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(Date de la dernière mise à jour: 06/08/2007)

Nouvelles actuelles

La Congrégation (ci-dessous)
(bref aperçu, son internationalité)
+
l'Afrique (RDC)
et

Gentinnes

Concernant la Congrégation spiritaine

Le 27 mai 2003, la Congrégation du Saint Esprit avait 300 ans d'âge. Née d'un besoin urgent de préparer des jeunes gens pauvres à servir des populations délaissées, un petit noyau de jeunes 'écoliers' (séminaristes), rassemblés par Claude Poullart des Places va devenir une famille missionnaire à l'oeuvre dans les cinq continents.

Claude Poullart des Places, né à Rennes le 26 février 1679 de la haute société bretonne, et promis à de hautes fonctions dans la magistrature, s'offrit à être prêtre diocésain pour le service des nécessiteux à la suite d'une retraite qui réorienta entièrement sa vie. La rencontre avec un pauvre "écolier" sans moyens à la porte de son théologat (Louis-le-Grand, à Paris) décide de son avenir ; il prend soin de ce jeune homme et devient son formateur ; ils sont bientôt un petit groupe de pauvres 'écoliers' à tout attendre de lui. Il s'installe alors avec eux dans des logements précaires près de la Sorbonne ; le 27 mai 1703, jour le la Pentecôte, cette première communauté fraternelle de formation se consacre à l'Esprit Saint avec Marie pour guide. Claude devient la providence d'un nombre croissant de jeunes sans ressource, mais qui désirent servir le Seigneur dans ses enfants les plus défavorisés.

Une année de constante sollicitude suffit à épuiser Claude ; il découvre dans la prière qu'il lui faut se confier davantage à l'amour du Seigneur, et partager ses soucis avec des collaborateurs. Ainsi naît la Société du Saint-Esprit au service du Séminaire du Saint-Esprit ; elle offre une formation solide, respectueuse et exigeante à ces modestes étudiants. Ordonné prêtre en décembre 1707, Claude achève, moins de deux ans après, son pèlerinage silencieux de serviteur des pauvres ; il meurt le 2 octobre 1709 à 30 ans d'une épidémie fatale à grand nombre de gens démunis. Il est inhumé dans la fosse commune des pauvres clercs de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris, au milieu d'une fraternité qui atteint maintenant 70 jeunes.

Au long du 18° siècle, le "Saint-Esprit" forme environ 1200 prêtres, la plupart pour le service des paroisses et aumôneries délaissées des diocèses de France ; mais son orientation missionnaire grandit à partir de 1730, par ses engagements au Canada et en Extrême-Orient avec les Missions Etrangères de Paris. Peu de temps avant la Révolution, le "Saint-Esprit" a la charge pastorale de Saint Pierre et Miquelon, de la Guyane et de Saint Louis du Sénégal. Supprimé en 1792 et restauré en 1816, il a désormais mission de pourvoir aux besoins pastoraux des colonies et comptoirs français.

En 1848, en s'intégrant la Société du St Coeur de Marie, fondée en 1841 par François Libermann pour le service des populations noires, la Congrégation du St Esprit reprend un second souffle missionnaire. Libermann était doué de multiples talents, non seulement de maître spirituel, mais aussi d'organisateur, d'animateur et de promoteur enthousiaste de la  mission ; devenu le dixième successeur de Claude Poullart des Places, et fidèle à son  esprit, il donna à la Congrégation une remarquable impulsion missionnaire.

A partir des années 1840 se développent de nombreuses missions à partir des côtes ouest de l'Afrique ; elles sont au travail en Afrique de l'Est vingt ans plus tard et en Angola en 1880. A partir des côtes, la mission s'enfonce graduellement à l'intérieur du continent. Après un projet sans suite du P. Libermann, les Spiritains s'engagent dans la partie nord de Madagascar en 1898 ; ils étaient déjà à Maurice et à la Réunion depuis 1841-42. Le travail missionnaire débute aux Etats-Unis en 1872 et dans les Amazones en 1898, mais deux essais en Australie (1846 et 1889) se soldent par un échec : il faudra attendre les années 1970.

Au travail à présent dans les cinq continents, le Congrégation du Saint Esprit, grâce à ses nombreux membres africains, poursuit ses objectifs missionnaires de première évangélisation et de ré-évangélisation auprès des populations moins fortunées.

Les Spiritains aujourd'hui

Entre le temps de la fondation de la Congrégation en 1703 et aujourd'hui, le nombre total des membres profès s'est élevé de 14.442. De 1961 à 1968, les Spiritains étaient plus de 5000 prêtres et frères au travail à travers le monde. Depuis lors, comme pour presque toutes les familles religieuses, ce chiffre a commencé à décroître régulièrement ; il se maintient à présent autour de 3000 (29 évêques, 2192 prêtres, 209 frères et 563 profès en cours de formation). Les origines des effectifs actuels est très instructif : 1666 viennent d'Europe, 1058 d'Afrique ou de l'Océan Indien, 160 d'Amérique du Nord, 113 d'Amérique Latine, 7 d'Asie et 3 d'Océanie. Il faut y ajouter 75 Spiritains associés laïcs venant de différents pays, une nouveauté qui promet beaucoup pour l'avenir. Ainsi le déclin numérique des vocations et les décès de confrères âgés dans l'hémisphère nord  sont compensés par l'augmentation impressionnante du nombre des jeunes de l'hémisphère sud qui font le pari de l'aventure missionnaire. Des 550 jeunes en formation, plus de 500 en proviennent. Pour les dix dernières années, la moyenne des professions se monte à environ 80 par an, ce qui équivaut pratiquement au nombre des décès

