20 décembre 1961. Gaston et Louis restaient optimistes malgré, disaient-ils, les premiers survols de la région par les 'Canberra' de l'O.N.U.

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Een getuigenis van Pater Staf Leemans:
Louis was die zomer 1961 nog op verlof gekomen in België. In Walem kreeg hij brieven aan uit Kongolo, van zwarten die hem vroegen wanneer hij terugkwam. Pater Louis hield van de zwarten; het deed hem pijn dat hij ze zo misleid zag door een uit het westen ingevoerd en geraffineerd fetisjisme. Hij wist dat de toestand in Kongolo verre van rooskleurig was. Toch ging hij terug, op aanraden van zijn moeder : "Ga maar terug Louis, dan kunt ge onze Gaston helpen en mekaar steunen."
Pater Louis vertrok einde november; samen met Pater Vandamme. Hij kwam op tijd aan voor de grote uitverkiezing. Verenigd met zijn broer Gaston in het leven, in het priesterschap en in het apostolaat, trad Pater Louis ook samen met zijn broer binnen in de Zalige Eeuwigheid, op nieuwjaarsdag 1962. ...

R.P. LENSELAER Jean

Né à Nossegem (Diocèse Mechelen/Brussel), 30/10/1923

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Hotgné: 8/09/1945
Sous-diaconat à Leuven: 4/05/1950
Diaconat à Leuven: 3/06/1950
Prêtrise à Leuven: 9/07/1950
Consécration à l'apostolat à Leuven: 8/07/1951
Voeux derniers à Leuven: 8/09/1948

LE REVEREND PERE JEAN LENSELAER
(par son frère le Père Alfons Lenselaer).

Mon frère Jean arriva à Kongolo en octobre ou novembre 1951.
Il me suivait de deux ans en Afrique : il avait été retardé dans ses études et ne les avait commencées qu'après moi. De Stanleyville son avion avait continué sur Elisabethville et aurait dû faire escale à Kongolo. Il profita de son séjour à E/ville pour prendre quelques photos des principaux bâtiments : cathédrale, poste, église de la Kafumbe. Après quelques jours d'attente, il arriva à Kongolo et ne manqua pas de grogner contre le manque d'organisation de nos Procures, qui lui faisaient dépenser inutilement de l'argent, récolté à la sueur de son front : il s'était beaucoup déplacé pour arriver à se payer le billet de Kongolo. Il y était bien arrivé, puisqu'il s'était payé l'une ou l'autre bricole. En tous cas il était bien maigre et fatigué en arrivant à Kongolo.

Au cours de son voyage vers le Congo, il avait lié connaissance avec un jeune Père franciscain. Ils restèrent bons copains : à E/ville le père lui acheta des lunettes solaires, ce que mon frère considérait à l'époque comme un luxe. Plus tard ce même Père lui enverra des médicaments, lorsqu'il sera seul à Petshi.
Mon frère souffrait d'eczéma aux mains. (Il en souffrira de longues années avec des périodes de répit). Ce Père franciscain viendra même visiter mon frère à Petshi, car étant inspecteur des écoles, il devait passer près du Vicariat de Kongolo.

Je ne me rappelle pas grand-chose du séjour de mon frère à Kongolo. Je lui ai fait visiter la ville et ses environs : les petites paroisses, dont je m'occupais le dimanche, et parfois en semaine - recensement, visites à domicile, Kinkotonkoto et Tabora. Nous sommes allés en moto jusqu'aux Portes d'Enfer au nord de Kongolo et je n'ai pas oublié Mchanga où il y avait un petit village de pygmées.
Etant donné que depuis deux ans je n'avais plus vu de ses peintures, je lui demandai de me faire un spécimen : il me peignit la tête d'une jeune fille. Je l'avais encore à Kindu en souvenir de lui. Je me souvins aussi de la montre-bracelet qu'il m'offrit et des couleurs et pinceaux que je réussis à lui extorquer : il y tenait pourtant beaucoup. Il fut très généreux ; à Stan la douane l'avait taxé sur ces objets.
Sans doute l'ai-je questionné sur les membres de notre famille : maman, frères et soeurs ; les naissances et changements de maisons ; ce que notre frère Raymond devenait et comment sa peinture évoluait.

Le train et puis le bateau-courrier l'emmenèrent jusqu'à Ankoro, sa mission ou il n'arriva qu'un dimanche midi. Sur le bateau il ne voulut pas prendre son petit-déjeuner, se réservant la possibilité de dire la messe: il se trouva indisposé. Dit-il la messe ou non, je ne sais plus, mais il avait à coeur de la dire.

A Ankoro il n'eut presque pas d'occupation les premiers mois de son séjour. On lui permit de s'occuper du travail manuel avant les classes. Il vécut assez confiné : il devait apprendre le swahili, et il souffrit de cette situation. Il eut la possibilité de parler aux internes dont il reçut la charge de s'occuper. Il fit quelques essais de peintures du coin.
Plus tard, après plusieurs mois il fut capable de prêcher et confesser et même de donner quelques conférences spirituelles aux Soeurs. On le chargea d'Ankoro-Nord, et il s'octroya quelques parties de chasse nocturne avec des Grecs. En janvier 1952 j'allai le retrouver sur place pour y faire ma retraite. Je pus voir qu'il n'était pas très heureux, peiné d'être mis à l'écart des activités de la Mission.

En avril 1952, j'eus mon accident de moto à Kongolo. Je fus transporté par avion jusqu'à Albertville, accompagné par le père André Seyssens, On n'était pas très certain si j'en avais encore pour longtemps à vivre.
J'eus la joie de le revoir là-bas, mais il fallut bien deux télégrammes pour décider le supérieur à le laisser partir. Enfin il vint. Je pense qu'il est resté une dizaine de jours avec moi. Je pouvais déjà me lever et on allait s'asseoir sous une petite rotonde, couverte de chaume ou bien sur la barza de la chambre, d'où la vue sur le lac Tanganyika était splendide. Lui-même logeait à la mission à l'autre bout de la ville. Le plus souvent il venait à pieds jusqu'à l'hôpital, parfois deux fois par jour. Je me souviens d'une photo de deux petites noires, soeurs jumelles, qu'il prit le long du lac. Il commençait à se débrouiller très bien en swahili.

Je ne revis mon frère Jean qu'en mars 1954. A ce moment-là je devais rentrer en Belgique pour y être opéré. Alors que j'étais en clinique à Louvain en mai ou juin 1954, mon frère m'écrivit qu'il avait dû quitter Ankoro ; la raison semble-t-il c'est qu'il s'était mis en colère contre un élève et l'avait frappé. Les parents se portèrent en groupe vers la Mission et s'excitèrent contre mon frère. Sans doute le Père Supérieur eut-il du mal à retenir cette foule, et il fit quitter la Mission à mon frère. Il se dirigea sur Manono ou il resta quelques jours ; puis un télégramme mal conçu l'envoya à Kindu. De fait il s'agissait de Budi-Petshi.
Peu de temps après son arrivée à Budi, il alla à Petshi, où il resta seul, s'occupant des écoles et de la petite paroisse. Le Père André Remy l'y avait précédé. Mon frère n'y fut pas heureux ; il se plaignait de la solitude et du manque de nourriture.

Après mon retour en Afrique en novembre 1955, je fus placé à Kibombo. Le Père René Verlaine mon supérieur me permit d'aller rendre visite à mon frère. C'était les vacances de Pâques. Je m'y rendis en camionnette par Samba et Sentery. Mon frère se trouvait au gîte d'étape de Petshi chez des blancs de passage dans la région. Il vint me chercher car je ne connaissais rien de ce bled, et il faisait déjà nuit.
Mon frère me raconta sa vie à Petshi. Ses misères avec les enseignants et avec ses confrères. Comme moyen de communication il n'avait que son vélo. Vivant seul, il devait assurer le ravitaillement et l'argent pour les salaires des enseignants. Tous les menus objets devaient venir de Budi, même le pétrole pour sa lampe Coleman et son frigo. Son régime alimentaire n'était pas très brillant : il s'était rationné et c'est ici qu'il contracta l'eczéma aux doigts. Il en souffrira jusqu'à sa mort, et pourtant, pendant son congé en Belgique, il fut débarrassé de ses plaies aux doigts.
De son bled de Petshi il envoyait des légumes à Budi. Quand il en avait marre d'être seul, il prenait la route vers Budi, plus dure à l'aller qu'au retour, au total environ 60 km à grimper dur par une route en lacets dans la montagne. L'accueil à Budi ne l'enchantait pas trop : il se sentait un surnuméraire, aussi rentrait-il dans son coin de Petshi, le coeur gros.
J'ai rapporté plus haut qu'il était resté en bons termes avec un père franciscain. Après son passage, celui-ci ne lui envoya pas seulement des médicaments mais aussi de la viande et autres victuailles. Je ne fus donc pas le seul a avoir jugé son régime alimentaire insuffisant.
Jean entretint des relations très étroites avec une famille de colons éleveurs de gros bétail, des West-Flamands. J'ai accompagné mon frère cette fois-là et je fus frappé de la gentillesse de ces gens. Quoique mon frère ne possédât le flamand aussi parfaitement que le français, tous les Flamands que j'ai connus lui parlaient cordialement sans lui reprocher ses fautes d'expression.
De Petshi on alla un dimanche à Budi, où je trouvai les Pères Bodard et Remy. Un internat y était en construction. Mon frère avait aidé le Père Bodard au mesurage des fondations.
Mon frère me céda son agrandisseur de photos. A Petshi il ne pouvait l'employer faute d'électricité. J'ai conseillé à mon frère de demander son changement, étant donné qu'on ne pouvait nous laisser seul dans un poste sans notre consentement. Il ne donna pas suite à mon conseil, estimant que s'il demandait son déplacement, un autre serait forcé de le remplacer.

