(Date de la dernière mise à jour: 06/08/2007)
Nouvelles actuelles
La Congrégation (ci-dessous) |
Le 27 mai 2003, la Congrégation du Saint Esprit avait 300 ans d'âge. Née d'un besoin urgent de préparer des jeunes gens pauvres à servir des populations délaissées, un petit noyau de jeunes 'écoliers' (séminaristes), rassemblés par Claude Poullart des Places va devenir une famille missionnaire à l'oeuvre dans les cinq continents.
Claude Poullart des Places, né à Rennes le 26 février 1679 de la haute société bretonne, et promis à de hautes fonctions dans la magistrature, s'offrit à être prêtre diocésain pour le service des nécessiteux à la suite d'une retraite qui réorienta entièrement sa vie. La rencontre avec un pauvre "écolier" sans moyens à la porte de son théologat (Louis-le-Grand, à Paris) décide de son avenir ; il prend soin de ce jeune homme et devient son formateur ; ils sont bientôt un petit groupe de pauvres 'écoliers' à tout attendre de lui. Il s'installe alors avec eux dans des logements précaires près de la Sorbonne ; le 27 mai 1703, jour le la Pentecôte, cette première communauté fraternelle de formation se consacre à l'Esprit Saint avec Marie pour guide. Claude devient la providence d'un nombre croissant de jeunes sans ressource, mais qui désirent servir le Seigneur dans ses enfants les plus défavorisés.
Une année de constante sollicitude suffit à épuiser Claude ; il découvre dans la prière qu'il lui faut se confier davantage à l'amour du Seigneur, et partager ses soucis avec des collaborateurs. Ainsi naît la Société du Saint-Esprit au service du Séminaire du Saint-Esprit ; elle offre une formation solide, respectueuse et exigeante à ces modestes étudiants. Ordonné prêtre en décembre 1707, Claude achève, moins de deux ans après, son pèlerinage silencieux de serviteur des pauvres ; il meurt le 2 octobre 1709 à 30 ans d'une épidémie fatale à grand nombre de gens démunis. Il est inhumé dans la fosse commune des pauvres clercs de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris, au milieu d'une fraternité qui atteint maintenant 70 jeunes.
Au long du 18° siècle, le "Saint-Esprit" forme environ 1200 prêtres, la plupart pour le service des paroisses et aumôneries délaissées des diocèses de France ; mais son orientation missionnaire grandit à partir de 1730, par ses engagements au Canada et en Extrême-Orient avec les Missions Etrangères de Paris. Peu de temps avant la Révolution, le "Saint-Esprit" a la charge pastorale de Saint Pierre et Miquelon, de la Guyane et de Saint Louis du Sénégal. Supprimé en 1792 et restauré en 1816, il a désormais mission de pourvoir aux besoins pastoraux des colonies et comptoirs français.
En 1848, en s'intégrant la Société du St Coeur de Marie, fondée en 1841 par François Libermann pour le service des populations noires, la Congrégation du St Esprit reprend un second souffle missionnaire. Libermann était doué de multiples talents, non seulement de maître spirituel, mais aussi d'organisateur, d'animateur et de promoteur enthousiaste de la mission ; devenu le dixième successeur de Claude Poullart des Places, et fidèle à son esprit, il donna à la Congrégation une remarquable impulsion missionnaire.
A partir des années 1840 se développent de nombreuses missions à partir des côtes ouest de l'Afrique ; elles sont au travail en Afrique de l'Est vingt ans plus tard et en Angola en 1880. A partir des côtes, la mission s'enfonce graduellement à l'intérieur du continent. Après un projet sans suite du P. Libermann, les Spiritains s'engagent dans la partie nord de Madagascar en 1898 ; ils étaient déjà à Maurice et à la Réunion depuis 1841-42. Le travail missionnaire débute aux Etats-Unis en 1872 et dans les Amazones en 1898, mais deux essais en Australie (1846 et 1889) se soldent par un échec : il faudra attendre les années 1970.
Au travail à présent dans les cinq continents, le Congrégation du Saint Esprit, grâce à ses nombreux membres africains, poursuit ses objectifs missionnaires de première évangélisation et de ré-évangélisation auprès des populations moins fortunées.