Même si leur effectif global est inférieur à ce qu'il était dans le passé, les Spiritains travaillent en ce moment dans 61 pays différents, bien plus qu'à aucun autre moment de leur histoire. Les missionnaires d'origine africaine sont à l'oeuvre dans plus de 50 de ces pays ; ils montrent que la Congrégation est à la pointe de l'élan missionnaire en Afrique, et c'est un trait encourageant pour l'Eglise en ce début de ce nouveau centenaire.

L'avenir ?

Alors que les Spiritains célèbrent leurs 300 ans, ils regardent l'avenir avec une nouvelle confiance et s'en remettent à l'Esprit. Voici les priorités qu'ils ont défini pour les années à venir :

* La première évangélisation et le travail pour le développement - spécialement dans les pays déstabilisés par des guerres civiles 

* L'aide pastorale et humanitaire aux réfugiés, aux migrants, aux minorités et aux jeunes gens marginalisés 

* Le dialogue avec l'Islam et les autres religions 

* Une formation adaptée aux exigences de la vie missionnaires aujourd'hui 

* Le ministère en collaboration avec d'autres hommes et femmes de bonne volonté, et le développement des associés spiritains laïcs.

Cette année, à travers le monde, les Spiritains remercient le Seigneur pour la mission universelle qu'il leur a donné en partage. Ils regardent l'avenir avec la même confiance et le même abandon à l'Esprit qui ont poussé Claude Poullart des Places à assumer une tâche apparemment aussi impossible il y a 300 ans.  

 

Message de Sa Sainteté le Pape (26 mai 2003)

Photo l'Osservatore Romano

 

Au Père Pierre Schouver, cssp

Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit

    Je suis heureux de vous saluer aujourd'hui, cher Père Supérieur général, ainsi que les membres du Conseil général de la Congrégation du Saint - fondée le 27 mai 1703. Un anniversaire est toujours l'occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru et pour les dons reçus. L'Église le fait volontiers avec vous aujourd'hui, remerciant le Seigneur pour tout le travail accompli par votre Congrégation depuis trois siècles, notamment dans l'évangélisation de l'Afrique, des Antilles et de l'Amérique du Sud. Célébrer un anniversaire, c'est aussi passer un cap et aller de l'avant. Comme je l'ai dit à toute l'Église (cf. Novo millennio ineunte, n. 8), je le redis à chacun de vous : «Duc in altum !»‚ «Avance au large !»... Soyez fidèles au double héritage de vos fondateurs : l'attention aux pauvres et le service missionnaire, c'est-à-dire l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ à tous les hommes. Ces deux orientations de vie vous ouvrent de larges perspectives. Il s'agit de rejoindre ceux que le monde tient dans la dépendance ou rejette dans la marginalité, les pauvres, qui sont l'immense majorité des habitants de certains continents mais qui habitent aussi nos sociétés les plus développées. Vous leur témoignerez ainsi la proximité du Christ et vous leur ferez entendre la joie de son appel.

    Sans vous laisser arrêter par les difficultés, qui n'ont pas manqué et qui ne manqueront pas à l'avenir, confiez-vous à la liberté et à la force de l'Esprit qui accompagne l'Église et qui la guide. C'est l'Esprit Saint qui construit l'Église comme une famille : faites-la découvrir à nos contemporains à travers la vie communautaire et fraternelle, signe fort de la vie évangélique, en ayant à coeur de rechercher l'unité et de demeurer attachés à cette dévotion à l‘Esprit Saint, qui a toujours caractérisé votre famille religieuse

   Vos fondateurs ont voulu vous placer dès les origines sous la protection de la Vierge Marie et de son Coeur immaculé. Je vous confie de nouveau à son intercession bienveillante, vous-mêmes et tous les membres de votre Congrégation dispersés dans le monde entier pour le service du Christ et de son Église. Que la confiance de la Vierge en la Parole de Dieu soit toujours une lumière pour votre vie ! De grand coeur, je vous accorde la Bénédiction apostolique.

     Du Vatican, le 26 mai 2003.


Une congrégation internationale, jusque dans les petits groupes.

On est une Congrégation largement internationale. C'est connu. On travaille dans tellement de pays, en Afrique, Asie, Europe, Australie etc.
Mais l'internationalité va plus loin que le nombre de ces pays ! Des communautés et des groupes spiritains internationaux, formés de membres d'origine variée, deviennent rapidement la règle. Même en Europe cela se présente et se présentera de plus en plus.
Par exemple: au Paraguay on a 15 confrères, qui sont de 11 nationalités; en Croatie le groupe est formé de 4 confrères, de 3 nationalités; au Mozambique il s'agit de 6 membres, de 4 nationalités différentes; au Malawi de 12 confrères et 8 nationalités; en Zambie 13 confrères, 5 nationalités.

