Les motos belges

Saroléa

 En constante construction ? Mise à jour le 04/01/2004.

 

Toutes les idées, suggestions, etc... sont les bienvenues.

Table des matières.

Article d'époque.

Petits croquis et descriptions

Causes du mauvais fonctionnement de la moto

La machine militaire

Système de graissage Croquis.

Conseils pratiques modèles 350, 500 et 600 cc

Caractéristiques générales

 Caractéristiques, fiches techniques de plusieurs machines

Catalogue complet 500 et 600 cc Modèles « super sport »                                      catalogue n° 43

Succès, éternel succès

 

 

Malheureusement plus disponible, sauf éventuellement sur demande via mon mail  Saroléa « Les monocylindre à carter-réservoir 1931-1960 »  Une multitude d’informations historiques et techniques

Catalogue complet pièces de rechange Type 24  S-sport   24U-supersport   1929

1952, Un demi-siècle chez Saroléa.

 

 NOUVEAUTES

Quelques conseils pratiques TYPE REGINA 198 cc.

Catalogue complet Pièces de rechange 500 cc Type 23m 1925-1926

 

Lucien Decoster, une passion pour "La" Saroléa     1er partie        2 partie   "La Meuse","Sud", "la région" du 1er Juillet 1999

 Catalogue N°54 complet  pièces de rechange pour Cricket 125cc Montana 200cc et Century 200cc

Catalogue complet « Quelques conseils pratiques aux motocyclistes » MODELE 350cc VEDETTE

Photos actuelles

Les adresses utiles et les liens

Catalogue complet NEW : « quelques conseils pratiques, type ATLANTIC+MAJOR »  

Mes coordonnées

Liens vers le site d’un ami, qui a repris quelques documents de ce site mais, bien d’autres choses vous y attendent,

http://membres.lycos.fr/sarolea/

Catalogue complet « 350cm-type 25o, TOURISTE 1929+25Oa1930 et 31 A 1931

 

 

Catalogue complet 500cc, Type 24T 1929, pièces de rechange 1929 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles d'époque. (extrait de " moto vision " 5 ème année N°1, salon 1939)

Le programme 1939 de "Saroléa".

Noblesse oblige! Prochaine Saroléa en nous présentant son programme 1939.

Cette fière devise s'adapte on ne peut mieux à la doyenne de nos firme.

Quarante années de construction! Quarante années de succès sportifs ininterrompus! Quarante années de labeur pour la gloire du "produit belge"!

Voilà des lettres de noblesse.

Rien d'étonnant si l'ensemble de cette expérience, si la somme de ces travaux guidés par un idéal, ont fait de la Saroléa la moto parfaite.

Rien détonnant, car la ligne de conduite fut sûre : Progresser.

Progresser ne veut pas dire adopter en bloc, aveuglément, les modes nouvelles.

Progresser veut encore dire "chambarder".

Le progrès dans le vrai sens du mot consiste à remettre cent fois son ouvrage sur le métier, à polir une œuvre déjà réussie, à n'incorporer que les nouveautés qui se sont prouvées utiles, qui ont atteint le degré de mise au point voulu pour être soumises au public.

Le progrès en matière de construction motocycliste consiste dans l évolution, non dans la révolution. Mais encore l'évolution doit-elle être constante.

Chaque Salon doit voir les modèles établis devenus meilleurs encore - de si peut que se fût- que ceux de l'année précédente.

Chaque Salon doit voir quelque extensions de programme -- si bien bâti fut-il -- pour répondre à l'évolution générale du motocyclisme.

Cette description du progrès sain, considéré dans toute sa généralité, pourrait s'appliquer mot pour mot à la politique constructive de Saroléa.

Qu' y trouvons-nous ? Depuis de longues années, des 350 cc, des 500 cc, des 600 cc, tant à soupapes en tête qu'a soupapes latérales, connaissant auprès du public une faveur amplement justifiée.

Pour faire mieux faut-il partir à l'aventure ? Mais non ! la faveur publique est une base sûre.

Elle demande, elle exige la stabilité dans les principes constructeurs

Il faut que le public retrouve ses favoris, qui ont sa confiance.

Alors les Saroléa en question garderont d'année en année leur attachante personnalité , mais d'année en année aussi elles marqueront une évolution partielle.

