"Extrait du bulletin officiel de la fédération motocycliste de Belgique, FMB, numéro 51 du 22 décembre 1933."

 

Champion de Belgique de vitesse 1931, 1932, 1933 ! Quelle référence disait dernièrement notre collaborateur, M Georges Detaille, en parlant de Saroléa.

Oui, c'est une belle référence que ces 3 doubles victoires consécutives (catégories 500 cc. Experts et 500 cc. Senior), dans la plus importante épreuve nationale qui se dispute annuellement, depuis 1931, sur le rude circuit de Francorchamps.

Chance…? Non Supériorité Et preuve indiscutable de la haute valeur de la technique et de la production Saroléa ! Voilà ce qui est mis en évidence par ces victoires, tout homme de bonne foi le reconnaîtra sans tergiverser. Et surtout, que l'on n'aille pas trouver déplacé ce préambule à un programme de fabrication. Car ce qui est à la base même de ce programme, c'est la règle que s'est tracée la maison Saroléa d'essayer d'abord sa production dans les compétitions sportives, aux cotés de celles des marques concurrentes, avant de la vendre.

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Comme d'habitude, Saroléa présente une gamme particulièrement variée. Pour chaque usage, qu'il s'agisse d'affaires, de tourisme, de sport ou plus simplement de se rendre au travail, il existe un modèle Saroléa bien déterminé et chacun de ces modèles offre ce bel aspect d'équilibre, de solidité et d'élégance bien particulier à la production de la doyenne des Marques Belges.

 

Motos légères utilitaires.

 

Qui peut le plus, peu le moins ! Si Saroléa catalogue pour 1934 sa merveilleuse 500 cc. " Monotube " de course qui a enlevé le dernier Championnat National de vitesse , il catalogue aussi 3 petites motos légères, extrêmement simples, maniables à souhait, faciles à conduire et à entretenir. Il s'agit d'abord d'une 150 cc. À bloc-moteur, é temps, 2 vitesses déjà bien connue, ayant été mise sur le marché au début de 1932. Améliorée dans ses détails pour 1934, vendue à un prix très raisonnable si l'on tient compte de son équipement et de sa qualité, elle représente le véhicule utilitaire par excellence. Rappelons , en passant, quecette machine marchant sur la trace de ses glorieuses aînées, se classa seule première dans la dure épreuve Liège-Dijon-Liège (900 km en une seule étape à 40 km/h de moyenne imposée). A l'arrivée, pilote Geogy, - un amateur qui en était à sa première course, - se déclarait frais et dispos comme au retour d'une promenade dominicale !

Vient ensuite la 174 cc., également équipée d'un bloc-moteur à 2 temps, mais à 3 vitesses, machine plus puissante et plus luxueuse que la précédente, mais restant toujours une moto légère à usage utilitaire.

Fidèle à son habitude, Saroléa a essayé ce modèle en coursedans le récent Liège-Chalon-sur-Saonne-Liège ( 1.100 km en une seule étape à 45 km. De moyenne imposée) où il se classa 1er ex-aequo, sans aucune pénalisation, démontrant ainsi la valeur exceptionnelle d'une machine alignée pour la première fois en compétition. Signalons qu'elle fut pilotée par le même Geogy qui en prit livraison 2 jours avant le départ de la course.

Enfin, cédant aux demandes réitérées de la clientèle, Saroléa présente une 150 cc. À cadre ouvert, destinée aux Dames et aux Ecclèsiastiques. Cette dernière machine est identique en tous points à la 150 cc. Dont il est question plus haut, mais le cadre est ouvert et une protection spéciale est prévue.