Nos confrères sont partout pleins de rêves et d'initiatives. Mais ces rêves seront facilement déçus s'il manque le soutien financier ou le personnel. Alors, la solidarité d'autres circonscriptions et dans les groupes est en progrès, tant quant aux moyens financiers que quant au personnel. Surtout parmi les jeunes confrères cette solidarité est encouragée. Dans un monde de plus en plus globalisé, de plus en plus multiculturel, les spiritains s'adaptent.

Ce qui est vrai à grande échelle (une 'fondation' entière, une nouvelle province, un nouveau groupe...) l'est également même à petite échelle. Et pas uniquement pour nos maisons de formation (séminaires) où l'internationalité est de règle depuis longtemps parmi les candidats.
Mais restons plus près de chez nous, en Belgique, et à l'échelle d'une communauté.
La communauté de Gentinnes: dès le début la nationalité des confrères engagés ne s'est pas limitee à des belges. Gentinnes a eu, parmi le 'personnel' des portugais, des français, des suisses, des hollandais etc.
Et nos deux communautés actuelles à Bruxelles:  5 confrères qui représentent autant de nationalités (5 donc).

En ces moments, une unité de pensée européenne se fait jour de plus en plus parmi les spiritains de l'Europe, plus ici, moins là.... Un web-site européen le démontrera bientôt à qui voudra se donner la peine de le consulter...


Concernant l'Afrique
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Des nouvelles concernant le RDC, régulièrement mises à jour par notre site du Canada Français (<= cliquez s.v.p.)

Message de la Conférence épiscopale nationale du Congo (15 février 2003)

« J'ai vu la misère de mon peuple », Exode 3,7 

Chers frères et sœurs,

Réunis à Kinshasa du 10 au 15 février 2003, nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres du Comité Permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), faisons nôtre la parole du Seigneur qui a dit : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple » (Ex 3, 7) et adressons le présent message aux fidèles catholiques, aux hommes et femmes de bonne volonté.
En vertu de notre charge de Pasteurs et dans la fidélité à la tradition prophétique, nous ne cessons de sonner l’alarme sur la situation dramatique que vit le peuple congolais. A l’aube de la tenue du Dialogue intercongolais, nous avions estimé que ce dialogue était « une nécessité incontournable et une urgence ». Nous constatons avec amertume que ses finalités n’ont pas été atteintes. L’Accord partiel conclu à Sun City n’a fait qu’accroître la crise politique et n’a jamais été appliqué. Par contre, il a été décrié, jusqu’à ce que lui succède l’Accord dit global et inclusif.


«Accord global et inclusif»

 Depuis la signature de l’Accord de Pretoria III, que nos compatriotes ont accueilli avec soulagement, mais non sans scepticisme, l’inquiétude du peuple congolais ne cesse de croître. La fin de la guerre tarde à venir. Les Accords signés à coup de tapage médiatique ne sont ni respectés, ni appliqués. Par contre, des affrontements armés ont repris de plus belle dans certaines parties de la République, en semant leur lot de malheurs. Des atrocités des plus ignobles sont commises sur les civils et les prisonniers de guerre. Les belligérants tergiversent et multiplient des prétextes pour continuer la guerre. La Transition n’est pas toujours entamée. La misère de la population a atteint un degré insupportable.

Devant cette situation inadmissible, nous, Pasteurs de ce peuple, nous nous écrions : « Trop, c’est trop ! » Nous dénonçons vigoureusement les intrigues des belligérants, leur indifférence vis-à-vis de la misère du peuple, leur obstination dans la logique de la guerre.


Manque de volonté politique et de patriotisme

Les atermoiements et les tergiversations qui entourent l’application de l’« Accord global et inclusif » prouvent suffisamment le manque de volonté politique et de patriotisme des parties en cause dans la crise congolaise. De part et d’autre, une poignée de gens à la culture politique douteuse prennent tout un peuple en otage. Ils signent des Accords, mais ne s’engagent pas à les respecter et refusent de les appliquer. Le respect de la parole donnée est une vertu qu’ils bafouent.

Pour ces hommes, l’écart entre la parole et le geste témoigne d’un manque cruel de la volonté de servir le bien commun. Ils font et défont les alliances au gré des humeurs et des intérêts égoïstes. Ils disent une chose et font le contraire. Ils chantent la paix, mais servent la Le sort du peuple ne préoccupe guère
Ce manque de volonté politique a engendré un accord sans engagement explicite de la part des signataires pour la cessation de la guerre en RDC. A la lecture de cet Accord, on s’étonne de l’absence d’une déclaration de la fin totale de la guerre. Par contre, cet Accord paraît être un compromis entre belligérants, une récompense aux chefs de guerre. Le partage du pouvoir y occupe une place de choix, comme si le pouvoir était une fin en soi. Ainsi leurs négociations ont-elles abouti à un Accord qui privilégie la logique de la conquête du pouvoir par les armes. Or notre peuple a déjà rejeté cette option. Il apparaît dès lors inadmissible de continuer à agir selon la logique de guerre qui, on le sait, ne favorise ni le développement de la nation, ni l’instauration de la démocratie.