Une fois ce sera la boîte à quatre vitesses, une fois ce sera le sélecteur, une autre ce sera l'enclosions de la chaîne primaire sous carter à bain d'huile et cette chaîne prendra la forme duplex.

1937 fut pour Saroléa, l'occasion d'un renouveau extérieur.

Tout ce qui dans une machine peut être considéré comme raffinement fut adapté aux mécaniques réputées .

L'année suivante, il n'y avait pas un luxe à ajouter, mais la mécanique trouvait l'occasion d'un nouveau progrès : l'adoption, sur les motos à soupapes en tête , de ces magnifique culasses débordantes où toute la culbuterie est complètement enfermée sous un couvercle d'aluminium, détachable en un instant pour le réglage des soupapes.

Progrès de détail.

Voilà 1939 En mécanique on ne pourrait mieux faire mais le raffinement trouve à nouveau son mot à dire...

Et ce sont des innovations de détail, mais grosses de conséquences

Examinez la modification du guidon.

C'est peu de chose, mais ce "peut de chose" est si heureux que du seul rapprochement des poignées et de la selle, le conducteur de toute Saroléa trouve une transformation radicale de la position, et qui lui donne tant de confort et d'agrément supplémentaire, que toute la moto en est meilleur encore, qu'elle a progressé !

Voilà comment Saroléa comprend la construction.

Un modèle nouveau.

Ces détails ne sont pas tout, tant s'en faut.

Fidèle à sa politique, Saroléa nous présente encore un modèle de l'année complètement nouveau.

Celui-ci présente une personnalité toute particulière : c'est une petite moto de 125 cc.

Rien en elle des motorettes d'il y a quelques années.

La petite moto d'aujourd'hui suit de beaucoup plus près le dessin de la moto normale.

Son moteur de cylindrée plus réduite encore cependant , donne plus de chevaux que les 175 cc autrefois.

Particulièrement légère, elle emploie cette puissance au maximum.

Aussi, ce sont des performances étourdissantes qu'offre la nouvelle Saroléa 39 LW, exemple-type de la petite moto moderne.

Soixante-cinq à l'heure atteints avec aisance , soutenus sans peine...

Soixante-cinq à l'heure , mais au prix de deux litres seulement aux 100 km...

Soixante-cinq à l'heure, mais avec un sérieux excédent de puissance qui rend la nouvelle petite machine imbattable en côte.

Elle est équipée d'un bloc-moteur deux temps, trois vitesses, avec cylindre incliné.

Le piston est en aluminium.

La tête de bielle comporte un roulement à galets, tandis que le vilebrequin et les arbres de la boîte tournent sur roulements à billes.

La lubrification du moteur se fait par addition d'huile à l'essence, mais le graissage de la boîte est séparé et s'effectue à l'huile épaisse.

Allumage et éclairage sont réalisés par volant magnétique Bosh du dernier modèle, donnant un fonctionnement parfait quel que soit le régime.

Les commandes ont été volontairement simplifiées pour en faciliter l'adaptation : une poignée tournante pour les gaz, un levier pour l'embrayage à disques, un levier de vitesses à secteur au réservoir : c'est tout.

Il y a lieu d'apprécier le cadre berceau de la machine, son réservoir de 7 litres, et la robuste fourche en tubes à ressort central.

Ce n'est pas seulement leur perfection technique qui saute aux yeux, mais aussi la beauté exceptionnelle de leur dessin qui font de la nouvelle Saroléa LW la plus jolie comme la plus solide des petites motos.

Il est intéressant de noter le confort exceptionnel qu'elle présente.

Non seulement le dessin du cadre donne une position de selle particulièrement basse, mais les pneus sont du type ballon et d'une section de 3 pouces, ce qui pour une moto pesant 64 kilos à peine représente un idéal.

Ne nous étonnons pas qu'elle ait une tenue de route admirable : c'est une Saroléa ! et la tenue de route a toujours été la qualité-type de ces machines aux innombrables qualités.

Cette petite merveille qui se présente dans un élégant fini noir fera parler d'elle avant peu !

 

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Petits Croquis et description. (extrait de " moto vision " 5 ème année N°1, salon 1939)

Saroléa 39 LW 125 cc.

