Les batailles célèbres de l'histoire
 
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La bataille de Wachau
16 octobre 1813
 
 
Le prélude à la bataille de Leipzig
 
 
Vainqueur à Dresde le 27 août 1813, Napoléon n'en fut pas moins confronté à une situation intenable.
Refusant l'affrontement direct, les Coalisés se concentrèrent sur les maréchaux de l'Empereur, infligeant à ces derniers de cruels revers.
 
Menacée d'encerclement, la Grande Armée battit en retraite jusqu'à Leipzig.
Profitant de l'abri de l'Elbe, Napoléon, avec 160.000 soldats, se prépara à recevoir le choc de 300.000 Autrichiens, Prussiens, Russes et Suédois.
 
 
 
La bataille
 
 
Appuyés autour de Wachau, petit bourg situé à quelques kilomètres au sud de Leipzig, les Français mirent en ligne les corps de Victor, Lauriston et Poniatowski, les réserves étant formées des corps de Macdonald et Augereau.
 
Les forces alliées de l'armée de Bohême, dirigées par Schwarzenberg, approchèrent de Leipzig par le sud et le sud-est.
Les Coalisés décidèrent d'une attaque en force au matin du 16 octobre 1813.  Les troupes d'assaut furent confiées au général Wittgenstein qui avait exercé les fonctions de commandant en chef de l'armée russe entre les mois d'avril et de mai 1813.
Vers 9h00, l'artillerie autrichienne pilonna les lignes françaises.  Puis, les Alliés attaquèrent le corps de Poniatowski, fort de 7.000 combattants.  Très inférieur en nombre, Poniatowski fut chassé du village de Markkleeberg mais, grâce à l'intervention de renforts français dirigés par Augereau, la poussée coalisée put être stoppée.
 
Au centre de la ligne française, le village de Wachau, coeur de la défense napoléonienne, fut assailli par les Coalisés.  Menés par Victor, les défenseurs perdirent le village et le reprirent plusieurs fois.
 
Sur la gauche française Lauriston parvint à empêcher l'ennemi de le tourner et, par un brillant emploi de l'artillerie, força les assaillants au repli.
 
Vers 11H30, ayant partout repoussé l'ennemi, Napoléon passa à la contre-attaque.
Il chargea Macdonald de prendre le Kolm Berg, à hauteur de l'aile gauche française, et décida d'un assaut massif contre le centre coalisé.
Ayant rassemblé près de 100 canons, 12.000 cavaliers et deux divisions de la Jeune Garde, Napoléon les lança contre le centre adverse et parvint à refouler l'adversaire.
Les cavaliers français parvinrent presque au poste de commandement du tsar Alexandre mais furent repoussés faute de soutien.
Sur la gauche coalisée, Kleist ne fut sauvé de la déroute que par l'arrivée de renforts autrichiens.
 
En butte à de sérieuses attaques, les Français durent finalement abandonner leurs conquêtes et refluer vers leurs positions de départ.
Un des derniers actes de la bataille se joua sur la gauche française, à hauteur du village de Dölitz.  Les Coalisés tentèrent de s'emparer du village mais furent contenus, puis repoussés par une contre-attaque de la Garde.
 
Vers 15H00, Napoléon repartit à l'attaque, soutenu par la cavalerie de Murat.
Après quelques succès, les Français furent cloués sur place par des renforts coalisés.
L'Empereur envisagea une troisième attaque, mais ne put la mener à bien, son flanc droit étant désormais menacé par des effectifs ennemis de plus en plus importants.
 
 
 
Aucun résultat
 
 
La bataille de Wachau ne désigna pas de vainqueur.
 
Les Français perdirent 20.000 combattants contre 30.000 du côté coalisé.
 
En dépit de l'engagement de toutes ses forces, Napoléon n'était pas parvenu à prendre l'avantage.
Les Coalisés furent momentanément repoussés mais ne furent pas sérieusement mis à mal et restèrent en mesure de poursuivre l'offensive vers Leipzig.