 Les hommes politiques de notre pays ne font pas preuve de patriotisme. Préoccupés par des intérêts égoïstes, ils font de la politique un gagne-pain qui n’a rien à voir avec la recherche du bien-être de la population et le souci de la démocratie. Les spectacles désolants qu’ils ont livrés à Sun City, les divisions internes, la course au positionnement et les querelles de préséance qui caractérisent leurs mœurs politiques en sont une preuve. Incapables de se dépasser et de faire triompher les intérêts supérieurs de la nation, nos politiciens se complaisent dans des blocages politiques qui perpétuent la crise en RDC. Le sort du peuple ne les préoccupe guère. Ils ne font aucunement preuve d’une quête sincère de la démocratie. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’ils aient multiplié les institutions de la Transition, comme si le pays disposait d’assez de moyens financiers et d’infrastructures pour en assurer le fonctionnement. Leurs appétits effrénés pour le pouvoir ont conduit à l’adoption du fameux schéma 1+4 qui contient les germes de conflit au sommet de l’Etat.


Divisions internes, ambitions et pouvoirs fragilisent

Quand, au début des années 90, la Société civile s’est dotée d’une organisation, le peuple congolais s’était réjoui d’avoir enfin des défenseurs de ses droits censés protéger ses intérêts. La présence de cette Société civile sur la scène nationale avait suscité beaucoup d’espoir. Sa vocation apolitique en faisait, en principe, une organisation de citoyens sans prétention de conquérir le pouvoir politique ou d’y participer. On s’attendait à ce qu’elle joue le rôle de catalyseur pour une plus grande cohésion. Avec le temps, on a vu la Société civile se laisser ronger par la crise. Elle s’est politisée jusqu’à se fragiliser, mettant ainsi en danger son crédit et les intérêts des citoyens.

Les divisions internes de la Société civile ne favorisent nullement le dénouement de la crise qui sévit dans notre pays. En plus de la course au pouvoir qui caractérise ses animateurs, elle est minée par des divisions et des manipulations, très dangereuses pour l’efficacité de son action. Certes, des hommes et des femmes honnêtes n’y manquent pas, mais leur action est étouffée par les ambitions politiques de la majorité.


L’homme, valeur inaliénable
 « Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26), l’être humain a une valeur inaliénable. Sa vocation d’homme en fait un être sacré et doté de dignité inviolable. Cette dignité humaine en RDC est bafouée au nom des appétits démesurés des profits économiques. Les guerres qui se succèdent dans notre pays sont des guerres économiques. La richesse du sous-sol congolais est convoitée par des puissants qui attisent des foyers de tension et de division pour s’en emparer. Parmi ces pêcheurs en eau trouble figurent bien entendu des nationaux dont certains ont été dénoncés par le Panel d’experts de l’ONU. Mais, il y a aussi et surtout des étrangers qui pillent systématiquement les richesses de notre nation soit directement, soit par personnes interposées. Ils profitent de la crise actuelle et s’emploient à la perpétuer pour des intérêts économiques, au détriment du peuple qui est le détenteur du pouvoir et le propriétaire des ressources naturelles de ce pays.

Aux uns et aux autres, nous disons que par delà les richesses du sous-sol que l’on convoite tant et qui font le malheur des congolais, il y a des êtres humains dont il faut respecter la dignité et les droits. Ce cri de détresse s’adresse surtout à ceux de nos compatriotes qui hésitent à faire la paix à cause des intérêts politiques et économiques. « L’homme comblé ne dure pas » (Ps 49(48),13). La fortune du sang n’honore point son propriétaire et ne peut aucunement être source de bonheur (cf. Jb 15, 29). De même, régner par la violence est contraire à la démocratie.
Le paysage politique en RDC constitue une menace grave à l’existence même de notre pays. Face aux multiples tentatives de balkanisation, notre peuple oppose une résistance héroïque et exemplaire. En cela, il manifeste son attachement à l’unité du pays. Au nom de ce même peuple, nous réaffirmons avec fermeté que « l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale ne sont pas négociables».


Le choix de la paix exige des gestes concrets et peut sauver la RDC

La voie de la paix est l’unique qui puisse sortir le Congo de la crise, et le peuple de la souffrance et de la misère. Comme l’a si bien souligné Sa Sainteté le Pape Jean Paul II à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la paix 2003 et du 40e anniversaire de l’encyclique Pacem in terris du Bienheureux le Pape Jean XXIII, - cette paix dont notre pays a tant besoin - comporte quatre piliers : la vérité, la justice, l’amour et la liberté. Les belligérants et la classe politique doivent s’engager résolument à consolider ces quatre piliers pour sortir notre pays de la crise : « Vouloir la paix n’est pas un signe de faiblesse mais de force ».

Le choix pour la paix exige des gestes concrets. Ainsi, par delà les discours et les vœux pieux, il est nécessaire, sinon impérieux, que les belligérants et la classe politique posent des gestes de paix, en évitant des provocations bellicistes qui bloquent inutilement le processus de paix. Notre population se réjouirait si les belligérants parvenaient à poser des gestes concrets de paix, par exemple la cessation totale des hostilités, les rites de réconciliation et de pardon, le dialogue franc, l’autorisation de la libre circulation des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national, la destruction des armes légères sur la place publique, etc.

