Maison

 Présentation Elections communales Favoris Maison Galerie Liens

 

  • Quelques photos de la construction des murs en terre-paille (photos : Dominique Costermans)

 

Préparation de la boue

 

Il faut mélanger de la terre (idéalement prise sur place) à de l'eau. Sur mon chantier, ceci s'est réalisé de manière artisanale : dans une baignoire.

Comme il faut toujours disposer d'un stock de boue conséquent, on tranfère la boue dans une seconde baignoire.

Préparation de la paille

 

Remarquez l'arrosoir à côté de la baignoire, qui va servir à asperger la paille.

Un tiers de ballot est traité par mélange terre-paille.

La paille est secouée à la fourche après le déversement de la boue avec l'arrosoir.

Mise en oeuvre de la paille

 

La paille ainsi mélangée est placée dans une gamette et amenée au mur.

Elle est ensuite enfoncée, à la main, entre deux coffrages fixés à la structure en bois du mur, qui ressemble à un colombage.

Dans le bas de la photo : le colombage.

Dans le haut de la photo : deux bandes de coffrages. Celle du dessous est déjà remplie de terre-paille et va être enlevée. Celle du dessus est en cours de remplissage.

Enlèvement d'un coffrage.

L'épaisseur du mur est donnée par la bande grise.

Un artiste au travail ;-)

 

 

Le mur de façade terminé

 

Avec une publicité pour l'architecte, Jean-Marie Delhaye (04/227.72.22).

 

 

  • Une maison bien isolée : comment s'en assurer ?

 

Je voulais que ma maison soit bien isolée. Mais comment le vérifier ?

J'ai relevé ma consommation de gaz tous les mois. Comme plus il fait froid, plus on chauffe, j'ai également encodé le froid, exprimé en degrés-jours (DJ) et disponible sur le site de la Région wallonne.

En cours de route, je me suis aperçu que mon chauffage était mal réglé. Je l'ai donc réglé une seconde fois en février 2007. Comme vous le constatez sur le graphique ci-dessous, ma consommation de gaz a chuté de 100 m³ entre deux mois de froid équivalent (janvier et novembre 2007, mentionné "nov", l'autre étant novembre 2006).

NB : comparaison entre novembre 2006 et novembre 2007. En novembre 2006, il a fait froid à raison d'environ 175 DJ et j'ai consommé 135 m³. En novembre 2007, il a fait froid à raison d'environ 250 DJ et j'ai consommé 100 m³. S'il n'avait fait froid qu'à raison de 175 DJ, comme l'année précédente, je n'aurais consommé qu'environ 70 m³. En novembre 2007, j'ai donc fait une économie virtuelle de 65 m³ par rapport à novembre 2006.

Vous voulez aussi suivre votre consommation ? Téléchargez le document ici. Vous n'avez plus qu'à le remplir.

 

 

Diable, la température va baisser ! Et les douches froides alors ? (22/10/2006)

Voici donc venu le temps de mon premier blog après l'interview. Il fait suite à l'engagement de poster chaque semaine, ma compagne, mon fils ou moi, un journal des bonheurs et malheurs de la vie dans une maison bioclimatique.

Justement, j'aimerais être si écologiquement parfait : ne pas émettre de gaz à effet de serre, par exemple. Or, inexorablement, la température va baisser et mes panneaux solaires ne vont plus me fournir l'énergie nécessaire pour chauffer mon eau sanitaire au-delà de 45 degrés. Les douches vont commencer à devenir froides. Quoique, à 14h30 ce dimanche, les capteurs solaires sont à 48 degrés. C'est suffisant pour ce soir. La douche sera chaude. Je rassure ma compagne. Encore un jour sans brûler de gaz!

Je suis parfois écartelé entre couper le chauffage pour protéger le climat et le rallumer pour faire plaisir à ceux qui vivent avec moi. L'écologie qui devient déplaisante, c'est un problème aussi.

