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Les
batailles célèbres de l'histoire
Attention, le site
déménage
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Les armes de la
conquête de l'Ouest
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Les
pistolets et revolvers à percussion
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| | | | | |  | Pistolet Deringer |
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Vers 1840, Henry Deringer sortit une série de pistolets à
un coup, généralement de calibre 41, qui reçurent un accueil chaleureux. De
par leur taille réduite, ils offraient l'avantage d'être aisément dissimulables
tout en offrant un pouvoir vulnérant respectable. Leur désavantage
majeur résidait dans leur coup unique. Il n'empêche que ces armes
eurent un grand succès dans l'Ouest, principalement du fait de leur faible coût.
C'est avec une arme de ce type que John Wilkes Booth assassina Lincoln
en 1865. On estime à 15.000 environ le nombre de pistolets fabriqués
par Deringer jusqu'à sa mort en 1868. Ces
armes furent abondamment copiées, parfois sous l'appelation Derringer (double
R), et ce en dépit de
nombreuses actions en justice entreprises par l'armurier de
Philadelphie.
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Poivrière Allen
et Thurber
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| | |  | Poivrière Allen et Thurber cal 36 1845 |
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La firme Allen et Thurber est spécialement
connue pour sa production de poivrières qui furent, pendant un temps, les armes
à répétition les plus appréciées aux Etats-Unis avant d'être supplantées par les
revolvers à percussion. Les six canons sont forés dans un même bloc
d'acier et le mécanisme est à double action. Une pression sur la détente
fait tourner l'ensemble du bloc-canons. Les cheminées destinées à recevoir
les capsules au fulminate sont recouvertes d'un bouclier protecteur.
Dépouvues d'organes de visée et nécessitant une forte pression sur la détente,
ces armes étaient puissantes à courte portée mais pratiquement dépourvues de
précision. Leur production se poursuivit toutefois jusqu'aux alentours de
1870 et ce à raison de plusieurs milliers d'exemplaires. La poivrière fut
l'arme type de la ruée vers l'or dès 1849. Plus coûteuse qu'un pistolet
Deringer, elle était nettement plus abordable qu'un revolver Colt qui atteignait
un prix de vente de deux à dix fois supérieur.
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Colt Dragoon
cal.44 mdl 1849
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| | |  | Colt Dragoon cal.44 1849 |
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Samuel Colt sortit son premier modèle de
revolver, le Paterson, en 1836. Ce modèle archaïque fut suivi, en 1847,
par un revolver calibre 44 extrêmement massif, le Whitneyville Walker. Pesant
plus de deux kilos et fabriqué à un millier d'exemplaires seulement, il fut vite
remplacé, dès 1848-1849, par le modèle Dragoon illustré ci-dessus. Pesant
1.9 kilos, il ressemble beaucoup au Walker mais avec un barillet plus court
prévu pour une charge moindre. Par un effort de mécanisation poussé, il
s'agissait du premier revolver Colt dont les pièces étaient interchangeables
avec un modèle similaire.Sur les premiers modèles produits, le pontet était à
dos carré ce qui était inhabituel à une époque aussi avancée. Le canon
est maintenu à l'axe du barillet par une clavette métallique.
Sous le canon figure le levier de chargement destiné au forcement des balles par
l'avant des chambres. Arme puissante, le Dragoon fut produit de 1849 à
1861 à raison d'environ 20.000 exemplaires, tous modèles
confondus.
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Colt Navy cal.36
mdl 1851
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| | |  | Colt Navy cal.36 mdl 1851 |
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Lourd et
encombrant, le Colt Dragoon fut peu apprécié des civils et des fantassins.
