Alfred Denoyelle

L'auteur est Docteur en Histoire,
promu à la Katholieke Universiteit Leuven.
Médiéviste de formation, il s'est spécialisé en
Histoire des mentalités dans la "longue durée"
et s'intéresse - notamment - aux rapports entre
le monde de la politique et le domaine religieux.
Il a écrit de nombreux articles de vulgarisation scientifique,
est président de la Fondation culturelle européenne et
secrétaire-général du Cercle européen pour la recherche historique.


L'Église antisémite ?

Naar aanleiding van de recente verklaring van het Vatikaan waarin aan de Joden vergiffenis wordt gevraagd voor de houding van sommige Christenen tijdens de tweede wereldoorlog hebben een aantal journalisten een bijzonder negatief beeld van de Kerkgeschiedenis aan kranten en magazines bezorgd. Als men hen geloven moet, waren nagenoeg alle pausen, bisschoppen en Christenen uit het verleden onverdraagzame Jodenhaters. Meer bepaald : Pius XII zou geen protest aangetekend hebben tegen de vervolging door de Nazi's en niets gedaan hebben ten gunste van Joden. Aan de hand van historische bronnen gaat de auteur na of deze stellingen gegrond zijn. De auteur pleit tevens voor een wetenschappelijke gegevensbenadering, in tegenstelling tot de gevoelsmatige en verduisterende methoden die nog in de media worden aangewend om met een voorname mens en een religieuze instelling af te rekenen.

A l'occasion de la récente déclaration du Vatican où il est demandé pardon aux Juifs pour l'attitude de certains Chrétiens pendant la seconde guerre mondiale, nombre de journalistes ont fourni aux journaux et magazines une image assez négative de l'histoire de l'Église. A les en croire, presque tous les papes, évêques et Chrétiens du passé furent d'intolérants haïsseurs de Juifs. Pie XII, en particulier, n'aurait pas protesté contre la persécution par les Nazis et n'aurait rien fait en faveur des Juifs.

C'est seulement à la lumière de sources historiques qu'il est possible de vérifier si ces thèses sont fondées. Dans les media, par contre, on relève encore souvent des procédés qui, s'ils ne sont pas toujours dictés par la volonté de salir la mémoire d'une éminente personnalité ou d'une institution religieuse, sont cependant minables par leur ignorance pédante. Comme le faisait remarquer Voltaire, le pédantisme et la justesse d'esprit sont incompatibles. L'approche des données du passé doit être sereine et scientifique.

D'abord, il y a lieu de faire mention d'actes du magistère ecclésiastique qui concernent la tolérance due aux personnes ayant d'autres convictions et en particulier aux Juifs. Pour mémoire : il s'agit de sources normatives qui sont des points de référence pour la vie chrétienne.

Le pape Grégoire I adressa une lettre datée de novembre 602 à Paschase, évêque de Naples, pour lui recommander la tolérance et la mansuétude envers les Juifs. Il y précise expressément qu'il faut aussi leur laisser la liberté de célébrer leurs fêtes. 1)

En date du 13 novembre 866, le pape Nicolas I répondit à une consultation des Bulgares convertis qu'aucune contrainte n'est admissible et que seule la prédication est admise vis-à-vis des incroyants. 2)

Le pape Alexandre II écrivit en 1065 une lettre à Landolphe, prince de Bénévent, pour lui rappeler que la violence vis-à-vis d'autrui est interdite. A cette occasion, il cite même expressément l'enseignement du pape Grégoire I. 3)

En date du 15 septembre 1199, le pape Innocent III publia une charte de libertés garanties aux Juifs, avec excommunication des Chrétiens qui oseraient les molester ou les contraindre, de quelque façon que ce soit, à embrasser la Foi catholique. 4)

Ces quelques textes ne sont pas les seuls possibles à trouver, mais seulement quelques-uns d'entre eux. 5)

Il est à remarquer que le dernier texte cité fait aussi mention de la violation de cimetières de Juifs par des Chrétiens. C'est dire qu'il y a toujours eu des gens sectaires qui s'imaginaient pouvoir être plus catholiques que le pape en s'écartant de la doctrine précédemment reçue sur la foi et les moeurs.