Les Spiritains aujourd'hui
Entre le temps de la fondation de la Congrégation en 1703 et aujourd'hui, le nombre total des membres profès s'est élevé de 14.442. De 1961 à 1968, les Spiritains étaient plus de 5000 prêtres et frères au travail à travers le monde. Depuis lors, comme pour presque toutes les familles religieuses, ce chiffre a commencé à décroître régulièrement ; il se maintient à présent autour de 3000 (29 évêques, 2192 prêtres, 209 frères et 563 profès en cours de formation). Les origines des effectifs actuels est très instructif : 1666 viennent d'Europe, 1058 d'Afrique ou de l'Océan Indien, 160 d'Amérique du Nord, 113 d'Amérique Latine, 7 d'Asie et 3 d'Océanie. Il faut y ajouter 75 Spiritains associés laïcs venant de différents pays, une nouveauté qui promet beaucoup pour l'avenir. Ainsi le déclin numérique des vocations et les décès de confrères âgés dans l'hémisphère nord sont compensés par l'augmentation impressionnante du nombre des jeunes de l'hémisphère sud qui font le pari de l'aventure missionnaire. Des 550 jeunes en formation, plus de 500 en proviennent. Pour les dix dernières années, la moyenne des professions se monte à environ 80 par an, ce qui équivaut pratiquement au nombre des décès
Même si leur effectif global est inférieur à ce qu'il était dans le passé, les Spiritains travaillent en ce moment dans 61 pays différents, bien plus qu'à aucun autre moment de leur histoire. Les missionnaires d'origine africaine sont à l'oeuvre dans plus de 50 de ces pays ; ils montrent que la Congrégation est à la pointe de l'élan missionnaire en Afrique, et c'est un trait encourageant pour l'Eglise en ce début de ce nouveau centenaire.
L'avenir ?
Alors que les Spiritains célèbrent leurs 300 ans, ils regardent l'avenir avec une nouvelle confiance et s'en remettent à l'Esprit. Voici les priorités qu'ils ont défini pour les années à venir :
* La première évangélisation et le travail pour le développement - spécialement dans les pays déstabilisés par des guerres civiles
* L'aide pastorale et humanitaire aux réfugiés, aux migrants, aux minorités et aux jeunes gens marginalisés
* Le dialogue avec l'Islam et les autres religions
* Une formation adaptée aux exigences de la vie missionnaires aujourd'hui
* Le ministère en collaboration avec d'autres hommes et femmes de bonne volonté, et le développement des associés spiritains laïcs.
Cette année, à travers le monde, les Spiritains remercient le Seigneur pour la mission universelle qu'il leur a donné en partage. Ils regardent l'avenir avec la même confiance et le même abandon à l'Esprit qui ont poussé Claude Poullart des Places à assumer une tâche apparemment aussi impossible il y a 300 ans.
Message de Sa Sainteté le Pape (26 mai 2003)
Photo
l'Osservatore Romano
Au Père Pierre Schouver, cssp
Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit
Je suis heureux de vous saluer aujourd'hui, cher Père Supérieur général, ainsi que les membres du Conseil général de la Congrégation du Saint - fondée le 27 mai 1703. Un anniversaire est toujours l'occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru et pour les dons reçus. L'Église le fait volontiers avec vous aujourd'hui, remerciant le Seigneur pour tout le travail accompli par votre Congrégation depuis trois siècles, notamment dans l'évangélisation de l'Afrique, des Antilles et de l'Amérique du Sud. Célébrer un anniversaire, c'est aussi passer un cap et aller de l'avant. Comme je l'ai dit à toute l'Église (cf. Novo millennio ineunte, n. 8), je le redis à chacun de vous : «Duc in altum !» «Avance au large !»... Soyez fidèles au double héritage de vos fondateurs : l'attention aux pauvres et le service missionnaire, c'est-à-dire l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ à tous les hommes. Ces deux orientations de vie vous ouvrent de larges perspectives. Il s'agit de rejoindre ceux que le monde tient dans la dépendance ou rejette dans la marginalité, les pauvres, qui sont l'immense majorité des habitants de certains continents mais qui habitent aussi nos sociétés les plus développées. Vous leur témoignerez ainsi la proximité du Christ et vous leur ferez entendre la joie de son appel.
Sans vous laisser arrêter par les difficultés, qui n'ont pas manqué et qui ne manqueront pas à l'avenir, confiez-vous à la liberté et à la force de l'Esprit qui accompagne l'Église et qui la guide. C'est l'Esprit Saint qui construit l'Église comme une famille : faites-la découvrir à nos contemporains à travers la vie communautaire et fraternelle, signe fort de la vie évangélique, en ayant à coeur de rechercher l'unité et de demeurer attachés à cette dévotion à lEsprit Saint, qui a toujours caractérisé votre famille religieuse
Vos fondateurs ont voulu vous placer dès les origines sous la protection de la Vierge Marie et de son Coeur immaculé. Je vous confie de nouveau à son intercession bienveillante, vous-mêmes et tous les membres de votre Congrégation dispersés dans le monde entier pour le service du Christ et de son Église. Que la confiance de la Vierge en la Parole de Dieu soit toujours une lumière pour votre vie ! De grand coeur, je vous accorde la Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 26 mai 2003.
Une congrégation internationale, jusque dans les petits groupes.
On est une Congrégation largement internationale. C'est connu. On travaille
dans tellement de pays, en Afrique, Asie, Europe, Australie etc.
Mais l'internationalité va plus loin que le nombre de ces pays ! Des communautés
et des groupes spiritains internationaux, formés de membres d'origine variée,
deviennent rapidement la règle. Même en Europe cela se présente et se présentera de
plus en plus.
Par exemple: au Paraguay on a 15 confrères, qui sont de 11 nationalités; en Croatie le
groupe est formé de 4 confrères, de 3 nationalités; au Mozambique il s'agit de 6
membres, de 4 nationalités différentes; au Malawi de 12 confrères et 8 nationalités;
en Zambie 13 confrères, 5 nationalités.