Le modèle plus petit lui faisant immédiatement suite fut le Colt Navy
apparu en 1851. L'arme rencontra un succès foudroyant et fut produite
jusqu'en 1872 à raison de 215.000 exemplaires. Produit aux Etats-Unis, ce
modèle le fut également à Londres et intéressa plusieurs armées étrangères
dont celles de Grande-Bretagne, de Russie et de Turquie. De ligne semblable à celle du Dragoon,
le Navy est plus petit et possède un canon octogonal toujours fixé à la
carcasse au moyen d'une clavette traversant l'axe du barillet. C'était là le défaut commun à tous les
revolvers Colt à percussion : hormis le fait que cette clavette, devant
être enlevée à chaque nettoyage, pouvait être endommagée ou perdue (rendant
l'arme inutilisable), un usage intensif de l'arme finissait par provoquer une usure des
pièces et un jeu important entre la carcasse et le
canon. Cela créait un espace entre la chambre du barillet
et le canon, responsable d'une grande perte de puissance. Le Colt Navy se révéla extrêmement
précis à grande portée. Son défaut principal fut un certain manque de puissance par rapport
aux armes de calibre 44. C'était toutefois une arme à bien des
égards exceptionnelle. J'en ai moi-même fait un usage intensif sur les pas de tir
et mon "Navy" m'a toujours amené une grande satisfaction; obtenant une
précision appréciable vu l'âge de la "bête", je n'ai jamais eu à
déplorer de bris de pièces ou d'enrayage. Le problème majeur que j'ai rencontré, commun à
tous les revolvers à percussion, vient des capsules de fulminate qui ont un malin
plaisir à se dégager de leur cheminée et à se coincer,
bloquant la rotation du barillet jusqu'à démontage de l'arme. Cette déconvenue
arriva au marshall de Fort Worth (Texas), Jim Courtright. Il dégainait en un éclair
et, une seule fois, le coup ne partit pas et son adversaire
l'étendit raide. On devait constater que son barillet avait été coincé par une
amorce, interdisant la rotation... Fort heureusement pour moi, je n'ai jamais utilisé mon vénérable
Navy en de telles circonstances...
Le Navy fut abondamment copié par les Confédérés durant la
guerre civile ce qui en dit long sur l'appréciation de cette arme. Les
modèles sudistes étaient toutefois bien inférieurs aux originaux tant au niveau
des matériaux employés que de la qualité de fabrication.
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Revolver Starr
cal.44 1858
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| | |  | Revolver Starr cal.44 mdl 1858 |
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La Starr Arms Company de New York se lança
dans la fabrication de revolvers entre 1856 et 1858. Les armes produites
existaient en calibre 36 ou 44 et pouvaient être à simple ou double
action. Contrairement aux Colt de l'époque, le Starr est du type à
carcasse fermée par une bride au-dessus du barillet, une conception beaucoup
plus rigide et moderne. Le barillet présente douze crans et les crans
intermédiaires permettent de bloquer le barillet avec une cheminée de chaque
côté du chien ce qui élimine le risque de décharge accidentelle. Le
Starr, robuste et bien fini, fut employé par les troupes de l'Union durant la
guerre de sécession et fut bien accueilli sur le marché civil. Toutefois,
l'arme ne parvint pas à concurrencer les modèles Colt déjà bien établis et la
production du Starr cessa en 1867 avec un total de 26.000 armes
manufacturées. Ce fut une bien triste fin pour cet excellent
revolver.
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| | | | | |  | Revolver Whitney cal.36 mdl 1859 |
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Ce revolver à carcasse fermée eut un
certain succès et fut fabriqué à 33.000 exemplaires de calibre 36 entre 1859 et
1863. Il fut copié par les Confédérés à raison de 1.450 exemplaires, de
1862 à 1864, sous l'appelation Spiller and Burr.
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| | | | | |  | Revolver Le Mat à double canon |
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Cette arme fut inventée par
Jean Alexandre Le Mat, un médecin français habitant la Louisiane, en 1856.
L'arme est très massive. La carcasse, la poignée et le canon inférieur
sont d'une seule pièce. Le barillet, à neuf chambres, est monté sur
le canon inférieur, de calibre 63, qui est lisse et prévu pour le
tir à la chevrotine. Le canon supérieur, généralement de calibre 36, est
rayé et octogonal. Le levier de chargement, qui semble assez fragile, est
placé sur le côté gauche du canon supérieur. Le chien est doté d'un
percuteur rotatif qui peut être utilisé pour frapper les chambres du
barillet ou le canon inférieur. Le mécanisme est à simple action. Il
s'agit d'une arme encombrante et lourde mais d'une capacité de dix coups.
L'énorme canon à chevrotine est plus que dissuasif et ses effets sont
dévastateurs. En ce qui me concerne, je trouve que la prise en main est
quelque peu désagréable. L'arme fut adoptée par les Confédérés durant la
guerre civile et produite de 1859 à 1865 à raison de 3.500 exemplaires.
