Les batailles célèbres de l'histoire
 
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La bataille de Falkirk - 21 juillet 1298
 
 
 
Les prémices
 
 

A la suite de la désastreuse défaite de Stirling Bridge , le roi Edouard Ier d'Angleterre, qui se trouvait en Europe continentale en train des soutenir ses alliés flamands contre les Français, regagna rapidement l'Angleterre afin de prendre directement la direction des opérations contre les Ecossais.
De son quartier général de York, il constitua une formidable armée d'invasion composée de 2.500 cavaliers et plus de 12.000 fantassins.  Huit Comtes et leurs contingents s'étaient joints au roi.  La plupart des chevaux de la cavalerie étaient équipés de protections.  Edouard s'était assuré l'aide d'arbalétriers gascons, de nombreux archers gallois et d'une importante infanterie irlandaise. Son armée d'invasion de l'Ecosse était la plus importante jamais constituée depuis celle du général romain Agricola.
 
A la suite de l'invasion, Wallace se décida à reculer vers le Nord en pratiquant une politique de terre brûlée dans le but de priver l'importante armée d'Edouard d'un maximum de ravitaillement.  Dans l'armée anglaise, malgré la présence de nombreux vétérans de campagnes précédentes, principalement menées contre la France, la discipline s'avéra désastreuse.  De nombreuses désertions furent déplorées et une grande tension règna entre les Anglais, les Gallois et les Gascons.  Un combat rapide et décisif devint rapidement une nécessité pour Edouard Ier.
 
 
 
 
La bataille
 
 
L'affrontement décisif survint le 21 juillet 1298.
Averti par des espions de la présence de l'armée de Wallace dans les environs de Falkirk, Edouard Ier marcha dans cette direction afin de couper la retraite aux Ecossais. 
Wallace, ayant peut être mal estimé les forces anglaises, ou n'ayant guère d'autres solutions, accepta le combat à Falkirk au lieu de mener des opérations de guerilla qui auraient certainement porté leurs fruits au vu du faible moral de l'armée anglaise.
L'armée de Wallace, forte de 8.000 à 10.000 hommes entraînés se positionna sur une colline, en avant d'une rivière bordée de terrains marécageux comme à Stirling Bridge.  Le flanc droit était partiellement protégé par des bois.
Les piquiers écossais (Schiltrons), constituant la majeur partie de l'armée écossaise, se groupèrent sur 4 rangs, dont le premier à genoux, derrière une série de fossés et de palissades de pieux destinés à arrêter les charges de la cavalerie anglaise.  De rares archers écossais furent placés entre les schiltrons et une faible cavalerie protégea les ailes.
 
Comme lors de nombreuses batailles du Moyen Age, l'impétuosité de la cavalerie anglaise l'emporta sur toute considération tactique.  Soucieux d'effacer l'affront de Stirling, les chevaliers anglais chargèrent avant le déploiement complet de l'armée anglaise.  La plupart des chevaliers, dont la charge fut ralentie par le terrain marécageux,  s'empalèrent sur  les pieux et les piques des Ecossais.
Toutefois, cette charge, même si elle n'entama pas les formations écossaissses, provoqua la fuite des archers et des rares cavaliers de Wallace.
Edouard comprit rapidement que ses archers ne risquaient plus ni la riposte des archers adverses, ni la contre-attaque de la cavalerie écossaise.  Une pluie de flèches s'abattit sur les compactes formations écossaises, leur occasionnant des pertes catastrophiques.  Les rares survivants écossais furent alors victimes d'une charge massive de la cavalerie qui mit un terme à leur résistance.
 
 
 
Les enseignements
 
 
Wallace parvint à fuir le champ de bataille de Falkirk.  Après s'être réfugié en France durant quelques années, il revint en Ecosse mais ne tarda pas, à la suite d'une trahison de nobles écossais, à être capturé et écartelé en 1305.
 
L'enseignement principal de la bataillede Falkirk fut que les archers, disponibles en nombre suffisant, pouvaient désormais à eux seuls décider du résultat d'une bataille.  Les Anglais allaient bien s'en souvenir quelques décennies plus tard, lors de la bataille de Crécy.
Malgré la défaite de Falkirk et l'exécution de Wallace, la révolte écossaise ne fut pas matée car Robert de Bruce reprit le flambeau de la résistance.  La plus décisive des batailles allait se dérouler, un peu plus tard, dans les landes de Bannockburn...