Quand il revint à Budi, il reçut la charge de construire des écoles de brousse, entre autres Kaloko. Il dut certainement transpirer gros pour arriver à bout des mesures. Il voulut faire du beau travail, mais le matériel qu'il recevait de Budi ne correspondait pas toujours à ses prévisions. On lésinait sur le ciment et aussi sur la qualité des bois de construction.
Il employait le seul moyen de transport que la Mission possédait en ce temps : une vieille camionnette Chevrolet, très poussive. C'est avec elle qu'il transporta les moellons, extraits sur place, et il eut plus d'une anicroche dans ses transports : le plateau de la camionnette cassé... Bref toutes les difficultés de la construction en plus du matériel défectueux. Ce temps de construction lui prit plus d'un mois. Il ne rentrait à la Mission de Budi que le dimanche, le reste de la semaine il la passait dans une case.
Ces années de Petshi et de Budi furent certainement les plus dures dans sa vie missionnaire.
Les temps changèrent lorsque le Père Crauwels Gaston devint supérieur à Budi. C'était un homme très compréhensif, très pondéré et tachant de faire plaisir à tout le monde. Depuis son arrivée à Budi, les Pères se relayèrent à Petshi : chacun y allant pour 15 jours ou une semaine.
Pendant le temps que mon frère passa à Budi, il fit très peu de ministère, ou bien en passant seulement. Ses lettres de l'époque ne me parlaient que de son initiation au ministère des vaches. Budi était une mission de rapport. Je ne sais pas ce qu'elle a rapporté de fait, mais sa situation était très propice à l'élevage.
Il y eut un jour un petit incident : mon frère ayant travaillé dur toute une matinée à la ferme, voulut faire sa sieste normalement ; mais un père fraîchement venu de l'Est Africain, bavardait sur la barza non loin de la fenêtre de mon frère avec un enfant. Plusieurs fois il demanda au père de cesser le bruit mais le potin continuait de plus belle : d'où l'enfant reçut une rossée et il s'en suivit une palabre avec le Père qui voulut de suite se rendre à Kongolo. Il partit à Kabongo en vélo pour y prendre le train. Mon frère alla le repêcher en cours de route avec le véhicule et le conduisit à Kabongo. Le Père fit son rapport à Mgr Bouve à Kongolo et cette histoire valut à mon frère les foudres de l'évêque qui le menaçait même de l'enfer... !

Et mon frère fut déplacé à Kabongo à la grande tristesse du Père Gaston Crauwels. Là il fut chargé de la brousse et des écoles de l'intérieur. Cette brousse était divisée en régions. Le Père A. Hermans, supérieur et mon frère avaient chacun une région.
Mon frère n'était ni mécanicien ni mathématicien, mais il savait employer ses mains et ne manquait pas de sens pratique. En plusieurs occasions il aida à des réparations, même compliquées comme à la boîte de vitesse d'une camionnette.
II apprit par télégramme qu'il était rappelé à Kongolo au début de 1959. Il ignorait la raison de ce rappel, les télégrammes ne lui ayant pas laissé un bon souvenir. Il s'attendait au pire : le retour en Europe, probablement sans raison précise, car il n'avait connu aucune difficulté à Ngoy-a-Mputu.

En réalité il était nommé pour la nouvelle Ecole Agricole de Kaseya, à une bonne trentaine de km de Kongolo. Il devait y enseigner le français et le dessin. L'enseignement ne l'enchanta jamais, mais en bon spiritain "paratus ad omnia" il se soumit. L'Ecole Agricole de Kaseya formait des assistants agricoles, des élèves d'un certain âge. Il n'écrivit jamais sur les élèves ni s'ils étaient dociles. Les professeurs qu'il rencontra à Kaseya furent les Pères Bodard, autrefois supérieur à Budi, Pierre Gilles et Albert Forgeur, et aussi le Père André Remy.
Après les cours et les préparations de classes, il circulait dans les villages environnants. Il y prenait des photos et des croquis. Il aimait la chasse et se perdit même en brousse dans les collines boisées où il dut passer une nuit à la belle étoile ; ce qui ne le découragea nullement pour des parties de chasse ultérieures. Kaseya fut abandonné en juillet 1960, à peine un mois après les Fêtes d'Indépendance. Abandon provoqué par un professeur européen qui vivait avec une congolaise ; il tira un coup de feu contre des gens qui passaient. Les Pères habitaient encore dans leur maison. On vint les prévenir que la population organisait une attaque de l'école et tous fuirent en brousse. Ce furent les paracommandos belges qui se trouvaient à Kongolo qui vinrent les prendre et les amener à Kongolo. Il y eut par la suite quelques tentatives de reprise de l'école par les Pères, mais l'insécurité augmentant, tout fut abandonné.

A Kongolo Jan enseigna au Petit Séminaire et reçut la charge d'une petite communauté chrétienne au-delà du fleuve Lualaba du nom de Keba, à deux ou trois kilomètres du Séminaire.
Il partit en septembre 1961 à E/ville pour des soins médicaux et le retour à Kongolo s'effectua avec le dernier avion de liaison normale. Et tous les Pères et membres de la Mission et du Petit Séminaire demeurèrent enfermés dans le Nord-Katanga qui deviendra leur tombeau.

Je reçus encore quelques lettres de mon frère que malheureusement je n'ai pas gardées, à part quelques-unes. De son séjour à E/ville il dit son peu d'optimisme quant à sa santé. Il recevait des injections et d'autres médicaments, mais sans grande conviction. Il avait le foie détraqué. Il continua à être traité à Kongolo, sans résultat. Il se plaignait de son ventre gonflé, conséquence sans doute de son foie malade. La maladie de maman et sa mort l'ont beaucoup tracassé, et il se plaignait d'être sans nouvelles à son sujet. Le jour de la mort de maman il lui écrivait encore. Ironie du sort, cette lettre arriva bien à destination, mais après l'enterrement.

Pour compléter mes souvenirs, je voudrais ajouter quelques notes qui aideront à tracer un portrait plus complet de Jan.

Pendant ses humanités il lui fallu beaucoup de courage pour continuer ses études. On lui proposa même d'abandonner la prêtrise, mais il n'accepta pas de devenir frère comme on le lui proposait. Malgré les rebuffades qu'il dut essuyer de ses professeurs, il tint bon. Il devint renfrogné et abattu pour ces raisons. Nous nous promenions souvent à deux le long de l'étang à Gentinnes après les scènes subies en classe. Il avait fort heureusement les nerfs solides: cela lui épargna la dépression.

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.54)
Pater Jan Lenselaer uit Nossegem was tegelijk met zijn tweelingbroer in het kollege van Gentinnes. Beiden zijn ze priester geworden; beiden hebben ze gewerkt in het missiebisdom Kongolo. Alfons verbleef op het ogenblik van het drama in een Parijse kliniek, waar hij verzorgd werd wegens de gevolgen van een auto-ongeval in Kongo.
Jan was 38 jaar oud en werkte sedert 10 jaar in de missie. De zwijgzame jongen had vroeger heel wat moeite gehad om zijn priesterstudies te kunnen beëindigen. Maar de jarenlange inspanning die hij zich gedurende zijn opleiding had moeten getroosten om zijn ideaal te bereiken waren voor hem een levensgewoonte geworden. Zo kwam het dat deze stille, onopvallende man een harde werker en een uitstekend missionaris geworden was; eerst in de moeilijke missie van Ankoro, later in Budi-Petshi, in Kabongo en in Ngoy a Mputu.
De troebelen van 1960 verrasten hem in Kaseya; in juli van dat jaar werd de middelbare landbouwschool, een prachtige maar pas op staatskosten gebouwde en ultramodern ingerichte instelling, totaal leeggeplunderd. Toen kwam Jan Lenselaer naar Kongolo, om de laatste maanden van zijn priesterleven te besteden aan het schoonste missiewerk bij uitstek: de vorming van de toekomstige inlandse priesters. Zij zullen zijn lessen nooit vergeten.

E.P. PELLENS Désiré

Né à Neerpelt (Limburg, diocèse Hasselt): 30/01/1920

Décédé à Kongolo (Katanga): 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Hotgné, 29/07/1940
Sous-diaconat à Leuven, 02/04/1945
Diaconat à Leuven, 08/06/1945
rdination sacerdotale à Heverlee (Leuven), 08/07/1945
Consécration à l'apostolat à Leuven, 14/07/1946
Voeux perpétuels à Leuven, 29/09/1943

Sixième d'une famille de quinze enfants ...

Le Père Désiré Pellens est né à Neerpelt, dans le Limbourg. Au moment de sa mort treize de ses quatorze frères et soeurs vivaient encore : c'est dire que la nouvelle de la tragédie a touché de nombreuses familles.
Ordonné prêtre en 1945, il partit au Congo l'année suivante.
Le Père Désiré fut pendant toute sa vie apostolique un missionnaire des Baluba : Petshi, Malemba, Kabongo, Ankoro furent le théâtre de ses activités. Il sillonnait les pistes et les sentiers de ces immenses régions à pied, à vélo et plus tard en voiture. Sous des dehors plutôt rudes, le Père Désiré cachait un cœur d'or et un optimisme à toute épreuve. Le côté drôle des choses lui inspirait des réparties malicieuses qui avaient le don de dérider les plus renfrognés.
En attendant la pacification de la région des Baluba, il résidait temporairement à Kongolo. C'est là que la mort vint le surprendre.

