Les jeux publics ou "ludi"

Les ludi est le terme employé pour désigner les jeux publics à Rome: spectacles théâtraux, épreuves sportives et concours. Ces jeux se déroulaient lors des fêtes en l'honneur des dieux; ils furent institués pour gagner leur bienveillance ou pour détourner leur colère. Généralement annuels, ils pouvaient néanmoins avoir lieu lors d'occasions particulières. Ils ne comportaient pas d'épreuve athlétique, comme chez les Grecs. Les concours athlétiques ne virent le jour que sous l'époque impériale; on les appelait agones, comme l'agon Neronianus ou l'agon Capitolinus. Ces compétitions ne furent jamais populaires à Rome et n'ont jamais su rivaliser avec les spectacles de gladiateurs; les concurrents étaient grecs pour la plupart.

Ce sont les magistrats (préteurs ou édiles) qui étaient chargés de leur organisation. Le financement des jeux était assuré par l'Etat, mais s'avérait bien souvent insuffisant, tant les magistrats rivalisaient d'éclat. Peu à peu, l'origine religieuse des jeux va s'estomper; ces derniers vont devenir des divertissements à part entière.


Sous la République

Sous la République également, la chasse au gros gibier fit son apparition dès 186 av. J.-C. et devint un moment favori de la vie quotidienne des citoyens romains.


Sous l'Empire

Les jeux mentionnés ci-dessus continuèrent sous l'Empire et furent enrichis par les jeux suivants:

La célébration de tels spectacles entraîna la construction de nombreux édifices dans toutes les villes de l'Empire. Théâtres, cirques et amphithéâtres coûtèrent très cher aux municipalités mais offraient néanmoins l'avantage de maintenir la romanisation des masses.


Les jeux privés

Les Anciens étaient amateurs des jeux de société, dont l'attrait était rehaussé par les gains que leur procuraient les paris engagés lors des parties. Les jeux de dés étaient particulièrement populaires; on y jouait, comme aujourd'hui, avec un cornet à dès et une table de jeu. Les latrunculi (jeu "des petits soldats") se jouaient sur une tablette divisée en cases sur laquelle les joueurs déplaçaient des pièces dénommées "soldats" et "combattants". Le jeu "des douze lignes" (duodecim scripta) est une sorte de trictrac.

Les jeux de balles, pratiqués avec des balles de taille et de poids variés, étaient également très appréciés par les Romains et étaient considérés comme étant salutaires à tout âge. Des terrains étaient d'ailleurs spécialement aménagés pour pouvoir s'y exercer.

Les jeux des enfants romains étaient variés: hochets, balles, toupies, cerceaux, balançoires, poupées, animaux miniatures, osselets, dés, jeux avec des pions et de devinette du type "pair impair" ou "combien de doigts ?". Les plus jeunes s'amusaient avec de petites voitures, tirées par des souris. Plus âgés, ils conduisaient des espèces de chars traînés par des chiens ou des poneys. Ils aimaient aussi imiter les "grandes personnes": ils jouaient au gladiateur, au soldat, au magistrat, etc.

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