Giono et les peintres

L’objectif de cette recherche est de dresser l’état des lieux des relations de Giono avec la peinture et les peintres, et ce tout au long de sa vie.


Ces relations sont complexes et diverses. L’écrivain a, par exemple, tenté de reproduire des techniques picturales (je songe à Bruegel), il a décrit longuement de nombreux tableaux en les modifiant quelque peu pour qu’ils correspondent à ses intentions, il a fait de très nombreuses références, plus ou moins développées, à de nombreux peintres, de Bosch à Cézanne ou Van Gogh, il a rédigé la biographie imaginaire d’un peintre valaisan du 19e siècle… Il a également fréquenté personnellement des peintres, Lucien Jacques, Eugène Martel (voir le portrait ci-dessus, dont vous lirez l'histoire mouvementée), pour ne citer qu’eux, et, jusqu’à ses toutes dernières années, rédigé des présentations d’expositions, des chroniques journalistiques où il théorisait sur la peinture, et même des ouvrages, sur Buffet ou Brayer.

Bref, on voit que la peinture occupe une place très importante, tant dans l’œuvre que dans la vie de Giono. Mais il reste encore des pans inexplorés dans cette « œuvre monde » qu’est l’œuvre de Giono, et j’espère que les lecteurs pourront apporter l’une ou l’autre information à cette recherche…

Pas de nouvelle entrée pour cette neuvième édition, en novembre 2018. Deux pistes sur lesquelles je m’étais lancée n’ont pour l’instant rien donné de concret : Edgar Mélik et Michel Moskovtchenko. Avis à ceux qui auraient des informations vraiment utilisables !
Mais, et contrairement à toute attente à ce stade de mes investigations, j’ai eu accès récemment à une nouvelle série d’archives qui avaient échappé à ma vigilance… dont un savoureux télégramme à propos du Déserteur (page 80).
Plusieurs notices concernant les contemporains de Giono ont donc été précisées ou légèrement modifiées : Anne-Marie Avon Campana, Edith Berger, Bernard Buffet, Simon Bussy, Nathalie Chabrier, Henry Chenet, André Dunoyer de Segonzac, Serge Fiorio, Camille Hilaire, Jullien, Amédée de La Patellière, Gabriel Laurin, Philippe Levantal, Colette Millet, Michel Moy, Louis-Adolphe Soutter, Jacques Thévenet et Jean-Marc Vallin.
Ceci dit, il reste encore bien sûr quelques points nébuleux ! Toujours les mêmes. Notamment Chabaud (ainsi d’ailleurs que Seyssaud), Lurçat ou Tytgat… Et aussi la monumentale Apocalypse de Joseph Foret, malgré les patientes recherches de Jean-Louis Renault, membre de l’association des Amis de Jean Giono...
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Michèle Ducheny