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Colt Army cal.44
mdl 1860
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| | |  | Colt Army 1860 cal.44 |
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Ce modèle succède au Dragoon dont il
conserve le puissant calibre 44, mais avec un poids moindre (1,2 kgs) et avec
une ligne plus élégante. Il peut éventuellement être pourvu d'une crosse
d'épaule. Le levier de chargement, modifié, fonctionne avec une
crémaillère. Un petit nombre de modèles 1860, parmi les premiers, ont reçu
un barillet dépourvu de renfort. Toujours basé sur le système du canon
maintenu à l'aide d'une clavette, le modèle Army 1860, hormis ses dérivés, est le dernier Colt à percussion jamais
produit. Il fut grandement utilisé par les forces de l'Union durant la guerre de sécession
et, par la suite, fit une longue carrière aux mains de
cowboys... Produit de 1860 à 1872, on en compta
plus de 200.000 exemplaires.
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| | | | | |  | Colt Police cal.36 mdl 1862 |
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Une arme moins connue mais que j'ai
toujours appréciée. Il s'agit d'une adaptation du modèle Army 1860 à un
calibre plus léger, le 36, et monté sur une carcasse très légère (de calibre
31). Le barillet semble plus moderne grâce à son aspect cannelé.
C'est une arme très légère mais puissante. L'un de ses utilisateurs les
plus célèbres fut William Quantrill, le célèbre guérillero
confédéré.
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Le Remington Army
New Model 1863 cal.44
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| | |  | Remington cal.44 New Model 1863 |
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Eliphalet Remington commença sa carrière en
fabriquant des fusils réputés. En 1858, il mit au point un revolver à
carcasse fermée, nettement plus robuste que les Colt, fonctionnant à simple
action selon l'usage de l'époque. En 1861, le modèle fut modifié afin de
permettre un enlèvement rapide du barillet et fut doté d'un nouveau
refouloir. Le stade ultime fut le New Model 1863 dont le barillet était
pourvu d'échancrures de sécurité entre les cheminées. C'était une arme
excellente même si les alliages utilisés étaient imparfaits et que certains
modèles avaient une fâcheuse prédisposition à exploser ! L'arme s'avéra bien
supérieure au Colt en terme de solidité, de précision et de vitesse de
rechargement. Le levier de refoulement s'élargit vers l'arrière afin de
favoriser la remise de l'arme à la gaine ce qui lui confère un aspect des plus
agréables. Etrangement pour une arme à destination militaire, le pontet
est très petit et il est quasi impossible de se servir de l'arme lorsqu'on
porte des gants. Cette arme élégante et bien fabriquée fut utilisée en
grandes quantités par l'Union lors de la guerre civile. Produit, tous modèles
confondus, de 1860 à 1875, le Remington Army cal. 44 ou Navy cal. 36 totalisa
près de 190.000 exemplaires. Il s'agit de mon revolver à percussion
préféré et, à mon sens, le meilleur et le plus abouti jamais
produit.
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Le Remington
Pocket cal. 31 mdl 1863
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| | |  | Remington Pocket 1863 cal. 31 |
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Je terminerai mon
échantillonnage de revolvers à percussion par le minuscule Remington Pocket.
Produit entre 1863 et 1873 à raison de 25.000 exemplaires, il ne renie aucunement
sa parenté avec le Remington New Model cal. 44. Prévu pour un usage discret,
il est doté d'un canon de trois pouces (76mm) et pourvu d'un barillet à cinq
coups de calibre 31. Il est doté d'une détente-éperon qui surgit de
son logement lorsqu'on arme le chien manuellement. Une telle détente permet une limitation
de l'encombrement et ne peut se prendre dans une poche lors d'une sortie rapide
de l'arme. J'ai utilisé avec déception un Remington Pocket au stand de
tir. N'étant pas spécialement mauvais tireur, j'ai toujours vu mes
projectiles se disperser autour de la cible à une distance réduite à 6 ou 7
mètres ! Par ailleurs, même en cas d'impact, je doute du pouvoir vulnérant
du projectile qui doit sans doute être inférieur à un pitoyable 6.35
moderne. Il n'empêche, qu'à défaut d'être efficace, l'arme est
belle.