Nos confrères sont partout pleins de rêves et d'initiatives. Mais ces rêves seront facilement déçus s'il manque le soutien financier ou le personnel. Alors, la solidarité d'autres circonscriptions et dans les groupes est en progrès, tant quant aux moyens financiers que quant au personnel. Surtout parmi les jeunes confrères cette solidarité est encouragée. Dans un monde de plus en plus globalisé, de plus en plus multiculturel, les spiritains s'adaptent.
Ce qui est vrai à grande échelle (une 'fondation' entière, une nouvelle
province, un nouveau groupe...) l'est également même à petite échelle. Et pas
uniquement pour nos maisons de formation (séminaires) où l'internationalité est de
règle depuis longtemps parmi les candidats.
Mais restons plus près de chez nous, en Belgique, et à l'échelle d'une communauté.
La communauté de Gentinnes: dès le début la nationalité des
confrères engagés ne s'est pas limitee à des belges. Gentinnes a eu, parmi le
'personnel' des portugais, des français, des suisses, des hollandais etc.
Et nos deux communautés actuelles à Bruxelles: 5 confrères qui
représentent autant de nationalités (5 donc).
En ces moments, une unité de pensée européenne se fait jour de plus en plus parmi les spiritains de l'Europe, plus ici, moins là.... Un web-site européen le démontrera bientôt à qui voudra se donner la peine de le consulter...
Concernant
l'Afrique
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Des nouvelles
concernant le RDC, régulièrement mises à jour par notre site du Canada Français
(<= cliquez s.v.p.)
Message de la Conférence épiscopale nationale du Congo (15 février 2003)
« J'ai vu la misère de mon peuple », Exode 3,7
Chers frères et surs,
Réunis à Kinshasa du 10 au 15 février 2003, nous, Cardinal, Archevêques et Evêques
membres du Comité Permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO),
faisons nôtre la parole du Seigneur qui a dit : « Jai vu, jai vu la misère
de mon peuple » (Ex 3, 7) et adressons le présent message aux fidèles catholiques, aux
hommes et femmes de bonne volonté.
En vertu de notre charge de Pasteurs et dans la fidélité à la tradition prophétique,
nous ne cessons de sonner lalarme sur la situation dramatique que vit le peuple
congolais. A laube de la tenue du Dialogue intercongolais, nous avions estimé que
ce dialogue était « une nécessité incontournable et une urgence ». Nous constatons
avec amertume que ses finalités nont pas été atteintes. LAccord partiel
conclu à Sun City na fait quaccroître la crise politique et na jamais
été appliqué. Par contre, il a été décrié, jusquà ce que lui succède
lAccord dit global et inclusif.
«Accord global et inclusif»
Depuis la signature de lAccord de
Pretoria III, que nos compatriotes ont accueilli avec soulagement, mais non sans
scepticisme, linquiétude du peuple congolais ne cesse de croître. La fin de la
guerre tarde à venir. Les Accords signés à coup de tapage médiatique ne sont ni
respectés, ni appliqués. Par contre, des affrontements armés ont repris de plus belle
dans certaines parties de la République, en semant leur lot de malheurs. Des atrocités
des plus ignobles sont commises sur les civils et les prisonniers de guerre. Les
belligérants tergiversent et multiplient des prétextes pour continuer la guerre. La
Transition nest pas toujours entamée. La misère de la population a atteint un
degré insupportable.
Devant cette situation inadmissible, nous, Pasteurs de ce peuple, nous nous écrions : «
Trop, cest trop ! » Nous dénonçons vigoureusement les intrigues des
belligérants, leur indifférence vis-à-vis de la misère du peuple, leur obstination
dans la logique de la guerre.
Manque de volonté politique et de patriotisme
Les atermoiements et les tergiversations qui entourent lapplication de l«
Accord global et inclusif » prouvent suffisamment le manque de volonté politique et de
patriotisme des parties en cause dans la crise congolaise. De part et dautre, une
poignée de gens à la culture politique douteuse prennent tout un peuple en otage. Ils
signent des Accords, mais ne sengagent pas à les respecter et refusent de les
appliquer. Le respect de la parole donnée est une vertu quils bafouent.
Pour ces hommes, lécart entre la parole et le geste témoigne dun manque
cruel de la volonté de servir le bien commun. Ils font et défont les alliances au gré
des humeurs et des intérêts égoïstes. Ils disent une chose et font le contraire. Ils
chantent la paix, mais servent la Le sort du peuple ne préoccupe guère
Ce manque de volonté politique a engendré un accord sans engagement explicite de la part
des signataires pour la cessation de la guerre en RDC. A la lecture de cet Accord, on
sétonne de labsence dune déclaration de la fin totale de la guerre.