Ce conflit entre le "jusqu'au boutisme"écologique et le plaisir pour soi ou pour les autres, dans le fond, il n'y a que le dialogue qui peut le résoudre ! Je vais de ce pas dialoguer avec ma compagne !

A la semaine prochaine !

snowman03.gif

Et mon électricité vient d'où ? (novembre 2006)

Ce n'est pas tout de moins chauffer, il faut aussi moins consommer d'électricité.

Après avoir installé des lampes économiques partout, il me faut néanmoins appuyer sur cet interrupteur. L'idéal est que l'électricité provienne de sources d'énergie renouvelables. Partons donc à la recherche d'un fournisseur d'électricité dite verte.

Il en existe sur le marché wallon (il en existe encore plus sur le marché flamand) : Essent, Lampiris, City-power, Electrabel vert.

Avec quelques voisins, nous avons souhaité passer à l'électricité verte. Ils m'ont remis leur dernière facture d'électricité. Avec les relevés de compteur, j'ai introduit les relevés de consommation dans le simulateur http://simulateur.ugr.be/ et j'ai vu que : 1° s'ils acceptent que le prix du contrat varie en fonction d'indices calculés par le SPF Economie, alors c'est ESSENT Variable (seulement 50 % vert) qui est le plus intéressant financièrement ;  2° s'ils acceptent seulement un prix fixe, c'est LAMPIRIS 100% Vert qui est le plus intéressant. Il existe également ESSENT 100% vert, à prix fixe. Comme il n'est pas repris dans le simulateur, je n'ai pas pu comparer les prix.

Bon, moi j'ai opté pour ESSENT 100% vert. Question de principe.

Avec mes voisins, on va essayer de se regrouper pour obtenir une réduction avec une inscription groupée.

windmill.gif

Rouler ou se chauffer ? (novembre 2006)

En 2003, j'ai consommé 903 litres de diesel et 1300 m³ de gaz naturel. Chacun ayant émis du CO², on peut dire que ma voiture est quasiment autant responsable de mes émissions de CO² que mon chauffage.

C'est pourquoi, je souhaite me passer de voiture. Là, elle est en vente. Quoique je n'en sois pas heureux : c'est un peu comme un consommateur de drogue qui décide d'arrêter et cherche un amateur pour son stock excédentaire.

Ma compagne a fait le pas depuis un an : elle a vendu sa voiture.

Mon fils lui voit cela d'un mauvais oeil : que fera-t-on si un copain téléphone pour l'inviter là, tout de suite ?

En attendant, j'avoue que c'est un peu stressant pour moi aussi : le vélo, le soir quand il pleut, pour aller à une réunion... Pourtant c'est climatiquement logique.

Personne ne veut ma voiture ?

bicycle_red.gif

Mal faire en voulant bien faire (novembre 2006)

Consommer le moins d'énergie possible ! Toujours ! Sans trop ennuyer les autres !

Par exemple en réglant au mieux la chaudière. Comme j'ai une chaudière à condensation, je veux qu'elle condense le plus possible. En effet, si je demande une température froide de l'eau chauffée par la chaudière, les fumées vont sortir assez froides et toute l'eau contenue dans les fumées se condensera. J'aurai ainsi pu soutirer le maximum de chaleur des fumées. J'ai donc demandé une température maximum de 50 degrés à ma chaudière. Les fumées vont donc se refroidir jusqu'à cette température environ.

Oui, mais ! J'avais oublié que j'avais aussi demandé que l'eau de mon boiler soit à 53 degrés.

Conséquence : la chaudière était tout le temps en fonctionnement, sous les ordres du thermostat du boiler, sans pouvoir y arriver.

