Giono et les peintres

L’objectif de cette recherche est de dresser l’état des lieux des relations de Giono avec la peinture et les peintres, et ce tout au long de sa vie.


Ces relations sont complexes et diverses. L’écrivain a, par exemple, tenté de reproduire des techniques picturales (je songe à Bruegel), il a décrit longuement de nombreux tableaux en les modifiant quelque peu pour qu’ils correspondent à ses intentions, il a fait de très nombreuses références, plus ou moins développées, à de nombreux peintres, de Bosch à Cézanne ou Van Gogh, il a rédigé la biographie imaginaire d’un peintre valaisan du 19e siècle… Il a également fréquenté personnellement des peintres, Lucien Jacques, Eugène Martel (voir le portrait ci-dessus, dont vous lirez l'histoire mouvementée), pour ne citer qu’eux, et, jusqu’à ses toutes dernières années, rédigé des présentations d’expositions, des chroniques journalistiques où il théorisait sur la peinture, et même des ouvrages, sur Buffet ou Brayer.

Bref, on voit que la peinture occupe une place très importante, tant dans l’œuvre que dans la vie de Giono. Mais il reste encore des pans inexplorés dans cette « œuvre monde » qu’est l’œuvre de Giono, et j’espère que les lecteurs pourront apporter l’une ou l’autre information à cette recherche…

Cette huitième version, de novembre 2017, est augmentée de deux entrées : Georges A. de Pogédaïeff et Henri Pertus.
Plusieurs notices ont été complétées ou corrigées : celles de Bruegel, des Italiens, de Géa Augsbourg, de Jacqueline Lerat, de Michel Moy et surtout celle de Pierre Parsus, intégrant bien sûr la superbe rétrospective qui lui a été consacrée au Pont du Gard…
Ceci dit, il reste encore bien sûr quelques points nébuleux ! Toujours les mêmes. Notamment Chabaud (ainsi d’ailleurs que Seyssaud), Dunoyer de Segonzac, Lurçat, Tytgat… Et aussi la monumentale Apocalypse de Joseph Foret, malgré les patientes investigations de Jean-Louis Renault, membre de l’association des Amis de Jean Giono...

 

Michèle Ducheny