Saroléa 39 AS 350 cc.

La 39 AS 350 cc. A soupapes latérales, machine populaire à un prix populaire, mais d'un dessin parfait et d'un chic indiscutable. Ne pesant que 125 kg elle est susceptible de vives performances. Elle comporte une boîte à trois vitesses, commandée par le levier direct de grande longueur, des pneus de 3.25 et un fini noir à filets bleu.

Saroléa 39 ASL 350 cc.

La 39 ASL est une édition de luxe de la précédente. Ici, jantes, guidon et silencieux sont chromés. Les pneus sont des ballons de 3.50 et la boîte est commandée par le sélecteur.

Saroléa 39 A 350 cc.

La 39 A est la 350 cc. Latérale classique, avec boîte à 4 vitesses, réservoir de 15 litres, tambour de freins de 180 mm., chaîne primaire duplex, béquilles latérale. Elle pèse un peu plus lourd que les précédentes, soit 140 kilos.

Saroléa 39 T5 500 cc. + Saroléa 39 T6 600 cc.

Les 39 T5 et T6 sont les modèles à soupapes latérales de 500cc. Et 600cc. Respectivement. L'une et l'autre ont la culasse d'aluminium. La 39T5 se distingue encore des précédentes 500 cc. A soupapes latérales par l'adjonction du graissage direct des soupapes par projection d'huile des volants, système éprouvé sur les autres Saroléa à soupapes latérales et qui, à l'expérience, se révéla absolument indispensable.

Saroléa 39 B 350 cc.

La 39 B est la 350 cc. Monotube à soupapes en tête, expression parfaite de la machine de sport. Comme les autres Saroléa à soupapes en tête, elle est améliorée cette année par l'emploi d'une selle de caoutchouc qui sera vivement appréciée des sportifs.

Saroléa 39 S 500 cc.

 

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Caractéristiques générales (extrait de " moto vision " 5 ème année N°1, salon 1939)

 

Toutes ces Saroléa ont en commun diverses caractéristique capitales.

Toutes ont le moteur quatre temps à cylindre incliné, avec le réservoir d'huile contenu dans le carter moteur et graissage par circulation.

Toutes ont les soupapes complètement enfermées et graissées, aussi bien les machines à soupapes en tête où la culbuterie fonctionne sous un couvercle unique, que les latérales où les soupapes sont complètement enfermées dans une cavité venue de fonderie avec le cylindre et communiquant avec le carter par une ouverture appropriée.

Le brouillard d'huile levé par le volant vient baigner dans cette cavité les tiges de soupapes, les ressorts et les guides.

La boîte à quatre vitesses est généralisée bien entendu, à la seule exception des modèles populaires.

La commande s'en effectue par le sélecteur incorporé dans la boîte, mais une commande à la main peut toujours être livrée au gré du client.

Toutes les boîte sont à fonctionnement silencieux.

La commande d'embrayage y est également complètement enfermée dans le carter, à l'abris de la poussière et de la boue, la caractéristique propre à Saroléa.

La chaîne primaire est du type duplex sur tous les modèles à l'exception des motos populaires.

Cette transmission primaire fonctionne sous carter à bain d'huile pour tous les modèles.

Ils comportent tous aussi un amortisseur de transmission sur l'arbre moteur.

Il y a lieu de ne pas oublier (ce n'est peut-être qu'un détail mais dont la valeur est exceptionnelle pour tous ceux qui l'on expérimenté), toutes les Saroléa -- à l'exception des modèles populaires qui ont la béquille centrale -- sont pourvus en plus de la béquille arrière, d'une béquille latérale à ressort d'un emploi particulièrement aisé.

 

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La machine militaire. (extrait de " moto vision " 5 ème année N°1, salon 1939)

 

Le stand Saroléa présente de plus une surprise : la première présentation publique de sa deux cylindre militaire de 1000 cc dont l'Armée Belge vient de passer une importante commande.

C'est un moteur à cylindres opposés disposé transversalement dans le cadre et à soupapes latérales qui l équipe.

Il incorpore la technique la plus moderne, comme par exemple la commande des deux arbres à cames et de la dynamo par chaîne unique, dont le réglage s'opère par la rotation de la dynamo montée excentriquement.