Par contre, cet Accord paraît être un compromis entre belligérants, une récompense aux
chefs de guerre. Le partage du pouvoir y occupe une place de choix, comme si le pouvoir
était une fin en soi. Ainsi leurs négociations ont-elles abouti à un Accord qui
privilégie la logique de la conquête du pouvoir par les armes. Or notre peuple a déjà
rejeté cette option. Il apparaît dès lors inadmissible de continuer à agir selon la
logique de guerre qui, on le sait, ne favorise ni le développement de la nation, ni
linstauration de la démocratie.
Les hommes politiques de notre pays ne font
pas preuve de patriotisme. Préoccupés par des intérêts égoïstes, ils font de la
politique un gagne-pain qui na rien à voir avec la recherche du bien-être de la
population et le souci de la démocratie. Les spectacles désolants quils ont
livrés à Sun City, les divisions internes, la course au positionnement et les querelles
de préséance qui caractérisent leurs murs politiques en sont une preuve.
Incapables de se dépasser et de faire triompher les intérêts supérieurs de la nation,
nos politiciens se complaisent dans des blocages politiques qui perpétuent la crise en
RDC. Le sort du peuple ne les préoccupe guère. Ils ne font aucunement preuve dune
quête sincère de la démocratie. Dès lors, il nest pas étonnant quils
aient multiplié les institutions de la Transition, comme si le pays disposait
dassez de moyens financiers et dinfrastructures pour en assurer le
fonctionnement. Leurs appétits effrénés pour le pouvoir ont conduit à ladoption
du fameux schéma 1+4 qui contient les germes de conflit au sommet de lEtat.
Divisions internes, ambitions et pouvoirs fragilisent
Quand, au début des années 90, la Société civile sest dotée dune
organisation, le peuple congolais sétait réjoui davoir enfin des défenseurs
de ses droits censés protéger ses intérêts. La présence de cette Société civile sur
la scène nationale avait suscité beaucoup despoir. Sa vocation apolitique en
faisait, en principe, une organisation de citoyens sans prétention de conquérir le
pouvoir politique ou dy participer. On sattendait à ce quelle joue le
rôle de catalyseur pour une plus grande cohésion. Avec le temps, on a vu la Société
civile se laisser ronger par la crise. Elle sest politisée jusquà se
fragiliser, mettant ainsi en danger son crédit et les intérêts des citoyens.
Les divisions internes de la Société civile ne favorisent nullement le dénouement de la
crise qui sévit dans notre pays. En plus de la course au pouvoir qui caractérise ses
animateurs, elle est minée par des divisions et des manipulations, très dangereuses pour
lefficacité de son action. Certes, des hommes et des femmes honnêtes ny
manquent pas, mais leur action est étouffée par les ambitions politiques de la
majorité.
Lhomme, valeur inaliénable
« Créé à limage et à la
ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26), lêtre humain a une valeur inaliénable. Sa
vocation dhomme en fait un être sacré et doté de dignité inviolable. Cette
dignité humaine en RDC est bafouée au nom des appétits démesurés des profits
économiques. Les guerres qui se succèdent dans notre pays sont des guerres économiques.
La richesse du sous-sol congolais est convoitée par des puissants qui attisent des foyers
de tension et de division pour sen emparer. Parmi ces pêcheurs en eau trouble
figurent bien entendu des nationaux dont certains ont été dénoncés par le Panel
dexperts de lONU. Mais, il y a aussi et surtout des étrangers qui pillent
systématiquement les richesses de notre nation soit directement, soit par personnes
interposées. Ils profitent de la crise actuelle et semploient à la perpétuer pour
des intérêts économiques, au détriment du peuple qui est le détenteur du pouvoir et
le propriétaire des ressources naturelles de ce pays.
Aux uns et aux autres, nous disons que par delà les richesses du sous-sol que lon
convoite tant et qui font le malheur des congolais, il y a des êtres humains dont il faut
respecter la dignité et les droits. Ce cri de détresse sadresse surtout à ceux de
nos compatriotes qui hésitent à faire la paix à cause des intérêts politiques et
économiques. « Lhomme comblé ne dure pas » (Ps 49(48),13). La fortune du sang
nhonore point son propriétaire et ne peut aucunement être source de bonheur (cf.
Jb 15, 29). De même, régner par la violence est contraire à la démocratie.
Le paysage politique en RDC constitue une menace grave à lexistence même de notre
pays. Face aux multiples tentatives de balkanisation, notre peuple oppose une résistance
héroïque et exemplaire. En cela, il manifeste son attachement à lunité du pays.
Au nom de ce même peuple, nous réaffirmons avec fermeté que « lintégrité
territoriale et la souveraineté nationale ne sont pas négociables».
Le choix de la paix exige des gestes concrets et peut sauver la RDC
La voie de la paix est lunique qui puisse sortir le Congo de la crise, et le peuple
de la souffrance et de la misère. Comme la si bien souligné Sa Sainteté le Pape
Jean Paul II à loccasion de la célébration de la journée mondiale de la paix
2003 et du 40e anniversaire de lencyclique Pacem in terris du Bienheureux le Pape
Jean XXIII, - cette paix dont notre pays a tant besoin - comporte quatre piliers : la
vérité, la justice, lamour et la liberté. Les belligérants et la classe
politique doivent sengager résolument à consolider ces quatre piliers pour sortir
notre pays de la crise : « Vouloir la paix nest pas un signe de faiblesse mais de
force ».
