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Le sac de
Rome
6 mai 1527
Les
causes
La prise de Rome s'inscrivit dans le cadre
des guerres d'Italie, une série de conflits opposant les Habsbourg et les
Valois.
Plus précisément, elle eut lieu durant la septième guerre
d'Italie qui opposa Charles Quint, empereur du Saint Empire germanique et roi
d'Espagne, et François Ier, roi de France.
La guerre précédente, marquée par le défaite française de Pavie,
s'était terminée en 1526 par la signature du traité de Madrid, par lequel
François Ier renonça à toute prétention sur l'Italie.
La même année, prenant en compte le désir de revanche de
François Ier, le pape Clément VII appela à la création d'une alliance
anti-impériale, concrétisée par la sainte ligue de Cognac (22 mai 1526).
Le pape, craignant les visées expansionnistes du Saint-Empire, craignait alors
une annexion pure et simple de l'Etat pontifical.
Outre la France et les Etats de l'Eglise, la ligue réunit Milan,
Venise, Gênes et Florence.
Charles Quint décida de réagir vivement. Toutefois, en
butte à une menace interne (soulèvements luthériens) et à une menace externe
(expansion ottomane), il n'engagea pas directement ses forces propres.
De fait, Charles Quint excita la puissante famille romaine des
Colonna, ennemie des Medicis de Florence. Colonna lança sa milice
personnelle dans la ville pontificale et la ravagea (20 septembre 1526).
En difficulté, Clément VII réclama l'aide de Charles Quint,
en échange de la promesse de quitter l'alliance conclue avec la
France. Comme par enchantement, Colonna battit en retraite vers
Naples. Point dupe, une fois la menace passée, le pape rompit le traité
avec l'Empire et en revint à l'alliance française.
Charles Quint trouva là le prétexte recherché pour intervenir
contre l'Etat pontifical.
Charles de Bourbon fut envoyé contre Rome le 20 avril 1527, à la
tête d'une armée estimée à 35.000 hommes. L'expédition fut favorisée par
une série de troubles au sein de la Ligue (insurrection de Florence contre les
Medicis,...).
5.000 hommes de troupes défendaient la ville de Rome mais
ceux-ci bénéficiaient de la protection de solides remparts. Charles se vit
donc contraint à une victoire rapide, sous peine d'être mis en difficulté par
une armée de secours envoyée par la ligue.
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