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Uit "De Postiljon", december 1996
Brieven zijn uiterst geschikt om een mens te leren kennen. Vaak komen daarin trekken naar voren die men elders tevergeefs zoekt. Wij zullen het hier hebben over drie brieven van de jonge idealist die zich laat vormen tot missionaris.
Van 1939 tot 1940 deed Désiré zijn retorika in Ingelmunster.

Op 16 februari 1939 schrijft hij aan de provinciale overste :
" Soms zegt men wel eens: De tijd spoedt heen en bakent reeds de baan, waar ook nieuwere tijden ons wenken. Dat zouden wij ook wel kunnen zeggen, wij die het geluk hebben de toog te ontvangen met Pinksteren aanstaande. Dat is toch tenminste onze lang verwachte hoop. Nu staan wij, om zo te zeggen, voor een nieuw tijdperk in ons leven. De Inkleding is toch reeds een zekere stap tot het heilig Priesterschap.

Ik gevoel dat ik werkelijk geroepen ben voor het H. Priesterschap, om eens deel uit te maken van de grote familie van de Paters van de H. Geest die allen samen werken onder deze leuze : Cor unum et anima una: één hart en één ziel.
Mijn ouders zullen natuurlijk ook hun toestemming geven.

Uw onderdanige student en aspirant missionaris,
Désiré Pellens "

Op het einde van zijn noviciaat schrijft Désiré een brief aan de algemeen overste van de Congregatie om opgenomen te worden in de Congregatie.

«Reeds van jongsaf gevoelde ik mij getrokken tot het heilig priesterschap. Het was weliswaar nog geen vast omlijnd gedacht doch het bleef mij bij gedurende de jaren van mijn schoolgaan. Op 13 jaar leerde ik de Paters van de H.Geest kennen en trad als student binnen in het missiecollege van Lier. Gedurende mijn humaniora leerde ik het uiterlijke leven kennen van de congregatie. Het missieleven trok mij aan. Het noviciaat leerde mij het innerlijk leven van de congregatie en ik begrijp de nauwe samemwerking van het klooster- en het apostolaatsleven.

Ja, ik voel het zo goed : Onze Lieve Heer wil dat ik in de Congregatie van de H. Geest treed, en van mijn kant wil ik mijn leven aan God toewijden. De congregatie beantwoordt geheel aan mijn verwachtingen.

Daarom vraag ik U, Excellentie en hoogwaardigste Pater, dat u mij onder het getal harer leden zoudt opnemen. Van nu af, zal uw wil de mijne zijn en hoewel de eerste geloften slechts voor drie jaren zijn, zal ik getrouw blijven aan de congregatie geheel mijn leven.

Uw eerbiedig en onderworpen kind,
Désiré Pellens»

Na drie jaren, op 2 september 1943, screef Désiré een brief aan zijn provinciaal overste:

« Men dient God niet voor drie jaren.
Ik ben verheugd dat deze drie jaren voorbij zijn om mij nu voor eeuwig te verenigen met mijn broeders in de congregatie. 't Is een grote stap en zwaar is misschien de taak, maar door de hulp van O. L. Heer en aan de hand van O. L. Vrouw zal ik voortstappen, blijgezind en rechtdoor naar de volmaaktheid. Mijn grootste voornemen zal zijn: " tot alles bereid in de handen van mijn oversten ".

Ja tot alles, op alles «Ja Vader» zeggen. Soms is het misschien hard, maar gaat het niet blijgezind, dan zal het, hoop ik, toch een onderdanig «Ja Vader» zijn.

Uw onderdanige zoon in ]ezus en Maria,
Désiré Pellens c.s.sp.»

Uit deze brieven leren wij iets kennen van wat de jonge Désiré bezielde. Zijn ideaal was ook bekend aan E.H.Casimir Claes, die kapelaan was in Neerpelt en aan wie Désiré op 11 jarige leeftijd ging vertellen dat hij wilde priester worden. Deze kanunnik Claes sprak in januari 1962 een stichtend «in memoriam» uit in de kerk van Neerpelt. «Ik had, in de lering over de sakramenten, een paar lesjes gegeven over het priesterschap en aan de hand van enkele voorbeelden aangetoond dat al de jongens uit de kleine katechismus konden priester worden, indien zij dat zouden willen. De kleine Désiré was een van de allerbeste leerlingen, bij elke wedstrijd stond hij gerangschikt onder de twee, drie eersten. In zijn grote eenvoud, die het kenmerk en de glorie van zijn leven is geworden, kwam hij mij met kinderlijke openhartigheid zeggen dat hij wilde priester worden.»

Pater Pellens heeft heel zijn leven lang nauwe vriendschapsbanden onderhouden met kanunnik Claes.
Voor zijn laatste vertrek heeft hij hem nog een bezoek gebracht.
Hierover vertelde de kanunnik in Neerpelt op de preekstoel: ' Ik hoor hem in augustus 1961, met zijn nuchter en zakelijk oordeel over de situatie in Congo nog zeggen: " menselijkerwijze gesproken is het wellicht veiliger dat wij er niet meer zouden teruggaan, maar wij mogen onze zwarte Christenen niet aan hun lot overlaten, onze liefde is wederkerig; zo oordelen ook onze oversten, wij zullen ons leven in de hand leggen van Onze Lieve Heer." letwat ontroerd voegde hij eraan toe: " Ik zal mijn vader wellicht niet meer zien, hij is bediend. Hij is een ziek en bejaard man. Ik zal proberen zijn voorbeeld en dat van mijn moeder zaliger na te volgen." '
Daarna heeft hij mijn priesterlijke zegen gevraagd en hij is vertrokken; eenvoudig en oprecht zoals zijn ouders het hem hebben voorgedaan, zoals hij ook vanaf zijn prille jeugd door het leven is gegaan. '

Er zou nog veel kunnen geschreven worden over Désiré, en zeker moeten wij vermelden dat de Damseheide een gedenksteen heeft opgericht in de Pater Pellensstraat.
Deze gedenksteen werd ingewijd door E. H. Jansen, gebuur van Désiré. Uit een toespraak, bij die inwijding gehouden, citeren wij:
" Dank aan allen die ertoe bijgedragen hebben om de inhuldiging van dit gedenkteken mogelijk te maken en het te doen samenvallen met de priesterwijding van E. H. Jansen."

R.P. POSTELMANS Joseph

Né à Liège, 15/04/1905

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Orly (Grignon): 8/09/1925
Sous-diaconat à Chevilly: 19/12/1931
Diaconat à Chevilly: 10/07/1932
Prêtrise à Chevilly: 2/10/1932
Consécration à l'apostolat à Chevilly: 9/07/1933
Voeux derniers à Gentinnes: 8/09/1929

Le Père Joseph Postelmans, typiquement liégeois, avait fait ses études secondaires à Cellule en France. Ordonné prêtre le 2 octobre 1932, il s'était consacré à l'apostolat des Noirs le 09/07/1933, à Chevilly. De 1927 à 1929, il avait passé deux ans à Gentinnes comme professeur de sixième latine.
Arrivé en 1934 à Kindu, il s'y révélait d'emblée comme entraîneur de jeunes. Nous le trouvons en 1936 à Kongolo, chargé des écoles et économe, au temps du Père Ferry, un des fondateurs de la mission. Mais il parcourait aussi la grande brousse... Sa bicyclette était légendaire : il fonçait, la tête baissée, comme les coureurs, battant tous les records, pour le plus grand plaisir des petits noirs. Comme économe, il excella toujours dans l'art de joindre les deux bouts ; et l'on disait de lui que, dans ce domaine, "il faisait bien noir là où il se perdait". A la fin de la guerre, il est économe sur la sainte colline d'Ankoro-Sacré-Cœur. Il prend la succession du P.Bonenberger à la mort tragique de celui-ci (péri dans un accident d'avion).
Le P. Joseph était de type emballant. Malgré ses 56 ans, alerte comme à 20 ans, en perpétuel mouvement. Sa voix était chaude, bien timbrée, vibrante : il n'avait que faire de micro ou de porte-voix. Il aimait dérider ses confrères par ses vieilles rengaines liégeoises. De Liège, il maniait le dialecte avec une saveur toute spéciale.
Citoyen de la Cité ardente, ardent lui-même jusqu'au bout dans son travail apostolique, il a dû aussi présenter au Christ un sacrifice ardent d'amour au jour de l'immolation.

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Uit de "Postiljon", déc. 1998

Pater Postelmans werd te Luik geboren op 15 april 1905. Als knaap ging hij naar het patronaat van de St Remacle parochie en aan de onderpastoor vertelde hij dat hij priester wilde worden. De onderpastoor was verbaasd en had dit niet verwacht van deze rumoerige jongen uit een volkse achterbuurt. Toen een pater Spiritijn op missiezondag in St Remacle kwam preken, sprak de onderpastoor over dit geval. Zo kwam Joseph in contact met de Congregatie van de H. Geest. Hij werd naar het kleinseminarie van Cellule (in Frankrijk) gestuurd.

In 1924 begon Joseph Postelmans zijn noviciaat in Orly (Fr.). De verdere opleiding tot het priesterschap werd onderbroken door een periode van twee jaren waarin hij onderwees in de apostolische school van Gentinnes (1927-1929).
De studies van de theologie deed hij in Chevilly (Fr.), waar hij op 20 oktober 1932 priester gewijd werd (op 2 oktober ?)

In 1933 reisde hij af naar Congo. Zijn eerste post was Kindu, waar hij met de lagere school belast werd. Hij schreef dat hij er zich echt gelukkig voelde als jonge missionaris tussen de jeugd. Maar toch ging zijn voorkeur naar het apostolaat in de brousse.
Aan dit verlangen werd voldaan in 1936 toen hij naar Kongolo verplaatst werd. Naast taken in school en economaat vervulde hij vooral de taak van broussepater. Per fiets peddelde hij lustig langs de hobbelige, stofferige of modderige paadjes en in zijn enthousiasme brak hij alle snelheidsrecords van zijn voorgangers, tot grote pret en bewondering van de negerjongens. Als econoom kende hij de kunst om telkens weer de twee eindjes van het jaar aan elkaar te knopen.