Même chose pour les vannes thermostatiques : je ne les avais pas placées sur les radiateurs en me disant : pas de vannes, pas de fonctionnement. Erreur ! Pas de vanne revenait au même que vanne totalement ouverte !

monkyspanner_gray.gif

Vous dites "toilettes" ? (03/12/2006)

Ce WE, inauguration en grande pompe de nos toilettes sèches. Il s'agit de toilettes comme toutes les autres, sauf qu'il n'y a pas d'eau, celle-ci étant remplacée par de la sciure, et que la cuvette n'est pas une faïence avec évacuation, mais un sceau en inox.

Amusant : lors d'une visite d'un habitat groupé, mercredi passé, les occupants déclarent fièrement posséder et utiliser une toilette sèche. Commentaire d'une personne de 70 ans : "il ne faut pas retourner au moyen âge !". Je me suis dit qu'il ne servait à rien que je me lance dans une explication rationnelle, que le choc culturel était trop fort et que j'allais plutôt démontrer par la pratique que la toilette sèche est un attribut de l'homme et la femme moderne.

Mais vous, ô lecteurs adorés, vous accepterez ces quelques explications rationnelles :

  • pas de dilution des matières fécales pleines d'engrais, qu'il est ensuite très coûteux et énergivore d'épurer
  • réduction de l'eutrophisation des rivières et de la mer, causée par l'épuration très difficile et actuellement inexistante des urines et autres déjections
  • qui plus est, récupération de l'engrais dans un compost
  • réduction de la consommation d'eau et d'énergie pour amener puis épurer l'eau 
  • réduction de ma facture d'énergie, car l'eau qui rentrait dans ma maison, à 7 degrés, se réchauffe, une fois dans le réservoir de ma chasse

Au fond, quelle est l'économie en énergie de ne pas réchauffer l'eau de la chasse ? Pour deux personnes qui ont un comportement conforme à la moyenne wallonne et en prenant comme hypothèse qu'il faut chauffer l'eau de 7 degrés, température d'entrée, à 19 degrés, température de la pièce, et ce pendant 5 mois d'hiver par an, cela ferait une consommation de 25 m³ de gaz par an. Le gain n'est pas énorme, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières.

violet_toiletroll.gif

Boire de l'eau de pluie ? (décembre 2006)

Boire de l'eau de pluie, se laver à l'eau de pluie, laver son linge à l'eau de pluie... quel bonheur ! Gratuit, sans calcaire, permettant des économies de savon, bon pour la peau disent certains: j'en passe et des meilleures.

Les économies de savon représentent même un problème : il faut s'habituer à moins remplir le bac à savon de la lessiveuse, faute de quoi la mouse déborde en cours de lavage et il faut user de la raclette pour éponger.

Un impératif : se munir d'un filtre permettant de potabiliser l'eau, qui s'est en effet chargée de pollution dans les nuages et sur le toit. Un premier filtre, avant la citerne, retient les feuilles mortes. Un deuxième filtre, après la citerne et la pompe, retient les petites impuretés. Un troisième filtre, à charbon actif, détruit les odeurs. L'eau peut alors être utilisée pour tous les usages, sauf la boisson. Un dernier filtre, à céramique, potabilise l'eau.

Tout était en fonctionnement depuis juin. Le compteur d'eau de ville ne tournait plus. Fin octobre, je me décide à nettoyer le premier filtre, avant la citerne. Il y avait pas mal de feuilles mortes. Mais aussi des bulles de savon ??? De fil en aiguille, je me rends compte que le tuyau d'évacuation de l'évier de la cuisine était branché sur un tuyau d'eau de pluie et non pas vers l'égout. Cela faisait 4 mois que nous buvions, entre autres, de l'eau de vaisselle épurée !

Heureusement, nous n'utilisons que des produits bio pour la vaisselle !

Arrêt immédiat de la consommation d'eau de pluie, appel de l'entrepreneur pour évacuer l'eau de vaisselle vers les égouts. Les tuyaux ont été remis dans le bon ordre rapidement. Je n'ai pas encore pris le temps de vider et nettoyer la citerne.

