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Durant la nuit, les Coalisés ramenèrent l'essentiel de leurs
unités au centre, espérant venir à bout de leurs adversaires le lendemain.
Ce faisant, ils ne laissèrent que 25.000 Russes au niveau de leur aile droite et
24.000 Autrichiens à l'aile gauche.
Dans le même temps, Napoléon envisagea d'envelopper les Alliés
en attaquant vers Pirna (sud-est) et Freiberg (ouest).
Le 27 août 1813 à 6H00, Napoléon passa à l'attaque.
Sur la gauche française, les Napoléoniens prirent
Blasewitz, Seidnitz et Strehlen.
Sur la droite, Murat mit en déroute les Autrichiens, les
refoulant dans la Weisseritz.
En fin de matinée, les Français prirent Reick mais butèrent
contre le village de Leubnitz.
En fin de journée, Napoléon envisagea une reprise des combats le
lendemain.
De leur côté, les Alliés, à court de ravitaillement et menacés
sur leurs flancs, décidèrent de battre en retraite.
Un succès de faible
importance
Ayant engagé 120.000 soldats au plus fort
des combats, Napoléon perdit 10.000 tués, blessés ou disparus.
Ayant mis en ligne 230.000 hommes, les Coalisés en perdirent
38.000.
La bataille de Dresde fut une brillante victoire de Napoléon
dont le génie tactique permit de venir à bout d'adversaires nettement plus
nombreux.
Toutefois, la victoire demeura limitée. Faute de troupes
suffisantes, l'Empereur ne put prendre l'ennemi au piège et les Coalisés se
replièrent finalement sans trop de dommages.
Par ailleurs, les défaites subies par les lieutenants de
Napoléon face aux autres armées alliées, comme lors de la bataille de la Katzbach livrée le 26 août 1813, annulèrent grandement
les effets de la victoire de l'Empereur.
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