Cette protection, outre le pare-boue habituel comporte un capot enfermant l'arrière du moteur et un protège-jupes de chaque côté de la roue arrière, de sorte qu'il n'existe aucun risque de voir les vêtements, jupes, manteaux ou soutanes, se souiller ou de se déchirer en entrant en contact avec le mécanisme de transmission de la machine. C'est le véhicule idéal pour toutes les personnes dont les vêtements spéciaux interdisent, par mesure de sécurité ou de décence, l'usage d'une motocyclette ordinaire. Inutile de dire que cette machine possède la robustesse et la stabilité des modèles à cadre fermé. De plus, elle procure un confort complet. C'est 3 motos légères possèdent une spécification remarquable : Cadre du type "berceau" extrêmement solide, fourche à ressort central avec amortisseurs de chocs réglable à la main, pneu "ballon", selle très confortable, pied-support central avec rappel à ressort, éclairage électrique puissant. En passant, signalons que la 175 cc., sorte d'aristocrate des motos utilitaires , possède un équipement électrique de grosse moto !

 

Motos de tourisme.

 

Dans cette catégorie, Saroléa garde pour 1934 sa 500 cc. À soupapes latérales avec moteur vertical dont des milliers d'exemplaires sont en circulation dans tous les pays du monde. La vogue de cette machine ne faillit pas, grâce aux qualités exceptionnelles de puissance et de régularité que possède son moteur, grâce aussi à certaines particularités de la machine. N'en citons que deux : Son prototype qui date de 1929 comportait déjà la fourche à ressort central , qui vient à la mode en 1934. Enfin, son moteur à graissage par circulation possède le graissage sous pression de la paroi arrière du cylindre, dispositif encore rare aujourd'hui, mais appelé à se généraliser. Il en résulte que l'édition 1934 de cette machine reste toujours parmi les meilleurs 500cc. Latérales existant actuellement sur le marché.

Viennent ensuite les 350 et 600 cc. À soupapes latérales, à moteur incliné, avec réservoir à l'huile incorporé dans le carter, merveilleuses machines de grand tourisme, aux lignes harmonieuses. Pourvues de plus récents perfectionnements, elles représentent ce qui se fait de mieux, à l'heure actuelle, en catégorie "soupapes latérales"/

 

Motos de sport.

 

S'il est une catégorie où la maîtrise de Saroléa s'affirme indiscutablement, c'est bien celle des machines de sport avec moteurs à culbuteurs. En effet, ses trois doubles victoires dans les championnats de Belgique de vitesse 1931-1932-1933 n'en constituent-elles pas une preuve éclatante ? Pour 1934? Saroléa présente une 350 cc., une 500 cc. Et une 600 cc. Du type "supersport" avec moteur incliné et réservoir à huile dans le carter, à soupapes commandées par culbuteurs, enfermés et graissés sous pression, double échappement, 4 vitesses etc…, bref, trois machines magnifiques conçues d'après les enseignements de la course qui est, comme chacun sait, un crible ne retenant que les bonnes solutions. Et tant il est vrai que la machine de course d'aujourd'hui est la machine de série de demain. Saroléa catalogue en plus comme modèle racing, sa double tube triomphatrice de la saison 1932 et comme modèle de course sa monotube, qui accomplit de si remarquables performances au cours de la saison 1933 et enleva notamment le Championnat National de Vitesse avec le regretté R; Grégoire.

L'année dernière, à pareille époque, nous annoncions que Saroléa mettait fin à la légende de la machine de course toute spéciale, construite en grand secret, en cataloguant sa 33 C double-tube de course. Cette année, cette double-tube de course est devenue une racing, et il catalogue comme machine de course cette redoutable monotube qui peut atteindre le 175 km/h !

Quelle conclusion tirer ? C'est qu'il existe aucune différence, tout au moins chez Saroléa, entre la façon de fabriquer une machine de course et une machine de série !

Qualité d'abord, solution saine, choix judicieux de la matière, usinage précis, et une trentaine d'années d'expérience, voilà tout le secret de fabrication d'une bonne moto !

Pour terminer, voici un bref aperçu des nouveautés transcendantes que comporteront la plupart des modèles :

 

Le carter de chaîne à bain d'huile.

 

Soucieux de réduire à un strict minimum l'entretien de ses machines, tout en augmentant la longévité de leurs organes, Saroléa a adopté pour 1934 le carter de chaîne à bain d'huile.

