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La bataille de
l'Ochsenfeld
Automne 58 av.
J.-C.
Les invasion germaines
en Gaule
Mené par le chef Arioviste, les Germains et
les Suèves franchirent le Rhin pour occuper des territoires Celtes vers 72 av.
J.-C..
Rapidement, 120.000 Germains et alliés se retrouvèrent ainsi sur
la rive occidentale du fleuve.
Envahis, les Eduens et d'autres tribus alliées (Arvernes,
Séquanes,...) livrèrent bataille mais furent vaincus. Principales victimes
de la défaite, les Séquanes perdirent l'essentiel de leurs terres.
Ces mêmes Séquanes s'unirent à nouveau aux Eduens et à des
tribus mineures afin de repousser les Germains. Le 15 mars de l'an 60 av.
J.-C., la coalition gauloise fut vaincue à la bataille de Magetobriga; le lieu
de cet affrontement demeure à ce jour indéterminé.
Ayant contraint les vaincus a accepté la vassalité, Arioviste se
conduisit en despote. Il ne fallut guère de temps pour voir les Eduens
réclamer de l'aide à Rome.
Le Sénat confia la défense de la région à Jules César, nommé
Consul des Gaules en 59. Il tenta également d'amadouer Arioviste en le
déclarant "Ami du peuple romain", espérant en contrepartie une suspension de la
conquête germaine de la Gaule.
Rapidement, César estima dangereux de laisser les Germains
s'implanter en Alsace actuelle, cette région pouvant être utilisée comme base de
départ pour la conquête de la Gaule toute entière. César estima également
que si la Gaule tombait, les Germains ne tarderaient pas à menacer la Gaule
transalpine et l'Italie, comme les Cimbres et les Teutons l'avaient fait 40 ans
plus tôt ( batailles d'Aix et Verceil).
César envoya des ambassadeurs à Arioviste mais ce dernier refusa
tout dialogua. César transmit dès lors un ultimatum exigeant :
- la fin des transferts de populations germaniques
d'outre-Rhin vers la Gaule, - la libération des otages éduens, -
l'abandon de toute politique agressive contre les Éduens et leurs
alliés.
En cas de refus, César fit savoir qu'il défendrait les Eduens en
tant qu'alliés de Rome.
Arioviste rejeta l'ultimatum, considérant les Éduens comme
ses vassaux par le droit de la guerre, étant persuadé de la valeur de ses
troupes, jamais défaites jusqu'alors, et pouvant compter sur des renforts
La
bataille
Arioviste marcha vers Vesontio (Besançon),
ville majeure de la région.
A marche forcée, César prit la même direction. Son armée
s'empara de l'oppidum gaulois avant l'arrivée des Germains et y établit
garnison.
Rapidement, un flottement se produisit dans les rangs
romains. La plupart des soldats paniquèrent à l'idée d'affronter les
dangereux Germains qui, des années durant, avaient menacé Rome avant d'être
repoussés par le célèbre Marius. César dut user de son charisme pour
redonner confiance à ses troupes.
Au début du mois d'août 58 av. J.-C., César fit mouvement afin
d'intercepter les troupes d'Arioviste, distante de 35 kilomètres.
Une nouvelle entrevue se déroula entre les deux chefs mais ne
donna aucun résultat.
Rapidement, les deux armées se trouvèrent distantes de 9
kilomètres.
Dans les jours suivants, les Germains s'approchèrent à moins de
3 kilomètres de l'armée romaine. Profitant du couvert des bois, ils
harcelèrent les éléments romains isolés; Arioviste lança également 6.000
cavaliers contre les arrières ennemis afin de menacer les lignes de
ravitaillement de César. A aucun moment toutefois, les Germains ne
semblèrent désireux de déclencher une bataille d'envergure en terrain
ouvert.
De son côté, César fit construire un second camp, d'importance
plus limitée, à proximité de son camp principal.
Après plusieurs jours d'embuscades et de combats d'avant-gardes,
les deux armées se firent finalement face dans la plaine d’Alsace, entre les
villes actuelles de Mulhouse et Cernay.
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