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| | | | | | | | |  | Fusil du type Kentucky |
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Le rifle
du Kentucky est de conception purement américaine mais tire ses origines des modèles
Jäger en vogue dans les Alpes Suisses et au Tyrol durant le XVIIème siècle. Au début
du XVIIIème siècle, des artisans germaniques émigrèrent vers la Pennsylvanie où ils proposèrent
leurs Jäger, puissants et précis, mais lourds et lents à charger. Les colons recherchaient
plutôt une arme légère, économe en poudre et en plomb et
d'un bonne précision à une centaine de mètres. Les armuriers trouvèrent la
solution avec le rifle de Pennsylvanie ou du Kentucky. Les
projectiles en plomb de cette arme, dont le canon était rayé, étaient choisis d'un
calibre inférieur à celui du canon et enveloppés d'une toile
graissée. Il était ainsi aisé d'amener la balle au fond du canon
à l'aide de la baguette de chargement. A défaut de valoir la
balle sertie de force dans le canon rayé, ce système valait mieux que le canon
lisse. Le calibre s'étendait du 40 au 54 et, grâce à ce calibre réduit, pour
un même poids de balles et de poudre à porter, le Kentucky offrait plus
de coups à tirer. Pour compenser la faiblesse du calibre, on augmenta la
longueur du canon pour atteindre une taille moyenne d'un mètre quarante. Ce très long canon octogonal
(pour la rigidité) devint l'attribut principal du fusil Kentucky. Encombrant et démuni
de bretelle, il devait être peu commode à utiliser dans les bois.
Toutefois, la longueur du canon était l'assurance d'une grande précision
et avait un effet heureux sur l'esthétique de l'arme. Généralement d'une facture
très moyenne ou mauvaise, les fusils de ce type étaient pourvus,
dans la crosse, d'un logement destiné à recevoir les projectiles de
réserve. Ce modèle constitua l'arme de chasse de certains colons jusque tard dans
le XIXème siècle. Les Américains en firent un grand usage lors de la
guerre d'Indépendance et l'arme s'avéra très précise à des distances qui excédaient
les capacités de riposte du fusil réglementaire Brown Bess. Ainsi, en août
1775, une compagnie de miliciens parvient à placer la totalité de sa salve
dans une cible de 20 centimètres à une distance de 225
mètres ! En tant que fusil de chasse, le Kentucky s'avéra
toutefois trop peu puissant face aux grizzlis ou aux bisons. Il
s'agit d'un type d'arme dont j'ai aussi fait grand usage et j'ai toujours été
subjugué par sa précision malgré l'étonnement amusé d'autres tireurs sportifs
!
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Le Springfield
cal.58 modèle 1861
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| | |  | Springfield modèle 1861 de calibre 58, modèle standard de la guerre de sécession |
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Il s'agit du fusil militaire réglementaire,
à canon rayé de calibre 58. C'est l'arme standard de la guerre de
sécession qui fut, avec ses modèles dérivés, fabriquée à 800.000 exemplaires par
l'Arsenal de Springfield. Près de 700.000 exemplaires supplémentaires
furent produits par des firmes privées. La portée efficace de l'arme était
d'environ 400 mètres et le tir pouvait être précis jusqu'à 200 mètres. Sa
lourde balle de calibre 58 était très dévastatrice.
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Les
pistolets et revolvers à cartouches
métalliques
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Le Remington
Double Deringer 1866
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| | | |  | Le célébrissime Double Deringer Remington : l'arme de la dernière chance... |
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Ce modèle, de calibre 41, sortit en 1866 et
sa fabrication se prolongea jusqu'en 1935 ce qui en dit long sur son
succès. L'arme est très compacte (12 cm de longueur totale) et la crosse
ne donne place qu'au majeur. On charge l'arme en tournant un levier situé
au-dessus de la détente; après quoi, on peut basculer les canons vers le
haut. Le chien, à simple action, est à bec flottant et percute alternativement les deux canons. Les armes
de ce type étaient souvent dissimulées et utilisées comme armes de réserve. Elles
étaient très appréciées des dames qui les portaient dans leur sac ou à
la jarretière... Ce modèle fut fabriqué à plus de 150.000 exemplaires. L'avantage par
rapport au Deringer classique était, outre l'utilisation de cartouches métalliques, la possibilité de
tirer une deuxième fois. A une distance de 15 mètres, 30 coups
peuvent être groupés dans un rectangle de 24 X 10 centimètres.
A cette distance, l'énergie restante du deringer est la moitié
de celle d'un revolver moderne calibre 38 special et correspond plus ou moins
à la puissance à la bouche d'un 6,35 mm.
