En 1950, nous pensions pouvoir faire reverdir les déserts.
En 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière.

Dans cet essai sur la déconstruction de la biosphère, Michel Tarrier incrimine une domination imprudente de la Nature inspirée de nos religions monothéistes, et accuse une cécité écologique inhérente à une société du profit forcené.

Dans un style qui ne mâche pas ses mots, usant de formules cinglantes, côtoyant la dérision et assénant des vérités qui fâchent, cette analyse du chaos donne la preuve par neuf de notre culpabilité universelle et participe à l’ébranlement de nos convictions.

Une seule et unique certitude : notre Terre est en déliquescence et, à l’horizon 2050 les générations futures risquent d’être prises au piège d’une vie invivable.

Entre l’homme et la Planète : ça va donc plutôt mal !


Pourquoi les gens qui mangent trop deviennent-ils obèses ?!
La question fait rire, non ?
Pourquoi la maison finit-elle par s’écrouler si on lui retire chaque jour une brique ?
La question fait moins rire, parce que c’est ce que nous faisons chaque jour à notre planète.

L’humain est sapiens depuis 4000 générations.
Depuis 2000 ans, sous le poids incommensurable du mauvais choix des grandes religions dogmatiques, l’homme endoctriné se croit maître de l’Univers, mégalomanie le conduisant jusqu’à l’absurde déconstruction de son milieu environnemental. 
Guerres et discriminations envers et contre tout, contre l’homme, contre la Nature.
Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage des ressources, saccage des paysages.

En un siècle de course effrénée, boosté par le pétrole, l’Occident a fait égoïstement table rase des ressources essentielles de la biosphère, un siècle écervelé sous le diktat consumériste des maîtres du Monde, nous incitant à nous rassasier de besoins illusoires dans la plus insatiable gabegie.

La désertification galopante, la fonte inattendue de la banquise et des glaciers, le délitement des écosystèmes, la sixième extinction massive d’espèces, les ressources qui se tarissent plus vite que prévu, les réfugiés de l’environnement qui, chaque fois plus nombreux, frappent à notre porte, etc.
Tels sont les problématiques insolubles qui mettent à mal l’humanité. 
Nous sommes tous responsables, mais certains sont coupables.
Et apparemment assez fiers de l’être à en croire leur arrogance et leur prestance.

Notre politique est bien celle de la terre brûlée.
Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre… 
Mais quel est notre ennemi ?
C’est toute la finitude d’un système dont nous sommes incapables de nous départir. 

L’homme est au bout du rouleau et commence à pressentir son inéluctable faillite.
Sa seule, unique et stupide résolution : feindre d’ignorer la situation, continuer à exploiter, à surexploiter, quitte à se mentir à lui-même.
À croire que le propre de l’intelligence humaine est une forme d’idiotie.

2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE ! 

L’écologie désavouée.
 
Voilà ! L’écologie n’était pas présidentiable !
Les Français qui pensent que nos vies ne valent pas mieux que nos profits ont choisi le candidat écologiquement le plus mal noté.
 
Pour ceux qui souhaitent comprendre comment nous en sommes arrivés à nous désolidariser à ce point de la Terre-patrie, à nous croire au-dessus des interdépendances, à imaginer que notre pillage et notre cruauté pourraient être sans fin, ils trouveront peut-être une réponse à la lecture : 2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE !

 « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. » (Kenneth Boulding).

C’est une regrettable erreur de considérer la cause écologique comme un folklore de plus. 
Nous vivons une schizophrénie ordinaire.

2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE ! 

Regardez-les !
Regardez-les et regardons-nous !
On y pense et puis on oublie. 
On n’y croit pas vraiment. 
On persiste. 
On se dit que les programmes pour corriger le tir sont budgétairement irréalisables. Ça nous rassure, on peut continuer sur le mauvais chemin et s’épargner du moindre effort. 
On voudrait bien se montrer parcimonieux dans nos usages, mais encore faudrait-il que les donneurs de leçons montrent l'exemple ; que l'on ne nous invite pas au tourisme solidaire tout en finançant un Airbus A380 gros pollueur ; que l'on ne nous incite pas à redécouvrir le petit commerce de quartier après l'avoir cyniquement étouffé en soutenant les grandes surfaces. 
Alors, chaque matin, en mauvais élèves « exemplaires », nous rejoignons les embouteillages dans nos véhicules « monoplaces » pour aller acheter des fruits hors saison qui ont parcouru des milliers de kilomètres polluants avant de retourner à  nos assiettes lourdes de CO2.