Aussi Innocent III déclara-t-il que ces fanatiques et ceux qui troublent les festivités des Juifs ou les traitent en esclaves sont excommuniés d'office. 6)

L'on remarque donc que la tolérance dont il est question est d'ordre pratique : elle porte sur des personnes, leurs fêtes et institutions, qu'il s'agit d'admettre au sein de la société - même chrétienne - sans les inquiéter ni les perturber d'aucune manière.

Les papes cités n'ont évidemment pas prôné pour autant une tolérance d'ordre théorique, laquelle consisterait en une espèce de conversion à rebours, diluant ses convictions avec celles d'autrui dans l'indifférentisme doctrinal. Mais il n'est nulle part question d'intolérance antisémite, bien au contraire.

Il est vrai que le 15 mai 1252, le pape Innocent IV, dans son désir de domination temporelle, contrevint à la doctrine commune et aux actes de ses prédécesseurs en permettant l'usage de la torture par l'Inquisition sur des personnes ayant manifesté d'autres convictions. 7)

Cependant, ceux qui étaient visés par cette bulle n'étaient pas du tout les Juifs, ni d'autres non-baptisés, mais seulement des Chrétiens convaincus, après interrogatoire, d'être déviants par rapport à la doctrine ou aux moeurs et ce, de façon pertinace.

Innocent IV renouvela d'ailleurs de façon expresse la protection accordée aux Juifs par ses prédécesseurs. 8)

Il prit même leur défense contre leurs détracteurs, en particulier contre ceux qui les diffamaient en les accusant de pratiquer des meurtres rituels d'enfants à l'occasion de la fête de Pâques. 9)

Il est vrai que, trois siècles après, Paul IV crut devoir instituer un "Ghetto" pour les Juifs à Rome par décret du 14 juillet 1555. 10)

L'on peut certes faire observer qu'il s'agissait d'un pontife notoirement excessif, au point de mettre - par exemple - d'office à l'Index des livres défendus toute édition nouvelle, même des Pères de l'Église ! Mais il n'y a pas lieu d'évoquer son tempérament pour l'excuser allègrement de n'importe quoi. Au demeurant, l'historien n'a pas à faire l'apologie de certaines personnes du passé, pas plus qu'il n'a pour tâche de s'aligner complètement sur l'historiographie ambiante. Il s'agit de voir quel était le sens du fait ou de l'événement historique enregistré.

En l'occurrence, cette mesure de mise en "Ghetto" entérinait un comportement de repli sur soi désiré par les Juifs eux-mêmes qui se sentaient davantage en sécurité ainsi, eux qui occupaient une position commerciale enviée et formaient l'universitas Judaeorum, à savoir un ensemble de groupes reliés entre eux et bien organisés. Paul IV ne confinait pas brutalement une catégorie de gens : dès les origines de l'Europe médiévale, les Juifs s'étaient en effet groupés volontairement dans des quartiers séparés des autres. 11)

Un peu partout, les seigneurs, tant ecclésiastiques que laïcs, avaient eu intérêt à protéger ces groupes qui leur permettaient d'acquérir des prêts d'argent ou des biens de consommation. 12)

Ce phénomène, on le constate du reste également chez les Musulmans dans l'Espagne de la Reconquista et dans le bassin méditerranéen. Eux aussi avaient leurs quartiers.

De fait, les Chrétiens n'étaient pas si regardants. Ils s'assimilaient volontiers les autres chez eux. Pour assurer la paix sociale dans ce contexte qui était devenu de plus en plus concurrentiel depuis les croisades et afin de maintenir l'identité chrétienne, le troisième concile du Latran avait proscrit la cohabitation sous le même toît avec Juifs ou Sarrasins, pris soit comme domestiques ou éducateurs, soit pour d'autres motifs. 13)

Ces motifs économiques et religieux ne recèlent évidemment pas d'antisémitisme, même si certains historiens lacunaires le laissent accroire en omettant de signaler que le texte porte expressément sur Iudaei sive Sarraceni et que le concile évoqué n'avait donc pas été réuni contre les Juifs, mais qu'il concernait la discipline dans la Chrétienté, réalité politique de l'époque dont les protagonistes tenaient à sauvegarder l'identité culturelle tout en admettant celle d'autrui. 14)