In 1948 werd hij naar Ankoro gezonden om er Pater Bonenberger te vervangen, die in een vliegtuigongeval om het leven was gekomen.

In de jaren 1950 - 1952 hielp hij de confraters bij de stichting van de nieuwe missiepost in Budi.
Tenslotte keerde hij terug naar Kongolo waar hij met Pater Vanduffel werkzaam was in de nieuwe parochie van de cité Kangoy en de omliggende brousse.

Niettegenstaande zijn 56 jaar was Pater Joseph nog altijd zeer levendig en actief. Een luidspreker had hij niet nodig: met zijn warme en krachtige stem vulde hij zonder moeite elk kerkgebouw.
Op nieuwjaarmorgen 1962 zat hij met zijn confraters opgesloten in de gevangenis. Vanuit zijn cel riep hij hun met zijn sonore en welluidende stem een zalig en gelukkig nieuwjaar toe. Enkele uren later werd Joseph Postelmans samen met zijn 19 confraters neergeschoten. Zo ging deze trouwe dienaar, na 27 jaar missie-apostolaat besloten met het offer van zijn leven, de heerlijkheid van de Heer binnen.

R.P. RENARD Raphaël

Né à Stockay (St Georges), 20/03/1913

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Orly (Fr): 8/09/1932
Sous-diaconat à Leuven: 14/03/1937
Diaconat à Leuven: 22/05/1937
Prêtrise à Leuven: 11/07/1937
Consécration à l'apostolat à Leuven: 10/07/1938
Voeux derniers à Leuven: 8/09/1935

LE PERE RAPHAEL RENARD

l) Sa jeunesse

Issu d'une famille très chrétienne, Raphaël Renard est né le 20 mars 1913 à Stockay.
Peu après sa naissance, sa famille vient habiter aux Awirs dans une maison de la rue Héna, aujourd'hui détruite... pour faire place au terril de l'UNERG. Il fut élève à l'école primaire des Awirs.
D'un caractère malicieux, enjoué, il aimait rendre service. Il a été un très bon scout (totem: renard gai); en fan du football, il suivra encore en Afrique les commentaires de Luc Varen.
Elève très studieux, acolyte dévoué, il n'hésitait pas à se lever très tôt le matin pour être le premier à l'église car il aimait servir la messe à droite afin de porter le livre de droite vers la gauche, de gauche vers la droite; et d'agiter la sonnette.
En ce qui concerne son éducation religieuse, nous avons dit qu'il était acolyte. Il a d'ailleurs été tout particulièrement influencé par l'Abbé Reymen, prêtre aux Awirs à l'époque. Cette influence est reprise par l'Abbé Sébire, remplaçant de l'Abbé Reymen, qui lui propose d'être prêtre missionnaire.
Il en parle à ses parents, qui, décontenancés et émus mais fiers d'avoir un fils prêtre, acceptent.
Ces deux prêtres ont guidé Raphaël vers une vie toujours plus vouée à Dieu. Il fit sa Communion Solennelle aux Awirs et sa confirmation à Hozémont. Après ses études primaires, il alla au Collège des Pères Spiritains à Gentinnes près de Gembloux.

Il part accompagné de son père à destination de Gembloux, mais ils se trompent de train, et arrivés à Bruxelles, un contrôleur sympathique leur ayant donné un autre billet en tant que voyageurs dévoyés, les remet sur le bon train.

Au collège, il subira l'influence du Père Supérieur dont il héritera de son caractère minutieux. De tempérament généreux, il est émerveillé par le zèle des missionnaires, ceux de Gentinnes en particulier, qui vont porter au loin la Bonne nouvelle de Jésus Christ. Il comprend alors que le Seigneur a besoin de lui, et entre au Séminaire des Pères Spiritains à Louvain, où il étudie entre autres la philosophie et la théologie.
A Anvers, il suivit les cours de médecine tropicale.
Ordonné prêtre le 11 juillet 1937, il célébra sa première messe solennelle aux Awirs le 18 juillet de la même année.

Et quelques mois plus tard, il embarque pour le Congo où pendant 25 ans, il se mettra au service de ses frères africains. Il a fait le don de sa vie mais ne pouvait s'imaginer combien ce serait le don total.

2) LE PERE RENARD MISSIONNAIRE

Au début de novembre 1938, vers 9 h du soir, le Père Renard arrive à Kindu par le bateau courrier. Là, l'y attendaient Mgr Haezaert, les Pères Jan Vander Heyden et Léo Seyssens
ainsi que deux frères missionnaires. Il reçut sa première nomination pour Kindu et l'arrivée de renfort fut très dignement fêtée jusqu'à minuit.
Le lendemain il fut confié au Père Léo Seyssens qui jusque là cumulait les fonctions de directeur d'école primaire et de l'école moyenne.

Le Père Seyssens se chargea d'initier le Père Renard à la direction de l'école primaire, et il s'occupa activement de 800 garçons qui l'appelèrent bientôt "Baba". Deux ans plus tard, le 13 juin 1940, un télégramme l'enjoignit de se rendre à Costermansville, située à 700 km de Kindu où était cantonné le bataillon auquel il était affecté en qualité de prêtre-infirmier. Ce bataillon était destiné à la campagne d'Abyssine.
Lors de cette campagne il commença un journal intime dans lequel il raconte des anecdotes ainsi que des détails plus pratiques tels que l'itinéraire suivi par son bataillon.
En voici quelques extraits:
"En ces derniers jours de juillet 40, je reçois un nouveau campement; le matelas paraissait tout neuf, mais "sépulcre blanchi", les crins étaient non seulement anciens mais infectés.
Deux nuits passées sur ce matelas et tout mon corps s'orna de petits boutons qui se développèrent en larges plaques. J'étais bel et bien couvert de "champignons". Et ce n'est qu'en juillet 42 que j'en fus délivré après avoir été traité par 9 médecins différents. Pendant deux ans je leur servis de cobaye sur lequel ils expérimentèrent leurs divers médicaments.

En juillet 42, je m'embarque sur le bateau "Eendracht" à destination de Stanleyville. Les eaux étant trop basses, le bateau alla s'enliser dans un banc de sable. Le choc fut violent et j'étais occupé à dire la messe. Je venais de terminer la consécration du pain quand cela arriva; je fus projeté sur mon lit car nous disions la messe dans notre cabine. Tout l'autel se renversa sur moi. Le bateau se dégagea rapidement; je remis l'autel en place et pu achever le St Sacrifice. Toute cette journée je fus nerveux et comme ma tête avait violemment heurté la cloison, je souffrais de maux de tête.

Durant ces 4 années de vie militaire, nous avons traversé notamment, la Nigérie, le Cameroun français, le Tchad, le Soudan, l'Egypte... Et cela en compagnie de mon commandant le Lieutenant Grignet (autrefois back au F.C. Tilleur). Mais la vie n'était pas toujours rose car le peu de sanitaire et la mauvaise nourriture étaient les aléas du soldat."
En décembre 40, il écrit: " En quittant Costermansville en juin, nos soldats y avaient laissé femmes et enfants; nous stationnions depuis plus de 5 mois et nous
n'entrevoyions pas encore un départ prochain pour un théâtre d'opérations, aussi la séparation des épouses et des concubines ainsi que des enfants commençaient à peser lourd au coeur de nos soldats. Mais dès la fin-novembre, les femmes purent rejoindre leurs maris. On se mit à construire des huttes plus spacieuses pour les hommes mariés. J'avoue avoir fait tous mes efforts pour hâter l'arrivée des femmes auprès de leurs maris; car je considérait que c'était un point capital, car le noir doit avoir une femme avec lui.
La population du camp s'était bientôt accrue d'un tiers par ces nouveaux arrivés. Il fallait soigner tout ce monde et on organisa même une école pour les gosses. C'est ainsi que, l'agent sanitaire étant en congé, je fus seul pour soigner les quelques 300 malades qui se présentaient tous les jours à la visite: j'ai même dû faire des accouchements. C'était absolument nécessaire."

Le 8 octobre 1943, des bruits circulent concernant la démobilisation du Père Renard et sa prochaine rentrée au Congo; il boucle ses malles et remet tous ses services.
Le 9 il reçoit un contre-ordre disant que sa démobilisation était reportée à une date ultérieure.

En fin-octobre sont autorisés des congés de huit jours en Palestine. A cette occasion il put visiter Jérusalem, la ville sainte qui l'éblouit fortement. Il dit notamment: " Oh qu'il fait bon demeurer et prier dans ce lieu auguste et sacré entre tous. Qu'il est doux de s'agenouiller là où se tenait Madeleine, au pied de cette Croix d'où descend le sang purificateur, de répéter là avec confiance la belle prière du bon larron" Seigneur souvenez-vous de moi, maintenant que vous êtes arrivé dans votre Royaume", de s'entendre dire avec le disciple bien-aimé : "Marie est votre Mère", de sentir enfin descendre sur notre âme dans ce temple de miséricorde le pardon du ciel que Jésus mourant a demandé pour nous."

En relisant son journal, on peut remarquer un incroyable courage chez le Père Renard, ainsi qu'une grande volonté de toujours mieux servir le Seigneur en se donnant aux autres.

