Les origines de Fléron

Culture - vergers - clouteries et houillères

 

Fléron regroupe aujourd'hui les hameaux de Magnée, Retinne et Romsée.

Une partie de cette commune, telle qu'elle existait avant le 1er janvier 1977, avait appartenu au bailliage d'Amercoeur, mais l'autre partie avait constitué sous l'Ancien Régime (Avant le concordat de 1814) l'avouerie de Fléron, en même temps qu'Ayeneux, Romsée, José, Vaux-sous-Chèvremont et Vaux-sous-Olne.

L'Avouerie de Fléron résultait d'un démembrement du domaine de Jupille en faveur de la collégiale Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle.

Le chapitre de cette collégiale y exercait des droits seigneuriaux, mais y était représenté par un avoué, le seigneur de La Rochette.

En 1618, la collégiale vendit ses droits à Charles de Longueval, mais le nouveau seigneur ne tarda pas à se heurter à l'avoué qui lui contestait ses prérogatives seigneuriales.

De guerre lasse, De Longuval céda à son tour ses droits sur Fléron à l'évêque de Liège.

Par ailleurs, les Pays-Bas revendiquaient la souveraineté sur l'avouerie de Fléron qu'ils considéraient comme une dépendance du comté de Dalhem; ce comté étant passé aux provinces-Unies en 1661.

Les Hollandais renoncèrent finalement à leurs prétentions en 1671.

De son côté, la paroisse de Fléron englobait non seulement tout le territoire de l'actuelle commune, mais s'étandait encore sur Beyne-Heusay, queue-du-Bois, Magnée et Retinne.

Sous l'Ancien Régime, l'économie de Fléron est caractérisée par l'agriculture, la clouterie et l'extraction charbonnière.

Il existait à Fléron une colonie nombreuse d'ouvriers cloutiers, exerçant leur métier à domicile pour le compte des marchands de clous de liège; mais cette industrie prospère aux 17ième et 18ième sciècle décline irrémédiablement au 19ième sciècle.

En 1841, on trouvais à Fléron des cultures et des vergers; on y découvre encore aujourd'hui des prairies parmi les lotissements qui font de cette localité la banlieue de Liège.

De nombreuses petites fosses à houilles avaient été creusées çà et là, dès le moyen âge très certainement, dans tout le territoire de Fléron.

Par suite de la concentration charbonnière (loi du 21 avril 1810), il n'existe plus en 1896 que deux charbonnages dont le dernier ferme ses portes en 1955.

En 1947, 285 personnes étaient occupées à l'extraction du charbon.

Le recensement industriel de 1970 mentionne une main-d'oeuvre de 85 personnes dans les fabrications métalliques et mécaniques, 71 dans l'alimentation et 120 dans le textile.

Evolution de la population à Fléron:

1806 1846 1910 1961 1976 1977
1.961 1.243 2.909 4.203 5.729 15.116

 


Références:

- Dictionnaire d'histoire et de géographie administrative; Crédit communal de Belgique; La renaissane du livre; 1980.

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