Les batailles célèbres de l'histoire
 
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La bataille de Dennewitz
6 septembre 1813
 
 
Une situation difficile
 
 
Le mois d'août 1813 fut marqué par d'importantes défaites des armées impériales engagées en Saxe.  En effet, outre la défaite de Macdonald sur la Katzbach (26 août), Vandamme fut écrasé à Kulm le 30 du même mois.
Napoléon réussit bien à remporter une victoire à Dresde mais ne parvint pas à séparer durablement les Russes et les Autrichiens des Prussiens.
Entendant séparer ses adversaires, l'Empereur décida d'une offensive en direction de Berlin afin de pousser la Prusse hors de la coalition.
 
Le 2 septembre 1813, Napoléon ordonna à Ney de marcher contre Wittemberg, qui devrait être prise pour le 4, et Baruth dont la chute devrait intervenir le 6.
S'emparant aisément de Wittemberg le 4, Ney poursuivit sa marche en avant.
Dès le lendemain toutefois, il heurta les forces de Bernadotte dont les effectifs furent vraisemblablement mal évalués par l'Empereur.
 
 
La bataille
 
 
A Dennewitz, Ney engagea 45.000 fantassins, cavaliers et artilleurs, constitués en forte proportions d'éléments italiens et bavarois.
Pour sa part, Bernadotte disposait d'environ 100.000 combattants, Prussiens pour l'essentiel.
 
Dans le secteur de Dennewitz, village situé à 60 kilomètres au sud-ouest de Berlin, Bernadotte prépara une véritable embuscade dans laquelle Ney, progressant en échelons très espacés et négligeant toute reconnaissance de cavalerie, se jeta stupidement.
 
Perdant le contact avec certaines de ses unités, donnant des ordres aux conséquences désastreuses, Ney essuya, malgré la superbe résistance de certaines de ses troupes, une défaite affreuse.
La situation fut encore aggravée par la désertion massive de contingents Saxons et Bavarois qui, communiquant leur panique aux troupes française, provoquèrent la fuite d'une partie de celles-ci.
 
 
 
L'Empereur dépassé par le nombre
 
 
Dennewitz constitua une véritable déroute pour les forces de Ney.
Si les Prussiens perdirent environ 6.200 tués, blessés et disparus, les Français déplorèrent près de 20.000 pertes, soit 6.500 tués, blessés ou disparus et 13.500 prisonniers.  A ces pertes s'ajoutèrent 54 pièces d'artillerie et 4 drapeaux.
Perdant toute organisation, les débris des forces impériales fuirent en désordre jusqu'à Torgau.
 
Manoeuvrant désespérément mais affaibli par les défaites de ses lieutenants et menacé de toutes parts, Napoléon, confronté à une opposition trop importance, fut alors contraint de battre en retraite à l'ouest de l'Elbe...