Démobilisé le 17 février 1944, il se rend à Kongolo où on ne lui trouve pas de travail missionnaire. Il s'ennuie et s'enferme dans sa chambre. Son humeur change beaucoup, car il se dit qu'il n'est pas venu au Congo pour se reposer.
Et devint en quelque sorte le précurseur d'une grève de la faim. Suite à ses revendications on le nomme supérieur à Manono où il dirigera la mission pendant six ans.

En 1950, malade, il revient aux Awirs où personne ne peut déceler sa maladie qui n'était autre qu'un manque de vitamines. A l'occasion de ce premier retour au pays natal, un car des Awirs vint l'accueillir à son arrivée, et l'église pleine de monde l'attend en récitant Pater et Ave.
Les braves fidèles l'attendirent plus longtemps que prévu, car le Père Renard s'était arrêté à Hannut pour se restaurer.
Fourbu et malade, il accepte pourtant de chanter un Salut.
Il restera 6 mois aux Awirs, puis prendra le chemin de Kindu où il retrouve ses fonctions d'avant-guerre.

En 1955 son père meurt; et en 1957 il revient aux Awirs et assiste sa mère dans ses derniers moments.

Au début 58, il repart pour Kongolo et dit à ses soeurs: "Papa et Maman sont morts, vous n'avez plus besoin de moi, mon devoir est là-bas."
A Kongolo il est nommé directeur du Petit Séminaire, et pendant la période des troubles il ne reçoit aucun courrier de ses soeurs qui pourtant lui écrivaient régulièrement.

Il termina sa carrière missionnaire à la direction du Petit Séminaire de Kongolo et mourut assassiné avec d'autres confrères spiritains à l'âge de 48 ans le 1er janvier 1962.

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.56)

Pater Rafaël, geboren in 1913 te Stockay-St-Georges, kwam in 1925 naar Gentinnes, waar hij uitblonk door zijn ernst, zijn werklust en dienstvaardigheid. Hij was een begaafd student, ietwat zwijgzaam, zeer evenwichtig en bedaard. In 1938 vertrok hij naar Kongo, waar hij meteen schoolbestuurder werd in Kindu. In 1940 werd hij gemobiliseerd. Vier jaar lang trok hij als legeraalmoezenier bij het belgisch expeditiekorps met zijn soldaten door heel Afrika : van Nigeria tot in het Midden-Oosten. Na de veldtocht van Abyssinië werd hij missieoverste in de mijnstad Manono. In diezelfde hoedanigheid organiseerde hij later in Kindu het schoolwezen, dat grote uitbreiding nam in dit belangrijk centrum. Het is als direkteur van het klein-seminarie van Kongolo dat hij zijn leven besloot.
Deze ijverige, verstandige en wijze priester had tijdens zijn 22-jarig verblijf in Kongo een grondige kennis verworven van de mentaliteit der zwarten, wat van hem een uitstekend opvoeder maakte. Met dezelfde kalme koelbloedigheid en het godsvertrouwen waarvan hij meer dan eens blijk had gegeven in de moeilijke omstandigheden van de laatste troebele jaren, is hij ook de dood tegemoet getreden.

R.P. SCHILDERMANS Theo

Né à Overpelt (Limburg, diocèse Hasselt): 24/05/1933

Décédé à Kongolo (Katanga): 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Cellule (Fr), 08/09/1953
Sous-diaconat à Leuven, 12/10/1958
Diaconat à Leuven, 19/10/1958
Sacerdoce à Leuven, 20/12/1958
Consécration à l'apostolat à Leuven, 19/07/1959
Voeux perpétuels à Leuven, 08/09/1958

Fils d'une famille de neuf enfants dont le père, mineur du fond, fut tué accidentellement au charbonnage de Zolder en 1954, le Père (Jean)-Théodore Schildermans n'avait que 28 ans. Il était le plus jeune missionnaire de Kongolo, débarqué il y avait six mois à peine.
Après ses études philosophiques et théologiques et une année de formation pastorale, il avait été désigné en 1960 pour la mission de Kongolo qu'il ne put rejoindre en raison des troubles que connaissait la région. En attendant de pouvoir exercer le ministère parmi les Congolais, il fut affecté à la propagande, remplaça, au collège spiritain de Lier, un professeur malade et fonctionna comme vicaire dominical à Koningshooikt, paroisse située sur la route d'Aarchot à Lier. Dès que se fit une éclaircie dans le ciel chargé du Nord-Katanga, il alla rejoindre le poste pour lequel il avait été désigné.
Ce départ se situe fin août 1961.
Le Père Theo sut merveilleusement s'adapter à cette situation fort précaire. Il s'occupa d'emblée de l'instruction religieuse dans les écoles, comprenant parfaitement la nouvelle mentalité "issue de l'indépendance". Il avait à peine commencé à s'initier à la vie missionnaire que les balles fauchaient cette existence pleine de promesse. Le Père Schildermans est donc le second membre de cette famille méritante qui connaît ainsi une mort tragique.

Ensemble avec le Père Godefroid, lui aussi ordonné à Leuven par Mgr Van Wayenbergh, il a consommé le suprême sacrifice.

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Uit "De Postiljon", maart 1998

Theo Schildermans zag het levenslicht op 24 mei 1933 te Lindel-Hoeven, een kleine parochie behorend tot de gemeente Overpelt. Hij was de vierde telg uit een rij van 10 kinderen.
Vader Schildermans was een eenvoudige, hardwerkende en sociaal-geëngageerde man, die 's nachts zijn boterham verdiende als ondergronds mijnwerker en 's namiddags zijn groot gezin trachtte te onderhouden met het runnen van een klein boerderijtje. Hij was tevens één van de voortrekkers van de plaatselijke Christelijke organisaties, zoals A.C.V., K.W.B. en de Mijnwerkers-brancardiers. Moeder Schildermans was een diep godvruchtige vrouw, die haar handen meer dan vol had met de algemene verzorging van het grote huishouden.

Theo doorliep de plaatselijke lagere school en liet zich daar opmerken als een schrander jongetje.
Ook werd hij reeds vroeg opgenomen in de groep misdienaars. Hier blonk hij uit door zijn godsvrucht en nauwgezetheid. Zijn uitstekende prestaties op school bleven natuurlijk niet onopgemerkt. Vertegenwoordigers van verschillende kloosterorden boden zich regelmatig aan ten huize Schildermans om Theo te kunnen inlijven als leerling van hun middelbare school. Het was heel normaal dat Theo zijn middelbare studies aanvatte bij de Paters van de H. Geest aan het missiecollege te Lier. Hier waren immers reeds verschillende jonge mannen uit Noord-Limburg gevormd tot priester-missionaris, o.a. zijn neef Michel Vanduffel.

Na zijn middelbare studies vertrok Theo voor één jaar naar het noviciaat in Cellule (Frankrijk). Tijdens zijn scholasticaat in Leuven sloeg het noodlot hard toe in de familie Schildermans. Op 18 mei 1954 verongelukte vader in de mijn van Zolder. Moeder bleef met tien kinderen achter. Vader Schildermans heeft de priesterwijding van zijn zoon niet mogen meemaken, hij die er zo fier op ging dat zijn zoon voor priester studeerde. Op 20 december 1958 werd Theo tot priester gewijd in Leuven door Mgr Van Wayenbergh. De week daarna deed Theo zijn eerste mis in de parochiekerk, omringd door alle mijnwerkers van Lindel-Hoeven. Dit was zijn uitdrukkelijke wens.

Na zijn priesterwijding wilde hij onmiddellijk naar Kongo vertrekken.De omstandigheden aldaar (onlusten en onzekere toestand) verhinderden zijn vertrek. Intussen verving hij een zieke leraar in het missiecollege van Lier en in het weekend was hij onderpastoor te Koningshooikt.

Zodra de berichtgeving uit Katanga een beetje positiever klonk, was Theo niet meer te houden en wilde per se vertrekken, ondanks de waarschuwing van verschillende confraters om toch maar te blijven en af te wachten.

Op 23 augustus 1961 vloog Theo, samen met zijn streekgenoot Désiré Pellens, naar Kongolo. Sindsdien heeft men weinig van hem gehoord. In de paar brieven die zijn familie in België bereikten, trachtte hij zijn moeder gerust te stellen en de penibele toestand in Katanga te minimaliseren. Vier maanden heeft zijn missionariswerk mogen duren; vier maanden slechts heeft hij zich ten dienste kunnen stellen van de missie in Kongo. Op 28- jarige leeftijd werd een abrupt einde gesteld aan zijn jonge leven.

Het bloed van de martelaren van Kongolo is het zaad voor nieuwe roepingen: dit gezegde is zeker van toepassing op de kleine parochiegemeenschap van Lindel-Hoeven te Overpelt, waar sindsdien drie priesters en twee diakens werden gewijd.
Op 2 juli 1978 werd een monument opgericht ter nagedachtenis van de twee vermoorde Overpeltse missionarissen, in de straat genoemd naar Pater Theo Schildermans.

t'JAECKENS Roger

Né à Ardooie, 08/08/1927

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Cellule (Fr), 08/09/1949
Sous-diaconat à Leuven, 18/04/1954
Diaconat à Leuven, 12/06/1954
Ordination sacerdotale à Leuven, 11/07/1954
Consécration à Leuven,10/07/1955
Voeux perpétuels à Leuven, 08/09/1952

Père Roger t'Jaeckens est originaire d'Ardooie (Flandre occidentale). Il avait 3 soeurs. Son père était tisserand.
Ayant été professeur au Missiecollege de Lier de 1954 à 1956, Roger continuait à être professeur au Congo, au petit séminaire de Kongolo. Un vieux rêve se réalisait ainsi : partir en mission.