Dans le contexte actuel du Congo, le chemin de la paix passe surtout par le respect de la parole donnée et l’application des Accords signés. Nous avons certes souligné les limites de l’« Accord global et inclusif », néanmoins, nous invitons les signataires à le parfaire ou tout au moins à l’appliquer dans la mesure où il permet de mettre en place les Institutions qui aideront à gouverner le pays.

En effet, bien que lacunaire, l’« Accord global et inclusif » sur la transition en RDC est un maillon de la chaîne pour l’avènement de la paix dans notre pays. Les parties à l’Accord doivent clairement renoncer à la guerre et à toutes formes de violence qui l’accompagnent par le désengagement de leurs forces combattantes et par l’amorce d’un programme de restructuration de l’armée comme préalable à une transition non conflictuelle.


La situation dramatique n’est pas une fatalité

La multiplication des obstacles sur le chemin de la paix en RDC a atteint les limites du tolérable. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous faisons une mise en garde aux belligérants et à la classe politique : le peuple ne supportera plus longtemps leurs tergiversations. Si la crise perdure encore, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour hâter le retour de la paix en RDC.

La situation dramatique que traverse le Congo ne doit pas être considérée comme une fatalité. Elle nous appelle à nous ressaisir tous pour hâter l’avènement d’un Etat de droit. Pour y parvenir, nous, vos Pasteurs et Pères dans la foi, exhortons nos frères et sœurs belligérants et acteurs politiques, à manifester une réelle volonté politique et à faire preuve de culture politique. Qu’ils cessent de faire la honte du Congo et deviennent de véritables leaders politiques.

Nous demandons à nos chrétiens de la Société civile de jouer pleinement leur rôle de catalyseurs pour une plus grande cohésion. Que les chrétiens soient les héros du combat des valeurs qui contribuent à la construction de la nation.


Bénédiction finale

Puisse le Seigneur, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la Paix, bénir notre pays et susciter plus d’artisans de paix au sein de notre peuple.

Fait à Kinshasa, le 15 février 2003.

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Les enfants de la guerre au Congo

Quelques chiffres qui en disent long :

·         12% des enfants meurent avant leur premier anniversaire

·         beaucoup d’enfants meurent en brousse, tandis que leurs familles sont en fuite

·         parmi ceux qui survivent, beaucoup sont traumatisés à vie par les horreurs et les violences vécues

·         la guerre force beaucoup d’enfants à vivre dans la rue. En 2001, on en a dénombré 10.000 à Bukavu, et 40.000 à Kinshasa. 60 % des enfants abandonnés à Brazzaville sont originaires du Congo Démocratique

·         la RDC n’est pas loin de détenir le triste record des enfants non-scolarisés. L’Unicef estime que de 3 à 3,5 millions d’enfants (de 6 à 11 ans) n’avaient pas accès à l’enseignement primaire en 2001.

·         Les enseignants détiennent un autre record : ils sont parmi les plus mal payés au monde. Au Nord-Kivu les enseignants ont reçu leur dernier salaire payé en décembre 1995 (5,5 € par mois !). Depuis lors, les écoles privées s’organisent pour payer « quelque chose » à partir de ce qu’elles demandent aux élèves ou à leurs parents.

·         Le pays consacre à l’éducation moins de 1 % de son budget. Dans plusieurs districts occupés par la rébellion, il n’y a plus aucun programme scolaire en place. Beaucoup d’écoles ont été pillées

·         Dans les camps de réfugiés, on offre des services aux enfants : structures scolaires, soins médicaux, eau et nourriture. Les enfants non-accompagnés sont défavorisés, et souvent victimes d’injustices ou d’exploitations diverses.

·         10 % des enfants sont soldats ; dans certains cas, ils représentent 35 % des troupes alignées au front. L’engagement « volontaire »dans l’armée représente pour ces enfants une certaine sécurité et souvent le seul avenir possible. Certains n’ont pas 10 ans ! On recrute aussi des fillettes, pour le travail domestique et les besoins sexuels.

·         Des enfants accusés de désertion vivent en prison, avec des adultes, et dans des conditions indescriptibles.

L’Afrique n’a pas besoin de pitié mais de solidarité et de justice

L’archevêque Renato Martino, président du Conseil Pontifical Justice et Paix en visite au Bénin (mai 2003), a rappelé le souci de l’Eglise catholique pour le développement, la justice et la paix

« On ne peut pas construire le développement sur des conflits, des discriminations, des rancœurs, des exclusions, pas plus que sur la force des armes. Le développement exige l’entente, la solidarité, l’union des forces, l’attention à l’autre, la justice, le respect de la dignité de la personne et de ses droits ».

L’archevêque analyse le grave problème des causes des conflits qui ensanglantent le continent. Il évoque la cupidité face aux ressources du sol et du sous-sol africain. « Ces richesses sont convoitées par des groupes d’intérêt qui exploitent les conflits pour des commerces sales, en versant des pots-de-vin aux dirigeants des pays producteurs. Il faut plus de justice et plus de participation à la gestion de ces ressources ».