Probablement 10 milliards d’humains à l’horizon 2050 : nous saturons la Terre nourricière.
Nous la dénaturons, nous l’exténuons, nous la pillons sans le moindre discernement et nous refusons de faire amende honorable, de modifier un tant soit peu un mode de vie erroné.
S’il en est ainsi, si nous refusons de gérer les restes, de jouer les prolongations en corrigeant le tir, nous ne sauverons pas la peau de nos enfants. 
Sauf si nous disposons de deux planètes…


2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE ! 
Loin des mouvances convenues et des systèmes de connivence, Michel Tarrier tient un discours atypique, celui des quatre vérités, quitte à aborder les sujets qui fâchent, sans langue de bois et sans ménager les faux espoirs qui font vendre.
Au diable le politiquement correct !
Cette vérité est celle d’une vie prochainement invivable.
C’est ce que tout le monde pense tout bas mais n’ose dire publiquement, de peur d’ulcérer et de ne pas plaire.
Nous ne passerons pas le flambeau de notre civilisation à nos enfants.
On croyait pourtant les aimer.




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Dire deux mots à l'auteur : tarrier@ctv.es


Webmaster: Jean Delacremailto:tarrier@ctv.esmailto:doische.nature@jdelacre.net?subject=objet%20du%20courriershapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1
UN PAVÉ DANS LA MARE ÉCOLOGIQUE !
 
Perspectives 2050 :
En route pour le dernier millénaire qui n’aura peut-être qu’un siècle…
 
2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rira bien qui rira le dernier…
 
2050,
SAUVE QUI PEUT LA TERRE !
 
Ce n’est pas un livre, c’est un brûlot !
 
Pourquoi ce troisième millénaire n’aurait-il qu’un siècle ?
Pourquoi ne nous resterait-il qu’une cinquantaine d’années de vie supportable ?
Pourquoi ne pourrons-nous pas céder le flambeau à nos enfants ?
Pourquoi cette impasse sur le futur ?
Pourquoi le chaos était-il inéluctable ?
 
Comment les religions nous ont-elles envoyé droit dans le mur ?
Quelle est leur part de responsabilité dans notre cécité écologique ?
Comment nous ont-elles incitées à saigner la Terre aux quatre veines ?
Quel fut le poids de ces religions sur notre déni des interdépendances, sur notre tendance à faire feu de tout bois ?
Pourquoi la « bonne parole » nous a t’elle conduit aux plus mauvaises actions, au pillage des autres continents, à tant de croisades, de discriminations et de génocides, à tant de cruauté à l’égard des animaux ?
 
On nous explique comment nous réchauffons notre planète.
On nous bombarde d’informations apocalyptiques sur la disparition des espèces, l’anéantissement des forêts, la mise à sac des écosystèmes les plus précieux, le tarissement des fleuves et des lacs.
Nous voyons autour de nous, chaque jour et au quotidien, comment tout fout le camp, comment les paysages sont rongés par le béton, défigurés par le mitage des campagnes, anéantis par l’édification touristique des littoraux, comment le milieu et nos aliments sont empoisonnés par l’agrochimie productiviste, comment le sol est scalpé par le surpâturage.
Nous sommes dépassés par nos immondices, asphyxiés par les pollutions terrestres, maritimes et génétiques.
Nous constatons que le nombre croissant des cancers environnementaux est une réalité effrayante.
Et voilà qu’« ils » en remettent une couche en nous imposant une illusion transgénique.
 
Mais on ne nous dit jamais pourquoi cette issue fatale était non seulement prévisible, mais incontournable !
 
Dans cette enquête sur une fin de Monde, l’auteur développe très clairement sa thèse : une fois divorcée de la Nature et sous sa forme « civilisée », notre espèce ne pouvait qu’enclencher un tel chaos universel.
 