Le choix pour la paix exige des gestes concrets. Ainsi, par delà les discours et les
vux pieux, il est nécessaire, sinon impérieux, que les belligérants et la classe
politique posent des gestes de paix, en évitant des provocations bellicistes qui bloquent
inutilement le processus de paix. Notre population se réjouirait si les belligérants
parvenaient à poser des gestes concrets de paix, par exemple la cessation totale des
hostilités, les rites de réconciliation et de pardon, le dialogue franc,
lautorisation de la libre circulation des biens et des personnes sur toute
létendue du territoire national, la destruction des armes légères sur la place
publique, etc.
Dans le contexte actuel du Congo, le chemin de la paix passe surtout par le respect de la
parole donnée et lapplication des Accords signés. Nous avons certes souligné les
limites de l« Accord global et inclusif », néanmoins, nous invitons les
signataires à le parfaire ou tout au moins à lappliquer dans la mesure où il
permet de mettre en place les Institutions qui aideront à gouverner le pays.
En effet, bien que lacunaire, l« Accord global et inclusif » sur la transition en
RDC est un maillon de la chaîne pour lavènement de la paix dans notre pays. Les
parties à lAccord doivent clairement renoncer à la guerre et à toutes formes de
violence qui laccompagnent par le désengagement de leurs forces combattantes et par
lamorce dun programme de restructuration de larmée comme préalable à
une transition non conflictuelle.
La situation dramatique nest pas une fatalité
La multiplication des obstacles sur le chemin de la paix en RDC a atteint les limites du
tolérable. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société,
nous faisons une mise en garde aux belligérants et à la classe politique : le peuple ne
supportera plus longtemps leurs tergiversations. Si la crise perdure encore, lEglise
catholique utilisera des moyens appropriés pour hâter le retour de la paix en RDC.
La situation dramatique que traverse le Congo ne doit pas être considérée comme une
fatalité. Elle nous appelle à nous ressaisir tous pour hâter lavènement
dun Etat de droit. Pour y parvenir, nous, vos Pasteurs et Pères dans la foi,
exhortons nos frères et surs belligérants et acteurs politiques, à manifester une
réelle volonté politique et à faire preuve de culture politique. Quils cessent de
faire la honte du Congo et deviennent de véritables leaders politiques.
Nous demandons à nos chrétiens de la Société civile de jouer pleinement leur rôle de
catalyseurs pour une plus grande cohésion. Que les chrétiens soient les héros du combat
des valeurs qui contribuent à la construction de la nation.
Bénédiction finale
Puisse le Seigneur, par lintercession de la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la
Paix, bénir notre pays et susciter plus dartisans de paix au sein de notre peuple.
Fait à Kinshasa, le 15 février 2003.
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Quelques chiffres qui en disent long :
· 12% des enfants meurent avant leur premier anniversaire
· beaucoup denfants meurent en brousse, tandis que leurs familles sont en fuite
· parmi ceux qui survivent, beaucoup sont traumatisés à vie par les horreurs et les violences vécues
· la guerre force beaucoup denfants à vivre dans la rue. En 2001, on en a dénombré 10.000 à Bukavu, et 40.000 à Kinshasa. 60 % des enfants abandonnés à Brazzaville sont originaires du Congo Démocratique
· la RDC nest pas loin de détenir le triste record des enfants non-scolarisés. LUnicef estime que de 3 à 3,5 millions denfants (de 6 à 11 ans) navaient pas accès à lenseignement primaire en 2001.
· Les enseignants détiennent un autre record : ils sont parmi les plus mal payés au monde. Au Nord-Kivu les enseignants ont reçu leur dernier salaire payé en décembre 1995 (5,5 par mois !). Depuis lors, les écoles privées sorganisent pour payer « quelque chose » à partir de ce quelles demandent aux élèves ou à leurs parents.
· Le pays consacre à léducation moins de 1 % de son budget. Dans plusieurs districts occupés par la rébellion, il ny a plus aucun programme scolaire en place. Beaucoup décoles ont été pillées
· Dans les camps de réfugiés, on offre des services aux enfants : structures scolaires, soins médicaux, eau et nourriture. Les enfants non-accompagnés sont défavorisés, et souvent victimes dinjustices ou dexploitations diverses.
· 10 % des enfants sont soldats ; dans certains cas, ils représentent 35 % des troupes alignées au front. Lengagement « volontaire »dans larmée représente pour ces enfants une certaine sécurité et souvent le seul avenir possible. Certains nont pas 10 ans ! On recrute aussi des fillettes, pour le travail domestique et les besoins sexuels.
· Des enfants accusés de désertion vivent en prison, avec des adultes, et dans des conditions indescriptibles.