Conclusions :

1° on a un bon filtre de potabilisation de l'eau

2° manifestement, si l'eau n'était pas parfaitement potabilisée, l'être humain n'est pas vite incommodé

jug_transparent.gif

Un sapin pour Noël ? (décembre 2006)

Question de cohérence, Noël se devait d'être écologique et solidaire. Commençons par l'écologique. Cela fait 10 ans que je me refuse d'avoir un "véritable" sapin de Noël. Les fameux sapins de culture acidifient le sol, assèchent des zones humides.

Un sapin en plastique est un bon artefact, peut-être avec un bilan environnemental meilleur, mais ai-je envie de vivre dans un univers d'artefacts ?

Alors j'ai opté pour un sapin symbolique : un objet qui n'a du sapin que le nom, une sorte de cône en bambou pouvant supporter guirlandes et boules.

Et pourtant cette année, j'ai un sapin, un vrai. Il se fait que je devais étêter des sapins le long de ma maison, afin de laisser entrer plus de lumière. J'ai récupéré une tête.

Je n'ai jamais eu un sapin aussi bizarre. Difforme. Dégarni sur ¾ de sa circonférence, déplumé en son milieu, possédant deux têtes. C'est normal, il a été pris dans une rangée de sapins plantés trop serrés : les branches de l'un ont empêché l'autre de pousser uniformément.

L'an prochain, on revient au bambou, j'aurai enfin un sapin rond !

christmas_tree09.gif

Le robinet (janvier 2007)

Lorsqu'on construit une maison, on oublie rarement la citerne d'eau de pluie. Il faut, bien sûr, penser à raccorder la citerne à une pompe, pour pouvoir distribuer l'eau partout ou à certains endroits de la maison.

L'idéal est néanmoins d'utiliser le moins d'eau possible. Un robinet bien conçu permet, par exemple, d'avoir moins d'eau sur les mains pour un même lavage. La technologie incorpore des micro-bulles.

L'autre économie potentielle se trouve dans un choix judicieux de robinets mitigeurs. La pluparts des robinets mitigeurs ont une vanne pour les actionner. L'eau froide s'obtient avec la vanne en position totalement à droite, l'eau chaude totalement à gauche. La position centrale donne donc de l'eau tiède. Mais cette position est la position la plus naturelle pour ouvrir et fermer le robinet. Conséquence, pour tous les usages, on est naturellement tenté d'utiliser de l'eau tiède, c'est-à-dire de consommer en partie de l'eau chaude, avec effet de serre à la clé. Heureusement, il existe un fabricant qui a positionné sa vanne de telle façon que l'eau froide soit au centre.

Dans ma maison, il y a un robinet, que je n'ai pas choisi, avec "position froide au centre". Et je le retrouve régulièrement en position tiède. Chassez le naturel, il revient au galop !

La sensibilisation permettra peut-être de corriger le tir. Le bilan sera fait plus tard. Ce qui est compliqué dans cette sensibilisation, c'est qu'on ne voit pas le CO² émis lorsqu'on utilise de l'eau tiède.

traffic_ussign22.gif

Régulez, régulez! Il en restera quelque chose (février 2007)

Mon expérience professionnelle m'a déjà montré que les meilleurs investissements environnementaux ne valent pas grand-chose s'ils ne sont pas correctement régulés et suivis.

Il en va de même pour ma maison. Elle est assez bien isolée et dispose d'une installation de chauffage performante. Et lorsque le thermostat se dérègle, que les vannes ne sont pas bien placées, je consomme plus de gaz que prévu.

A cause d'une vanne grippée, le chauffagiste revient. Après que je me sois "plaint" et pour être sûr que j'aie chaud, il me dit qu'il a réglé ma courbe de chauffe à 60 %, ce qui est beaucoup. Il m'aurait parlé chinois, le résultat aurait été le même. Dès lors, je consulte le manuel et je me rends compte que régler la courbe de chauffe au-delà de 50% revient à surchauffer la maison, particulièrement pour des températures proches de 5 à -5° C. Comment et pourquoi, je n'en sais rien. Conséquence, alors que le mois de décembre a été très doux, j'ai consommé 200 m³ de gaz. C'est vrai que j'avais très chaud...

