Giono et les peintres

L’objectif de cette recherche est de dresser l’état des lieux des relations de Giono avec la peinture et les peintres, et ce tout au long de sa vie.


Ces relations sont complexes et diverses. L’écrivain a, par exemple, tenté de reproduire des techniques picturales (je songe à Bruegel), il a décrit longuement de nombreux tableaux en les modifiant quelque peu pour qu’ils correspondent à ses intentions, il a fait de très nombreuses références, plus ou moins développées, à de nombreux peintres, de Bosch à Cézanne ou Van Gogh, il a rédigé la biographie imaginaire d’un peintre valaisan du 19e siècle… Il a également fréquenté personnellement des peintres, Lucien Jacques, Eugène Martel (voir le portrait ci-dessus, dont vous lirez l'histoire mouvementée), pour ne citer qu’eux, et, jusqu’à ses toutes dernières années, rédigé des présentations d’expositions, des chroniques journalistiques où il théorisait sur la peinture, et même des ouvrages, sur Buffet ou Brayer.

Bref, on voit que la peinture occupe une place très importante, tant dans l’œuvre que dans la vie de Giono. Mais il reste encore des pans inexplorés dans cette « œuvre monde » qu’est l’œuvre de Giono, et j’espère que les lecteurs pourront apporter l’une ou l’autre information à cette recherche…

Cette septième version, de septembre 2016, complète essentiellement le dernier chapitre, consacré aux peintres que Giono a fréquentés, chapitre intitulé depuis 2013 « la galerie des contemporains » et qui prend en quelque sorte son autonomie, toute la partie « historique » apparaissant en définitive comme une longue introduction... Peu d’additions cette année. Les notices consacrées à Coubine, à Fiorio et à Rey-Millet ont cependant été quelque peu complétées, en fonction de découvertes récentes.
Le chapitre consacré aux peintres italiens a été mieux illustré, de manière à évoquer la conférence en images que Gérard Amaudric et moi avons donnée à Manosque, dans le cadre des Rencontres 2016, sur le voyage de Giono dans la peinture italienne. Le texte paraîtra dans la Revue Giono 10 au printemps 2017.
Ceci dit, il reste encore bien sûr pas mal de points nébuleux ! Toujours les mêmes d’ailleurs. Notamment Chabaud, Dunoyer de Segonzac, Lurçat, Tytgat… Et aussi la monumentale Apocalypse de Joseph Foret, même si, grâce aux patientes investigations de Jean-Louis Renault, membre de l’association des Amis de Jean Giono, les pistes se précisent à ce propos...


 

Michèle Ducheny