Les motos belges
Saroléa.
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En constante
construction ? Mise à jour le 04/01/2004.
Toutes les idées, suggestions, etc... sont les bienvenues.
Table
des matières.
Articles d'époque. (extrait de
" moto vision " 5 ème année N°1,
salon 1939)
Le programme 1939 de
"Saroléa".
Noblesse oblige!
Prochaine Saroléa en nous présentant son programme
1939.
Cette fière devise
s'adapte on ne peut mieux à la doyenne de nos firme.
Quarante années de
construction! Quarante années de succès sportifs ininterrompus! Quarante années
de labeur pour la gloire du "produit belge"!
Voilà des lettres de
noblesse.
Rien d'étonnant si
l'ensemble de cette expérience, si la somme de ces travaux guidés par un idéal,
ont fait de la Saroléa la moto parfaite.
Rien détonnant, car la
ligne de conduite fut sûre : Progresser.
Progresser ne veut pas
dire adopter en bloc, aveuglément, les modes nouvelles.
Progresser veut encore
dire "chambarder".
Le progrès dans le vrai
sens du mot consiste à remettre cent fois son ouvrage sur le métier, à polir
une œuvre déjà réussie, à n'incorporer que les nouveautés qui se sont prouvées
utiles, qui ont atteint le degré de mise au point voulu pour être soumises au
public.
Le progrès en matière de
construction motocycliste consiste dans l évolution, non dans la révolution.
Mais encore l'évolution doit-elle être constante.
Chaque Salon doit voir
les modèles établis devenus meilleurs encore - de si peut que se fût- que ceux
de l'année précédente.
Chaque Salon doit voir quelque
extensions de programme -- si bien bâti fut-il -- pour répondre à l'évolution
générale du motocyclisme.
Cette description du
progrès sain, considéré dans toute sa généralité, pourrait s'appliquer mot pour
mot à la politique constructive de Saroléa.
Qu' y trouvons-nous ?
Depuis de longues années, des 350 cc, des 500 cc, des 600 cc, tant à soupapes
en tête qu'a soupapes latérales, connaissant auprès du public une faveur
amplement justifiée.
Pour faire mieux faut-il
partir à l'aventure ? Mais non ! la faveur publique
est une base sûre.
Elle demande, elle exige
la stabilité dans les principes constructeurs
Il faut que le public
retrouve ses favoris, qui ont sa confiance.
Alors les Saroléa en question garderont d'année en année leur
attachante personnalité , mais d'année en année aussi
elles marqueront une évolution partielle.
Une fois ce sera la
boîte à quatre vitesses, une fois ce sera le sélecteur, une autre ce sera
l'enclosions de la chaîne primaire sous carter à bain d'huile et cette chaîne
prendra la forme duplex.
1937 fut pour Saroléa, l'occasion d'un renouveau extérieur.
Tout ce qui dans une
machine peut être considéré comme raffinement fut adapté aux mécaniques réputées .
L'année suivante, il n'y
avait pas un luxe à ajouter, mais la mécanique trouvait l'occasion d'un nouveau
progrès : l'adoption, sur les motos à soupapes en tête ,
de ces magnifique culasses débordantes où toute la culbuterie
est complètement enfermée sous un couvercle d'aluminium, détachable en un
instant pour le réglage des soupapes.
Progrès de détail.
Voilà 1939 En mécanique
on ne pourrait mieux faire mais le raffinement trouve à nouveau son mot à
dire...
Et ce sont des
innovations de détail, mais grosses de conséquences
Examinez la modification
du guidon.
C'est peu de chose, mais
ce "peut de chose" est si heureux que du seul rapprochement des
poignées et de la selle, le conducteur de toute Saroléa
trouve une transformation radicale de la position, et qui lui donne tant de
confort et d'agrément supplémentaire, que toute la moto en est meilleur encore,
qu'elle a progressé !
Voilà comment Saroléa comprend la construction.
Un modèle nouveau.
Ces détails ne sont pas tout, tant s'en faut.
Fidèle à sa politique, Saroléa nous présente encore un modèle de l'année
complètement nouveau.
Celui-ci présente une
personnalité toute particulière : c'est une petite moto de 125 cc.
Rien en elle des motorettes d'il y a quelques années.
La petite moto
d'aujourd'hui suit de beaucoup plus près le dessin de la moto normale.
Son moteur de cylindrée
plus réduite encore cependant , donne plus de chevaux
que les 175 cc autrefois.
Particulièrement légère,
elle emploie cette puissance au maximum.
Aussi, ce sont des
performances étourdissantes qu'offre la nouvelle Saroléa
39 LW, exemple-type de la petite moto moderne.
Soixante-cinq à l'heure
atteints avec aisance , soutenus sans peine...
Soixante-cinq à l'heure , mais au prix de deux litres seulement aux 100 km...
Soixante-cinq à l'heure,
mais avec un sérieux excédent de puissance qui rend la nouvelle petite machine
imbattable en côte.