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai réglé la courbe de chauffe à 40 %. Il fait moins chaud. Il me faut encore un peu de recul pour en connaître l'impact sur la consommation. Ceci fera l'objet d'un article ultérieur.

Ça marche ! (05/03/2007)

Ce n'est pas toujours facile de construire, encore moins de construire écologique. Pour bien faire, il faut penser à la régulation, mais si elle est trop complexe, on se trompe dans les réglages et les performances ne sont pas à la hauteur. Il y a donc un mixte difficile à estimer entre complexité pour plus de performance et simplicité pour une conduite logique.

Ce qui est réjouissant, c'est d'atteindre des résultats satisfaisants. J'espérais ne pas dépasser une consommation de 100 m³ de gaz par mois durant l'hiver. Et j'y suis quasiment arrivé pour février (113 m³). Or, j'en étais loin en janvier (207 m³) et encore moins en décembre (242 m³).

La question qui se pose est : est-ce une meilleure régulation qui est à l'origine de cette baisse ou plutôt le fait que le temps était moins froid ? En réalité, la température moyenne de l'air était en février de 6,8°C, en janvier de 7,2°C et en décembre de 5,9°C (d'après le site de l'IRM : www.kmi.be ). En toute logique, ma consommation aurait dû être supérieure en février.

Ma consommation électrique a aussi chuté en février, de 30 kWh, en passant de 180 à 150 kWh. C'est en fait cohérent avec la mesure précédente : j'ai mieux géré mon chauffage, la pompe qui fait circuler l'eau de chauffage à moins tourné et moins de calories issues du gaz ont été transférées à des moments inutiles. Pour un confort requis, j'ai consommé moins d'énergie.

Mon état d'esprit : petit succès, grand contentement.

sawtooth.gif

Une petite goutte ? (01/04/2007)

Beaucoup se souviendront de notre mésaventure avec l'eau de pluie (ci-dessus, décembre 2006). L'évacuation de notre évier était raccordée à notre citerne d'eau de pluie. Tout ceci a été remis en ordre et, en attendant, nous avons consommé de l'eau de ville.

Quand je dis que tout ceci a été remis en ordre, ce n'est pas exact. Il faut voir le temps que tout prend pour être réglé, réparé etc. En l'occurrence, j'ai dû faire remettre les tuyaux dans le bon sens, puis, ce travail terminé, j'ai dû vider et nettoyer ma citerne. Ce n'est pas tant le temps que cela prend qui pose problème, mais la la fixation d'un créneau horaire pour le faire. Ensuite, il faut qu'il pleuve, pour que la citerne se remplisse. Et une fois qu'elle est remplie, il faut laver les filtres. Enfin, il faut remettre les filtres, qu'en attendant on a fait sécher.

En fait j'en suis là : tout est en ordre, sauf les filtres. Et je ne sais plus dans quel ordre ils doivent être remontés. C'est dimanche : pas question de contacter le plombier. Et pas de plan de montage sous la main.

Alors, je continue à consommer l'eau de ville. L'avantage de la consommation d'eau de ville est qu'il y a un compteur. Sur les 4 mois qu'a duré la mésaventure, notre ménage a consommé 10,4 m³. En comptant deux personnes et demie à temps plein dans le ménage, cela donne une moyenne de 34 litres par jour et par personne. Or, la moyenne est à 100 litres par jour et par personne.

Deux éléments concourent à cette faible consommation : l'utilisation d'une toilette sèche ou "à litière bio-maitrisée" (une toilette sans eau ; les curieux iront voir sur le site des Amis de la Terre et ci-dessus : 03/12/2006) et un comportement économe.