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Smith and Wesson
N° 3 calibre 44
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| | |  | Smith and Wesson N° 3 |
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Smith and Wesson créa la sensation en
lançant, dès 1870, un revolver à cartouches métalliques de gros calibre.
Le canon de cette arme bascule vers le bas après avoir poussé le bouton de
verrouillage situé face au chien. Ce mouvement fait jaillir l'éjecteur en
forme d'étoile monté sur l'axe du barillet et permet l'éjection "automatique"
des douilles. L'arme est à simple action et doté d'un système de
verrouillage satisfaisant. Ce modèle fut acquis, avec quelques modifications, par l'armée
russe à raison de 130.000 exemplaires. Avec le temps, un modèle double action vit le
jour et d'autres calibres furent adoptés. Plus de 210.000 exemplaires produits
mais près de 145.000 trouvèrent acquéreur auprès des armées étrangères (russe,
turque et japonaise principalement). Bien que l'arme fut excellente et nettement plus
précise que le Colt modèle 1873, elle ne
s'imposa pas aux Etats-Unis du fait de son mécanisme à brisure qui
n'incitait pas à la confiance les utilisateurs de gros calibres. J'ai manipulé
un Smith and Wesson N° 3 et il faut avouer qu'il
s'agissait d'un arme exceptionnelle, agréable en main et d'un
chargement très rapide. A côté d'elle, le célèbre Colt Peacemaker 1873 était archaïque.
Sa conception en faisait une arme très en avance sur son temps et, avec cette
arme, on pouvait faire face avec avantage à n'importe quel adversaire
muni d'un des nombreux revolvers à percussion encore en service. Une version modifiée au niveau
du verrou de fermeture, le Schofield, fut bien appréciée. Un de
ses possesseurs les plus illustres fut Jesse James.
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Le Colt Single
Action 1873 Peacemaker ou Frontier
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| | |  | Colt 1873 modèle Cavalry |
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| | |  | Colt 1873 modèle Artillery |
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| | |  | Colt 1873 modèle Civilian |
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| | |  | Colt 1873 modèle Sheriff à canon court, sans extracteur |
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| | |  | Colt Buntline ou Longhorn à canon long |
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En 1873, Colt lança son premier modèle à
cartouches métalliques de gros calibre à chargement par l'arrière du
barillet. L'arme rencontra un succès phénoménal et fut produite en
divers calibres, les plus courants étant le 44 et le 45. A l'origine, il
fut adopté par la cavalerie avec une longueur de canon de 19 centimètres.
Un modèle à canon de 14 centimètres fut ensuite adopté par l'artillerie
(certains modèles cavalerie virent leur canon réduit afin d'être tranformés en
modèle artillerie). Enfin, un modèle à canon de 12 centimètres fut lancé à
l'attention des civils. Ces derniers purent en fait acquérir l'arme dans
ses différentes longueurs de canons et même un modèle dit "Sheriff" à canon
encore plus court et démuni d'éjecteur. Ce dernier modèle était destiné au
dégainé rapide et au tir de riposte. Le fait qu'il ne dispose pas d'éjecteur
n'était pas spécialement grave car, dans l'usage pour lequel il était prévu,
lorsque vous n'étiez pas parvenu à venir à bout de votre adversaire avec vos six
cartouches, vous n'étiez plus généralement en vie pour recharger !
La carcasse de l'arme est d'une pièce. Une portière de
chargement est prévue sur la droite de la boîte de culasse. L'éjection
(très archaïque) se fait, douille par douille, grâce à la baguette coulissante
disposée dans le manchon situé sous le canon. Les plaquettes sont
généralement en noyer ou en ébonite mais il existe des modèles en ivoire, nacre,
os... Les modèles courants sont bronzés ou nickelés (très gênant du fait
des reflets du soleil sur la ligne de visée) mais il existait des modèles gravés
plaqués or ou argent. J'ai, par le passé, possédé un modèle cavalerie
nickelé que j'appréciais particulièrement. C'était ce type d'arme qui était
distribué aux Indian Scouts de la cavalerie U.S., réputés peu
soigneux, afin de permettre une détérioration moins rapide qu'avec un
modèle bronzé.
L'arme utilisait, dans certaines versions, le calibre 44-40
identique à celui de la Winchester 1873 ce qui limitait les problèmes
d'approvisionnement.