Elle est équipée d'un
bloc-moteur deux temps, trois vitesses, avec cylindre incliné.
Le piston est en
aluminium.
La tête de bielle
comporte un roulement à galets, tandis que le vilebrequin et les arbres de la
boîte tournent sur roulements à billes.
La lubrification du
moteur se fait par addition d'huile à l'essence, mais le graissage de la boîte
est séparé et s'effectue à l'huile épaisse.
Allumage et éclairage
sont réalisés par volant magnétique Bosh du dernier
modèle, donnant un fonctionnement parfait quel que soit le régime.
Les commandes ont été
volontairement simplifiées pour en faciliter l'adaptation : une poignée
tournante pour les gaz, un levier pour l'embrayage à disques, un levier de
vitesses à secteur au réservoir : c'est tout.
Il y a lieu d'apprécier
le cadre berceau de la machine, son réservoir de 7 litres, et la robuste
fourche en tubes à ressort central.
Ce n'est pas seulement
leur perfection technique qui saute aux yeux, mais aussi la beauté
exceptionnelle de leur dessin qui font de la nouvelle Saroléa LW la plus jolie comme la plus solide des petites
motos.
Il est intéressant de
noter le confort exceptionnel qu'elle présente.
Non seulement le dessin
du cadre donne une position de selle particulièrement basse, mais les pneus
sont du type ballon et d'une section de 3 pouces, ce qui pour une moto pesant
64 kilos à peine représente un idéal.
Ne nous étonnons pas
qu'elle ait une tenue de route admirable : c'est une Saroléa
! et la tenue de route a toujours été la qualité-type
de ces machines aux innombrables qualités.
Cette petite merveille
qui se présente dans un élégant fini noir fera parler d'elle avant peu !
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Petits Croquis et description. (extrait
de " moto vision " 5 ème année
N°1, salon 1939)
La 39 AS 350 cc. A soupapes latérales, machine populaire à un prix
populaire, mais d'un dessin parfait et d'un chic indiscutable. Ne pesant que
125 kg elle est susceptible de vives performances. Elle comporte une boîte à
trois vitesses, commandée par le levier direct de grande longueur, des pneus de
3.25 et un fini noir à filets bleu.
La 39 ASL est une
édition de luxe de la précédente. Ici, jantes, guidon et silencieux sont
chromés. Les pneus sont des ballons de 3.50 et la boîte est commandée par le
sélecteur.
La 39 A est la 350 cc. Latérale classique, avec boîte à 4 vitesses, réservoir
de 15 litres, tambour de freins de 180 mm., chaîne
primaire duplex, béquilles latérale. Elle pèse un peu plus lourd que les
précédentes, soit 140 kilos.
Saroléa 39 T5 500 cc. + Saroléa 39 T6 600 cc.
Les 39 T5 et T6 sont les
modèles à soupapes latérales de 500cc. Et 600cc. Respectivement. L'une et
l'autre ont la culasse d'aluminium. La 39T5 se distingue encore des précédentes
500 cc. A soupapes latérales par l'adjonction du
graissage direct des soupapes par projection d'huile des volants, système
éprouvé sur les autres Saroléa à soupapes latérales
et qui, à l'expérience, se révéla absolument indispensable.
La 39 B est la 350 cc. Monotube à soupapes en tête, expression parfaite de la
machine de sport. Comme les autres Saroléa à soupapes
en tête, elle est améliorée cette année par l'emploi d'une selle de caoutchouc
qui sera vivement appréciée des sportifs.
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Caractéristiques générales (extrait de " moto
vision " 5 ème année N°1, salon 1939)
Toutes ces Saroléa ont en commun
diverses caractéristique capitales.
Toutes ont le moteur quatre temps à cylindre incliné, avec le réservoir
d'huile contenu dans le carter moteur et graissage par circulation.
Toutes ont les soupapes complètement enfermées et graissées, aussi bien
les machines à soupapes en tête où la culbuterie
fonctionne sous un couvercle unique, que les latérales où les soupapes sont
complètement enfermées dans une cavité venue de fonderie avec le cylindre et
communiquant avec le carter par une ouverture appropriée.
Le brouillard d'huile levé par le volant vient baigner dans cette cavité
les tiges de soupapes, les ressorts et les guides.
La boîte à quatre vitesses est généralisée bien entendu, à la seule
exception des modèles populaires.
La commande s'en effectue par le sélecteur incorporé dans la boîte, mais
une commande à la main peut toujours être livrée au gré du client.
Toutes les boîte sont à fonctionnement silencieux.
La commande d'embrayage y est également complètement enfermée dans le
carter, à l'abris de la poussière et de la boue, la
caractéristique propre à Saroléa.
La chaîne primaire est du type duplex sur tous les modèles à l'exception
des motos populaires.
Cette transmission primaire fonctionne sous carter à bain d'huile pour
tous les modèles.
Ils comportent tous aussi un amortisseur de transmission sur l'arbre
moteur.
