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Le Développement durable

  • La théorie

 

Qu'entend-on par "Développement durable" ?

En théorie, se développer durablement, c'est "répondre aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs", en accordant une priorité aux besoins des plus démunis et en étant conscient que la capacité de l'environnement à supporter la façon dont nous satisfaisons nos besoins est fonction de notre organisation sociale et de nos techniques.

Cette définition est tellement large qu'elle a permis de qualifier de "développement durable" tout et son contraire.

Pour y voir plus clair, pour utiliser des mots qui font mieux sonner les concepts et pour avoir une approche plus palpable des réalités des développpements durables, j'ai écrit un texte, que je soumets à votre sagacité. Le voici.

Le développement durable s'applique aux entreprises. Mais l'appliquent-t-elles toutes de la même façon ? Serait-ce souhaitable ? Vous trouverez ici un texte qui fait le point sur la manière dont les entreprises conçoivent le DD et sur les outils qu'elles peuvent utiliser pour l'appliquer

 

  • Ma pratique personnelle

 

Le Développement durable est une préoccupation constante pour moi. Je le mets en pratique dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée.

Dans ma vie privée, je me déplace à vélo le plus souvent possible, j'essaie de consommer le moins d'énergie possible, de produire le moins de déchets possible...

L'énergie

Régulièrement, je calcule ma consommation d'énergie et en déduis mes émissions de CO². Ce calcul comprend l'énergie que j'ai consommée directement, pour me chauffer, pour faire fonctionner mes appareils électriques et pour me déplacer. Il ne comprend pas l'énergie que j'ai consommée indirectement, en achetant des produits et en bénéficiant de services (personnels ou publics) :

    • l'énergie nécessaire à la cuisson du pain, à la mouture de la farine, à la culture céréales...
    • l'énergie nécessaire au chauffage du bureau du médecin...
    • l'énergie nécessaire au fonctionnement des administrations, à l'éclairage des autoroutes...

En 2003, ma consommation a consisté en 906 litres de diesel, 1346 m³ de gaz et 833 kWh électrique. A raison de 814 g de carbone par litre de diesel, 640 g par m³ de gaz et 92 g par kWh électrique (plus d'info sur www.manicore.com/documentation/serre/quota_GES.html), j'ai émis 1,7 tonnes de carbone, soit environ 5 tonnes de CO².

En 2006, mes conditions de vie ont changé :

    • j'ai déménagé vers une habitation plus vaste, mais bioclimatique, équipée de panneaux solaires thermiques
    • la taille de mon ménage a augmenté, en passant de 1,5 à 2,5 personnes (2 personnes à temps plein et une à mi-temps)
    • j'ai vendu ma voiture et j'ai adhéré au système de voitures partagées CAMBIO, qui offre également la possibilité de louer des véhicules pour des séjours de longue durée et/ou à l'étranger
    • j'ai conclu un contrat de fourniture d'électricité verte

En 2007, nous avons roulé environ 1592 km pendant l'année et 800 km pendant les vacances. Le système CAMBIO nous a coûté environ 690 EUR, soit 43 cents/km. C'est nettement moins cher que de posséder une voiture.

Les panneaux solaires thermiques nous ont apporté environ 2000 kWh, soit l'équivalent de 200 m³ de gaz.

Notre consommation s'est élevée à +/- 200 litres de diesel, 771 m³ de gaz et 1516 kWh électrique. A raison de 814 g de carbone par litre de diesel, 640 g par m³ de gaz, 0 g par kWh électrique (électricité verte) et 0 g pour le solaire thermique, notre cellule familiale a émis 0,65 tonnes de carbone, soit environ 2 tonnes de CO².

Chaque membre du ménage a donc émis une tonne de CO² liée à sa consommation directe, à laquelle il faut sans doute ajouter une autre tonne, pour tenir compte de sa consommation indirecte. La moyenne belge est de 14 tonnes par an. Or, chaque habitant de la Terre devrait rester en dessous de 1/2 tonne de carbone, soit environ 1,5 tonne de CO² par an, pour que l'effet de serre n'augmente pas. Il nous reste du chemin à faire...

On notera que la chute de la consommation d'énergie entre 2003 et 2007 (- 80 % de carburant et - 50 % de gaz) s'est opérée alors que la taille du ménage a doublé et que son confort n'a pas changé, voire s'est amélioré. Cela illustre qu'on peut faire mieux avec moins.

En 2008, nous avons fait réaliser une thermographie et fait boucher toutes les ouvertures qui laissaient rentrer de manière incontrôlée de l'air froid.