Ce carter qui est composé de deux demi-coquilles en aluminium assemblées par vis, enferme complètement la chaîne primaire la plaçant ainsi dans les meilleurs conditions de fonctionnement, c'est à dire dans un bain d'huile, à l'abri de l'eau, de la boue ou de la poussière. Ceci augmente son rendement et sa durée, diminue la fréquence des réglages, supprime l'opération désagréable du graissage d'une chaîne non protégée et élimine le bruit.

 

La boîte à 4 vitesses.

 

Il est évident qu'une boîte à 4 vitesses est d'un sérieux appoint si l'on veut utiliser au mieux la puissance du moteur et l'on ne conçoit plus fort bien une machine de sport vraiment moderne sans une boîte à 4 vitesses. Pour 1934, toutes les Saroléa à culbuteurs350 cc., 500 cc., et 600 cc., de même que la 600 cc. "touriste" auront la oîte à 4 vitesses Saroléa.

Cette nouvelle boîte comporte 4 paires de pignons toujours en prise, centrés sur deux arbres courts tournant sur roulements à billes. Toutes les pièces entrant dans sa fabrication, sont en acier chrome-nickel traité de première qualité. Le fonctionnement silencieux de cette boîte a été spécialement recherché, tant par le choix judicieux de la denture et le mode de centrage des pignons sur les arbres, que parla précision de l'usinage. Un plateau-came, logé dans le carter, commande le déplacement des pignons baladeurs et leurs verrouillage dans les différentes positions. La pédale de mise en marche, dont le mécanisme est complètement protégé et lubrifié, est déportée vers l'arrière et permet le lancement aisé du moteur, quel que soient les rapports de vitesses employés. L'embrayage à 4 disques est doux et progressif ; sa commande rationnelle est complètement enfermée et son réglage est très simple. La manœuvre extérieure des vitesses se fait, soit par levier au réservoir, soit par pédale double avec sélecteur.

 

Le sélecteur.

 

Ce sélecteur qui fait l'objet d'un brevet Saroléa est un dispositif aussi simple que robuste et sa pédale de commande est placée à portée du talon ou de la pointe du pied, donne, soit la vitesse inférieure, soit la vitesse supérieure à celle utilisée, toute fausse manœuvre étant possible.

Le mécanisme est enfermé dans un carter étanche en aluminium, ce qui le met à l'abri des projections d'eau et de boue et permet de le faire travailler dans un bain lubrifiant. Un "index" très visible indique la vitesse engagée. Les motocycliste qui aiment maintenir les fortes moyennes, ou qui utilisent souvent leur machine dans les villes à trafic intense, sentent le besoin de garder le contrôle de leur guidon. Pour eux, le sélecteur avec pédale double représente la commande idéale de changement de vitesse.

Enfin, signalons le nouveau guidon simplifié à la ligne particulièrement nette, avec commandes et câbles judicieusement groupés. Les commandes de frein et de débrayage s'effectuent par de long leviers en acier très puissant et d'une grande douceur d'opération. Ces leviers dont les supports sont soudés au guidon, sont disposés symétriquement, à portée immédiate des mains. La commande des gaz s'effectue par la poignée tournante à la commande rapide; grâce à son petit diamètre elle est particulièrement bien en main. Les supports des manettes d'air et d'avance sont également soudés au guidon.

 

En résumé, ce nouveau guidon avec ses commandes, forme un ensemble simple et net, de ligne agréable qui augmente encore le plaisir de conduire une moto confortable, simple, puissante, silencieuse, une moto au fini particulièrement luxueux, une moto Saroléa.

 

Conclusion.

 

Fidèle à la règle qu'elle s'est tracée, la Maison Saroléa vous offre une gamme complète de machines bien au point, qui vous donneront satisfaction sur la toute la ligne. Quel que soit le service que vous attendiez d'une moto, vous trouverez dans la série Saroléa le modèle qui vous convient. Et souvenez-vous que Saroléa est synonyme de correction absolue.