Il y a lieu de ne pas oublier (ce n'est peut-être qu'un détail mais dont
la valeur est exceptionnelle pour tous ceux qui l'on expérimenté), toutes les Saroléa -- à l'exception des modèles populaires qui ont la
béquille centrale -- sont pourvus en plus de la béquille arrière, d'une
béquille latérale à ressort d'un emploi particulièrement aisé.
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La machine militaire. (extrait de
" moto vision " 5 ème année N°1,
salon 1939)
Le stand Saroléa présente de plus une surprise : la première
présentation publique de sa deux cylindre militaire de 1000 cc
dont l'Armée Belge vient de passer une importante commande.
C'est un moteur à
cylindres opposés disposé transversalement dans le cadre et à soupapes
latérales qui l équipe.
Il incorpore la
technique la plus moderne, comme par exemple la commande des deux arbres à
cames et de la dynamo par chaîne unique, dont le réglage s'opère par la
rotation de la dynamo montée excentriquement.
Le vilebrequin forgé,
d'une seule pièce, est en acier au nickel chrome.
L'embrayage à disque sec
est compris dans le volant.
Un carburateur unique
alimente les deux cylindre par des conduits noyés dans
le bloc.
La boîte est à trois
vitesses et marche arrière et la transmission, par cardan et couple conique,
avec amortisseur de transmission.
Mais ce qui distingue ce
nouveau véhicule militaire de tous les autres, c'est le réducteur dont il est
équipé.
Cet appareil du type
planétaire, a trois satellites, se trouve disposé
après le couple conique, de façon qu'il n'allège pas seulement le travail du
moteur et de la boîte de vitesses, mais encore celui de toute la transmission.
Mis en fonctionnement,
ce réducteur offre une nouvelle gamme -- spécialement adaptée au "tous
terrains" -- de trois vitesses avant et d'une marche arrière.
La machine est donc
ainsi pourvue de 8 rapports différents.
Un des principaux
intérêt de la solution Saroléa, c'est que les
commande de la boîte et du réducteur sont combinés et qu'il n'y a qu'un seul
levier pour les deux ce qui assure la grande rapidité des manœuvres.
Il est intéressant ainsi
de noter que dans l'éventualité d'un improbable dérangement du réducteur, cela
ne nuirait en rien à l'utilisation de la boîte de vitesses et que la machine
garderait en tous cas ses rapports normaux.
L'adaptation du
réducteur de vitesses est le plus grand pas en avant qui ait jamais été fait en
matière de side-car militaire.
Même à pleine charge la
nouvelle 1000 cc Saroléa
gravit en effet des rampes de 50 et même 6 % !
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Succès, éternel succès (extrait de " moto vision " 5
ème année N°1, salon 1939)
On aurait peine à
terminer cette brève étude sur la production Saroléa,
sans toucher un mot des innombrables succès sportifs de la firme.
Jamais aucune autre n'a
pu l'égaler sur ce point.
Plus encore que le temps
des circuits où cependant un dimanche ne se passait pas sans apporter une
victoire au moins à Saroléa, la doyenne de nos firmes
est la reine du sport en cette époque de moto-cross.
Saroléa s'est en effet aligné treize fois
cette année.
La victoire au
classement général lui est revenue douze fois.
Neuf fois ce furent les
deux première places, et parfois les trois première.
Sans doute la plus
grosse part de ces succès va-t-elle à notre prestigieux champion Grizzly, mais
le fait que chaque pilote de l'équipe sans exception a triomphé une fois au
moins en 1938, prouve amplement la suprématie de cette machine.
Mais quelle est donc
cette moto extraordinaire qui se joue des adversaires ? Quelle est-elle ? Une
moto de série tout simplement !
De même qu'en circuit
les pilotes de Saroléa s'alignaient sur des motos
absolument identique à celles qu'on livrait aux clients et qu'une mise-au-point soignée permettait de pousser jusqu'à 175 à
l'heure, les coureurs de Saroléa s'alignent en cross
sur des motos de série simplement démultipliées et munies de pneus tous
terrains.
C'est le plus beau
critérium de qualité que puisse connaître la production d'une marque.
Faut-il s'étonner qu'il
échoie à Saroléa, la doyenne des firmes nationales,
celle qui a tant fait pour la réputation universelle, tant à l'étranger qu'en
Belgique, de ce merveilleux ambassadeur de notre construction mécanique : la
moto belge.
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Saroléa latérale 1939-40, 350 cc .....................Saroléa 25.0-1929 1..2..3
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Je
n’ai malheureusement plus vraiment le temps de m’occuper de ce site, vu le
nombreux courrier reçu….
Je
laisse ici les coordonnées de mon papa, car c’est bien lui le connaisseur en Saroléa.
Lucien
Decoster
Rue
Basse 17 à 1460 Ittre
Son
téléphone est disponible via mon mail, je peux, si vous n’êtes pas pressé,
servir de relais pour faire parvenir certains documents ect…
Messenger spipounet@hotmail.com
Toutes
les idées, suggestions, ect... sont les bienvenues.
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Dernière
modification : 04/01/2004.