Mgr Martino indique une autre cause de conflit, non moins préoccupante : l’exclusion de l’autre, sous forme de discrimination ethnique ou de haine raciale. Pour surmonter cela, il faut une éducation aux valeurs et une conversion des cœurs, l’acceptation de ce qui est différent, l’appréciation réciproque et le respect mutuel. L’exigence de paix entre les groupes et les peuples doit se traduire par une solidarité plus grande. « Il s’agit d’une exigence urgente en ce temps de mondialisation. L’accent mis sur la liberté du marché risque de reléguer en marge du progrès et du développement des régions entières de la planète et une partie importante de l’humanité qui ne peuvent concourir à forces égales avec les pays industrialisés ».

Mgr Martino aborde aussi le problème de la dette internationale : il faut que les sommes correspondant à la remise de la dette soient investies dans des secteurs prioritaires comme la santé, l’agriculture, l’éducation et les autres services sociaux. Les pays bénéficiaires doivent répondre à la générosité des pays industrialisés par un sens de responsabilité accru. L’Afrique n’a pas besoin de pitié mais de solidarité et de justice. Les Africains ne pourront pas sortir seuls du marasme dans lequel les ont plongés des décennies de dépendance et d’oppression, de violence et d’antagonismes de toute sorte. Ils ne réussiront qu’avec l’aide et la solidarité de la communauté internationale.

Les enfants à la rue

Selon les missionnaires présents à Kisangani, trois raisons expliquent l'abandon des enfants mineurs : la séparation des parents, la mort de la mère (le plus souvent en raison du SIDA), et l'expulsion du fils ou de la fille suite à un deuil ou à une autre calamité survenue dans la famille. Dans ce dernier cas, le noyau familial ne parvient pas à expliquer l'événement grave, et fait endosser sa responsabilité à l'un de ses membres. Ce dernier, qui peut être aussi un enfant, est accusé de sorcellerie, et il est immédiatement chassé par la famille.

Le phénomène a progressé au Congo ces dix dernières années, avec l'augmentation de la pauvreté générée par deux guerres qui ont fait éclater des familles. Actuellement à Kisangani, on estime qu'il y a plusieurs centaines d'enfants de la rue. Les missionnaires leur offrent un toit, des repas assurés, la possibilité de poursuivre des études et d'apprendre un métier.

Femme africaine, espoir d'Afrique

Dans son édition de juillet-août 2003 notre revue illustrée 'Echo de la Mission' nous parle d'une fille de 11 ans, et déjà "mère" (ne vous méprenez pas ...) De son nom indigène elle se nommait 'étoile', Stella. Elle l'était.  Donnons la parole à 'Stella':
'Comme beaucoup de petites filles africaines, j'ai appris à être "mère" très tôt, à l'âge de 11 ans. Aînée d'une famille de 6 enfants, je dus m'occuper de mes jeunes frères et soeurs. Mes parents venaient de se séparer et nous étions restés avec notre père. Mes poupées d'enfance, ce n'était pas des jouets, mais de petits être vivants comme moi et il fallait les nourrir de vrai et les éduquer de vrai. J'ai été comme responsable de jardin d'enfants ou d'école maternelle sans en avoir le diplôme, ni la formation préalable. Il fallait de toutes façons survivre.   ...
J'ai apprès à susciter en nous un esprit de solidarité fraternelle, à maintenir l'harmonie familiale qui favorise le partage et la joie du service rendu, et à procurer à mes jeunes frères et soeurs l'affection maternelle dont nous étions privés ... "
Et Eulalie Dabiré (car notre Stella, c'est elle) continue son article. Lisez-le ! (pour un abonnement à " L'Echo de la Mission ", adressez-vous p.ex. à Echo de la Mission,  Maison St-Florent,   7 Rte de Paris,  67700 Saverne)

Comme Eulalie, il y en a beaucoup. De la femme, dépendra l'avenir de l'Afrique...


Concernant Gentinnes
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Si, concernant Gentinnes, vous voulez les 'petites' nouvelles actuelles - presque un journal -  (groupes qui viennent, travaux qui s'effectuent, etc.) cliquez ici.

    

*  Notre Congrégation a eu ses 300 ans à fêter (la maison de Gentinnes en a eu 100 à la fin de l'année 2003; cliquez ici pour son histoire). Mgr Vancottem était présent à Gentinnes. Ce jour (samedi avant la Pentecôte) l'Eucharistie débuta à 11 h 30. Ensuite, après un repas simple divers ateliers et lieux de rencontres étaient proposés pour apprendre à connaître notre histoire, notre engagement dans le monde entier.
Pour des photos: voir un peu plus loin.

* Durant l'hiver on a subi plusieurs tempêtes sérieuses.
Les dégâts aux bâtiments et au parc furent considérables.
Pour éviter que d'autres arbres ne soient abattus par le vent et tombent partiellement chez des voisins (ce qui pourrait nous causer des ennuis) ou par dessus la rivière, Joseph donc en a fait abattre (beaucoup!). On a replanté par après des saules, qui 'pompent' bien l'eau car le terrain y est presque un marrais.           