Ces vulgarisateurs, qui s'avèrent amplificateurs de bruits dans l'air du temps plutôt que chercheurs de réalités attestées, déforment pareillement le quatrième concile du Latran en prétendant qu'il prescrivit aux Juifs le port d'un signe distinctif d'autrui et en ajoutant ensuite que celui-ci prit la forme d'un vêtement jaune ou rouge. 15)

C'est ce que les historiens appellent une Hineininterpretierung, soit une fausse présentation des choses selon ce que l'on a imaginé en projetant en arrière dans le temps la signification de faits d'une autre époque.

Ainsi, le port de l'étoile jaune, qui signifie pour les hommes du vingtième siècle finissant l'obligation faite aux Juifs par les Nazis. En imputant au quatrième concile du Latran qui se tint au treizième siècle une décision semblable par l'évocation d'un signe de reconnaissance imposé et de sa coloration, on travestit la réalité du passé et on induit les gens à penser mal de ce concile.

En fait, celui-ci prescrivit de veiller à ce que tant Juifs que Sarrasins portent des vêtements qui soient différents de ceux des Chrétiens afin d'éviter des méprises. Il n'y est pas question d'un signe ni de sa couleur.

Pour les Juifs, il est fait référence à la législation de Moïse en matière d'habits, qualitate habitus publice ab aliis populis distinguantur, cum etiam per Moysen hoc ipsum legatur eis iniunctum.

C'est assez évident si l'on se reporte au Lévitique et au Deutéronome. Pour les Sarrasins, il y a le Coran. Celui-ci n'est pas cité, mais on connaît le type de vêtements des Musulmans. En somme, le quatrième concile du Latran visait la clarté dans l'affirmation publique de soi à une époque où il n'y avait pas de cartes d'identité.

Le motif religieux de la décision est indiqué clairement : pour éviter la confusion quand on se fréquente, ou l'infiltration avec risque de sacrilège et de blasphème dans les cérémonies chrétiennes, l'identification par les habits de chaque culture est requise.

Il n'y a aucun antisémitisme à demander aux Juifs et aux Sarrasins de se conformer à leurs propres lois vestimentaires. 16)

Il est vrai que Grégoire XIII, seigneur temporel à Rome comme tant d'autres papes, obliga les Juifs, par décret du 1 septembre 1584, à écouter parfois la prédication d'un de ses théologiens. 17)

Ce n'est évidemment pas l'intolérance antisémite, mais le zèle pour la conversion qui motivait une telle décision. On pourra la trouver déplacée à cause du harcèlement indésirable qui peut facilement en résulter, mais elle se situait dans la ligne préconisée plus d'un siècle plus tôt par le concile de Bâle-Ferrare-Florence-Rome. Celui-ci avait élaboré un programme d'évangélisation ambitieux qui comportait l'emploi de l'Hébreu, de l'Arabe, du Grec et du Chaldéen. Là où il y avait des princes chrétiens, la collaboration de ceux-ci était requise pour encadrer la prédication aux foules non-baptisées en leur langue. 18)

Il est vrai que les rois et seigneurs d'alors déterminaient surtout leur attitude envers les Juifs en fonction de l'intérêt, notamment financier, qu'ils pouvaient retirer de leur présence. Cette considération était parfois contrebalancée par celle de leurs sujets endettés ainsi que de la concurrence par d'autres marchands comme des pressions exercées par les banquiers chrétiens dès que les uns et les autres purent avoir un poids suffisant dans l'économie. Ainsi s'expliquent les expulsions successives qui eurent lieu en France en 1182, 1306 et 1394, en Angleterre en 1210 et 1290, ainsi qu'en Espagne en 1492.

Il y a lieu de faire observer que les décisions de ces princes ne relèvent pas du magistère de l'Église et qu'il ne s'agissait pas d'intolérance antisémite, mais seulement d'un protectionisme économique. L'identité religieuse n'y est pour rien. En effet, les Juifs trouvèrent notamment refuge en Italie et dans le Comtat Venaissin, où ils étaient sous la protection pontificale. 19)

L'on ne doit du reste pas exagérer le sort des Juifs au cours des siècles. Prétendre qu'il n'y eut qu'expulsions et massacres ou pogroms durant le Moyen âge est faux. On se demande d'ailleurs comment les Juifs auraient pu prospérer dans un contexte pareil. Ce n'est pas en brossant un tableau généralisateur que l'on établit la vérité historique.