Pressé de voir son nouveau terrain d'action, dans sa hâte le Père arracha la poignée de la porte du petit avion qui l'amenait à Kongolo.
En dehors de son labeur de professeur, le Père t'Jaeckens, jeune missionnaire plein de talent, pouvait exercer son activité débordante dans les patronages de la paroisse, la reliure, le jardinage. Il s'initia même au fonctionnement de la section locale de la Mutualité Chrétienne.

Il venait d'écrire chez lui qu'il ne fallait pas s'alarmer, que tout allait bien, et cette lettre venait de parvenir ...

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Uittreksel uit de 'Postiljon', september 1997 (jaargang 21, n° 3)

Hij werd geboren in Ardooie, een dorp in West-Vlaanderen, op 8 augustus 1927.
Vader t'Jaeckens was een noeste vlasarbeider, het type van een echte West-Vlaamse figuur, stoer en struis, vertrouwend op God. Als lid van de fanfare heeft hij ook zijn zoon Roger de smaak voor muziek gegeven en leerde hem clarinette spelen. Dat zou later ten goede komen op het missiecollege (Lier).
In Ardooie bezocht Roger de Broedersschool tot 1941. Hij was een knappe leerling. Vanaf het vier jaar bleef hij de onbetwiste primus van zijn klas. Toch was hij graag gezien door zijn schoolmakkers, vooral omwille van zijn eenvoudig en aangenaam karakter. Ondanks zijn welslagen bleef hij de onopvallende jongen, zonder een zweem van verwaandheid. Hij was ook zeer gedienstig en erg trouw aan de dagelijkse mis. Broeder Robert, de toenmalige overste, zei van hem : " Dat is een jongen die bidt ".
In het dorp groeide Roger op samen met zijn vriend Raphaël Dewitte. Ze woonden slechts op een boogscheut van elkaar. Later vertelde Roger dat hij er al zeer vroeg aan dacht om priester of pater te worden. Maar omwille van de oorlog in 1940 en wegens gebrek aan financies kon hij geen middelbare studies beginnen. Zijn vader zond hem voor één jaar naar de vakschool van Roeselare. Toen Pater M.Vandecappelle, propagandist van de Paters van de H.Geest te Ingelmunster, bij de Broeders inlichtingen kwam vragen over hun leerling R.Dewitte, verwezen ze hem ook naar Roger t'Jaeckens, buurjongen en vriend van Raphaël. Zo kwamen Roger en Raphaël samen naar het missiecollege van Lier om missionaris te worden.
In het missiecollege was Roger steeds een knappe leerling en met ijver legde hij zich toe op de studies. In 1948 werd hij met zijn medestudenten gekleed in de Congregatie van de H.Geest en vertrok met hen naar Frankrijk, naar Cellule (departement Puy-de-Dôme), om er zijn noviciaat te beginnen. Daar verloor hij zijn beste vriend Raphaël Dewitte. Tijdens een uitstap voor alle novicen, verdronk Raphaël in het meer van Tazanat, samen met een collega die hem nog probeerde te redden. Het was een zware klap voor Roger. Telkens hij tijdens zijn studiejaren naar Ardooie kwam, was dit voor hem een pijnlijke situatie.
Na het noviciaat in Frankrijk volgde Roger de studies van filosofie en theologie in Leuven. Hier maakte hij zich ook verdienstelijk als boekbinder. Zijn doel kwam dichtbij. In 1954 werd hij priester gewijd door Mgr Bouve, toenmalig bisschop van Kongolo.
Maar er wachtte hem nog een zware beproeving. Terwijl zijn confraters mochten vertrekken naar Congo, moest Roger nog enkele jaren leraar spelen in Lier. Tenslotte mocht hij dan toch vertrekken naar de missies en zijn bestemming was Kongolo.

Daar werd hij benoemd aan het kleinseminarie. Bezield met een grote werklust hield Roger zich buiten zijn vele lesuren ook bezig met de jongerenwerking en hielp mee aan de stichting van de plaatselijke afdeling van de Christelijke Mutualiteit.
Op 1 januari 1962 werd hij samen met zijn medebroeders neergeschoten in het militair kamp van Kongolo.

Voor vader t'Jaeckens en de ganse familie was het een zware beproeving, maar als diepgelovige mensen hebben ze Gods wil aanvaard en hun blik op Hem gericht die hen eenmaal weer zal samenbrengen.
Als herinnering aan zijn missionaris heeft de gemeente Ardooie hulde willen brengen aan de martelaren van Kongolo en in een plechtige ceremonie werd op het dorpsplein, dat voortaan "Roger t'Jaeckensplein" heet, een gedenkplaat aangebracht.

R.P. TOURNAY René

Né à Mellery (Bt wallon), 15/09/1929

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Cellule (Fr): 8/09/1950
Sous-diaconat à Leuven: 8/03/1955
Diaconat à Leuven: 4/06/1955
Prêtrise à Leuven: 28/10/1955
Consécration à l'apostolat à Leuven: 8/07/1956
Voeux derniers à Leuven: 8/09/1953

Par un clair dimanche d’octobre 1940, sur la route alors bien mauvaise qui relie Mellery à Gentinnes, un petit garçon de onze ans roulait en vélo, point minuscule et mouvant, au milieu de la campagne brabançonne. Tout seul, comme un grand, il s'en allait au Collège de Gentinnes, demander son admission en septième préparatoire. Quelques jours auparavant, son père l'avait présenté à un professeur du Collège de passage au garage : « Et celui-là, Père, vous le prendriez déjà à Gentinnes ? » Le Père avait dit oui ; la maman avait dit oui. Et maintenant, René allait se faire inscrire. Il parvint à la grille du collège, ne vit personne, fit le tour de la propriété et, déçu, s'en retourna pour servir les vêpres à Mellery. Mais, après la cérémonie, cette fois accompagné de son papa, il pénétra plus avant à l'intérieur du Collège et fut admis.

Le 29 juin 1949, la famille Tournay était rassemblée auprès du fils déjà grand maintenant, en la chapelle de Gentinnes, pour sa prise d'habit religieuse. C'est chaque fois un moment d'émotion intense lorsque, sortant de la sacristie, les futurs novices apparaissent pour la première fois revêtus de la soutane. La maman de René ne l'oubliera jamais. Dieu seul savait les prières et les sacrifices de cette mère admirable pour la vocation de son fils.
En 1952, alors que déjà pour elle la mort est proche et que René est accouru à son chevet, elle répond sans hésiter à cette question qu'il pose anxieux : « Maman, crois-tu que je doive revenir, pour aider Papa ? » « Non, René, je veux que tu continues. Le jour où tu seras prêtre, ce sera si bon pour tous et je te verrai du ciel. »
Le jour où René devint prêtre, ce fut le 28 octobre 1955. Il reçut le sacerdoce des mains de Mgr Marie-Paul Ro, vicaire apostolique de Séoul. Et le dimanche 6 novembre il put enfin monter à l'autel de son église paroissiale.

Il fallut attendre le 25 mai 1957 pour voir enfin la réalisation du grand rêve de René. Le bateau s'éloigna lentement du quai. Enfin, René s'en allait vers cette Afrique dont il avait si souvent rêvé. Il n'avait pas 28 ans.
« En voyant ce jeune nouveau qui arrive à Lubunda (Ecole Normale, 150 élèves), les noirs nous disent : Que le bon Dieu nous aime bien en Belgique et nous soigne bien. » écrit-il .

Mais ce Congo est en pleine évolution. Le désordre va s'installer pour - après la proclamation de l'indépendance et la débâcle de la Force Publique - se muer en anarchie. Le Nord-Katanga est dans la zone la plus troublée du pays. Fin octobre on appelle René au Séminaire de Kongolo pour y remplacer un confrère malade. Puis il est à Ankoro. Ensuite, obligé par les difficultés (pillages etc.) de nouveau à Kongolo. Puis on lui destine l'Ecole Normale de Lubunda, mais il ne peut s'y rendre (il y a des émeutes et les Pères ont été faits prisonniers et emmenées à Stanleyville. Puis (combien de fois encore ?) René tombe malade et le médecin le renvoie en Europe. Il rentre donc en Belgique le 29 décembre 1960.

René repart cependant au Congo le 30 août 1961, calme et décidé, en compagnie du vieux Frère Bernulphe, un vétéran du Congo (voir: Frère Heemskerk Bernulf ). René retrouve Lubunda, son premier poste et l'Ecole Normale. Dans sa dernière lettre (du 5 décembre 1961) il écrit : « Je suis toujours à Lubunda, à 18 km de la frontière du Katanga, avec tous mes élèves. L'aviation katangaise bombarde parfois, aux environs, les postes de l'armée du Nord. Par deux fois, les élèves ont bouclé leurs valises et ont voulu partir. J'ai réussi à les retenir. La vie continue, presque normale, d'une alerte à l'autre, mais sans panique. Le principal, pour nous, c'est que l'école puisse continuer, malgré tout. A la Noël, je serai à Kongolo, du 26 décembre au 1er janvier; si l'on n'est pas expulsé auparavant. »

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Uit "Het drama van Kongolo" (p.48-49)

Pater René Tournay, de stevig gebouwde Brabander, met de brede schouders en de even brede glimlach, was afkomstig uit het dorpje Mellery, gelegen op een drietal kilometer van Gentinnes. Het was daar dat de goedige dikkerd kwam studeren aan het Kollege der Paters van de H.Geest. De rustige, vreedzame, altijd vriendelijke jongeman was er de vriend van iedereen.
Hij is nauwelijks vier jaren in Kongo geweest. Na de eerste tragische avonturen bij de beroeringen in de missie van Ankoro werd hij ziek, en in januari 1961 keerde hij terug naar België voor een verlof van enkele maanden. Toen hij terugkeerde naar Kongolo was nagenoeg de gehele bevolking van Mellery op het vliegplein om afscheid te nemen.
Pater René maakte zich geen illusies. Zijn oversten hadden hem trouwens op de hoogte gebracht van het risico dat de missionarissen liepen, al verzekerde de U.N.O. dat zij overal de orde zou gaan handhaven.
Pater Tournay aarzelde niet. " Daarginds, zei hij, kunnen mijn medebroeders het vele werk niet meer aan, ze houden het nog slechts uit dank zij een bovenmenselijke wilskracht. Het is mijn plicht ze te gaan helpen.
Ik vertrek."