LAfrique na pas besoin de pitié mais de solidarité et de justice
Larchevêque Renato Martino, président du Conseil Pontifical Justice et Paix en visite au Bénin (mai 2003), a rappelé le souci de lEglise catholique pour le développement, la justice et la paix
« On ne peut pas construire le développement sur des conflits, des discriminations, des rancurs, des exclusions, pas plus que sur la force des armes. Le développement exige lentente, la solidarité, lunion des forces, lattention à lautre, la justice, le respect de la dignité de la personne et de ses droits ».
Larchevêque analyse le grave problème des causes des conflits qui ensanglantent le continent. Il évoque la cupidité face aux ressources du sol et du sous-sol africain. « Ces richesses sont convoitées par des groupes dintérêt qui exploitent les conflits pour des commerces sales, en versant des pots-de-vin aux dirigeants des pays producteurs. Il faut plus de justice et plus de participation à la gestion de ces ressources ».
Mgr Martino indique une autre cause de conflit, non moins préoccupante : lexclusion de lautre, sous forme de discrimination ethnique ou de haine raciale. Pour surmonter cela, il faut une éducation aux valeurs et une conversion des curs, lacceptation de ce qui est différent, lappréciation réciproque et le respect mutuel. Lexigence de paix entre les groupes et les peuples doit se traduire par une solidarité plus grande. « Il sagit dune exigence urgente en ce temps de mondialisation. Laccent mis sur la liberté du marché risque de reléguer en marge du progrès et du développement des régions entières de la planète et une partie importante de lhumanité qui ne peuvent concourir à forces égales avec les pays industrialisés ».
Mgr Martino aborde aussi le problème de la dette internationale : il faut que les sommes correspondant à la remise de la dette soient investies dans des secteurs prioritaires comme la santé, lagriculture, léducation et les autres services sociaux. Les pays bénéficiaires doivent répondre à la générosité des pays industrialisés par un sens de responsabilité accru. LAfrique na pas besoin de pitié mais de solidarité et de justice. Les Africains ne pourront pas sortir seuls du marasme dans lequel les ont plongés des décennies de dépendance et doppression, de violence et dantagonismes de toute sorte. Ils ne réussiront quavec laide et la solidarité de la communauté internationale.
Selon les missionnaires présents à Kisangani, trois raisons expliquent l'abandon des enfants mineurs : la séparation des parents, la mort de la mère (le plus souvent en raison du SIDA), et l'expulsion du fils ou de la fille suite à un deuil ou à une autre calamité survenue dans la famille. Dans ce dernier cas, le noyau familial ne parvient pas à expliquer l'événement grave, et fait endosser sa responsabilité à l'un de ses membres. Ce dernier, qui peut être aussi un enfant, est accusé de sorcellerie, et il est immédiatement chassé par la famille.
Le phénomène a progressé au Congo ces dix dernières années, avec l'augmentation de la pauvreté générée par deux guerres qui ont fait éclater des familles. Actuellement à Kisangani, on estime qu'il y a plusieurs centaines d'enfants de la rue. Les missionnaires leur offrent un toit, des repas assurés, la possibilité de poursuivre des études et d'apprendre un métier.
Femme africaine, espoir d'Afrique
Dans son édition de juillet-août
2003 notre revue illustrée 'Echo de la Mission' nous parle d'une fille de 11 ans, et
déjà "mère" (ne vous méprenez pas ...) De son nom indigène elle se nommait
'étoile', Stella. Elle l'était. Donnons la parole à 'Stella':
'Comme beaucoup de petites filles africaines, j'ai appris à être "mère" très
tôt, à l'âge de 11 ans. Aînée d'une famille de 6 enfants, je dus m'occuper de mes
jeunes frères et soeurs. Mes parents venaient de se séparer et nous étions restés avec
notre père. Mes poupées d'enfance, ce n'était pas des jouets, mais de petits être
vivants comme moi et il fallait les nourrir de vrai et les éduquer de vrai. J'ai été
comme responsable de jardin d'enfants ou d'école maternelle sans en avoir le diplôme, ni
la formation préalable. Il fallait de toutes façons survivre. ...
J'ai apprès à susciter en nous un esprit de solidarité fraternelle, à maintenir
l'harmonie familiale qui favorise le partage et la joie du service rendu, et à procurer
à mes jeunes frères et soeurs l'affection maternelle dont nous étions privés ...
"
Et Eulalie Dabiré (car notre Stella, c'est elle) continue son article. Lisez-le ! (pour
un abonnement à " L'Echo de la Mission ", adressez-vous p.ex. à Echo de la
Mission, Maison St-Florent, 7 Rte de Paris, 67700 Saverne)
Comme Eulalie, il y en a beaucoup. De la femme, dépendra l'avenir de l'Afrique...
Concernant
Gentinnes
(Retour au début de la page)
Si, concernant Gentinnes, vous voulez les 'petites' nouvelles
actuelles - presque un journal - (groupes qui viennent, travaux qui s'effectuent,
etc.) cliquez ici.