Colt produisit quelques Colt à canon long de 30 centimètres qui
furent baptisés du nom de l'écrivain de western Ned Buntline. Le célèbre
marshall Wyatt Earp en posséda un. J'en possède également un
exemplaire et il est difficile d'imaginer une arme moins commode.
Le lourd canon fait fortement piquer l'arme du nez et ce n'est pas
la petite poignée du Single Action 1873 qui permet de compenser l'inclinaison. Le Buntline
pouvait être équipé d'une crosse d'épaule qui le transformait en
petite carabine mais l'arme n'eut guère de succès s'avérant trop encombrante pour
une arme de poing et n'ayant nullement les qualités d'une carabine. Par ailleurs,
Colt ne fabriquait, de série, que des canons d'une longueur maximale de
7 pouces et demi (Cavalry). Pour les modèles de 12 ou 16 pouces, le prix était de
un dollar supplémentaire par pouce de canon... Avec un prix de base déjà élevé de
16 dollars, de tels suppléments fantaisistes étaient pratiquement impayables en plus d'être quasi
inutiles.
Le Single Action 1873 est l'arme "type" du western et celle qui
apparait dans tous les films. Toutefois, dans l'Ouest, elle ne s'imposa
qu'après les années 1880, à la fin de la grande aventure, du fait de son
prix ainsi que de la difficulté d'approvisionnement en cartouches
métalliques. La véritable aventure de l'Ouest se vécut plutôt avec les
Dragoon, Navy 1851, Army 1860 et autres Remington...
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| | | | | |  | Remington modèle 1875 |
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A l'expiration du brevet Rollin White,
relatif au barillet foré de part en part, détenu par Smith and Wesson, le champ
devint libre pour tous les fabricants désireux de lancer sur le marché un
revolver à cartouches métalliques. Le Remington à cartouches différait peu
de son ancêtre à percussion. Les différences principales se situaient au
niveau du barillet foré de part en part, de la portière de chargement et de la
baguette d'éjection du type Colt. Le levier de chargement, type du modèle
à percussion, avait perdu sa raison d'être mais fut remplacé par une pièce
d'aspect similaire afin de conserver la silhouette de l'arme. Robuste,
bien fini et précis, ce revolver ne parviendra jamais à s'imposer face au
Colt. 27.000 modèles furent produits dont 10.000 à destination de l'armée
égyptienne. La production cessa dès 1889 et, en 1891, Remington abandonna
totalement la production de revolvers pour se concentrer sur les fusils et les
carabines.
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Merwin and Hulbert
Army modèle 1876
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| | |  | Modèle merwin and Allen type "Army" de 1876 |
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Cette arme peu connue fut fabriquée à 15.000
exemplaires, de 1876 à 1880, par la firme Hopkins and Allen. Prévu pour
être utilisé en divers calibres, le plus souvent en .44, et doté d'un canon
de 7 pouces, ce revolver était construit sur le principe du canon pivotant et de
l'éjection automatique des douilles par une collerette. Testé par l'U.S.
Army en 1878, il se montra aussi résistant que le Colt et d'un maniement plus
pratique et plus rapide. Il ne fut toutefois pas adopté malgré ses
qualités évidentes.
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Les
fusils et carabines à culasse mobile
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| | | | | |  | Fusils et carabines Sharps à culasse mobile |
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Malgré leur existence relativement brève,
les armes Sharps occupent une place importante dans l'histoire américaine.
Christian Sharps mit au point sa culasse à bloc tombant en 1848 et la production
des armes débuta en 1851. Plus de 130.000 fusils et carabines seront
produits jusqu'en 1881 et 90.000 exemplaires seront utilisés par l'armée durant
la guerre civile. L'arme était à un coup et le principe de fonctionnement
était le suivant : en baissant le levier de sous-garde, la culasse placée dans
la partie haute du canon s'abaissait. On pouvait dès lors introduire une
cartouche en papier, refermer la culasse à l'aide du levier de sous-garde (le
mouvement sectionnait l'arrière de la cartouche papier permettant la mise à feu)
et tirer. En cas de difficulté d'approvisionnement en cartouches
manufacturées, il était possible d'utiliser l'arme à l'aide de poudre et de
balles en plomb du type traditionnel. Par la suite, à partir du modèle
1859, on adopta des cartouches en toile ou boyau de mouton mais l'aspect
extérieur de l'arme resta, dans les grandes lignes, inchangé.