VANDAMME José

Né à Ingelmunster, 29/06/1928

Décédé à Kongolo, 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Cellule (Fr), 08/09/1948
Sous-diaconat à Leuven, 24/02/1953
Diaconat à Leuven, 30/05/1953
Ordination sacerdotale à Leuven, 02/08/1953
Consécration à l'apostolat à Leuven, 11/07/1954
Voeux perpétuels à Leuven, 08/09/1951

Le Père José Vandamme était de Ingelmunster. Il y avait une soeur religieuse; et un frère étudiant à Leuven.
Ayant quitté la Belgique en 1955, il était devenu directeur de l'école normale de Kongolo. Il rendait en outre d'inappréciables services notamment à l'hôpital, où il exerçait les fonctions d'aumônier et dans les écoles primaires où il était chargé du chant. Son âme d'artiste avait l'occasion de s'en donner à coeur joie.

Le Père José jouissait de la sympathie universelle. Tout Kongolo appréciait son allant, sa serviabilité, ses brillantes qualités de coeur. Il ne renâclait devant aucune mission difficile. Les événements tragiques qui troublaient Kongolo depuis juin 1960 le trouvaient toujours aux avant-postes. Intrépide même devant le danger, toujours prêt pour les coups durs. Son supérieur l'appelait son 'commando de la charité'.
Dans une dernière lettre envoyée le 23 décembre 1961, le Père Vandame écrivait que la situation était critique, et que les mutins menaçaient Kongolo. Il espérait néanmoins que tout allait rentrer dans l'ordre.

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Uit de "Postiljon", december 1997 (jaargang 21, n° 4)
In Ingelmunster werd hij geboren op 29 juni 1928. Hij kreeg het leven in een eenvoudig, gelovig gezin.
Als jonge knaap volgde hij franse les bij de Paters van de H.Geest. In de Weststraat was er nog het gewezen missiecollege waar José dan ook de missiewerking van de paters leerde kennen. Ondanks de moeilijke oorlogsjaren en de verre afstanden wilde José in 1941 toch naar Lier gaan studeren op het missiecollege, want hij wilde missionaris worden.
De oorlogsomstandigheden verplichtten José dikwijls te verhuizen. Na een kreupele vierde latijnse wegens de invasie begon José zijn derde, doch zette dit jaar voort in het college van Izegem en beëindigde het jaar in het college te Gentinnes. Het volgende jaar anticipeerde hij zonder moeite de retorica en daarna volgde hij de poësis op het Sint-Gummaruscollege te Lier. José verlangde daarop zo vlug mogelijk naar het noviciaat van de Spiritijnen te gaan (Cellule, in Frankrijk) zodat hij de retorica in Lier oversloeg (en ook geen gehomologeerd getuigschrift kreeg...). In Cellule was hij dat jaar de enige vlaamse novice. Daar getuigt men : " José was een voorbeeldig, stipt en plichtsgetrouw kloosterling. "
In 1953 werd José in Leuven priester gewijd. Een beste vriend van José uit de studententijd gaf volgend getuigenis: " Zijn priesterschap doorleefde hij tenvolle. Hij had er geen nood aan om te pas en te onpas met God en gebod te komen aandraven, maar wist op het juiste ogenblik, zonder veel omhaal, zijn priesterrol te vervullen. Zijn diep geloof had hij meegekregen van zijn moeder. In het kraaknette huis in de Doelstraat was moeder Liza zijn lichtend voorbeeld. Zij was één van die eenvoudige en goede vrouwen, zichzelf wegcijferend in de zorg om haar gezin en met dat rotsvaste geloof werkelijk vroom. José had veel mee van zijn moeder. En wanneer we in onze jeugdige onstuimigheid al eens te hard wilden doordraven, dan kon zij zo eenvoudig en hartelijk zeggen : "Maar José toch ...'. In die simpele woorden lag al haar liefde en zorg besloten. De priesterwijding van José was dan ook wellicht de schoonste dag van haar leven. Zoals hij zich inzette voor de studentenbond, zo was hij vol verwachting naar zijn missie."
In 1955, op 20 augustus, vertrok José met de boot naar Kongolo. Hij werd al vlug directeur van de normaalschool. Hij liep met grote plannen rond : de broesse in met de kapelwagen.

In 1961 kwam hij op verlof, midden de troebelen rond de onafhankelijkheid. Hij was echt bekommerd zeker zo gauw mogelijk terug te keren. Hij voelde het als een plicht om in de moeilijke tijden terug te zijn bij zijn Baloeba's. En daar mocht geen enkel kwaad over gezegd worden, dat deed hem pijn. Hij moest en zou er naar toe, hij kon hier niet blijven aan de veilige wal als het ginder stormde. Daarvoor was hij te zeer missionaris. Zijn taak lag 'ginder, bij zijn mensen'.

In Ingelmunster is, in de voorgevel van de kerk, een gedenksteen ter nagedachtenis aan de Ingelmunsterse martelaren (E.P. Kamiel Vandekerkhove - China 1949 - ; E.P. José Vandamme - Congo 1962 - ; Zr Irène Maria Coopman - Aba 1954). De gemeente noemde ook een straat naar Pater José (de 'Pater Vandamme-straat'

R.P. VANDUFFEL Michel

Né à Overpelt (Lindel, Limburg, diocèse Hasselt): 25/09/1921

Décédé à Kongolo (Katanga): 01/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Hotgné, 29/09/1940
Sous-diaconat à Leuven, 15/08/1945
Diaconat à Leuven, 19/08/1945
Ordination sacerdotale à Leuven, 09/09/1945
Consécration à l'apostolat à Leuven, 14/07/1948
Voeux perpétuels à Leuven, 19/09/1943

Originaire d'une famille de sept enfants, le Père Michel Vanduffel, 41 ans, est domicilié rue de la Chapelle, à Overpelt, dans le Limbourg.
Il avait été ordonné à Leuven en 1945.
Il débuta en Afrique en 1946, à Kongolo. Missionnaire intrépide, grand fumeur devant l'Eternel, comme beaucoup d'autres broussards, imperturbable, il respirait le calme et la maîtrise de soi.
Après un séjour de deux ans à l'école normale de Lubunda, il revint à Kongolo où il dirigea la mission de 1953 à 1957. La ville de Kongolo se développant sans cesse, Mgr Bouve créa la paroisse de Kangoy et le Père Michel fut désigné pour l'organiser. C'est là qu'il put donner toute sa mesure.

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Uit "De Postiljon", maart 1997

Het Concilie (L.G. VII, 50) heeft het over de omgang van de Kerk op aarde met de hemelse Kerk.
"Wij vieren de gedachtenis van de overledenen met diepe vroomheid. De martelaren van Christus, die door het vergieten van hun bloed het hoogste getuigenis van geloof en liefde hebben gegeven, zijn in Christus nauwer met ons verbonden".

Zo mogen wij van Pater Michel Vanduffel aannemen dat hij vanuit de hemelse Kerk nauw met ons verbonden is als martelaar van Christus, met ons: zijn familie; met ons, zijn confraters; met ons: zijn christenen uit Kongolo.

Michel was als opgroeiende jongen nauw met zijn familie verbonden. Hij schrijft aan de provinciale overste als hij zijn aanvraag doet om opgenomen te worden in de congregatie: "Mijn ouders zullen heel gelukkig zijn, mij deze hogere levenstrap te zien opklimmen, alhoewel ze toch zeker thuis mijne hulp zouden kunnen gebruiken. Ik zal u daarover een beetje uitleg geven. Mijn vader is molenaar en 54 jaar, maar nu is hij bijna aan krachten uitgeput en zeer dikwijis komt hem een longontsteking verrassen. Nu o.a. ligt hij weer veertien dagen te bed en is nogal erg aangetast. Ik mag U misschien hier wel een klein gebedje vragen voor hem. Mijne moeder stelt het wel maar heeft toch nogal veel last met het werken. Daarbij heb ik drie broers en twee zusters. Mijn oudste broer is gehuwd, mijn tweede oudste is te Lier bij het leger en de derde is nog maar dertien jaar. Deze is nu nog enkel met mijn jongste zuster, 15 jaar, bij vader en moeder. Mijn oudste zuster is te St Niklaas in 't klooster der Zusters Jozefienen".

Michel spreekt hier van een hogere levenstrap, "excelsior". Zo is de titel van een gedicht van Guido Gezelle over de missionaris. Toen Michel die brief schreef, of toch daaromtrent, mocht Michel voor een ganse zaal volk van het Davidsfonds dat gedicht voordragen. Zijn medestudenten van toen weten nog hoe plechtig de toenmalige postmeester van Ingelmunster de voordracht van de Heer Michiel Vanduffel aankondigde. En Michel kon in dat dwepende romantische gedicht zijn ideaal declameren. Hij wist niet dat zijn eigen Ievcn zou eindigen zoals dat van de held van het gedicht.