* Notre Congrégation a eu ses 300 ans à fêter
(la maison de Gentinnes en a eu 100 à la fin de l'année 2003; cliquez ici pour son histoire). Mgr Vancottem était
présent à Gentinnes. Ce jour (samedi avant la Pentecôte) l'Eucharistie débuta à 11 h
30. Ensuite, après un repas simple divers ateliers et lieux de rencontres étaient
proposés pour apprendre à connaître notre histoire, notre engagement dans le monde
entier.
Pour des photos: voir un peu plus loin.
* Durant l'hiver on a subi plusieurs tempêtes
sérieuses.
Les dégâts aux bâtiments et au parc furent considérables.
Pour éviter que d'autres arbres ne soient abattus par le vent et tombent partiellement
chez des voisins (ce qui pourrait nous causer des ennuis) ou par dessus la rivière,
Joseph donc en a fait abattre (beaucoup!). On a replanté par après des saules, qui
'pompent' bien l'eau car le terrain y est presque un marrais.
* Les mêmes intempéries ont
été, maintes fois depuis une année, la cause de " l'inondation " de
notre étang par l'eau boueuse d'une petite rivière qui le longe. En effet, un tuyau
permet à l'eau de la rivière de s'écouler dans l'étang si l'eau est très haute dans
La Houssière (obstruction en aval par des branches etc. - un bois en forte pente s'y
trouve à côté). L'eau peut venir également des champs au nord de l'étang, dévalant
des terrains labourés (mais une inondation de cette façon est plutôt rare).
Que le niveau d'eau monte dans l'étang, que l'eau soit boueuse, ce n'est pas trop
dérangeant. Ce qui s'en suit, c'est que, via les égouts, cette eau et l'eau des égouts
etc. pénètre dans les caves de la maison dont le sol est pratiquement au niveau de l'eau
de l'étang... Heureusement, un écoulement du trop-plein de l'étang vers une partie de
la rivière située plus en aval sera réalisé en octobre (??) (en août 2003 la
permission officielle fut accordée).
Mgr Gaillot a prêché une retraite au Centre
du 20 au 25 juillet 2003.
Un CD avec 17 photos (projection automatique) en a été réalisé.
C'est la dernière 'retraite spiritaine' de la province. Dans le futur on participera
chaque année à la retraite organisée annuellement à Gentinnes par le CMI
(alternativement en français et en néerlandais).
Cette année la retraite était accessible aux personnes qui désiraient se joindre à nous, pendant une petite semaine, dans le cadre reposant de Gentinnes. Nous étions 55 à vivre ces moments de grâce dans le partage de temps de célébrations, déchanges, découte et daccueil. Une retraite est une mise à lécart, une saine prise de distance par rapport au quotidien souvent surchargé ; elle permet à chacun de se retrouver soi-même : lintériorité a besoin de temps de silence.
Nous avons été guidés par le Père Jacques Gaillot. Il a une parole directe, un témoignage de vie motivant, chaleureux et de grande finesse. Un temps agréable permettait les promenades qui étaient autant de moments de respiration et dassimilation de la parole reçue qui devenait souffle bienfaisant, parole vivante.
Le Père Jacques alterne humour et pertinence, il a des mots chargés de lEsprit de Dieu, avec une référence constante et discrète aux textes de lEcriture. Il nous a parlé des préférences de Jésus pour les petits, il nous a invités écouter les appels de Dieu. Dieu ne cesse de nous appeler, et chaque fois quil appelle cest pour donner une mission. Chaque appel est particulier, chaque mission est particulière. Notre réponse est une façon de vivre comme Jésus, en totale liberté, une façon de retrouver Dieu dans la prière, une façon de vivre et de nous engager ensemble, une façon dêtre « joyeux dans l?espérance. »
Nous avons beaucoup apprécié les multiples exemples qui surgissaient de la présence journalière du Père Jacques aux côtés des petits et des démunis.
« Le seul évangile que les gens lisent est celui de nos vies : nous sommes les mains de Dieu, son regard, sa tendresse, sa présence »

Note: un CD destiné à nos Archives reprend les photos (17) de cette
retraite (en TIF, JPG et GIF).
Chaque année, le jour avant la fête de la Pentecôte, on fête au
Mémorial la "Journée de Kongolo"
où tous les familles des confrères tués et tous nos amis peuvent venir. Via nos
bulletins "Joyeux dans l'Espérance et "De Postiljon" (voir
Publications)
beaucoup le savent déjà.
Cette année (2003) on a commémoré en même temps les 3 siècles d'existence de la
Congrégation et les 100 années de notre présence à Gentinnes. L'assistance fut
nombreuse (plus de 360 personnes). Un lâcher de ballons multicolores apportait des notes
de festivité.
Jusqu'aujourd'hui (24 juin) trois cartes attachées aux ballons nous sont revenues de ... l'Allemagne de l'Est (800 à 900 km). Il faut dire que le vent soufflait fort ce samedi... On enverra aux expéditeurs un CD fait avec une sélection des photos prises ce jour-là.
Quelques photos de cette journée


Note: un CD à part reprend les photos de cette fête (300
ans d'existence de la Congrégation.)