A la fin des années 1850, cette arme était celle qui se vendait
le mieux à l'Ouest. La précision et la puissance des Sharps étaient
légendaires et un coup tiré à 900 mètres était mortel. Après les années
opulentes de la guerre, les deux sociétés produisant des armes Sharps
disparaîtront, faute d'avoir su s'adapter à l'ère nouvelle des armes à
répétition. De nouvelles armes furent bien envisagées mais Sharps fut
victime de son succès à la fin de la guerre civile lorsque, alors que de
nouveaux modèles étaient sur le point d'être lancés, l'armée solda quantité
d'armes des modèles précédents saturant dramatiquement le
marché...
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Le Remington
Rolling Bock
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| | |  | Carabine Remington Rolling Block |
|  | Culasse ouverte du Remington Rolling Block |
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L'un des succès majeurs de Remington fut
le système "Rolling Block" qui permettait le tir de munitions figurant parmi
les plus puissantes de l'époque. Dans ce système, le verrou, massif et monté
sur un axe solide, faisait office de culasse. Par une disposition
des plus ingénieuses, le chien frappe le verrou et le bloc lors du départ
du coup. Le nombre de pièces constituant le mécanisme est très réduit ce qui a
facilité la production.
Le calibre principal était le .50 avec lequel il était possible
de tirer tous les gros animaux du pays.
Le fusil Rolling Block fut livré à
l'armée de l'Union, à raison de 20.000 exemplaires, en mars 1865. Cette
livraison tardive empêcha l'arme d'être testée au combat lors de la guerre de
sécession mais son succès n'en fut pas moins foudroyant. L'arme fut adoptée comme
arme d'infanterie par le Danemark (1867), la Norvège et la Suède (1868),
l'Espagne (1869), l'Egype (1870) et l'Argentine (1871). Elle fut aussi achetée en
grande quantité par l'Angleterre, la Chine, l'Arabie, la Turquie... Le
fusil intéressera un temps la France de Napoléon III mais l'affaire ne se
concrétisa pas.
Le système Rolling Block fut, par ailleurs, adopté sur des
fusils de grande chasse et des armes de compétition comme le Creedmore
Rifle.
De 1867 à 1902, Remington fabriquera un million de fusils
auquels s'ajouteront, à raison de 5.000 exemplaires seulement, des
carabines. Un pistolet fut fabriqué sur le même principe mais, étant à un
coup, il n'eut aucun succès face aux revolvers.
Un fusil Remington Rolling Block a constitué l'une de mes
dernières acquisitions. Son tir était redouté par les Indiens car, bien
que moins rapide que les Winchester, il permettait d'ouvrir le feu à grande
distance et avec efficacité. Si je devais émettre un jugement sur cette
arme, je dirais qu'elle offre une bonne vitesse de tir (bien que moindre qu'une
arme à répétition bien sûr) mais, surtout, qu'au niveau de la solidité, il était
difficile de faire mieux...
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Les Springfield
modèles 1866 et 1873
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| | | |  | Fusil Springfield modèle 1873 |
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| | |  | Culasse ouverte d'un Springfield 1873 |
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Vers 1865, les progrès industriels
permettaient d'envisager la création de cartouches puissantes. Le fusil
militaire de l'époque était le Springfield 1863, fabriqué à 1.600.000
d'exemplaires. Par souci d'économie, il fut décidé d'adapter ces armes
anciennes au système de chargement par la culasse. Le mouvement pivotant
vertical autour d'un axe situé à l'avant de la culasse fit donner à ce
système la dénomination de "Trap-door".
La nouvelle arme, en calibre .50, fut
adoptée en 1866 et fut réglementaire jusqu'en 1873. Produit à environ
88.000 exemplaires, le Springfield 1866 fut l'arme du " Fetterman Massacre
" et du "Wagon Box
Fight".
L'arme était d'un maniement plus rapide que le Springfield 1863
à chargement par la bouche. Les étapes de tir étaient les suivantes
:
- Armer le chien.
- Soulever le bloc culasse ce qui permettait l'extraction de
l'étui de cartouche tiré juste avant.
- Introduire une nouvelle cartouche.
- Fermer la culasse pour être prêt à tirer.