Au demeurant, après que la Révolution française eut amélioré le sort des Juifs, ceux-ci s'empressèrent de rendre un vibrant hommage à l'Église catholique. L'acte libre qui en témoigne fut enregistré en 1807 comme émanant du Sanhédrin 20) :

« Les députés israélites de l'Empire de France et du Royaume d'Italie, au Synode hébraïque décrété le 30 mai dernier, pénétrés de gratitude pour les bienfaits successifs que le clergé chrétien a faits dans les siècles passés aux Israélites de différents États d'Europe, remplis de reconnaissance pour l'accueil que divers Pontifes ont fait à différentes époques aux Israélites de divers pays quand la barbarie, les préjugés et l'ignorance réunis persécutaient et expulsaient les Juifs du sein des sociétés, déclarent :

Que l'expression de ces sentiments sera consignée dans le procès-verbal de ce jour afin qu'il reste pour toujours comme un témoignage authentique de la gratitude des Israélites de cette Assemblée pour les bienfaits que les générations qui nous ont précédés ont reçus des ecclésiastiques de divers pays d'Europe. »

En somme, c'est pour le contraire de l'intolérance antisémite que l'Église se voit remerciée et ce, à un moment où les Juifs ne subissent aucune contrainte, mais peuvent s'exprimer tout à fait librement, de l'avis de tous les historiens.

L'antisémitisme qui se développa surtout en Russie par la suite et qui prit comme au Moyen âge la forme de pogroms populaires se manifesta cependant aussi dans des pays d'Europe occidentale. Il revêtit d'abord une forme anti-capitaliste et fit sa première apparition dans les milieux socialistes. En témoigne le livre d'Alphonse Toussenel publié en 1846 : Les Juifs, rois de l'époque. Par la suite, Édouard Drumont lui emboîta le pas en 1886 avec La France juive. Dans l'entretemps un journaliste allemand, Wilhelm Marr, avait publié un pamphlet concernant la victoire du judaïsme sur le germanisme (1873). Peu après, une Ligue antisémite vit le jour (1880). Elle était en affinités étroites avec le pangermanisme romantique de Richard Wagner dont le beau-fils raciste n'était autre que Houston Stewart Chamberlain (1855-1927), un des maîtres à penser d'Adolf Hitler. 21)

Lorsque celui-ci arrive au pouvoir en Allemagne (1933), cela faisait déjà près de cinq ans que le Saint-Siège avait - une fois de plus - condamné l'antisémitisme en termes exprès. 22)


 

Suite de l'article :

Pie XII et les Juifs.

Actualité :

Pie XII avait-il aussi opté pour « l'Ordre Nouveau » ?

 


NOTES

1) Henricus DENZINGER (éd.), Enchiridion symbolorum, definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, Barcelona / Feiburg im Breisgau / Roma / New York, 196533, n°480, pp.164-165.

2) Ibidem, n°647, p.216.

3) Ibidem, n°698, p.229.

4) Ibidem, n°772-773, pp.246-247.

5) Avant Innocent III (+1216), plusieurs autres papes avaient d'ailleurs été protecteurs des Juifs, notamment Calixte II (+1124) Eugène III (+1153), Alexandre III (+1181), Clément III (+1191) et Célestin III (+1198). Après lui, il y eut Honorius III (+1227), Grégoire IX (+1241) et d'autres encore.

6) Henricus DENZINGER (éd.), Enchiridion symbolorum, definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, Barcelona / Freiburg im Breisgau / Roma / New York, 196533, n°773, p.247.

7) G. TOMASSETTI e.a.(éd.), Bullarum, Diplomatum et Privilegiorum Romanorum Pontificum, Torino, 1857 et seq., vol.III, pp.552 et seq.