* Les mêmes intempéries ont été, maintes fois depuis une année, la cause de " l'inondation " de notre étang par l'eau boueuse d'une petite rivière qui le longe. En effet, un tuyau permet à l'eau de la rivière de s'écouler dans l'étang si l'eau est très haute dans La Houssière (obstruction en aval par des branches etc. - un bois en forte pente s'y trouve à côté). L'eau peut venir également des champs au nord de l'étang, dévalant des terrains labourés (mais une inondation de cette façon est plutôt rare).
Que le niveau d'eau monte dans l'étang, que l'eau soit boueuse, ce n'est pas trop dérangeant. Ce qui s'en suit, c'est que, via les égouts, cette eau et l'eau des égouts etc. pénètre dans les caves de la maison dont le sol est pratiquement au niveau de l'eau de l'étang... Heureusement, un écoulement du trop-plein de l'étang vers une partie de la rivière située plus en aval sera réalisé en octobre (??) (en août 2003 la permission officielle fut accordée).

Mgr Gaillot a prêché une retraite au Centre du 20 au 25 juillet 2003.
Un CD avec 17 photos (projection automatique) en a été réalisé.
C'est la dernière 'retraite spiritaine' de la province. Dans le futur on participera chaque année à la retraite organisée annuellement à Gentinnes par le CMI (alternativement en français et en néerlandais).

Cette année la retraite était accessible aux personnes qui désiraient se joindre à nous, pendant une petite semaine, dans le cadre reposant de Gentinnes. Nous étions 55 à vivre ces moments de grâce dans le partage de temps de célébrations, d’échanges, d’écoute et d’accueil. Une retraite est une mise à l’écart, une saine prise de distance par rapport au quotidien souvent surchargé ; elle permet à chacun de se retrouver soi-même : l’intériorité a besoin de temps de silence.

Nous avons été guidés par le Père Jacques Gaillot. Il a une parole directe, un témoignage de vie motivant, chaleureux et de  grande finesse. Un temps agréable permettait les promenades qui étaient autant de moments de respiration et d’assimilation de la parole reçue qui devenait souffle bienfaisant,  parole vivante.

Le Père Jacques alterne humour et pertinence, il a des mots chargés de l’Esprit de Dieu, avec une référence constante et discrète aux textes de l’Ecriture. Il nous a parlé des préférences de Jésus pour les petits, il nous a invités écouter les appels de Dieu. Dieu ne cesse de nous appeler, et chaque fois qu’il appelle c’est pour donner une mission. Chaque appel est particulier, chaque mission est particulière. Notre réponse est une façon de vivre comme Jésus, en totale liberté, une façon de retrouver Dieu dans la prière, une façon de vivre et de nous engager ensemble, une façon d’être « joyeux dans l?espérance. »

Nous avons beaucoup apprécié les multiples exemples qui surgissaient de la présence journalière du Père Jacques aux côtés des petits et des démunis.

 « Le seul évangile que les gens lisent est celui de nos vies : nous sommes les mains de Dieu, son regard, sa tendresse, sa présence »

Note: un CD destiné à nos Archives reprend les photos (17) de cette retraite (en TIF, JPG et GIF).
                                

Chaque année, le jour avant la fête de la Pentecôte, on fête au Mémorial la "Journée de Kongolo" où tous les familles des confrères tués et tous nos amis peuvent venir. Via nos bulletins  "Joyeux dans l'Espérance et "De Postiljon" (voir Publications) beaucoup le savent déjà.
Cette année (2003) on a commémoré en même temps les 3 siècles d'existence de la Congrégation et les 100 années de notre présence à Gentinnes. L'assistance fut nombreuse (plus de 360 personnes). Un lâcher de ballons multicolores apportait des notes de festivité.

Jusqu'aujourd'hui (24 juin) trois cartes attachées aux ballons nous sont revenues de ... l'Allemagne de l'Est (800 à 900 km). Il faut dire que le vent soufflait fort ce samedi... On enverra aux expéditeurs un CD fait avec une sélection des photos prises ce jour-là.

Quelques photos de cette journée

Note: un CD à part reprend les photos de cette fête (300 ans d'existence de la Congrégation.)
 

La "Promenade des Artistes" était l'occasion d'une exposition dans une de nos salles le 13 et le 14 septembre (2003): sculptures et tableaux.  Le temps fut splendide. De nombreux visiteurs ont admirés les oeuvres. Sur la pelouse devant la façade on jouissait d'une animation musicale.
Voici quelques photos (extraites d'un CD réalisé à l'occasion):

   

 

 

 

 

 

 


 

  (1) La fillette du moulin

   (2) Paix sur la Terre
 

(3)  Animation musicale       

(1) Herickx Nicole, av. du Castillon 40,  1450 Chastre
   Couleurs bien choisies et équilibrées. Belle composition. Donne de l'espoir.
(2) Verreth Françoise, Rue des Etats 31,  1370 Dongelberg
   Statuette admirable.
  
Note: un CD  destiné à nos Archives reprend les photos (12)  de cette promenade (en TIF, JPG et GIF).