En 1873, une nouvelle arme, contruite sur
le même principe, fut proposée en calibre .45. A 450 mètres,
l'écart moyen était compris entre 16 et 22 centimètres ce qui, pour
l'époque, était remarquable. L'inconvénient de l'arme, commun à tous les
modèles utilisant les cartouches à poudre noire, était un encrassement excessif et,
par conséquent, un fonctionnement de la culasse rapidement défectueux (parfois
dès une trentaine de coups tirés!).
Fabriqué à raison de 50.000 fusils et 20.000
carabines, le Springfield 1873 restera en service une vingtaine d'année et plus
de trente-cinq ans dans la cavalerie alors, qu'à l'époque, il existait des armes
nettement meilleures. C'est cette carabine que portaient les cavaliers de
Custer massacrés à Little Big Horn
.
A ma connaissance, la cartouche serait toujours fabriquée de nos
jours.
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Les
fusils et carabines à répétition
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| | | | | |  | Fusil Henry |
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Les fusils Henry trouvent leurs origines
dans les modèles à répétition Volcanic des années 1850.
En avril 1857, Olivier Winchester avait fondé la "New Haven Arms
Company" dont le directeur était B. Tyler Henry. En 1860, grâce aux
travaux de Henry, un brevet relatif à une arme nouvelle fut déposé.
En 1862, les premiers modèles Henry sortirent des ateliers. Les
caractéristiques principales de l'arme étaient un magasin tubulaire placé sous
le canon et un mécanisme animé par un levier de sous-garde. En 1863, le
gouvernement U.S. fit l'acquisition de fusils Henry pour équiper ses troupes ce
qui facilita l'essort de la "New Haven Arms Company".
Le Henry disposait d'un magasin de seize cartouches et avait un
tir très rapide. Un des inconvénient majeur était son prix : en 1862, il
valait 42 dollars et les munitions coûtaient 10 dollars le mille !
Mécaniquement parlant, le point faible était le magasin tubulaire fendu sur
toute sa longueur pour laisser passage au poussoir à cartouches. De ce
fait, l'étanchéité aux poussières et autres saletés était inexistante. Par
ailleurs, le mode de chargement par l'avant du magasin obligeait le tireur à
quitter sa position de tir.
Le Henry fut fabriqué de 1860 à 1866 à
raison de 13.000 exemplaires dont 1731 achetés par le gouvernement nordiste
durant la guerre de sécession. Lors de l'affaire du " Fetterman Massacre
", deux des victimes
blanches étaient armées de fusils Henry qui furent avidement récupérés par les
Indiens.
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La Winchester
1866 "Yellow Boy"
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| | |  | Fusil et carabine Winchester modèle 1866 |
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Afin d'améliorer le fusil Henry, Winchester
mit au point plusieurs améliorations dont une portière de chargement pratiquée
dans la boîte de culasse. Grâce à cette modification, on put équiper
l'arme d'un chargeur tubulaire étanche et entouré d'un fût avant en bois.
Le modèle Winchester issu de la Henry, équipé d'une culasse en
bronze, fut lançé en 1866 sous l'appelation Winchester 1866 "Yellow Boy".
Légère, sans aspérités latérales, elle constituait l'arme de selle idéale avec
une contenance de 13 ou 17 cartouches. L'arme fut construite en trois
versions : fusil, carabine et mousqueton. Produite de 1866 à 1898, elle
totalisa 170.000 exemplaires dont 50.000 acquis par l'armée turque. Parmi
les acquéreurs de modèles 1866, on peut également citer le Mexique de
Maximillien, le Chili, le Pérou, ainsi que la France de Napoléon III (6.000
fusils et carabines).
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| | | | | |  | Winchester 1873, le modèle le plus célèbre de l'époque Western |
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La cartouche .44 Henry manquant
singulièrement de puissance, Winchester lança son modèle 1873 destiné à une
cartouche plus puissante, la 44-40. La boîte de culasse, en acier, comportait
deux plaques latérales en saillie caractéristiques de l'arme. Par rapport
au modèle 1866, un couvre-culasse avait été ajouté au-dessus de la fenêtre
d'éjection afin d'améliorer l'étanchéité. Utilisant la même munition que
le célèbre Colt Peacemaker, la Winchester 1873 reçut très bon accueil malgré son
prix élevé. Toujours disponible en trois versions (fusil, carabine ou
mousqueton), elle fut fabriquée, de 1873 à 1919, à près de 721.000 exemplaires
et sa cartouche, aujourd'hui bien dépassée, n'en reste pas moins
fabriquée.
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