In die tijd vol romantisch idealisme kwam het wel eens voor dat jongeren dachten aan het martelaarschap als hoogste getuigenis van geloof en liefde. Dacht Michel daar ook aan? Dat weten wij niet. Maar wel weten wij dat hij eens in een gesprek met zijn zuster kloosterzuster zegde: "Ik word nog ooit een groot man". Dat wil niet zeggen dat Michel martelaar wilde worden. Hij wilde missionaris zijn metterdaad. En dat is hij geweest, vooral in de missie Kongolo. Na een jaar of twee in Lubunda gewerkt te hebben, kwam Michel in Kongolo en daar is hij gebleven tot aan zijn marteldood. Hij was er broesse- en schoolpater. Hij was er ook econoom. Na zijn eerste congé werd hij er overste. Hij stichtte er een nieuwe parochie, waar Pater Darmont later een kerk bouwde ter herinnering aan de martelaren van Kongolo.

Michel was één geworden met Kongolo, met zijn volk; wij kunnen in zijn brieven nog lezen hoe hij met hart en ziel meeleefde met de Katangezen, hoe hij hun drang naar onafhankelijkheid begreep en behartigde. Michel heeft geen goede woorden, noch voor de Amerikancn, noch voor de Belgen, noch voor de soldaten van de Verenigde Naties. Zijn laatste brief eindigt hij met deze woorden: "Wat wij in deze warboel nog te verrichten hebben, zal de Goddelijke Voorzienigheid weldra voor ons moeten uitmaken". Zo schreef Michel 16 dagen voor dat het gebeurde. "
.... en zij slachtten hem...


en stervende zucht een lijze stem:
Excelsior!

Excelsior! zo klonk de klank
der Engelen in de hemelzang,
terwijl een jonge priesterziel
gekroond voor de voeten des Heren
viel:

Excelsior! zo luidt de taal
des Heren door de hemelzaal,
en driemaal dondert in blijden choor:
Excelsior! Excelsior!
Excelsior....

R.P. VAN DER SMISSEN André

Né à Epraves (Namur), 29/09/1911

Décédé à Kongolo, 1/01/1962

Nationalité: belge

Profession à Orly: 8/09/1930
Sous-diaconat à Herent (Leuven): 10/03/1935
Diaconat à Leuven: 22/04/1935
Prêtrise à Leuven: 7/07/1935
Consécration à l'apostolat à Leuven: 5/07/1936
Voeux derniers à Leuven: 14/10/1933

Le Père André Van der Smissen, originaire d'Eprave, était le fils d'André Van der Smissen en de Hélène Winssinger. En 1912 son père se rendit au Congo comme agent colonial et la famille alla s'établir à Ave-et-Auffe, qu'elle quitta par la suite. Il avait une soeur, d'un an sa cadette.
Il fit ses humanités au collège d'Allex (France).
Nommé professeur au collège de Gentinnes, il eut le grand bonheur de partir au Congo en 1939.
D'abord professeur à l'école moyenne de Kindu, il fut mobilisé dès le mois de juin 1940 comme adjudant infirmier à la Force publique. Il ne tarda pas à devenir aumônier du bataillon qui partit pour le Moyen-Orient, où il fit campagne.
A son retour, il fut nommé aumônier du Centre d'instruction de Kongolo, où, pendant de nombreuse années, son dévouement inlassable, sa modestie, son zèle méthodique sut lui acquérir la sympathie tant des gradés que des soldats.
Son esprit d'organisation put se donner libre cours au petit séminaire où il fut directeur pendant six ans. Mgr Bouve lui confia les dernières années la tâche délicate de procureur du diocèse. Prêtre et religieux très surnaturel il fut un directeur spirituel très écouté. Les charges qu'il avait assumées avaient miné sa santé, et, les derniers temps, son évêque lui avait, à plusieurs reprises, proposé un congé en Belgique. Il l'avait remis à plus tard, estimant que sa tâche n'était pas terminée.

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De familie Van der Smissen-Winssinger, afkomstig uit Oost-Vlaanderen, verhuisde naar Eprave, een deelgemeente van Rochefort. Daar werd André geboren op 29 september 1911. De jongen heeft een 'bewogen' jeugd gekend. Eerst liep hij school in Rochefort, dan in Brussel, waar hij bij een tante verbleef. In 1921 woonde zijn familie in Champigny-sur-Marne, nabij Parijs. Met zijn oudere broer vertrok hij naar de apostolische school van de Paters Dominicanen in Freiburg (Zwitserland). Dat beviel hem niet! Daarom wendde de pastoor van Champigny zich tot de Spiritijnen die hij kende om André op te nemen in hun apostolische school van Allex. André werd aanvaard en begon in 1922 de zevende klas, die voorbereidde op de humaniora.De familie was toen al verhuisd naar Argenteuil, nabij Parijs.
In 1929 trad André in het noviciaat van de Paters van de H. Geest te Orly en legde de eerste kloostergeloften af op 8 september 1930. Met de daar aanwezige Belgen kwam hij naar ons land voor de verdere opleiding tot het priesterschap (1930 - 1936). Op 7 juli 1935 werd hij te Leuven priester gewijd. Tijdens zijn laatste jaar theologie vervulde André tevens zijn legerplicht voor de 'Force publique' van Kongo als brancardier-verpleger aan het Universitair Coloniaal Centrum van Leuven en het militair hospitaal van deze stad. Wegens zijn zwakke gezondheid werd zijn eindexamen van theologie uitgesteld. Tot Pasen 1937 ging hij op rust in het missiecollege van Lier, met als enige taak de 'surveillance'. Daarna werd hij benoemd voor ons missiecollege te Ingelmunster en vervolgens , in 1938, voor het college van Gentinnes.

Tot zijn grote vreugde mocht Pater Van der Smissen in 1939 naar Kongo vertrekken. Zijn eerste taak was leraar aan de middelbare school van Kindu. In 1940 werd Pater André gemobiliseerd als adjunct-zieken-verpleger, en korte tijd later als aalmoezenier. Met zijn bataljon trok hij naar Nigeria, Abessynië en het Midden-Oosten.
Bij zijn terugkeer in 1945 werd hij aalmoezenier van het militair opleidingskamp van Kongolo, waar hij jarenlang door zijn toewijding en goedhartigheid de genegenheid van officieren en soldaten verwierf.
Kolonel Van Hoorebeke getuigde over hem: 'Ik zag Pater André steeds in zijn huis, midden in het kamp, waar de militairen hem voortdurend bezochten. Zij vonden bij hem ontspanning, goede raad, genegenheid, morele en materiële steun, hoop en licht op de drempel van hun militaire loopbaan, die voor de meesten hard en vreemd scheen.
Zij vonden er ook de weg naar de kapel. Bij elke gelegenheid trad hij op als hun verdediger. Ik mag zeggen dat ik soms zijn vertrouweling was en daarbij zijn goedhartigheid en zijn diepe gevoelens voor de minstbedeelden vaststelde'.
Daarna was Pater Van der Smissen zes jaar lang directeur van het kleinseminarie en zeer gewaardeerd als geestelijke leider.
Dan benoemde Mgr Bouve hem tot procurator van het bisdom d.i. hij werd belast met de financiële en economische zaken van het bisdom. Man van strenge stiptheid kweet hij zich met veel zorg van die taak. Toen de rebellen op 31 december 1961 Pater André kwamen arresteren, lagen de jaarrekeningen van 1961 al klaar.

In een laatste brief aan zijn tante schreef Pater Van der Smissen dat het gevaar in Kongolo toenam, maar dat hij zijn leven offerde voor de Kerk van Kongo. Aan haar dochter, benedictines, schreef hij: "Denk er aan dat Christus, voor Hij zich geeft als voedsel, zich opoffert...Dat spoort ons aan tot die fundamentele gesteldheid van totale gave van onszelf".
Die totale gave van zichzelf vervulde Pater André Van der Smissen op nieuwjaarsdag 1962 toen hij met zijn 19 confraters, werd neergeschoten in datzelfde militaire kamp, waar hij zovele jaren met hart en ziel zijn priesterlijk apostolaat uitgeoefend had.

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Quelques témoignages de gens qui l'ont connu :

"J'ai gardé de lui le meilleur souvenir, notamment de ses qualités humaines et de sa largeur d'esprit, qui le firent beaucoup apprécier aussi bien du cadre européen que de la troupe ; sa fin tragique me peine profondément." (Lettre du Prof. Dr.P.Limbos - clinique coloniale.)

"Parmi eux (les victimes de Kongolo) il y a un ami qui a donné sa vie pour ceux-là même à qui il donnait tout de son vivant. Vous avez deviné qu'il s'agit du R.P.André que j'ai connu pendant des années en qualité d'aumônier militaire à Kongolo. - Je verrai toujours le R.-P. André dans sa maison, sise au milieu du camp de la troupe et où tous les militaires étaient des invités permanents, ils y trouvaient des distractions, des conseils, de l'affection, de l'aide morale et matérielle, un peu d'espoir et de lumière au seuil de la vie militaire qui était dure et étrange pour la plupart des recrues. Ils y trouvaient le chemin de la chapelle que nous avons fréquentée et pouvaient se rapprocher ainsi de notre chrétienté. - II prenait leur défense à chaque occasion et je puis dire que j'ai été parfois
son confident ce qui m'a permis d'apprécier sa grandeur d'âme et les sentiments profonds qu'il manifestait toujours pour les moins privilégiés." (Lettre du Colonel Van Hoorebeke à Mgr Jadot).

"Songe qu'avant de se donner en nourriture - chaque fois - le Christ s'immole, c.à.d. devient d'abord victime. Rien que cela nous pousse - de notre côté - à avoir cette disposition fondamentale de la donation totale de nous-même. La vie religieuse est si belle quand on la comprend et quand on veut la réaliser (dernière lettre du P. Van der Smissen à sa cousine(?) bénédictine).


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