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Histoire

 

Le Geuzenberg est un lieu dit sur le plateau de Loo, plateau qui sépare la vallée de la Senne de celle de la Woluwe.

Pendant les guerres de succession d'Autriche, il devient un cimetière pour soldats protestants, que l'on ne peut enterrer sur les terres consacrées par l'Église. Divers écrits et ossements retrouvés sur place prouvent qu'ils y sont jetés dans des fosses communes.

Au début du siècle, la crise agricole et le percement du canal de Willebroek attirent les céréaliers sur les rives de cet axe de communication, se conjuguant pour faire disparaître l'orge, le blé, le seigle et le froment de ce haut lieu bruxellois de la production céréalière.

 

Evere, orpheline de ses cultures de céréales, se lance dans l'aventure du chicon, qui transformera ses champs en jardins potagers et ses agriculteurs en maraîchers.

Le Geuzenberg est alors entièrement voué à la culture artisanale du chicon.

 
Chicons au Geuzenberg
 

La deuxième guerre mondiale sonnera le glas du caractère rural de la commune. Au lendemain de la libération, l'urbanisation devient le credo des mandataires politiques et, d'hectare en hectare, le chicon est chassé vers la campagne flamande, tandis que le hameau se transforme en cité dortoir.

 

Pourquoi l'appellation " Geuzenberg " ?

Le mot français " GUEUX " qui compose le nom de lieu-dit est utilisé pour désigner un indigent qui est réduit à mendier.

Le mot flamand " BERG " qui compose également le nom est utilisé pour désigner un mont (montagne).

GEUZENBERG = MONT DES GUEUX

L'inquisition espagnole poursuivait les protestants. Ceux-ci constituaient une population importante, qui se réfugiait dans la landestinité. Ils tenaient secrètement leurs offices religieux le plus souvent en dehors des grandes villes.

 

Les accotements élevés du Heerweg (chaussée de Haecht), Brussel-Mechelen, près de la chapelle Saint-Vincent étaient un point de rassemblement de prédilection car on voyait arriver les troupes venant de la ville, longeant la chaussée de Haecht en passant par la vallée Josaphat.

Le Geuzenberg était également un cimetière où étaient enterrés les soldats protestants de Hanovre qui, pendant la guerre de succession d'Autriche (1740-1745) succombèrent dans la région Evere-Schaerbeek-Vilvorde. Le curé local refusant de les enterrer dans les terres consacrées par l'Église.

 

Rue Lekaerts

Cette rue méconnue présente la particularité de ne posséder qu'un seul immeuble. Les plans les plus anciens de notre commune mentionnent déjà un chemin " Lekaerts " ou " de Lekaerts ".

Il partait de la chaussée de Haecht (que les vieux Everois appelaient " Desstraat " ou " Esstraat "), à peu près à l'angle de Puytjensweg (rue J.B. Bauwens), traversait le chemin de Haren, (rue J.B. Bauwens) et parmi les champs, les prairies et les briqueteries, aboutissait au Houtweg, dans sa partie actuellement appelée avenue Jules Bordet.

 
 

C'est en 1874 que fut établi le cimetière de Bruxelles. L'angle septentrional de ce quadrilatère se trouve précisément à l'intersection de l'ancien Houtweg et du chemin Lekaerts, dont il subsiste d'ailleurs un vestige à cet endroit.
Les anciens plans n'indiquent aucune habitation le long de ce chemin, qui devait, selon toute vraisemblance, desservir uniquement les champs et les briqueteries.

Rien d'étonnant à cela ! Evere compte en 1786, 341 habitants, groupés principalement autour de Saint-Vincent et des Deux Maisons. En 1846, on dénombre 269 maisons, dont 3 inhabitées et 1.377 habitants.

Depuis lors, l'urbanisation rapide d'Evere fait disparaître la plus grande partie du chemin Lekaerts : l'implantation du chemin de fer l'a amputé d'un côté et le lotissement de l'îlot Desmeth / Conscience - Oud Kappelleke / Bauwens de l'autre.

 

   

Aujourd'hui, cette rue fantôme démarre au fond du parking de la maison communale et s'arrête dans le jardin d'une propriété de l'avenue Conscience.

Une seule habitation lui permet encore de conserver son statut de rue : une ancienne fermette sise au n°29 et devenue le Musée-Estaminet du Geuzenberg.

 

La ferme

La construction de la ferme remonte à 1891.

Le plateau comptait à l'époque cinq exploitations agricoles dont elle est aujourd'hui la dernière survivante.

Le puits central (15 mètres de profondeur), toujours visible, alimentait en eau les cinq fermes familiales du plateau.

Par miracle, elle échappera au bouleversement urbanistique et à la disparition du reste de la rue Lekaerts.

 
Le puits
 

Louée comme dépôt, elle est rachetée en désuétude en 1991 par un passionné de l'histoire locale qui n'est autre que l'actuel propriétaire. Il la transforme et y installe son domicile ainsi que le Cercle d'Histoire et d'Archéologie d'Evere qu'il avait porté sur les fonds baptismaux en 1988. La grange est aménagée à l'aide de matériaux de récupération en estaminet des vieux métiers.

 

   
1950

 

En mai 1994, Christian Stevens quitte la Présidence du Conseil d'administration du Cercle d'histoire. Le Cercle s'installe au Musée communal en apportant dans sa hotte tous les outils reçus pendant les années passées au Geuzenberg et exposés dans l'annexe du musée.

En date du 17 mai 1994 naît le " Geuzenberg " - musée de la Witloof asbl .

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