|
Biographie
Né en Argonne en 1774, Savary effectua de
médiocres études à Metz avant de s'engager comme cavalier en 1790.
Promu sous-lieutenant (1791), puis lieutenant (1793), Savary
devint aide de camp dans l'armée de Rhin-et-Moselle.
Capitaine en 1795, chef de bataillon deux ans plus tard, il
passa à l'armée d'Egypte et devint aide de camp de Desaix.
Il prit part à la bataille de Marengo puis devint aide de camp
de Bonaparte, avant d'être nommé colonel de la gendarmerie d'élite.
Entre 1800 et 1803, menant plusieurs enquêtes avec succès, il
arrêta plusieurs conspirateurs ce qui lui valut le grade de général de brigade
le 29 août 1803.
En mars de cette même année, Savary fit arrêter le duc d'Enghien
en territoire badois. Menant dans l'ombre le tribunal, Savary parvint à
obtenir rapidement l'exécution d'Enghien.
Promu général de division en 1805, il poursuivit ses activités
d'espionnage.
En 1807, on le retrouva à Friedland où il chargea à la tête
d'une partie de la Garde.
En 1808, Savary fut envoyé en Espagne et parvint à convaincre le
souverain local de se ranger aux vues de l'Empereur.
En 1810, il succéda à Fouché comme ministre de la Police.
Il réforma alors la police et accentua le contrôle policier sur
la France.
Après les Cent-Jours, il fut emprisonné à Malte de septembre
1815 à avril 1816.
Après quelques temps d'errance, il rentra en France en 1819 et
passa devant un tribunal militaire qui l'acquitta.
S'installant finalement à Rome, il publia ses mémoires en 1828
avant de rentrer en France en 1830.
Louis-Philippe le nomma commandant du corps d'occupation en
Afrique mais Savary commit bon nombre de maladresses politiques.
Malade, il rentra en France en mars 1833. Il mourut à
Paris le 2 juin de la même année.
Bilan
Qualités : Doux et
sympathique en dehors du service. Obéissant.
Défauts : Zèle
intempestif.
Capacités : Bon
cavalier, expert du travail de renseignement.
|