C'est plaisant de constater qu'un comportement écologique se traduit dans les faits par une faible consommation.

toiletbowl_pink.gif

Chaud ou froid ? (juin 2007)

Pour éviter les changements climatiques, il faut isoler au maximum sa maison. Bien. Mais les températures clémentes de ces derniers jours, pour ne pas dire les températures estivales, nous rappellent qu'il nous faut également nous protéger des changements climatiques. Et, pour bien faire, se protéger sans aggraver le problème. Exit donc les solutions qui, pour avoir frais, font consommer plus d'énergie.

J'ai donc passé quelques heures de ce dimanche à installer des persiennes. J'ai fait une expérience amusante à ce propos. En début de journée j'installe une persienne et en début d'après-midi j'en installe une autre sur la fenêtre d'à côté. Je vais à l'intérieur immédiatement après. La vitre qui venait d'être protégée était encore chaude et rayonnait sa chaleur, alors que la vitre occultée depuis le matin ne rayonnait pas. Preuve s'il en est qu'il faut prévoir des pare-soleil extérieur.

J'ai également une fenêtre triangulaire de plusieurs m² dans le toit. C'est un beau puits de lumière, mais également une voie vers la fournaise en été. L'architecte m'avait prétendu qu'il ne fallait pas prévoir de protection solaire et qu'il suffirait d'ouvrir une fenêtre de toit. Erreur. La solution que j'ai trouvée : j'ai déposé une moustiquaire sur la fenêtre, côté extérieur. La lumière passe, mais une grande partie du rayonnement est stoppée. De plus, la toile ne bouge pas, car elle n'offre pas de prise au vent. Voilà un pare-soleil efficace, modulable, bon marché. J'aurais quand-même préféré que la solution ait été structurellement prévue dès la construction.

Si vous construisez, pensez autant à vous protéger du chaud que du froid !

umbrella_bluestripe.gif

Mini-énergie, mini-déchets

Une fois qu'on s'embarque dans la réduction de sa consommation d'énergie, il est cohérent de réduire également sa consommation d'eau. Et aussi sa production de déchets.

La phrase est connue : un bon déchet est un déchet qui n'existe pas. Dans la mesure du possible, j'achète des aliments en récipients consignés. "Est-ce bien écologique, me demande-t-on ? Etant donné toute l'eau chaude nécessaire à laver les récipients...". Une bouteille de verre pèse 400 grammes. S'il faut même chauffer 5 litres à 80°C, c'est d'évidence toujours moins d'énergie que 400 grammes de verre à refondre à 1000°C.

Depuis plusieurs années, je mesure la quantité de déchets ménagers que je produits. J'ai continué cette (bonne) habitude dès l'entrée dans ma nouvelle maison. Il n'y a donc pas un sac qui quitte la maison sans être pesé.

Résultat : notre ménage a produit 34 kg de déchets tout-venant. Soit une moyenne de 14 kg/personne. La moyenne wallonne est d'environ 180 kg/personne.

Il faut y ajouter tous les déchets portés au recyclage. Cela donne, par personne : 55 kg de papier, 25 kg de verre, 3 kg de PMC, 1 kg de fer et 4 kg de divers.

Au total, c'est donc 102 kg de déchets triés et non triés. Il est plus difficile de quantifier la quantité de déchets évités.

Ma conclusion, ce n'est pas parce que je suis dans une bonne moyenne que je ne peux pas mieux faire. Mais j'y serais aidé si les pouvoirs publics interdisaient que des produits dont j'ai besoin me soient vendu avec tant d'emballages inutiles.

paperbag_pink.gif

 

[Index] Présentation] [Elections communales] [Favoris] [Maison] [Galerie] [Divers] [Liens]

Réalisé en novembre 2002, mis  à jour le 30 décembre 2009.

 Copyright (c) 1996-2000 Namo Interactive Inc. Tous droits réservés.