8) Augustus POTTHAST (éd.), Regesta Pontificum Romanorum inde ab anno post Christum 1198 ad annum 1304, Berlin, 1874 et seq., n°12315.

9) Ibidem, n°12596.

10) G. TOMASSETTI e.a.(éd.), Bullarum, Diplomatum et Privilegiorum Romanorum Pontificum, Torino, 1857 et seq., vol.VI, pp.498 et seq.

11) Michel MOURRE, Dictionnaire d'histoire universelle, tome I, Paris, 1968, p.1095.

12) Robert S. HOYT & Stanley CHODOROW, Europe in the Middle Ages, New York, 19763, p.266 :

« Throughout the Middle Ages, the Jews enjoyed a special relationship with the authorities, both lay and ecclesiastical, and this relationship was based on the importance of Jewish merchants for the movement of goods desired by those at the top of the social hierarchy. Trade, using very sophisticated forms of business organization and banking, continued during the darkest period of medieval history with the active support of the ruling class. The cities where the Jewish communities were established, were engaged in commerce and remained more active than is often thought. »

13) CONCILIUM LATERANENSE III (anno 1179), canon 26, in J. ALBERIGO e.a. (éd.), Conciliorum oecumenicorum decreta, Basel / Barcelona / Freiburg im Breisgau / Roma / Wien, 1962, pp.199-200.

14) M.D. KNOWLES, De Kerk in de Middeleeuwen, in J. ROGIER, R. AUBERT & M.D. KNOWLES (réd.), Geschiedenis van de Kerk, vol.IV, Hilversum, 1968, p.191.

15) Ibidem, p.191.

16) CONCILIUM LATERANENSE IV (anno 1215), canon 68, in J. ALBERIGO e.a. (éd.), Conciliorum oecumenicorum decreta, Basel / Barcelona / Freiburg im Breisgau / Roma / Wien, 1962, p.242.

17) G. TOMASSETTI e.a.(éd.), Bullarum, Diplomatum et Privilegiorum Romanorum Pontificum, Torino, 1857 et seq., vol.VIII, pp.487 et seq.

18) CONCILIUM BASILEENSE / FERRARIENSE / FLORENTINUM / ROMANUM (annis 1431-1445), Decretum de Iudaeis et neophytis, in J. ALBERIGO e.a. (éd.), Conciliorum oecumenicorum decreta, Basel / Barcelona / Freiburg im Breisgau / Roma / Wien, 1962, pp.459-460.

19) Michel MOURRE, Dictionnaire d'histoire universelle, tome I, Paris, 1968, p.1095.

20) Diogène TAMA (éd.), Collection des Actes de l'Assemblée des Israélites de France et du Royaume d'Italie, procès-verbal du 30 mai 1807, in De Rome et d'ailleurs, N°150 (nov./déc. 1997), p.9.

21) Michel MOURRE, Dictionnaire d'histoire universelle, tome I, Paris, 1968, pp.1096-1098.

22) Décret du Saint-Office en date du 25 mars 1928, stipulant :

« L'Église catholique a toujours eu l'habitude de prier pour le peuple juif, qui fut le dépositaire des promesses divines jusqu'à Jésus-Christ, malgré l'aveuglement de ce peuple. Bien plus, elle l'a fait à cause de cet aveuglement. Règle de cette même charité, le Siège apostolique a protégé ce peuple contre d'injustes vexations, et de même qu'il réprouve toutes les haines et toutes les animosités entre les peuples, de même il condamne la haine contre le peuple choisi par Dieu autrefois, cette haine que l'on désigne sous le vocable d'antisémitisme. » (Acta Apostolicae Sedis, vol. XX [1928], pp.103-104 : « Ecclesia enim catholica pro populo iudaico, qui divinarum usque ad Iesum Christum promissionum depositarius fuit, non obstante subsequente eius obcaecatione, immo huius ipsius obcaecationis causa, semper orare consuevit. Qua caritate permota Apostolica Sedes eumdem populum contra iniustas vexationes protexit, et quemadmodum omnes invidias ac simultates inter populos reprobat, ita vel maxime damnat odium adversus populum olim a Deo electum, odium nempe illud, quod vulgo 'antisemitismi' nomine nunc significari solet. »)

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Actualité

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