Les batailles célèbres de l'histoire
 
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Pierre Dupont de l'Etang
1765 - 1840
 
Biographie
 
 
Né en Charente en 1765, Pierre Dupont de l'Etang s'engagea comme sous-lieutenant d'artillerie en 1784, au sein d'une milice française au service de la Hollande.
Rentré en France en 1791, il fut promu capitaine l'année suivante, puis lieutenant-colonel au sein de l'armée du Nord.
Dupont de l'Etang se distingua à la bataille de Valmy.  Peu après, ayant forcé un régiment autrichien à la reddition, il fut promu général de brigade (août 1793) et s'illustra dans divers affrontements, dont celui de Hondschoote.
 
Devenant général de division en 1795, après avoir aidé à la répression du mouvement royaliste du 13 vendémiaire, il prit une large part au coup d'Etat de Brumaire.
Ayant participé à la bataille de Marengo, il fut chargé de l'établissement d'un gouvernement provisoire en Toscane.
Peu après, avec seulement 15.000 soldats, il vint à bout de 45.000 Autrichiens sur le Mincio.
 
Lors de la campagne d'Allemagne de 1805, Dupont de l'Etang força Mélas à la reddition à Ulm, puis se distingua sur de nombreux champs de bataille, y inclu celui de Friedland.
 
En 1808, il fut envoyé en Espagne et, à la tête d'une division, s'empara de nombreuses cités, dont la principale fut Cordoue (juin 1808).
Confronté à de trop nombreuses forces adverses et à des difficultés d'approvisionnement, il dut battre en retraite et, le 18 juillet 1808, fut encerclé dans Baylen.
Le 22 juillet, il capitula sous condition que sa troupe soit renvoyée en France avec armes et bagages.  Toutefois, les 17.000 Français furent envoyés vers les pontons-prisons de Cadix et seuls Dupont de l'Etang et son état-major furent autorisés à rejoindre la France.
 
A la nouvelle du désastre de Baylen, Napoléon ordonna l'arrestation du général, son transfert au fort de Joux (Jura) et son renvoi devant un conseil de guerre sous l'inculpation de haute trahison.
Le procès ne se tint qu'en février 1812 et, à son issue, Dupont de l'Etang fut destitué de tous ses grades, titres et décorations et condamné à un emprisonnement au fort de Doullens.
Il restera en détention jusqu'en 1814, date de la chute de l'Empire.
 
Le gouvernement de la Restauration le nomma ministre de la Guerre.
A ce poste, Dupont de l'Etang mena une politique ultraroyaliste.  Devant les remous crées par sa politique, Louis XVIII dut le réaffecter.
Durant les Cent-Jours, il fut à nouveau destitué et assigné à résidence avant d'être réintégré en juillet 1815.
Député de 1815 à 1830, il devint ensuite ministre avant d'être admis à la retraite en 1832.
Il décéda à Paris en mars 1840.
 
 
 
Bilan
 
 
Qualités : Très courageux et d'une grande bravoure, audacieux...
 
Défauts : Opportuniste, d'une moralité aléatoire...
 
Capacités militaires : Excellent tacticien en campagne, Dupont de l'Etang se montra peu doué pour le combat de ville, comme à Baylen...  Ayant remporté de nombreux succès, il serait sans doute devenu l'un des maréchaux de l'Empire s'il ne s'était laissé encercler à Baylen.  Napoléon ne lui pardonna jamais sa capitulation.
 
Fidélité à l'Empereur : Totale jusqu'en 1808, elle devint nulle après sa condamnation.  Dupont de l'Etang rejoignit même le camp des ultra-royalistes en 1814.
 
 
          STRATEGIE : 6/10
          TACTIQUE : 7,5/10
          CHARISME : 5,5/10
          CAPACITES D'ORGANISATION : 7/10
 
               BILAN GLOBAL : 13/20