La citadelle de Liège

 

Histoire
Lien1 Lien2 Lien3 Lien4 Lien5 Contact

 

Lien1
Lien2
Lien3
 
                  La première exécution

Elle eut lieu le 21 mai 1941, le condamné s'apellait René Zabeau, il était maréchal des logis (sergent) au fort de Tancrémont. Le 16 mai 1940, ses hommes font prisonnier un soldat allemand, tout à coups celui-ci tente de s'enfuir, les hommes font les sommations d'usage, mais l'Allemand ne repond pas, ils font feu et l'abattent.

Le 2 février 1941, René Zabeau est arrêté. Il est accusé d'avoir abattu un prisonnier sans défense, il est condamné à mort. Le 21 mai il est exécuté dans le bastion 3. Il a été enterré à Sainte-Walburge. Six autres condamnés seront encore abattu à cet endroit. Par la suite les exécutions aurons lieu au bastion 2, soit au mur des fusillés, soit à l'empacement du monument. A partir de 1943 les corps seront enterrés à la citadelle, au lieu d'être rendus aux familles.

La croix qui marque l'endroit des premières exécutions, des vendales ont enlevé la plaque, vous la trouverez, près de l'incinérateur de l'hôpital, cachée derrière un mur. Guidez vous vers les deux cheminées.

Manque de chance

Le 29 février 1944, quelques détenus du bloc 24, vont être exécutés. Ils sont allignés par ordre alphabétique. Parmis eux, Halleux et Hannart. Les Allemands les conduisent vers le lieu d'exécution. En chemin, Hannard craque, Il hurle . Pour le faire taire les gardiens le sortent des rangs, le tire à l'écart et lui ferme la bouche. Ils le ramene dans les rangs mais intervertissent les places et le mettent devant Halleux. Les exécutions commencent, Hannaert tombe. C'est au tour de Halleux, qui vient de gagner quelques secondes de vie en plus, quand soudain une voiture arrive, un officier lance un ordre et les prisonniers sont chargés dans un camion, direction l'Allemagne, pour y aller travailler. Plusieurs mois plus tard Halleux sera libèré et rejoindra sa famille

Drôle de traineau

Nous sommes en 1774, un soldat c'est pendu dans sa chambre, comme le veux la tradition, pour les suicidés, il sera enterré hors du cimmetière. Le sergent de Launay, féru d'anatomie, va y trouver l'occasion de satisfaire sa passion. Le chirugien major en chef de l'époque est le savant Demeste. Il habitait au-dessus de la porte Vivegnis et sa maison avait une porte de derrière qui communiquait aux six cent degrés, lesquelles partaient du magasin à poudre de la citadelle en longant le mur qui les séparait des vignobles. De Launais obtient la permission de Demestre de transportrer le corps du pendu dans son amphithéatre et de le disséquer, sous sa direction. Le chirugien sédentaire de la citadelle et deux sergents, ses confrères, l'accompagne. Ils vont deterrer le corps. Il est neuf heures du soir. Ils le portent péniblement le long des six cent degrés, nous sommes au mois de décembre, il gèle et il a neigé , pour avoir plus facile, ils déposent leur fardeau, et l'idée leur vient alors de s'en servir comme d'un traineau. Ils se mettent donc à califouchon sur la bière et se laissent glisser le long de la pente raide en se servant de leurs pieds pour essayer de se guider. Mais la vitesse augmente, le chirurgien et les deux sergents sont désarçonnés. De Launay ne peut arrêter sa funeste monture, qui vient enfoncer la porte du vieux docteur, le cercueil volle en éclats. Le cadavre et de Launay ensanglanté car blessé, viennent rouler aux pieds des demoiselles Demestre, qui tricotaient à côté de leur mère. Je vous laisse imaginer la scéne et l'effroi qui fut le leur. Une d'elle en contracta d'ailleur la jaunisse.

                                                                         ( d'après J. Loxhay)