Le vilebrequin forgé, d'une seule pièce, est en acier au nickel chrome.

L'embrayage à disque sec est compris dans le volant.

Un carburateur unique alimente les deux cylindre par des conduits noyés dans le bloc.

La boîte est à trois vitesses et marche arrière et la transmission, par cardan et couple conique, avec amortisseur de transmission.

Mais ce qui distingue ce nouveau véhicule militaire de tous les autres, c'est le réducteur dont il est équipé.

Cet appareil du type planétaire, a trois satellites, se trouve disposé après le couple conique, de façon qu'il n'allège pas seulement le travail du moteur et de la boîte de vitesses, mais encore celui de toute la transmission.

Mis en fonctionnement, ce réducteur offre une nouvelle gamme -- spécialement adaptée au "tous terrains" -- de trois vitesses avant et d'une marche arrière.

La machine est donc ainsi pourvue de 8 rapports différents.

Un des principaux intérêt de la solution Saroléa, c'est que les commande de la boîte et du réducteur sont combinés et qu'il n'y a qu'un seul levier pour les deux ce qui assure la grande rapidité des manœuvres.

Il est intéressant ainsi de noter que dans l'éventualité d'un improbable dérangement du réducteur, cela ne nuirait en rien à l'utilisation de la boîte de vitesses et que la machine garderait en tous cas ses rapports normaux.

L'adaptation du réducteur de vitesses est le plus grand pas en avant qui ait jamais été fait en matière de side-car militaire.

Même à pleine charge la nouvelle 1000 cc Saroléa gravit en effet des rampes de 50 et même 6 % !

 

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Succès, éternel succès (extrait de " moto vision " 5 ème année N°1, salon 1939)

On aurait peine à terminer cette brève étude sur la production Saroléa, sans toucher un mot des innombrables succès sportifs de la firme.

Jamais aucune autre n'a pu l'égaler sur ce point.

Plus encore que le temps des circuits où cependant un dimanche ne se passait pas sans apporter une victoire au moins à Saroléa, la doyenne de nos firmes est la reine du sport en cette époque de moto-cross.

Saroléa s'est en effet aligné treize fois cette année.

La victoire au classement général lui est revenue douze fois.

Neuf fois ce furent les deux première places, et parfois les trois première.

Sans doute la plus grosse part de ces succès va-t-elle à notre prestigieux champion Grizzly, mais le fait que chaque pilote de l'équipe sans exception a triomphé une fois au moins en 1938, prouve amplement la suprématie de cette machine.

Mais quelle est donc cette moto extraordinaire qui se joue des adversaires ? Quelle est-elle ? Une moto de série tout simplement !

De même qu'en circuit les pilotes de Saroléa s'alignaient sur des motos absolument identique à celles qu'on livrait aux clients et qu'une mise-au-point soignée permettait de pousser jusqu'à 175 à l'heure, les coureurs de Saroléa s'alignent en cross sur des motos de série simplement démultipliées et munies de pneus tous terrains.

C'est le plus beau critérium de qualité que puisse connaître la production d'une marque.

Faut-il s'étonner qu'il échoie à Saroléa, la doyenne des firmes nationales, celle qui a tant fait pour la réputation universelle, tant à l'étranger qu'en Belgique, de ce merveilleux ambassadeur de notre construction mécanique : la moto belge.

 

 

 

Les photos actuelles.

Saroléa latérale 1939-40, 350 cc .....................Saroléa 25.0-1929    1..2..3

Saroléa moteur Sash 1959.

 

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Mes coordonnées.

Je n’ai malheureusement plus vraiment le temps de m’occuper de ce site, vu le nombreux courrier reçu….

Je laisse ici les coordonnées de mon papa, car c’est bien lui le connaisseur en Saroléa.

Lucien Decoster

Rue Basse 17 à 1460 Ittre

Son téléphone est disponible via mon mail, je peux, si vous n’êtes pas pressé, servir de relais pour faire parvenir certains documents ect

 

Decoster.fabian@skynet.be

Messenger   spipounet@hotmail.com

 

  Toutes les idées, suggestions, ect... sont les bienvenues.

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Dernière modification : 04/01/2004.