Le grand désastre dont nous sommes à la fois les auteurs, les témoins et les victimes était aussi incontournable que le seront les épreuves qui nous attendent pour les années à venir.
 
Ce n’est pas la fin du Monde, mais la fin de « notre » monde…
Autant le savoir tout de suite !
 
 
L’auteur : Michel Tarrier 

Date de parution : mars 2007
Éditions du Temps
Hors Collection 
ISBN : 978-2-84274-385-7 
Format : 16 x 24 
Prix public : 18,50 € 
Nombre de pages : 288 pages 


Michel Tarrier est éco-entomologiste, 
spécialiste de la Méditerranée occidentale. 
Particulièrement motivé par la conserva- 
tion des habitats, c’est après trois décen- 
nies de prospections en France, en Italie 
et en Espagne, qu’il décide en 1992 de se 
tourner vers le Maroc. Ex collaborateur de l’Institut scientifique de Rabat (Université Mohamed V), il explore depuis douze ans tous les écosystèmes de ce pays et est actuellement chargé par le gouvernement marocain d’une expertise écologique des forêts de cèdres du Parc naturel d’Ifrane. 

Présentation 
En ces temps où les médias nous inon- 
dent de reportages traitant de la fréquence 
et de « l’incroyable intensité de phénomè- 
nes naturels » et autres « températures 
ahurissantes », les analyses concernant 
ce changement climatique et l’avenir du 
globe sont sources d’interrogations et de 
divergences. Et pourtant, bon nombre de 
spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire 
que toutes les formes de saccages et 
d’épuisement de ressources perpétrées 
par l’activité humaine trouvent leur 
convergence dans la désertification pro- 
grammée du globe. En arrivant à perturber 
le climat et les éléments, l’humanité a 
contrarié de ce fait sa propre destinée, en 
rompant le champ universel de la nature. 
Ainsi, à l’horizon 2050, la majeure partie 
des espaces naturels sera défrichée et 
l’érosion des biodiversités végétales et 
animales sera extrême. Nos forêts, nos 
montagnes, nos steppes ont pour destin à 
plus ou moins court terme celui de nou- 
veaux Sahara. Au mieux de futurs déserts 
de Gobi. Entre temps, les éléments ne 
seront pas avares en cataclysmes, cyclo- 
nes et autres typhons. 
Si cette déclaration peut ressembler à 
l’annonce d’un quelconque groupe sec- 
taire adepte d’un prosélytisme alarmiste et 
désespérant, il n’en est malheureusement 
rien. Non, il y va des conclusions de tra- 
vaux d’expertises commandités par les 
plus sérieuses instances comme l’ONU. 
En outre, si nous ne parvenons pas à 
renverser la tendance actuelle, nous 
léguerons à nos descendants un monde 
littéralement invivable pour ce qui est de la 
nourriture, de l’eau et du traitement des 
maladies. Cet ouvrage fait donc le point 
sur les risques qu’encourt le globe et 
impose la réflexion. 

Sommaire


Éditions du Temps
http://www.edutemps.fr/societe/catalog/2050.htm

http://users.skynet.be/jdelacre/Tabledesmatieres.pdfhttp://www.edutemps.fr/societe/catalog/2050.htmshapeimage_4_link_0shapeimage_4_link_1
Pénuries
Les énergies qui ont dopé notre civilisation ont une fin ! 
Une fois passée l’euphorie, l’après-dopage est toujours cuisant.
Nous sommes au seuil de la déplétion pétrolière et gazière. 
Le pic forestier est déjà derrière nous. 
Le pic du charbon se profile pour 2050. 
Seules les ressources en uranium pourraient nous emmener plus loin, mais à quel prix ?
Il nous restera quand même la bicyclette et les moulins à vent…
N’oublions pas que la fin des énergies fossiles a pour corollaire la fin des intrants agricoles. 
Quand la fourmilière humaine sera de l’ordre de 9 milliards, sans l’apport des engrais azotés, les rendements agricoles vont chuter tant que l’on ne pourra plus nourrir que 2 milliards de Terriens. 
Imaginer une famine de 7 milliards d’humains fait froid dans le dos.