Le renfort arrive    (repris de notre revue Joyeux dans l'espérance, année 2004)

Une communauté vient à notre aide à partir du mois de septembre. Elle prend en charge le Centre d’Animation Spirituelle et Missionnaire (CASEM), en lien avec la communauté spiritaine en place. Nous mettons en commun notre enthousiasme pour la mission et la joie de chercher ensemble le projet de Dieu sur la maison de Gentinnes.

Bienvenue aux nouveaux qui, dans le texte ci-dessous,  se présentent à vous, nos meilleurs amis.

Historique

En août 1995, après les temps de discernement et de mûrissement, Mgr Madec, évêque de Fréjus-Toulon (dans le Sud de la France) accueillit notre intuition qui peut se résumer ainsi:

·          Rassembler des hommes et des femmes, consacrés ou non, brûlés par l'Evangile et son message d'espérance, désireux de le communiquer par leur vie.

·          Mettre en commun nos charismes et vocations, œuvrer en complémentarité au service de l'évangélisation et de la mission.

Nous avons vécu cette expérience en paroisse mais nous étions en quête d’un lieu  plus adapté. Notre Communauté apostolique se compose actuellement de 2 prêtres spiritains, une religieuse clarisse et quelques laïcs (célibataires ou mariés) qui attendent pour nous rejoindre.

En septembre 2003, par "Joyeux dans l'espérance", nous avons appris que les spiritains belges cherchaient repreneur pour la maison de Gentinnes. Nous avons posé notre candidature, et nous sommes heureux d'avoir été choisis pour poursuivre l'œuvre entreprise.

 Dans la continuité

Nous sommes émerveillés du travail accompli depuis tant d'années dans ce lieu qui vient de fêter le centenaire de la présence spiritaine. L'accueil des groupes de jeunes et d'adultes et l'animation spirituelle sont un véritable travail missionnaire. Nous avons aussi constaté la place de la maison dans tout l'environnement ecclésial, mais aussi auprès des autorités civiles.

La Chapelle-Mémorial Kongolo est un point central ; la communauté spiritaine continuera à en assurer l’animation et notre projet pourra exploiter toutes les richesses déjà présentes sur le terrain.

 Avec des accents nouveaux

C’est avec joie que nous reprendrons le flambeau dans ce lieu d’église connu pour l’accueil, le dialogue et l’écoute dans le respect des différences. Nous y voyons un milieu idéal pour développer les deux dimensions d’une seule et même vocation : contemplation et mission. 

Nous pourrons vivre cet équilibre et offrir à des chercheurs de Dieu d’entrer dans cette démarche.

Nous souhaitons pouvoir développer une spiritualité de « communion ».

Nous aurons des temps de célébration dans la beauté et la créativité, ouverts à tous: eucharistie, office matin et soir. La liturgie est pour nous fondement de vie communautaire.

Nous proposerons des sessions de formation d'adultes avec la Parole de Dieu et des supports audio-visuels et artistiques, des temps forts pour les fêtes liturgiques ( Avent, Noël, Carême, Pâques, Ascension, Pentecôte, etc.), des parcours de conversion, des initiations à la vie dans l’Esprit, à la vie intérieure, au discernement et à la prière avec des ouvertures aux diverses traditions d’Eglise : prière de Jésus, méditation, lectio divina etc.

 Nous avons une double conviction

  1. La complémentarité des vocations (contemplatives et missionnaires) est pour l’évangélisation un atout supplémentaire. Nous souhaitons vivre non une simple une juxtaposition de collaboration, mais un « être » ensemble, signe d'une Eglise telle que nous l'appréhendons, « apostolique, missionnaire et prophétique », ouverte aux appels de l'Esprit Saint.
  2. Des personnes ayant approché et goûté à cette « forme de vie » fondée sur la liberté et le respect du cheminement et de l'évolution de chacun pourront s'adjoindre à nous. Notre expérience en secteur paroissial depuis 9 ans nous convainc de l'urgence d'une vie apostolique et missionnaire forte. L'accueil que nous avons reçu de Mgr Vancottem nous encourage dans ce sens.

Nous ouvrons dès octobre 2004, une année « sabbatique », pour des jeunes en quête d’un « plus- être » et d’un approfondissement de leur foi; mais aussi pour des moins jeunes ayant envie de s’arrêter sur la route comme dit le prophète Jérémie, pour faire le point, se restaurer et se renouveler. Ces personnes assureront un service au sein de la maison.

Nous sommes heureux de pouvoir poursuivre à la fois dans la continuité et la nouveauté, mais c'est dans le sens d'une fidélité créatrice; comme le disait le numéro 109 de "Joyeux dans l'espérance":

" Gentinnes est un lieu connu pour son accueil, ouvert à la différence et  à la nouveauté. C'est une indication pour l'avenir: il doit rester ouvert à l'universel et à tous ceux qui sont en recherche de Dieu"

Nous désirons qu’il en soit ainsi.

A bientôt la joie de vous voir, de vous connaître

Le renfort est arrivé le 5 septembre 2004

Plein de dynamisme et de bonnes idées, ils sont arrivés et ont été 'intronisés' lors de la cérémonie des voeux à la chapelle du Mémorial


Cliquez ici pour plus de détails concernant le CASEM.
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Edition: ARCHIVES, Mémorial Kongolo, Gentinnes
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