La
"Promenade des Artistes" était l'occasion d'une exposition dans une de nos
salles le 13 et le 14 septembre (2003): sculptures et tableaux. Le temps fut
splendide. De nombreux visiteurs ont admirés les oeuvres. Sur la pelouse devant la
façade on jouissait d'une animation musicale.
Voici quelques photos (extraites d'un CD réalisé à l'occasion):
(1) La fillette du moulin
(2) Paix sur la Terre
(3) Animation musicale
(1) Herickx Nicole, av. du Castillon 40, 1450 Chastre
Couleurs bien choisies et équilibrées. Belle composition. Donne de
l'espoir.
(2) Verreth Françoise, Rue des Etats 31, 1370 Dongelberg
Statuette admirable.
Note: un CD destiné à nos Archives reprend les photos
(12) de cette promenade (en TIF, JPG et GIF).
![]()
Une communauté vient à
notre aide à partir du mois de septembre. Elle prend en charge le Centre dAnimation
Spirituelle et Missionnaire (CASEM), en lien avec la communauté spiritaine en place. Nous
mettons en commun notre enthousiasme pour la mission et la joie de chercher ensemble le
projet de Dieu sur la maison de Gentinnes.
Bienvenue aux nouveaux qui, dans le texte ci-dessous, se présentent à vous, nos meilleurs amis.
Historique
En août 1995, après les temps de discernement et de mûrissement, Mgr Madec, évêque de Fréjus-Toulon (dans le Sud de la France) accueillit notre intuition qui peut se résumer ainsi:
·
Rassembler des hommes et des femmes, consacrés ou
non, brûlés par l'Evangile et son message d'espérance, désireux de le communiquer par
leur vie.
·
Mettre en commun nos charismes et vocations,
uvrer en complémentarité au service de l'évangélisation et de la mission.
Nous avons vécu cette expérience en paroisse mais nous étions en quête dun lieu plus adapté. Notre Communauté apostolique se compose actuellement de 2 prêtres spiritains, une religieuse clarisse et quelques laïcs (célibataires ou mariés) qui attendent pour nous rejoindre.
En septembre 2003, par "Joyeux dans l'espérance", nous avons appris que les spiritains belges cherchaient repreneur pour la maison de Gentinnes. Nous avons posé notre candidature, et nous sommes heureux d'avoir été choisis pour poursuivre l'uvre entreprise.
Nous sommes émerveillés du travail accompli depuis tant d'années dans ce lieu qui vient de fêter le centenaire de la présence spiritaine. L'accueil des groupes de jeunes et d'adultes et l'animation spirituelle sont un véritable travail missionnaire. Nous avons aussi constaté la place de la maison dans tout l'environnement ecclésial, mais aussi auprès des autorités civiles.
La Chapelle-Mémorial Kongolo est un point central ; la communauté spiritaine continuera à en assurer lanimation et notre projet pourra exploiter toutes les richesses déjà présentes sur le terrain.
Cest avec joie que nous reprendrons le flambeau dans ce lieu déglise connu pour laccueil, le dialogue et lécoute dans le respect des différences. Nous y voyons un milieu idéal pour développer les deux dimensions dune seule et même vocation : contemplation et mission.
Nous pourrons vivre cet équilibre et offrir à des chercheurs de Dieu dentrer dans cette démarche.
Nous souhaitons pouvoir développer une spiritualité de « communion ».
Nous aurons des temps de célébration dans la beauté et la créativité, ouverts à tous: eucharistie, office matin et soir. La liturgie est pour nous fondement de vie communautaire.
Nous proposerons des sessions de formation d'adultes avec la Parole de Dieu et des supports audio-visuels et artistiques, des temps forts pour les fêtes liturgiques ( Avent, Noël, Carême, Pâques, Ascension, Pentecôte, etc.), des parcours de conversion, des initiations à la vie dans lEsprit, à la vie intérieure, au discernement et à la prière avec des ouvertures aux diverses traditions dEglise : prière de Jésus, méditation, lectio divina etc.
Nous ouvrons dès octobre 2004, une année « sabbatique », pour des jeunes en quête dun « plus- être » et dun approfondissement de leur foi; mais aussi pour des moins jeunes ayant envie de sarrêter sur la route comme dit le prophète Jérémie, pour faire le point, se restaurer et se renouveler. Ces personnes assureront un service au sein de la maison.
Nous sommes heureux de pouvoir poursuivre à la fois dans la continuité et la nouveauté, mais c'est dans le sens d'une fidélité créatrice; comme le disait le numéro 109 de "Joyeux dans l'espérance":
" Gentinnes est un lieu connu pour son accueil, ouvert à la différence et à la nouveauté. C'est une indication pour l'avenir: il doit rester ouvert à l'universel et à tous ceux qui sont en recherche de Dieu"
Nous désirons quil en soit ainsi.
A bientôt la joie de vous voir, de vous connaître
Plein de dynamisme et de bonnes idées, ils sont arrivés et ont été 'intronisés' lors de la cérémonie des voeux à la chapelle du Mémorial
Cliquez ici
pour plus de détails concernant le CASEM.
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