Nous avons consommé 600 m³ de gaz. Il s'agit d'un progrès par rapport à 2007, où nous avions utilisé 771 m³. Comme 2008 a été plus froide que 2007, notre progrès est plus important qu'il n'y paraît. En effet, si les températures de 2008 avaient été semblables à celles de 2007, nous n'aurions consommé que 515 m³ de gaz. A froid équivalent, nous avons économisé 250 m³ de gaz en 2008 (degrés-jours de 2007 : 1576 ; degrés-jours de 2008 : 1829).

Le solaire thermique nous a apporté l'équivalent de 200 m³ de gaz, mais surtout en été, lorsqu'on en a peu besoin.

Le graphique ci-dessous montre, par mois, la consommation de gaz et l'apport du solaire thermique. L'on constate, sans surprise, que ce dernier est maximal les mois assez chauds et faible les mois froids.

Les graphiques suivants montrent que, depuis 2008, le bâtiment de comporte de la même façon, et que l'apport d'énergie par les panneaux thermiques se fait de mars à octobre.

En juin 2008, nous avons fait installer des panneaux solaires photovoltaïques.

Le graphique suivant montre l'apport du solaire photovoltaïque depuis l'installation des panneaux (courbe jaune). L'on observe également qu'en été, le compteur de jour a plus souvent tourné à l'envers qu'à l'endroit.

 En 2009, l'installation solaire a fonctionné toute l'année. Globalement, nous avons produit 1451 kWh, que nous avons soit consommé directement, soit envoyé sur le réseau. Les compteurs électriques (jour et nuit) tournant tantôt à l'endroit (consommation), tantôt à l'envers (production), sur l'ensemble de l'année, la somme des deux compteurs a avancé de 70 kWh.

Nous avons donc consommé 1521 kWh. En 2011, nous avons produit 1472 kWh et et consommé en plus 160 kWh : nous produisons donc 90% de l'électricité que nous consommons.

On peut se demander si, en installant des panneaux thermiques et phtotovoltaïques, la production thermique est corrélée à la production électrique. Le graphique ci-dessous montre que c'est bien le cas : la puissance du soleil a des effets équivalents sur les deux productions.

Les déchets

Avant de m'intéresser au sujet holistique du Développement durable, je me suis passionné pour les déchets, principalement ménagers.

Pendant 7 ans, j'ai travaillé comme consultant en environnement. Dans ce contexte, je proposais avant tout à mes clients des moyens efficaces pour réduire la quantité de déchets émis.

Depuis quelques années, je tiens une statistique de ma propre production de déchets ménagers, à l'exception de ce qui est composté.

En 2005, j'ai recyclé 30 kg de verre (400 ou 750 g la bouteille) et 30 kg de papier. J'ai jeté +/- 10 kg de déchets tout-venant, c'est-à-dire ceux que l'on met dans des sacs payants et qui vont à la décharge (moyenne ottintoise : environ 150 kg). Le reste est négligeable (quelques tetra-pack et bouteilles de plastique à recycler, un peu de fer...).

En 2007, avec un ménage qui a doublé de taille, nous arrivons à environ 60 kg de verre et 36 kg de tout-venant. La quantité de papier (totalement recyclé) a, elle, fortement augmenté, proportionnellement à l'évolution de la taille du ménage. Les quantités des autres déchets sont restées du même ordre de grandeur.

En 2008, nous avons généré 36 kg de déchets tout-venant, 50 kg de verre et 144 kg de papier !

En 2009, nous avons généré 26 kg de déchets tout-venant, 45 kg de verre (avec une nette diminution des bouteilles jetées, car je les ai récupérées pour mettre en bouteille le vin de fruits que j'ai mis en fermentation en 2009), 10 kg de PMC et 157 kg de papier.

En 2010, nous n'avons plus produit que 4 kg de bouteilles en verre, je les ai toutes récupérées pour mes fins de fruits, et j'ai acheté moins de vin pour boire mes vins de fruits. Pour le reste, tout se maintient. Production de déchets de cuisine allant au compost : +/- 80 kg/an.

En 2011, l'année a été semblable aux autres : 27,5 kg de déchets tout-venant, 16 kg de bouteilles envverre et 16 kg de pots en verre, 178 kg de papier, 6 kg de PMC et 11 kg de déchets divers.

Le graphique suivant présente, par catégorie de déchets, l'évolution des quantités produites par mon ménage entre 2000 et 2010.

 

 

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Réalisé en novembre 2002, mis  à jour le 30 décembre 2009.

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